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Maroc : Depuis la prison Al Arjat 2 de Salé, Maâti Monjib entame une nouvelle grève de la faim

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L'historien et militant des droits de l'Homme, Maati Monjib. / DR
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L’historien et militant marocain des droits humains Maâti Monjib, détenu à la prison Al Arjat 2 de Salé, a annoncé ce jeudi qu’il entame une grève de la faim comme signe de protestation. Dans un communiqué de presse publié sur la page Facebook de soutien au militant, l’activiste a expliqué que cette mesure intervient pour exprimer un «appel au secours à l’opinion publique suite à la persécution et l’injustice qui [lui] sont infligées par le régime politique marocain».

Maâti Monjib précise ainsi qu’il proteste contre son «arrestation arbitraire le 29 décembre 2020». «En conjonction avec mon procès dans le plus grand secret 24 heures après mon arrestation, je n’ai pas été convoqué et ma défense n’a pas été informée de cette audience qui concerne le procès où je suis accusé d’«atteinte à la sécurité de l’Etat», qui a été lancé en 2015», ajoute le communiqué.

Celui-ci évoque aussi «l’intervention illégale du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, qui a annoncé son approbation du verdict prononcé» contre l’activiste par contumace. Maâti Monjib accuse ainsi le CSPJ d’«insinuer des orientations aux juges» sachant que son «dossier est toujours ouvert dans les tribunaux, ce qui constitue un précédent dans l’histoire de la justice marocaine».

Enfin, l’historien dénonce «la diffamation» qui le «frappe» tout comme sa famille de la part des médias «dépendants des organes sécuritaires et les médias publics, en violation flagrante de ma dignité et de la présomption d’innocence».

«J’assure l’opinion publique nationale et internationale que je suis totalement innocent des accusations malveillantes qui visent à saper ma crédibilité en tant que journaliste et écrivain d’opinion. La raison de toute cette persécution est mes écrits critiques à l’égard du régime et sa police politique et de mes activités en matière de droits de l’homme, y compris mon soutien aux détenus du mouvement Hirak du Rif et aux journalistes détenus injustement sous couvert de crimes de droit commun», conclut le communiqué.

Démenti de la Direction des prisons

Ce vendredi soir, la Délégation générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a démenti «les allégations mensongères relayées par des réseaux sociaux et des sites d'information, selon lesquelles le détenu (Maâti Monjib, ndlr), incarcéré à la prison locale El Arjat 2, aurait entamé jeudi une grève de la faim».

Le détenu en question «n'a déposé aucun avis sur sa décision d'observer une grève de la faim et a pris ce vendredi les deux repas qui lui ont été servis, à savoir le petit déjeuner et le déjeuner», précise la DGAPR dans sa mise au point.

 

Article modifié le 2021/03/05 à 23h08

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