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Haute instance de la Justice : le Club des magistrats conteste sa mise à l’écart

Mardi à Casablanca, le roi Mohammed VI a installé les membres d’une instance chargée de la réforme de la justice. Une quarantaine de profils y figure dont des magistrats, ceux réunis au sein de l’Amicale hassanienne mais aucune place pour le Club des magistrats, récemment créé.

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La composition de la Haute instance du dialogue national sur la réforme de la justice ne recueille pas l’adhésion de tous les intervenants dans l’acte judiciaire.  Le Club des magistrats n’y est pas représenté, c’est même le grand absent. N’y allant pas de main de morte, Mohamed Anbar, le vice-président du Club des magistrats, dans des déclarations à notre site, affirme que son association a été «délibérément exclue du tour de table de cette Haute instance. Et pourtant le Club compte plus de 3000 juges», déplore-t-il.

«Cette mise à l’écart du Club des magistrats n’est pas la seule, les greffiers et autres fonctionnaires des tribunaux ne sont pas représentés dans la nouvelle enseigne sensée réformer la justice. Nous avons tous une volonté sincère de la mise à niveau de ce secteur afin qu’il soit indépendant et qu’il réponde aux attentes des citoyens. Et pourtant nous ne sommes pas représentés au sein de la Haute instance. Pourquoi ?». S’interroge-t-il

Et d’ajouter, non sans regret, que «ces absences laissent réellement planer le doute sur les conclusions du rapport de cette instance et surtout sur l’objectif de la création d’une telle instance à savoir : une réelle et profonde réforme de la justice au Maroc».

Le Club des magistrats est une enseigne créée en 2011 contre l’avis du département de la Justice dirigé à l’époque par Mohamed Naciri. L’ancien ministre a figuré dans la photo de famille des membres de cette commission. Pour mémoire, l’assemblée constituante de ce Club a été tenue, à Rabat, dans la rue faute d’un lieu à même de l’accueillir.

Chose qui ne s’est pas produite le samedi 5 mai, lors de la  2ème assemblée du conseil national de cette association, au cours de laquelle, ils ont ouvertement plaidé pour une indépendance totale de la justice de l’exécutif. Ils ont demandé de placer le parquet sous l’autorité du procureur général de la Cour de cassation. Une manière de rompre le dernier lien qui les unit au ministère de la Justice.

La réforme de la justice est plus qu’une nécessité, c’est une urgence. Un secteur autour duquel se cristallisent nombre de critiques des Marocains, des organismes internationaux, Banque mondiale et Fonds monétaire international en tête, et du premier partenaire économique du Maroc, l’Union européenne.

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