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Libye : Après le dernier accord à Bouznika, les désaccords à Tobrouk et Tripoli

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Retour à la case départ ? Deux jours après le dernier round du dialogue inter-libyen, tenu les 22 et 23 janvier à Bouznika, des voix à l’Ouest comme à l’Est critiquent ses conclusions. 40 membres du Haut Conseil d’Etat, sur les 145 que compte cette instance, et 24 députés sur les 200 élus du Parlement de Tobrouk, s’opposent à la répartition des postes de souveraineté sur la base du quota entre les trois grandes régions géographique de la Libye, indique ce lundi la chaîne Libya Al Ahrar TV.

Les députés proches du maréchal Khalifa Haftar considèrent que ce système «est une violation du droit à l'égalité des chances entre les citoyens, ce qui affaiblira les institutions souveraines et limitera leurs rendements, car les détenteurs de ces postes seront soumis au principe du régionalisme et non à la loi», indiquent-ils dans un communiqué. Et d’ajouter que les «comités de dialogue de la Chambre des représentants et du Haut Conseil d’Etat ne sont pas autorisés à signer des accords ou à conclure des accords, mais leur tâche se limite à soumettre des propositions et à les renvoyer pour les présenter aux deux instances».

Même son de cloche à Tripoli, contrôlée par les islamistes proches des Frères musulmans, les opposants pointent également «le quota régionaliste». Ils précisent aussi que le «rôle des deux équipes de dialogue se limite à apporter des propositions, et qu'elles n'ont pas le droit de signer ou de voter» des textes.

Le Maroc a accueilli, en septembre, octobre et novembre, trois rounds de dialogue inter-libyen consacrés à la répartition des postes de souveraineté. A chaque fois, les représentants des délégations de l’Ouest et l’Est annoncent publiquement être parvenus à «un accord global sur les critères et les mécanismes transparents et objectifs pour occuper les postes de souveraineté», conformément à l’accord politique signé en décembre 2015 à Bouznika. Des signatures oubliées ensuite par les mêmes intervenants. Jusqu'à présent ni Aguila Saleh, le président du Parlement de Tobrouk, ni Khaled Al Mechri, le président du Haut Conseil d'Etat, n'ont béni les accords sur cette question.

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