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Crise démographique : La Belgique veut attirer des immigrés formés et diplômés

Dans une ambiance médiatique et sociale xénophobe, la Belgique change de ton : la ministre belge de l’Emploi, Monica De Coninck, souhaite renforcer l’immigration pour pallier le déficit de main d’œuvre à l’horizon 2020.

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L'hôpital universitaire de Liège a recruté des infirmiers de Tunisie récemment.
Temps de lecture: 3'

«D'ici 2020, [le] taux de remplacement [de la population active, ndlr] ne sera plus que de 85%», a annoncé la ministre de belge de l’Emploi, Monica De Coninck, lundi 30 avril, dans Sud Presse. Conséquence : un appel à l’immigration pour pallier le déficit global généralisé de main d’œuvre. Cette annonce a de quoi surprendre dans un pays où le thème de l’immigration entre régulièrement dans l’actualité par la petite porte de la xénophobie. Dans un sondage Ipsos, publié en août 2011 la Belgique apparait comme l’un des pays les plus hostiles à l’immigration : 72% de la population la jugerait négative. Plus récemment, le 10 avril, le parti de l’extrême droite flamande, le Vlaams Belang, a lancé un système de délation en ligne des personnes en situation irrgéulière.

L’analyse de la ministre belge de l’Emploi est très éloignée de ce sentiment diffus de rejet, elle se base sur un constat récent : depuis 2010, il n'y a plus assez de jeunes travailleurs âgés de 15 à 24 ans qui arrivent sur le marché de l'emploi pour remplacer les plus âgés qui le quittent, car «nous serons de moins en moins nombreux et nous vivrons de plus en plus longtemps», explique la ministre.

Monica De Coninck prévoit donc une baisse du nombre de chômeurs dans un premier temps mais, prévient-elle, «si nous n'y prenons garde, le risque est grand de voir cette évolution se retourner contre les travailleurs», avec des délocalisations d'entreprises qui ne trouvent plus de main-d’œuvre suffisante et l'allongement «sans fin» de la carrière. La ministre voit loin et veut organiser dès à présent la politique qui sera à même de pourvoir, à l’avenir, à cette pénurie.

Pas n'importe qui

«C'est un vrai défi pour notre pays. Nous devons attirer des candidats qui seront formés et diplômés, comme le font le Canada ou l'Australie. […] Il faut bien dire que nous attirons pour l'instant surtout des gens à qui on a dit 'non' ailleurs», estime Mme De Coninck. «Il faut une politique d'immigration économique claire, ce qui ne veut pas dire qu'elle est asociale», précise-t-elle.

Si cette annonce, précédée dans l’actualité par celle de la Bundesbank sur la nécessité d’accueillir 200 000 immigrés supplémentaires l’an prochain en Allemagne, a de quoi surprendre, elle n’a rien de révolutionnaire. En 2010 déjà, plus des deux tiers de la croissance de la population totale de l’Union européenne (2,7 pour mille) est réalisée par l’immigration.

Selon une analyse propespective des Nations Unies (graphique p115), la population active devrait décliner dans une grande partie des pays de l’Union européenne, y compris en Belgique. Toutefois une étude Serge Feld (p112), professeur d'économie politique et de démographie à l'Université de Liège, estime que l’offre latente de main-d’œuvre en Belgique (c'est-à-dire toutes les personnes qui pourraient travailler, mais qui ne recherche pas de travail, comme les femmes aux foyers) est telle qu’il est peu probable qu’intervienne une pénurie générale de main-d’œuvre.

Prémices d'une ouverture ?

Néanmoins, un rapport de la Direction générale des politiques internes du parlement européen, en 2011, souligne (p30 et 133) que l’une des critiques récurrentes faite à la Belgique, concernant sa politique migratoire, est précisément de se concentrer essentiellement sur le recours aux effectifs nationaux existants pour répondre à la demande de main-d’œuvre, tandis que les migrants économiques sont choisis et employés au cas par cas même en cas de pénuries sont considérables.

«Alors qu’en 2008, il y avait un débat au niveau gouvernemental concernant la possibilité du recours à la migration de main-d’œuvre des pays tiers pour éliminer certaines pénuries sur le marché du travail, aucune mesure concrète n’a été introduite depuis lors», poursuivent les rapporteurs européens. L’annonce de la ministre de l’Emploi doit-elle laisser croire que le gouvernement belge remet cette question sur la table ?

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Auteur : amir
Date : le 02 mai 2012 à 03h54
tata belgiqua n,est pas aussi genereuse dans les alloc que sa voisine mama frança pour les fatma et les hadda rme?
Dernière modification le 02/05/2012 03:59
pareil partout
Auteur : ichiadmia
Date : le 02 mai 2012 à 01h46
gouvernementale, la corruption le clientelisme en plus qu'il faut jongler avec le transport, vous sorter de chez vous a 7:00 du matin et si vous etes assez chanceux vous rentrerz chez vous avant 18h. on vous paye bien si vous vonvertissez en dhs marocain mais selon le salaire local juist assez pour survivre.donc on doit faire face avec une autte forme des conditions marocaines.
Le cadre marocain devient aisi plus conscient que le monde parfait de travail n'existe pas sur terre et on vit avec, ya ceux qui retournent quand ils le peuvent et ya ceux qui peuvent plus
immigré tu l'aimes ou tu le quittes !
Auteur : emilien
Date : le 01 mai 2012 à 23h25
qu'est ce qu'un petit pays comme la Belgique se tracasse avec ça! y'a déjà plein de marocains la bas et il faut voir comment le parti d’extrême droite en parle !
Plus raciste que la Belgique tu meurs ! ils ont qu'à annexer la Wallonie à la France et laisser les flamands gigoter dans 20km2.

Parenthèse:

quand on arrive à Lille, faut penser à freiner rapidement sinon on se retrouve en hollande...
et comme disait Coluche, le belge et le suisse : deux personnes qui pensent qu'elles sont différentes, mais au fond c'est les mêmes, ça valait pas le coup de faire deux pays pour ça !
Améliorer la situation des travailleurs marocains au Maroc
Auteur : Hamza
Date : le 01 mai 2012 à 19h11


Si le Maroc veut garder ses cadres , il n a qu'à améliorer les condition de travail et de rémunération de ses cadres et salariés qualifiés. Combattre la corruption, et rendre l'administration plus efficace , améliorer le système éducatif etc...

Personne n'aime s'exiler et se couper de sa famille, de ses amis , des sa patrie . Si les cadres marocains s en vont c'est qu'ils y sont contraint par un environnement corrompu, une administration peu éfficace , une justice délabrée, un esprit citoyen insuffisant d'une population qui manque de tout.

hahaha
Auteur : faissal*
Date : le 01 mai 2012 à 17h26
mdr et le peuple dans tout ça les sa lauds qui votent pour un candidat dès qu'il parle d'immigration, ils disent quoi ces c ons. quel hypocrisie!
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