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Sahara : L’Espagne parie sur Biden pour réviser la décision de Trump

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Arabcha Gonzales Laya, ministre espagnol des Affaires étrangères / DR
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La reconnaissance par les Etats-Unis de la marocanité du Sahara occidental anime le débat politique en Espagne. Partis de l’opposition et membres du gouvernement ont commenté la décision de l’administration Trump.

Ce lundi, la cheffe de la diplomatie a tenu à réaffirmer la position de son pays vis-à-vis du différend territorial. La solution à ce problème «ne dépend pas de la volonté ou de l'action unilatérale d'un pays, quelle que soit sa grandeur». Sur ce dossier «le centre de gravité se situe à l'ONU», a indiqué Arancha González dans une interview accordée à la radio Onda Cero dont des extraits sont publiés par Europe Press.

La ministre des Affaires étrangères a estimé que l’établissement de relations diplomatiques entre des pays arabes et Israël n’a pas pour autant résolu le conflit israélo-palestinien. Le Sahara occidental et la Palestine «sont des processus centrés sur l'ONU, c'est-à-dire qu'ils ont besoin de l'accord de la communauté internationale pour que la solution soit stable et acceptée par tous», a-t-elle expliqué.

«Ce qui importe maintenant est que le secrétaire général de l’ONU nomme un nouvel envoyé spécial pour le Sahara occidental pour qu’il mène les efforts en vue de parvenir à une solution, et ce, en parlant aux voisins immédiats comme le Maroc, la Mauritanie et l’Algérie et avec les membres du Conseil de sécurité ainsi que le groupe de pays, dont l’Espagne, ayant des intérêts étroits.»

Arancha González

La cheffe de la diplomatie a, par ailleurs, souligné que c’est à la prochaine administration  de Joe Biden que «revient d’évaluer la situation et voir de quelle manière elle va se positionner et travailler en vue d’une solution juste et durable qui ne dépend pas d’un alignement d’un moment sur un camp ou sur l’autre». 

La ministre des Affaires étrangères a révélé que le gouvernement de coalition de gauche en Espagne a initié «une série de contacts» avec l’équipe Biden à dessein de «retourner au multilatéralisme», précisant qu’ «il n’y a pas de place à l’unilatéralisme dans la gestion des relations internationales». Des propos qui devraient susciter des grincements de dents à Rabat et de la satisfaction dans les camps de Tindouf et en Algérie.

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