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Breve

Un parti catalan demande la suspension de vente d’armes espagnoles au Maroc

Publié
Oriol Junqueras, dirigeant de la Gauche républicaine de Catalogne / DR
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En Espagne, il n’y a pas que Vox et Ciudadanos, deux partis de droite, qui sont obsédés par l’armement du Maroc. Les députés de la formation Gauche républicaine de Catalogne ont déposé une proposition de loi réclamant à Madrid de suspendre la vente de ses armes à Rabat, rapporte mardi 8 décembre un média ibérique.

Le parti d’extrême gauche, qui assure la survie du gouvernement de coalition de gauche présidé par Pedro Sanchez, estime que le Maroc est engagé dans un processus «accéléré» de renforcement de ses capacités militaires. Le royaume est la septième destination des ventes d'armes espagnoles et la deuxième après le Brésil en dehors de l'Union européene, expliquent les auteurs de l’initiative législative.

Cette agitation de la Gauche républicaine de Catalogne répond surtout à des considérations politiciennes. Comme le souligne le texte du parti, la valeur des acquisitions marocaines de l’Espagne durant les cinq dernières années ne dépassent pas 105 millions euros dont 82 M pour les munitions. Un montant dérisoire comparé aux milliards de dollars dépensés par le Maroc dans des contrats conclus avec de grands constructeurs aux Etats-Unis.

La suite du texte renseigne sur les véritables motivations des indépendantistes, qui dénoncent que les ventes au Maroc s’opèrent «sans aucune garantie de son usage dans la répression de la population sahraouie dans les territoires occupés du Sahara occidental».

Aussi, ils sollicitent du gouvernement de Sanchez de «renforcer le contrôle des exportations d'armes vers le Maroc et inclure des garanties d'utilisation finale renforcées pour le matériel quittant l'Espagne, afin que le Maroc s'engage de manière juridiquement contraignante à ne pas utiliser des armes contre la population civile ou pour commettre ou faciliter la commission de violations graves des droits de l'Homme».

Les députés de la Gauche républicaine catalane exigent également la suspension de contrats «susceptibles d'être utilisé dans des opérations contre la population civile ou dans des opérations militaires contre le Front Polisario».

Cette proposition s'inscrit dans un contexte marqué par des actions menées au Parlement de partisans du Polisario en réaction à l'opération des FAR à El Guerguerate. Elle fait suite à une initiative conjointement présentée, le 16 novembre, par les députés de Podemos et du Parti nationaliste basque réclamant le retrait des Forces armées royales de la zone.

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