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Sahara : Redoutant une riposte du Maroc, la droite espagnole critique la sortie d'Iglesias

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Pablo Iglesias, leader de Podemos et deuxième vice-président du gouvernement espagnol. / DR
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Le très controversé tweet de Pablo Iglesias rappelant une résolution du Conseil de sécurité de janvier 1995 en faveur de l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, est critiqué par des voix de la droite en Espagne. Une opposition qui a obéit à des considérations internes.

«Cela n'aide pas qu'un vice-président comme Iglesias fasse des déclarations sur le référendum au Sahara», a affirmé la députée Ana Oramas de Coalition Canarie dans des déclarations à la presse ibérique. Elle a reproché à Pablo Iglesias d'avoir aggravé ainsi l’ampleur de la crise migratoire aux Iles Canaries. Et la parlementaire d'exprimer sa crainte que le Maroc ne riposte à cette sortie du chef de Podemos par «abandonner ses responsabilités en matière de contrôle des migrations» à destination de l’archipel.

Sur la même longueur d’onde, le quotidien La Razon, qui est un journal de droite, a confié dans un article intitulé «Rabat met en garde Sanchez : l’attitude d’Iglesis n’aide pas», que des «sources diplomatiques» indiquent que le ministère espagnol des Affaires étrangères est «irrité» par le tweet de Pablo Iglesias.

La Razon précise que le deuxième vice-président du gouvernement de coalition de gauche a «choisi le pire moment» pour apporter son soutien au référendum au Sahara occidental alors que les côtes des Iles Canaries font face à une arrivée massive de migrants. Ce vendredi, le ministre de l'Intérieur Fernando Marlaska est attendu à Rabat pour aborder ce sujet avec son homologue marocain Abdelouafi Laftit.

Les «mêmes sources diplomatiques» rappellent que «les Marocains ne laisseront aucune provocation, réelle ou imaginaire, sans répondre et dans ce contexte la position du vice-président n'aide pas».

Podemos a toutefois apporté son soutien à son chef. La formation d’extrême gauche a estimé qu’«il ne suffit pas de demander la cessation des hostilités armées» au Sahara. En revanche, elle a plaidé pour «la libre autodétermination du peuple du Sahara occidental». Une flèche décochée en direction du ministère espagnol des Affaires étrangères qui a seulement exhorté le Maroc et le Polisario à la retenue et au respect du cessez-le-feu de 1991, suite à l'opération des FAR du 13 novembre à El Guerguerate.

Article modifié le 2020/11/19 à 17h11

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