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Etrangers radicalisés : La France agite le chantage aux visas face aux pays du Maghreb

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Le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune. / Ph. Joe Klamar - AFP
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La France envisage une réduction «ciblée» du nombre de visas attribués aux pays qui rechignent à reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière et soupçonnés de radicalisation.

«Il faut dire à ces pays qu’ils doivent reprendre les personnes qui sont identifiées comme leurs ressortissants», a déclaré lundi sur Europe 1, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, cité par 20minutes.

Invité dans l’émission «Le Grand Rendez-vous», le responsable a déclaré que l’exécutif français dispose de «leviers pour le faire, par exemple les visas (…) en ciblant des responsables politiques, des responsables économiques». «Oui, c’est un des leviers que le président de la République, que le ministre de l’Intérieur envisagent», enchaîne-t-il.

La question des expulsions a pris un tour particulièrement aigu en France après les derniers attentats perpétrés sur son sol, notamment celui de Nice fin octobre commis par un Tunisien fraîchement arrivé en Europe.

En tournée dernièrement dans les pays du Maghreb, le ministre français de l’Intérieur Gérard Darmanin leur aurait présenté une liste de ressortissants en situation irrégulière et soupçonnés de radicalisation, que la France souhaite expulser, poursuit 20minutes.

Clément Beaune a insisté sur la nécessité d’une action concertée avec les autres pays européens, notamment de l’espace Schengen, pour une meilleure efficacité. «Avec nos partenaires européens, on doit mettre cette pression», a-t-il relevé. «Là aussi il faut sortir de la naïveté, il faut passer par une action européenne parce que nous sommes plus forts dans ces pressions», a-t-il martelé.

Dans une déclaration datant d’il y a quelques semaines, le ministère français de l’Intérieur a indiqué la France compte 231 étrangers en situation irrégulière suivis pour «radicalisation», dont une soixantaine de Tunisiens, autant de Marocains et un peu plus d’Algériens, et a fait de leur expulsion une priorité.

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