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Islam de France : L’imam Chalghoumi porte plainte contre Ghaleb Bencheikh

Le torchon brûle entre l’imam de Drancy et le président de la Fondation de l’islam de France, après l’interview accordée par ce dernier à TSA. Hassen Chalghoumi, qui a déposé plainte, souhaite aussi des «sanctions administratives» à l’encontre de Ghaleb Bencheikh.

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Ghaleb Bencheikh et Hassen Chalghoumi. / Photomontage - Nicolas Kovarik/IP3 PRESS & Francois Mori/AP
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L’imam de la mosquée de Drancy et président de la Conférence des imams de France, Hassen Chalghoumi a annoncé, samedi, avoir porté plainte contre Ghaleb Bencheikh.

Le 12 novembre, le président de la Fondation de l’islam de France a accordé une interview au site TSA-Algérie. Il estime notamment que le fait d’«ériger» l’imam de Drancy comme le «quasi unique porte-parole des musulmans de France» serait une «atteinte à l’intelligence des Français musulmans».

Des propos considérés par Hassen Chalghoumi comme «injurieux». «Les propos tenus sont d’autant plus outrageants et méprisants que Monsieur Ghaleb Bencheikh, islamologue réputé et reconnu, préside la Fondation de l’Islam de France», affirme le président de la Conférence des imams de France, dans sa plainte consultée par Yabiladi.

«Cette fondation (…) est indigne d’avoir à sa tête, une personnalité qui profère des propos gravement injurieux à l’égard d’un imam qui promeut, aux risques et périls de sa vie puisqu’il fait l’objet de nombreuses menaces de mort et fatwas, le vivre ensemble entre les français quelle que soit leur appartenance ou non-appartenance religieuse, dans le respect des lois de la République», abonde Hassen Chalghoumi dans son communiqué. 

«Ce faisant, Monsieur Bencheikh contribue à attiser la haine à l’encontre de Monsieur Chalghoumi, en souhaitant notamment qu’il n’intervienne plus dans les médias et en mettant, notamment, en doute ses capacités intellectuelles et ses compétences religieuses.»

Avocat de Hassen Chalghoumi

Une plainte en attendant des «sanctions administratives»

Bien qu’il ait déposé une plainte, le 13 novembre, à l’encontre du président de la Fondation de l’islam de France pour que «les expressions outrageantes et méprisantes proférées par Monsieur Bencheikh soient sanctionnées», l’imam de Drancy semble déterminé à porter un coup à la position du Franco-algérien Ghaleb Bencheikh au sein de l’instance reconnue comme établissement d’utilité publique.

«Il est également nécessaire que des sanctions administratives soient prises à l’égard de Monsieur Benckeikh, qui ne saurait continuer à présider une institution dont l’objet correspond exactement aux valeurs prônées et défendues par Monsieur Chalghoumi mais qui, à la lecture de l’article litigieux, sont devenues à l’opposé de celles de Monsieur Bencheikh.»

Dans l’interview accordée à TSA, le président de la Fondation de l’islam de France a en effet jugé que les musulmans de France seraient «humiliés de voir un benêt ânonnant des mots convenus, le plus souvent sans finir ses phrases, parler en leur nom et présenté comme leur représentant».

TSA est revenu avec un autre article, intitulé «France : les paradoxes de l’imam Hassen Chalghoumi», sur le parcours «atypique» de l’imam de Drancy. Le média a confirmé que «l’imam de Drancy est ouvertement contesté par une partie de la communauté musulmane dans son rôle de porte-parole».

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