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Désintox : Le Polisario, les missiles, et les dégats humains infligés [Vidéo]

Pour soutenir ses allégations selon lesquels les FAR ont essuyé des attaques de ses milices le long du dispositif de défense marocain au Sahara, ses relais médiatiques ont fait appel à d’anciennes photos et vidéos d’interventions militaires au Yémen et même au Pakistan.

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Des éléments du Polisario provoquant des militaires des FAR, dans un poste de contrôle au niveau du Mur des Sables au Sahara. / DR
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Mal au point après avoir vu ses plans pour le poste-frontière tombés à l’eau suite à l’intervention des Forces armées royales (FAR), le Front Polisario a déployé l'artillerie lourde. Si le discours est martial, les images prouvant les affirmations de frappes lourdes, de dégâts matériels et humains infligés au Maroc font défaut. Les relais médiatiques du mouvement séparatistes ont très vite inondé les réseaux sociaux en «fake news».

Tout est parti de deux dépêches de son agence de presse. La première, relayant un communiqué de presse de son «ministère de Défense», affirmant que leur «armée de libération sahraoui» aurait «attaqué intensivement les bases ennemies retranchées le long du mur» des Sables, dans plusieurs localités.

La deuxième reprend les mêmes autosatisfecit, affirmant que «pour la deuxième journée consécutive, les violentes attaques des combattants de l'Armée populaire de libération sahraouie contre les bases de l'ennemi marocain se poursuivent». Il évoque ainsi une «salve de missiles et de bombardements» que la défense de l’armée du Maroc n’a pas pu repousser.

Mais alors que le mouvement séparatiste n’a produit, pour l’instant, aucune photo ou vidéo pour soutenir ses affirmations, ses relais médiatiques sur les réseaux sociaux ont rusé pour illustrer la «force de frappe» du Polisario. Ainsi, sur Twitter comme sur Facebook, plusieurs vidéos anciennes reprisent de guerres au Pakistan ou au Yémen et même des photos de faits divers, ont été présentées comme provenant du Sahara ces deux derniers jours.

Une salve de… «Fake news»

La première vidéo a ainsi été publiée par un «bloggeur et journaliste» pro-Polisario s’appelant «Rashid». On y voit une salve de missiles tirés, son auteur affirmant qu’il s’agit de «l'armée sahraouie qui anéantit les forts et les tanières de l'armée d'occupation marocaine».

Mais en réalité, la vidéo en question est celle de l’intervention des forces de la coalition, dirigée par l’Arabie saoudite, contre des postes des Houthis au Yémen et date d’il y a au moins deux ans.

L’armée électronique du Polisario a également déterré une ancienne photo de l’évacuation, par hélicoptère, de deux spéléologues espagnols décédés au Maroc en 2015. L’image, prise par le photographe de l’AFP au Maroc, Fadel Senna, est ainsi présentée par les pro-Polisario comme une intervention des FAR, via deux hélicoptères, pour «évacuer des blessés à l’Est du Mur» des Sables. 

Visiblement mal inspirés, les pro-Polisario ont même fait appel à des vidéos d’une intervention de l’armée indienne dans le Cachemire en février 2019, dans le sillage de l’attentat de Pulwana. Elle est ainsi présentée à tort, par l’ancien journaliste d’Al Aoula, Mohamed Radi Ellili, actuellement établi en France après avoir embrassé la thèse du Polisario, comme «le retour de la lutte armée pour libérer le Sahara occidental».

A défaut d'images du conflit, les troupes du Polisario se contentent de mener une guerre électronique avec comme seules munitions des photos et vidéos anciennes sans rapport avec le Sahara, et comme seules victimes : les faits et la vérité.

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