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France : Après le collectif Cheikh Yassine, la dissolution de BarakaCity approuvée en conseil des ministres

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Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin / Ph. Jacques Witt - SIPA
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Le décret relatif à la dissolution de BarakaCity a été approuvé, mercredi, en conseil des ministres. La décision a été annoncée aussitôt par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, via son compte Twitter. La mesure a été qualifiée par le président Emmanuel Macron d’«étape importante» dans le «combat» contre le terrorisme.

En effet, l’exécutif français reproche à l’association de prôner «l’islamisme radical» à travers des «relations» au sein de cette mouvance, a rappelé l’AFP. Il la taxe également de «se complaire à justifier des actes terroristes». L’ONG est considérée dans ce décret comme incitant à la haine, selon Darmanin. A travers le «compte personnel Twitter de son président ainsi que des comptes Facebook et Twitter», BarakaCity «diffuse et invite à la diffusion d’idées haineuses, discriminatoires et violentes», ajoute le document.

Au lendemain de la décapitation, le 16 octobre, de l’enseignant Samuel Paty à Conflans-Saint-Honorine, le gouvernement a lié islamisme et terrorisme. La mise en cause du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, président du collectif Cheikh Yassine, a accéléré l’annonce par Darmanin de dissoudre cette structure, en plus de BarakaCity et du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF).

Pour BarakaCity, le décret de dissolution serait un «tissu de mensonges». Selon l’AFP, Idriss Sihamedi a demandé officiellement d’asile politique au président Recep Tayyip Erdogan, afin de domicilier l’association en Turquie. Dans sa requête, il fait état état de «menaces de mort». «Nous mettons tout en œuvre pour sauver les intérêts de nos bénéficiaires présents dans 26 pays», a annoncé Sihamedi sur Twitter.

Pour leur part, les avocats de l’ONG, William Bourdon et Vincent Brengarth, ont déclaré avoir reçu mandat pour «contester en urgence devant le Conseil d’Etat» la décision du conseil des ministres.

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