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Maroc : L’ATEC lance une application pour signaler les violences numériques

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Photo d'illustration / DR.
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Basée à Casablanca, l’Association Tahadi pour l’égalité et la citoyenneté (ATEC) a lancé une application, sous le nom de «Stop violence numérique». L’initiative constitue une première au Maroc. Elle vise à renforcer la lutte contre les violences numériques à l’égard des femmes : cyberharcèlement, chantage, appels, messages indésirables, harcèlement téléphonique ou encore menaces, entre autres.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet éponyme, porté depuis le début 2020 par l’association. Elle est également lancée près d’un an après la publication d’une étude collective à laquelle l’ATEC a participé. En décembre 2019, cette enquête a révélé pour la première fois l’ampleur des violences numériques contre les femmes au Maroc.

Cette nouvelle application vient ainsi «enrichir le dispositif national de lutte contre les violences basées sur le genre et confirme le rôle de premier plan de la société civile et sa capacité à proposer des réponses, des solutions pratiques et intelligentes qui tiennent compte de l’évolution dangereuse du phénomène des violences numériques à l’égard des femmes», s’est félicitée l’ONG dans un communiqué parvenu à Yabiladi.

«Stop violence numérique» est une application «innovante, facilement accessible et aisément téléchargeable, qui adopte un langage interactif et simplifié, à travers lequel les femmes victimes des violences numériques peuvent soumettre leurs plaintes avec leurs revendications facilement et sans complications», indique la même source.

En effet, l’application est conçue de manière à ce qu’à chaque signalement, l’ATEC se charge de traiter la plainte directement ou de la transmettre aux autorités compétentes, en veillant à assurer le suivi de chaque cas et à chaque étape juridique, en coordination avec la plaignante.

Par ailleurs, cette application permet de fournir aux victimes des violences numériques «des données et des informations riches et pratiques qui comprennent, entre autres, des textes législatifs, des dispositions et procédures juridiques, en plus des noms, numéros et adresses des différents intervenants».

De plus, elle met à la disposition de ses utilisatrices «un certain nombre de conseils aux victimes réelles ou potentielles des violences numériques pour qu’elles puissent y faire face».

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