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Contrôle migratoire : Airbus et Israël mobilisent des drones en Méditerranée pour Frontex

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Photo d'illustration / DR.
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Airbus et deux sociétés israéliennes d’armement mettront des drones à la disposition de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), afin de mieux repérer les migrants qui tentent de traverser la Méditerranée vers l’Europe. Les opérations de surveillance de l’espace maritime commenceront dès 2021.

Selon des informations du quotidien britannique The Guardian, des essais sont prévus sur l’île grecque de Crète. Airbus et la société étatique d’armement, Israel Aerospace Industries (IAI), travailleront conjointement pour exploiter les systèmes d’aéronefs télépilotés (RPAS) de moyenne altitude et de grande capacité d’autonomie, pour des «services de surveillance aérienne maritime». D'autres drones seront ensuite déployés en Italie et Malte.

Outre ce contrat valorisé à 50 M€, l’Union européenne a attribué au fabricant d’armes israélien privé, Elbit Systems, un contrat de la même valeur et pour les mêmes prestations. Les trois entreprises en charge du projet devront fournir les équipements, ainsi que les moyens humains nécessaires au contrôle des drones, via des liaisons radio et satellite.

Depuis 2015, l’UE a alloué de plus en plus de fonds pour le contrôle de ses frontières. Ainsi, le budget de Frontex sera passé de 6 millions d’euros en 2005 à 142 millions en 2015, avant de grimper à 460 millions en 2020.

Les révélations sur ces contrats et leurs négociations ont, cependant, suscité des critiques. Pour cause, les véhicules aériens sans pilote ne permettent pas le respect des obligations de l’UE, notamment sa responsabilité légale d’intervention urgente pour le sauvetage de migrants en détresse en mer.

En mai dernier, l’Observatoire euroméditerranéen des droits de l’Homme (Euro-Med Monitor) a épinglé ces accords, pointant des actes «immoraux et d’une légalité douteuse», soutenant que «l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes basée à Varsovie, Frontex, et l’Agence européenne pour la sécurité maritime basée à Lisbonne, EMSA, ont investi plus de 100 millions d’euros dans trois contrats pour des drones sans pilote».

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