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La France remet au Maroc 25 000 objets archéologiques pillés il y a 15 ans

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Une tête de crocodile fossilisée et des pièces archéologiques capturées par les douaniers français et restituées au Maroc, exposées au Musée de Marseille. / Ph. Christophe Simon - AFP
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La France a officiellement remis jeudi aux autorités marocaines près de 25 000 objets archéologiques, un ensemble exceptionnel qui avait été saisi en France lors de trois contrôles de la douane, illustrant le «fléau» du pillage de biens culturels.

Selon l’Agence France-Presse, c’est lors d’une cérémonie solennelle à Marseille, au Musée des cultures de la Méditerranée (Mucem) que la remise a eu lieu. La même source précise toutefois que ces objets, qui pèsent au total près de trois tonnes, ne partiront qu’à la fin du mois vers le royaume.

L’agence précise que les contrôlent remontent à 2005 et 2006 à Marseille et Perpignan (sud) lorsque ces objets ont été saisis auprès de conducteurs, tous de nationalité marocaine et «roulant au volant de voitures haut de gamme». Mais il a ainsi fallu quinze ans pour les rendre au Maroc, le temps de dérouler les différentes procédures, notamment judiciaires. L’AFP précise que les trafiquants ont écopé d’amendes pour un montant total de 120 000 euros.

L’ensemble saisi était remarquable au niveau du volume, mais aussi de la typologie des objets, dont certains relevaient de la géologie ou d’autre témoignaient de «l’histoire des hommes qui ont précédé l’écriture», a exposé Xavier Delestre, conservateur régional de l’Archéologie à la Drac Paca.

Parmi ces biens, un crâne de crocodile encore en partie dans sa gangue, des fossiles, des dents de poissons ou reptiles, ou des plaques gravées dont certaines datées du néolithique.

«C’est un moment historique parce qu’on peut rapatrier ce patrimoine pour retrouver sa terre natale», a salué Youssef Khiara, directeur national du patrimoine au ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports. «L’événement de 2005 a enclenché un processus au Maroc», a-t-il ajouté, affirmant que les autorités marocaines ont notamment formé la douane, les magistrats, afin d’avoir des «ressources humaines qualifiées pour faire face» au pillage des objets archéologiques.

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