Au Kenya, le bras de fer entre la filiale de l'OCP et les autorités se poursuit  

Les mésaventures de la filiale kényane du groupe OCP et les autorités de ce pays se poursuivent. Cette semaine, le média kényan Standard Media a rapporté que la société veut que «le directeur des poursuites pénales (DPP) et le directeur des enquêtes criminelles (DCI) soient jugés pour outrage au tribunal».

Il souligne que la firme accuse les deux responsables d’avoir contrevenu aux ordres donnés par la Haute cour de procéder à de nouveaux tests d’engrais dans un entrepôt de Mombasa. «Le 13 février, le juge Daniel Ogembo a ordonné de prélever de nouveau des échantillons d’engrais conservés à Mombasa mais cela n’a pas eu lieu comme prévu, après que la police locale eut affirmé qu’elle n’avait reçu aucune instruction de ses supérieurs hiérarchiques à Nairobi autorisant ces nouveaux tests», poursuit le média.

L'avocat Paul Muite, représentant la filiale kényane du groupe marocain a confié à Standard Media que «les deux agences gouvernementales ont ignoré une ordonnance du tribunal et que des mesures devraient être prises à leur encontre». «J'ai personnellement visité leurs bureaux, ils ont dit qu'ils n'avaient pas reçu d'instructions de leurs sièges sociaux», ajoute l’avocat.

En juin dernier, l’OCP avait déclaré suspendre «temporairement tout acheminement de cargaisons vers le Kenya», après que les autorités de ce pays voulaient immobiliser une cargaison d’engrais transportée par le navire MV Mykonos Bay du Maroc vers le Kenya.

Le 23 juin dernier, l’OCP Kenya avait exprimé son «étonnement quant aux accusations portées à son encontre et à celles de ses collaborateurs concernant l’importation au Kenya d’engrais jugés non conformes à la réglementation locale». Plusieurs médias de ce pays avaient accusé la filiale kényane du groupe marocain d’importer «des engrais contaminés au mercure», ce que l’OCP Kenya a catégoriquement réfuté.

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