Fès: Une ONG française au secours des enfants abandonnés

Une convention de partenariat entre le Conseil de la ville de Fès et l’association Fès Enfance Solidarité (FES) a été signée mardi dernier.
Elle unira les deux parties pour la construction, l’équipement et la gestion d’un «centre d’accueil pour les enfants de la rue».

«Nous sommes soucieux d’améliorer la condition d’autrui, de lutter contre la pauvreté et de venir en aide à l’enfance défavorisée de Fès. Aïssam Kaaouas, président de l’association et jeune MRE, est venu de Dieppe (France), avec le projet qui lui tient à cœur depuis juin 2004, date de création de l’association. Avec lui, quinze bénévoles dieppois âgés entre 20 et 24 ans, tous membres de FES.

Ce partenariat, fruit d’un travail qui a duré plus d’un an, a donc pour objectif la création du centre d’accueil. Les retombées escomptées ne peuvent être que positives, que ce soit sur la vie des enfants qui seront accueillis dans ce centre ou sur le développement de Fès et de son environnement social.

Pour concrétiser la convention, le Conseil de la ville de Fès et l’association s’engagent à établir un cahier des charges, définissant les modalités de mise à disposition du centre. Le Conseil de la ville et le promoteur immobilier chargé de la construction du futur établissement s’engagent à respecter le plan d’architecture, qui leur aura été délivré par l’association et à le faire approuver par les administrations compétentes (la municipalité et l’agence urbaine).


Gestion et pédagogie

En sa qualité de signataire de l’accord, l’association s’engage à fournir à la municipalité de Fès avant le premier trimestre 2006, le plan d’assainissement et de lotissement.

Elle prendra également à sa charge la totalité de l’équipement et l’aménagement du centre avec la participation de ses différents partenaires et financiers en France et au Maroc. En ce qui concerne les modalités de fonctionnement du centre, elles seront fixées par l’association en se référant au cahier des charges préalablement établi. L’ONG sera seule décisionnaire en matière de gestion et de pédagogie.

Pour ce qui est du Conseil de la ville, il devra mettre à la disposition de l’association FES, le terrain à titre gracieux. Il désire ainsi promouvoir une politique sociale s’inscrivant dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain.
Le souhait des élus est aussi de sauver plusieurs enfants du spectre de la rue, les éduquer et les rendre utiles à la société.

Youness SAAD ALAMI
Source : L'Economiste

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