Immigration : Le droit de vivre en famille est-il encore un droit fondamental en France ?
Le droit de mener une vie familiale « normale » a été reconnu comme un droit fondamental. Depuis 1978, le Conseil d’Etat a reconnu « la faculté à chaque étranger de faire venir auprès de lui son conjoint et ses enfants mineurs » et, par la même occasion a élevé le droit de vivre en famille au rang de « principe général de droit ».
De son côté le Conseil Constitutionnel a rappelé en 1993 et en 1997 que « les étrangers dont la résidence en France est stable et régulière ont, comme les nationaux, le droit de mener une vie familiale normale ».
Or, le droit de vivre en famille est considéré depuis la dernière loi du 20 novembre 2007 comme une « immigration subie ». A ce titre, la nouvelle réforme s’attaque à la fois au regroupement familial et aux conjoints de français.

  Le cadeau fiscal pour les retraités MRE : bonne ou mauvaise nouvelle ?
Depuis le 25 mars 2008, le gouvernement marocain a décidé de faire, soi-disant un cadeau fiscal en faveur des retraités marocains qui décident de rentrer définitivement au pays. Un abattement de 75% sur les voitures importées leur sera accordé sous certaines conditions.

  Adoption Maroc : La kafala et le Droit des enfants marocains en France
De plus en plus de Marocains Résidant à l’Etranger (MRE) sont tentés d’adopter un enfant du "bled", notamment les couples qui n’arrivent pas à avoir d’enfants. Cependant, il faut savoir qu’au niveau international, l’adoption et la kafala sont incompatibles, ce qui pose d’importantes tracasseries administratives, dont les enfants sont les premières victimes.

  Lettre ouverte à Mr Olivier AUDEOUD, président de l’Université Paris X Nanterre
Mr le Président, votre Université Paris X Nanterre va accueillir un débat sur le Sahara marocain. Cette initiative est en soi louable car quoi de plus normal qu’une Université de l’envergure de Paris X, fière de son histoire de luttes pour les valeurs humanistes, pour les libertés et de son apport à la communauté scientifique en matière d’enseignement et de recherche, organise de tels débats.

  Le nouveau gouvernement saura-t-il explorer les prémices d'une politique migratoire nouvelle ?
Sans verser dans l'optimisme, il faut reconnaître qu'avec les législatives de 2002, le Maroc a gagné beaucoup en degré de crédibilité. Avec celles du 7 septembre dernier c'est plus qu'une confirmation, c'est le début d'un tournant politique qui place notre pays dans la voie de l'ancrage de l'alternance politique même si l'institution monarchique détient toujours l'essentiel des prérogatives.

  Contraintes et attentes des immigres marocains au sujet de leur accompagnement dans la vieillesse
Le texte présenté ici n’est pas une simple écriture de circonstance, mais une déclinaison au plus près de difficultés, d’appréhensions et d’aspirations autour du vécu de vieillesse et de la gestion des derniers moments de la vie au sein de l’immigration. L’installation presque définitive des populations immigrées dans une mobilité qui n’est pas que géographique, mais qui est à apprécier dans ses dimensions/ aspirations ou pratiques culturelles, sociales et religieuses donne aux parcours migratoires des ressortissants marocains dans l’immigration une autre étendue.

  France : A propos de violence des jeunes
Quand les agriculteurs mettent à sac une préfecture, ou comme en 1999, un ministère, leur violence est qualifiée de politique, elle est considérée comme une protestation collective. En revanche, la violence des jeunes, c'est de la violence gratuite, elle n'est créditée d'aucune signification. Pourtant, même si elle ne correspond pas aux critères d'organisation d'une action collective concertée, elle n'en demeure pas moins politique car elle met en exergue des problèmes sociaux, économiques et de discrimations (aux individus mais également aux territoires).

  Immigration marocaine et changement : le cas de la retraite et de la vieillesse loin du pays
Globalement l'immigration vers la France a exercé une pression irrésistible à la mesure de ses promesses nombreuses et de la volonté de tous les candidats à celle-ci d'améliorer leur condition sociale et économique et, solidairement, celle de tous ceux dont ils se sentaient et se sentent parfois encore (même dans la vieillesse) porteurs de l'espoir.


  MRE : attention aux dérives du « Nous » et « les autres »
Le réflexe professionnel du sociologue, précise Pierre Bourdieu, « est de rappeler que les divisions entre les âges sont arbitraires » (1). C’est cette réponse de bon sens que j’ai estimé utile de soumettre à la réflexion de certains internautes qui, ne partageant pas une analyse (2) consacrée aux droits civiques des MRE, développent une argumentation qui m’inquiète et m’interpelle. Ils nous suggèrent, en fait, à partir d’un critère biologique, l’âge, un « Nous » et « les Autres » porteur de désunion et de confusion.

  Le CCDH et les MRE : entre confiance et suspicion
La décision de SM le Roi de confier au CCDH la mission de « mener les consultations nécessaires pour la mise en place du CSCME » est perçue par beaucoup de MRE comme une solution de sagesse. Ils y voient une manière judicieuse de faire sortir le dossier CSCME des labyrinthes de départements ministériels embourbés dans des stratégies indéchiffrables et de l’éloigner d’officines partisanes hantées par des préoccupations électoralistes à courte vue.