Pour une approche humanitaire vis-à-vis de l'émigré

le 19/12/2003

"La convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille". C'est ce dont il sera question aujourd'hui à Rabat au cours d'une journée d'étude organisée à l'occasion de la journée mondiale des migrants. Estimée par le Secrétaire général de l'ONU, Koffi Annan comme étant "La déclaration des droits de l'Homme pour les travailleurs migrants et leurs familles", la convention représente en elle-même l'instrument de base pour la prévention et l'élimination de l'exploitation de tous les travailleurs migrants. Le choix de réflexion sur cette convention est donc tout à fait légitime en ce jour, surtout lorsqu'on constate qu'aucun pays d'accueil européen ne l'a encore ratifiée.

Cette convention, entrée en vigueur le 1er juillet 2003, a été adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 45/158 du 18 décembre 1990. Et son entrée en vigueur intervient suite à la ratification le 10 décembre 2002 du 20ème Etat (la 20ème signature donne le coup d'envoi à l'application comme le stipule l'article 87).

Le Maroc a adhéré à cette convention par le biais du Dahir 4-93-5 du 14 juin 1993. Il se trouve parmi la minorité des pays qui ont ratifié cette convention.

La convention a été publiée par le Centre des droits de migrants, en partenariat avec l'Union européenne et l'Organisation internationale pour les migrations dans le but d'instaurer la sensibilisation aux droits humains. Conçue en neuf parties, cette convention apporte d'abord une définition du travailleur migrant, des catégories de travailleurs migrants et des membres de leur famille. Ensuite, elle présente les règles de protection et de respect des droits fondamentaux de l'Homme migrant qu'il soit pourvu ou dépourvu de document légalisant son séjour dans le pays d'accueil.

La convention instaure, ainsi, les normes internationales de protection pour les travailleurs migrants et les membres de leur famille. Elle soumet de même les législations des Etats à la nécessité d'une harmonisation avec les normes reconnues sur le plan mondial.

Cette convention dont l'importance est capitale dans l'instauration de l'approche humanitaire vis-à-vis de l'immigré sera présentée et analysée tout au long de cette journée à Rabat (Centre d'accueil et des conférences-Hay Ryad). Le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger initiateur de cette journée d'étude en collaboration avec la Chaire de l'UNESCO "Migration et droits humains", y a convié de nombreux spécialistes de la question migratoire et des représentants d'associations. Chacun de son côté examinera les possibilités de mise en œuvre de la convention au niveau interne comme externe.



L.H
Source: Libération Maroc

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