News Forum MediaTIC Islam YabiladiesUniversités d'été العربية Connexion
c vrai ou c une blague de "le monde" ?
je viens de tomber sur cet article vieux de dux ans déjà et qui parle de la mort de hicham mandari, l'affaire que tous le monde connait, mais ce qui m'a surpris par contre c que l'auteur de l'article, dis que l'épouse de Hassan 2, et mère des princes "lalla latifa" s'est remarié avec mediuori après la mort du roi, est ce vrai?

---------------------------------------------------------------------------------------------------- --
LE MONDE | 06.09.04 | 14h46

Hicham Mandari, un Marocain de 32 ans, qui avait autrefois ses entrées à la cour de Hassan II, a été assassiné, le 4 août, en Espagne. L'épilogue d'un destin météorique pour un intrigant plein de ressources, qui menaçait de révéler les secrets de la monarchie chérifienne.
L'assassin n'a pas mis de silencieux. C'est l'unique dérogation à la sobriété du meurtre, très professionnel, de Hicham Mandari, le 4 août, près de Marbella (Espagne). Dans le dernier quart d'heure avant minuit, ce Marocain de 32 ans tombe face à terre, tué d'une seule balle - calibre 9 mm - tirée à bout portant dans la nuque, du bas vers le haut. Une mort par excès de confiance qui ne ressemble pas à la victime. En cavale depuis six ans, depuis qu'il avait fui le Maroc ou, plus précisément, le palais royal, Hicham Mandari nourrissait une méfiance grandissante envers tout et tout le monde : les galeries marchandes sans issue, les rendez-vous fixés trop longtemps à l'avance, les faux opposants, les gardes du corps "retournés" par les services secrets de son pays, constamment à ses trousses.

Une tentative d'enlèvement, puis trois tentatives d'assassinat - la dernière, à Paris, dans la nuit du 22 au 23 avril 2003, l'avait envoyé à l'hôpital avec trois balles dans le corps - avaient transformé ce golden boy de la jet-set marocaine. Gonflé de corticoïdes, il marchait avec une canne-épée, claudiquant du pied droit. Mais, dans sa tête, sa fuite en avant s'emballait, la martingale de ses révélations-chantages touchait au va-tout final. Amplifié par l'écho fou dans le parking fermé où s'est produit le crime, le règlement de comptes a été sonore. "Un bruit s'était échappé du méchouar", la cour du palais, commentera, en privé, un grand commis du pouvoir royal marocain. "Il a fait le tour du monde, mais il a été rattrapé."

Hicham Mandari embrasse le béton dans le garage no 5 du complexe résidentiel de Molinos de Viento, à Mijas, une localité entre Malaga et Marbella. Sous sa chemise arrachée du pantalon, également ouvert, perce le gilet pare-balles léger qu'il s'était habitué à porter. Ce n'était pas une découverte pour son assassin. Celui-ci l'a fouillé pour enlever de la petite boîte noire en plastique que la victime portait cachée sous l'aisselle, une clé parmi des versets du Coran. La police espagnole ne trouve que ces bouts de sainte écriture et, joli pied de nez de quelqu'un qui brassait l'argent comme d'autres l'air, 170 euros. Une misère.

A quel trésor la clé dérobée donne-t-elle accès ? Ce n'est pas la seule question sans réponse. La Guardia Civil recueillera les témoignages contradictoires de plusieurs habitants. L'un affirme avoir vu "trois Arabes" se disputer, peu avant le crime, sur le trottoir, dehors. Un autre dit avoir aperçu des hommes s'engouffrer dans le parking au moment où en sortait une voiture. Un troisième, un enfant, prétend avoir vu deux hommes s'enfuir du parking, après le coup de feu, puis monter dans une fourgonnette blanche qui les attendait, avec un troisième homme au volant... "On n'a qu'une seule certitude, confie une source proche de l'enquête. Mandari a été tué le jour même de son arrivée en Espagne. En fait, il s'est rendu directement à ce rendez-vous fatal."

Mais qui pouvait bien être la connaissance intime qui lui inspirait confiance au point de le faire accéder à l'immeuble par le parking fermé où il a été abattu, sans offrir de résistance, surpris avant d'atteindre l'une des deux portes permettant de monter dans les appartements, dont beaucoup sont loués par des Marocains ? "On va le savoir, et même assez rapidement", assurent les enquêteurs espagnols.

Ces derniers ont fait preuve d'habileté. Pendant huit jours, ils n'ont pas rendu publique l'identité de la victime, officiellement parce que la police française a tardé, jusqu'au 11 août, à répondre à leur requête lancée, via Interpol, à partir d'une carte téléphonique France Télécom et d'un - faux - permis de conduire italien trouvés sur Mandari. En fait, le ministère de l'intérieur espagnol a attendu jusqu'au 13 août avant de révéler l'assassinat, pour repérer les proches du Marocain et "voir qui allait s'inquiéter de sa disparition".

La ruse a permis de remonter jusqu'à un Franco-Algérien domicilié en région parisienne, qui avait fourni à la victime le faux permis italien. C'est lui, aussi, qui avait vu Mandari juste avant son départ en avion, le mercredi 4 août, en fin d'après-midi. "Je vais pour deux jours en Espagne, et peut-être en Italie. Si je reste plus longtemps, tu me rejoins", lui avait-il dit autour d'un café. Geste sans précédent, même s'il ne semblait traduire aucune inquiétude particulière, il lui avait confié l'un de ses téléphones portables et, surtout, son agenda.

La police espagnole espère trouver dans cet agenda le nom qui manque au rendez-vous avec la mort sur la Costa del Sol. Peine perdue, selon plusieurs proches de Hicham Mandari. "Chez lui, tout était codé", affirment-ils à l'unisson. "C'était un rendez-vous galant, glisse l'un d'eux, sans dire d'où il tient cette information. Hicham allait voir une femme dont il était fou, qu'il couvrait d'or." Et de citer le nom, très connu, d'une fille de la nomenklatura du royaume, qui, comme tant d'autres, était en effet en vacances à Marbella au début du mois d'août.

Se non è vero, è ben trovato : l'homme qui devait tout aux femmes, sa jeunesse dorée, son entrée au palais, "son" argent et son butin de secrets, aurait péri par la faute, volontaire ou involontaire, de l'une d'entre elles.

Le quartier Hassan, à Rabat, dans les années 1980. Fils d'un couple séparé, élevé par sa mère, Sheherazade Mandari, née Fechtali, le jeune Hicham grandit, en fait, au foyer de Hafid Benhachem, futur directeur de la Sécurité nationale, dont les deux fils adoptifs forment avec leur copain un trio inséparable. Jamais à court d'argent, ils sont les premiers à avoir des motos pétaradantes, les premiers aussi à fréquenter la boîte de nuit la plus huppée de la capitale marocaine, le Jefferson, dont Hicham est la star-caïd dès l'âge de 15 ans. S'ensuit une fugue amoureuse qui aurait pu mal se terminer. Hicham ravit Hayat Filali, fille du conservateur du palais royal de Bouznika. Les jeunes amoureux sont rattrapés. En lieu et place du châtiment redouté, ils obtiennent la bénédiction du roi - indispensable aux parents de tous les serviteurs en vue au palais - pour pouvoir s'unir légalement.

La responsable de ce miracle est une tante de Hayat, Farida Cherkaoui, concubine favorite du souverain, le grand amour de sa vie. C'est elle qui apaise l'orgueil bafoué du père et obtient l'arbitrage du roi. Celui-ci fait même entrer le jeune Hicham dans ses services, comme "chargé de mission" au département de la sécurité que préside Mohamed Médiouri. Hassan II ne se doute pas qu'il provoque ainsi le premier court-circuit qui fera disjoncter le centre névralgique du makhzen, le pouvoir traditionnel au Maroc, fondé sur l'accumulation de richesses - le mot est à l'origine du terme "magasin", en français - et sur des réseaux personnels d'allégeance. Mohamed Médiouri était en effet épris de l'épouse légitime de Hassan II, "la mère des princes". Il l'épousera après la mort du roi, en 1999, et vit aujourd'hui avec elle entre Versailles et Marrakech.

Le roi connaissait-il les sentiments de l'homme qui veillait sur sa sécurité ? Nul ne le sait avec certitude. Mais Mandari, lui, n'ignorait rien du secret de son supérieur, sans doute grâce à sa grande amie Farida Cherkaoui. D'ailleurs, il n'était pas à un viol d'intimité près. A peine admis au palais, il commençait à apporter des cadeaux aux femmes du harem, avant de distribuer aux recluses du roi, interdites d'accès au téléphone, des portables, dès que ceux-ci ont été mis en vente au Maroc...



Modifié 2 fois. Dernière modification le 14/07/06 00:34 par marocain_fier.
les phrases intéressantes sont vers la fin du texte, comment vous faites pour mettre en gras?
Tu mets ton texte entre ces deux b encadrés. Grand remerciement à Souheil pour m'avoir filé le tuyau.

merci chelhman, manant je me rappelle, c les balise de bold en html
Vous ne pourriez pas m'aider à déchiffrer..?..
à déchiffrer quoi le citoyen?
 
Facebook