"Je vous pisse dessus" dixit le patron
Je vous pisse dessus, dit le patron
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SOURCE : [www.journal-la-mee-2.info]...

Au tribunal pour harcèlement

Nantes, les bords de Loire. Le Palais de Justice est noir, extérieur comme intérieur. La salle d’audience n°3 est habillée de bois rouge, du sol au plafond. Elle est réservée, ce 26 avril 2007, au procès « Marie » . Une bonne cinquantaine de salariés « Révoltés d’UFM » sont là : ils l’attendent ce procès, depuis longtemps pour « harcèlement moral, dégradation des conditions de travail pouvant porter atteinte aux droits, à la dignité, à la santé, à l’avenir professionnel d’autrui »

14h10 : Le Tribunal, Levez-vous. Trois juges, le Procureur, une greffière, M. Marie et son avocate parisienne, huit salariés d’UFM et leur avocate syndicale, et trois témoins qui sont priés de sortir. Ils attendront, à la porte, plus de 3 heures, sans rien entendre des débats.

Le Président du Tribunal s’adresse à Guy Marie : « Vous êtes a ccusé de harcèlement moral sur vos salariés » . Guy Marie : « J’ai 68 ans, je ne me rappelle pas de tout » .

Patiemment le Président interroge un à un les huit salariés plaignants dont Michel Brizard, qui, le 10 novembre 2004 tomba en dépression au pied de son poste de travail. Un des témoignages écrits produits au Tribunal relatera : « quand je suis arrivé pour le remplacer, j’ai demandé à Guy Marie où était Michel : il m’a répondu : il est à l’hôpital en train de mourir . Et c’est pas mon problème » .

Michel Brizard raconte : « j’avais plus de 25 ans d’entreprise, mais ce matin-là j’ai eu Guy Marie sur le dos toute la matinée, à me dire : tu n’es qu’une merde, tu n’es plus bon à rien » . Phénomène courant : quand le patron désirait se séparer d’un salarié, il le harcelait jusqu’à ce qu’il parte de lui-même. Comme ça, pas d’idemnités de licenciement à payer.

Un autre salarié affirme « il nous disait : je vous pisse dessus, je vous crache dessus, je vous emmerde » .

Un autre : « il nous disait : vous n’êtes que des merde, des presse-boutons. A la fin je n’en dormais plus la nuit et j’avais du mal à me concentrer le jour. Le patron avait besoin de faire des exemples. Quand je le voyais en train de harceler un ouvrier, je savais que cela pouvait m’arriver et je savais que je ne tiendrais pas le coup » - « Quand il voyait la victime s’affaiblir, il s’acharnait davantage. Faut l’avoir vécu pour comprendre »

Un ancien cadre raconte : « Un matin j’ai croisé Guy Marie dans un couloir. Il m’a fixé en me disant : tu ne sais pas ce qu’est la haine. Eh bien regarde-moi dans les yeux. Tu peux crever, j’en n’ai rien à @#$%& » .

Les salariés disent : « Nous venions à 2 ou 3 h le matin, à la demande, y compris le dimanche s’il le fallait. Au début nos heures supplémentaires étaient payées. Puis tout s’est dégradé. Un jour il nous a convoqués pour nous dire qu’il fallait faire 20 heures supplémentaires par semaine, gratis » « Ca veut dire quoi gratis ? Pourrons-nous récupérer ? » « Ca veut dire gratis » .

Le procureur dira : c’était travailler plus sans gagner plus.

Un ancien cadre dit à son tour : « Nous avons été convoqués. Il m’a proposé une baisse de salaire de 30 %. J’ai d’abord dit non, et puis j’ai accepté car j’avais peur d’être viré. J’ai une famille à nourrir. Je désirais seulement garder mon statut de cadre » - « Il m’a proposé de me licencier, puis de me réembaucher au bout de 3 mois. J’ai refusé car, alors, je perdais tous les avantages liés à mon ancienneté » .

Tous les salariés qui ont subi ces pressions étaient de « vieux » salariés dans l’entrepprise. Pour l’avocate du patron, c’était presque une tare : « si la situation était aussi grave que vous le décrivez, pourquoi êtes-vous resté ? Il fallait vous plaindre » - « Nous plaindre à la Direction ? C’était la porte assurée et plus de possibilité de trouver un travail analogue à Châteaubriant »

Les salariés ont fini par monter un comité d’entreprise, en dehors de tout syndicat. Ah la la ! Certains membres ont dû partir, d’autres ont dû subir les sarcasmes « Il venait même me faire des histoires à propos des socialistes. Pourtant les socialistes n’avaient rien à voir là-dedans » dit un salarié. Pour les ouvriers, ce comportement était à la limite de l’esclavagisme.

Le jour où Michel Brizard est tombé, les salariés ont compris que leur intégrité physique allait être bientôt aussi atteinte que leur intégrité morale : une dizaine d’entre eux ont porté plainte auprès de la médecine du travail, de l’inspection du travail et auprès de la gendarmerie, appuyés par le témoignage de 32 de leurs camarades.
Le harcèlement moral au travail est le fleau des temps modernes . y a qu a voir les suicides récents , et encore ceux ci étaient sans équivoque , donc impossibles a cacher . si on se penche sur la question , ça peut etre terrible comme réalité .


Et aprés , les gens vote pour sarko , des sado-mazo certains francais .
Et le coincer dans une petite rue de Châteaubriant et le massacrer un petit peu....ça n'aurait pas été une solution?
Salam Aleikoum
J'ai été dirigeant régional CFE-CGC, et en retraite élégué du salarié. dans les boites qui n'atteignent pas le qota pour avoir un comioté d'entreprsie,le salarié qui recevait sa lettre de licencement faisait appel à nous. motus et bouche cousue, juste enregistrer et intervenir dans les cas extrème comme celui présenté. aux Prd'hommes ces individus vont à la casse et ce n'est que justice.
il faut que chaque salarié connaisse ses droits comme il connait ses devoirs, mais certains patrons ignorent l'autre côté de la pièce. un exemple perso, un de mes fils allait se faire virer : boite rachetée par les feujs qui plaçaient leurs potes!, vu qu'il était cadre, je l'ai fait nommer délégué CFE-CGC, ainsi : salarié protégé et il a put négocier au mieux son départ.
un point de droit:
Citation
l'européen a écrit:
trois témoins qui sont priés de sortir. Ils attendront, à la porte, plus de 3 heures, sans rien entendre des débats
. ce n'est que la vérité, les témoins non encore entendus ne peuvent suivre les débats article ??? du CPP ou CPC, pour éviter d'être influencer et ensuite cause de cassation.
documentaire à voir :

Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés (2005)
[www.allocine.fr]
 
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