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Général
Viens chez moi, j'habite au ...cimetiere
Auteur: Karmoss
Date: le 06 mai 2008 à 16h08
Ces dernières années, les jeunes ont commencé à changer leur carte d’identité nationale (CIN). Les nouvelles CIN délivrées mentionnent « 203 Route Ouled Ziane ». En fait, la nouvelle adresse est une simple boîte aux lettres qui correspond à un titre foncier. « Sans cette adresse, impossible de recevoir le courrier », précise Aziz, la trentaine.
Sur site, des cagibis en zinc aux couloirs exigus d’environ 40 mètres chacun. La plus petite famille de ce bidonville funèbre a 4 enfants. Les autres ont en moyenne 6 à 8 enfants. Ici, la promiscuité et le paysage macabre sont au quotidien. Parents et enfants partagent la même et unique pièce. Et quand ils en sortent pour respirer, ils ont de vieilles tombes à perte de vue. Tout autour des baraques, des enfants en bas âge jouent à cache-cache derrière les pierres tombales non loin de détritus, de taupes et de chats. « C’est mon père qui a construit toutes ces tombes », lance non sans fierté un enfant à son voisin du même âge. « Non, c’est le mien qui les a toutes construites », lui rétorque l’autre. Non loin du bidonville, toujours dans le même cimetière, une famille vit isolée dans une maison en dur à quelque 200 mètres. « C’est la famille de l’ex- conservateur du cimetière. Leur maison faisait office de lieu où l’on préparait et lavait les corps des morts avant l’enterrement », précisent les voisins. Aujourd’hui, ce local sert de domicile à une famille ! Manifestement, Le Caire n’est plus la seule ville où les catacombes servent de lieu de résidence à des vivants. A Casablanca, et à 10 minutes du centre-ville, 16 familles recensées vivent officiellement depuis des années au milieu des sépultures dans ce qu’on appelle « le cimetière oublié ». Communément baptisé « Roda Al Manssia », le cimetière en question longe le boulevard Ouled Ziane non loin de la gare routière de Casablanca. Les autorités y ont arrêté les enterrements depuis la fin des années 70. Plus connu par les Casablancais sous l’appellation « Rhbiyla », l’ossuaire « oublié » est contigu à celui des morts chrétiens, dénommé Pax. Inutile de dire qu’il n’y a pas photo entre les deux cimetières. « Lorsqu’on a envie de se balader et voir des fleurs, des vraies, on se rend à Pax. On dirait la France ! » confie Jalal Fatheddine, un quadragénaire résident au cimetière. Oublié… en tout cas, le lieu de résidence porte bien son nom ! Visiblement, ce sont les familles qui ont un statut « d’oubliés » au milieu des sépultures. « Qui a envie de vivre avec les morts ? C’est nous les vrais oubliés, pas le cimetière. Les morts, leur sort est connu, pas le nôtre », fait remarquer Mina A. une quinquagénaire qui habite ce site mortuaire depuis 1975. « Mon mari et moi, nous étions les premiers à loger ici depuis plus de 30 ans. Il était gardien au cimetière. Après son décès, je suis resté avec les enfants, mais on a ouvert une porte qui donne sur le cimetière au lieu du bd Ouled Ziane ». Entre-temps, d’autres familles sont venues squatter le même cimetière où l’on n’enterre plus, mais l’on case volontiers les vivants ! Officiellement, quelque 80 personnes sont recensées dans ce qui est officiellement un lieu d’enterrements. « Jusqu’aux années 80, nous étions une dizaine de familles. Aujourd’hui, nous sommes exactement 16 baraques et autant de familles dans ce bidonville connu par le mokaddem, le cheikh et le caïd », témoigne Aziz K. la trentaine, porte-parole des familles résidant au cimetière. D’ailleurs, poursuit-il comme s’il évoquait une prouesse, « nous avons même été raccordés au réseau d’eau et d’électricité de la Lydec et l’on s’acquitte mensuellement de la redevance ». Le comble, c’est que ces bidonvillois peu ordinaires disposent de cartes d’identité nationale (CIN) avec comme adresse : « Ancien cimetière ». ême le carnet de l’état civil et des certificats de résidence mentionnent dans la case adresse : « cimetière ». Ils relèvent de l’arrondissement 42 sis à Hay El Mohammadi, préfecture Aïn Sebaâ. Contacté par L’Economiste, le caïd de l’arrondissement 42 est resté injoignable, mais le responsable de son secrétariat, Abdelfettah Ajouli, a confirmé qu’il existe bel et bien des gens qui habitent le cimetière. « Ils sont tous recensés », confirme-t-il. Quant à l’éventualité de leur relogement, Ajouli dit que cette question ne relève pas de sa compétence et qu’il faut plutôt la poser au caïd de l’arrondissement. « Nous sommes connus des autorités et recensés, on vote et nos enfants vont à l’école. Nous avons même des lycéens et universitaires parmi nous », s’enorgueillit une mère dont deux filles sont inscrites à la faculté de Ben M’Sick. Mais la plupart des jeunes en âge de travailler sont au chômage, ils rasent les murs du cimetière, témoigne Aziz. Le problème n’est pas la scolarité ou les études poussées, soulève Aziz K. qui fait allusion au délit d’adresse : « Qui est cet employeur qui voudra d’une nouvelle recrue dont le lieu de résidence est un cimetière ? » s’interroge-t-il. kARMOSS / Droits de reproduction et de diffusion réservés © kARMOSS 2004/2020. Re: Viens chez moi, j'habite au ...cimetiere
Auteur: salmones
Date: le 07 mai 2008 à 11h00
Une honte de plus pour le Maroc, personne n'intervient sur ce sujet car on préfère donner au pays l'image d'eldorado du maghreb !
C'est exactement le genre d'article qui dérange les adeptes du "je suis fiere d'être marocain et 3ach al malik etc..." ! Re: Viens chez moi, j'habite au ...cimetiere
Auteur: Karmoss
Date: le 07 mai 2008 à 11h04
Citer: ![]() kARMOSS / Droits de reproduction et de diffusion réservés © kARMOSS 2004/2020. Re: Viens chez moi, j'habite au ...cimetiere
Auteur: bent lablade
Date: le 07 mai 2008 à 11h10
Citer: Parceque normalement tous les postes de Karmoss kayknou fe Halka ![]() sdate madame Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes. Re: Viens chez moi, j'habite au ...cimetiere
Auteur: K7al'Ras
Date: le 07 mai 2008 à 11h23
Les toilettes publics, les cimetières, les grottes de l'atlas et puis quoi encore?
Cette explosion immobilière censée régler le problème de l'habitat ne profite qu'aux promoteurs immobilier et aux banques..L'état a fait l'effort avec le crédit fougharim mais il a pas fait l'effort de maitriser la flambée des prix.. Re: Viens chez moi, j'habite au ...cimetiere
Auteur: ana*
Date: le 07 mai 2008 à 11h24
Salam
Quand j'ai vu ton pseudo Karmoss, je m'attendais à quelque chose de drôle mais là ce n'est pas du tout le cas !!!
Comment peut on vivre dans des conditions pareilles ??? Pourquoi est ce que le gouvernement ne fait rien pour aider ces gens là ??? La phrase qui m'a le plus marqué est celle là : "des enfants en bas âge jouent à cache-cache derrière les pierres tombales non loin de détritus, de taupes et de chats." c'est triste et rageant !!
Conclusion : Le gouvernement marocain a encore beaucoup d'efforts à fournir pour son peuple...... Re: Viens chez moi, j'habite au ...cimetiere
Auteur: Karmoss
Date: le 07 mai 2008 à 11h39
Citer: c est ma periode de "seriousité" elle me vient tous les fins de mois un peu comme pour les femmes.... ![]() kARMOSS / Droits de reproduction et de diffusion réservés © kARMOSS 2004/2020. Re: Viens chez moi, j'habite au ...cimetiere
Auteur: K7al'Ras
Date: le 07 mai 2008 à 11h44
Citer: Mais là on est en début du mois..ton cycle de sériousité est vraiment très perturbé ![]() Re: Viens chez moi, j'habite au ...cimetiere
Auteur: Karmoss
Date: le 07 mai 2008 à 11h48
Citer: ahhahahha c est vrai que je devrais aller voir un medecin il ya des fins de mois qui s'eternisent ![]() kARMOSS / Droits de reproduction et de diffusion réservés © kARMOSS 2004/2020. Re: Viens chez moi, j'habite au ...cimetiere
Auteur: ana*
Date: le 07 mai 2008 à 12h10
Citer:
c'est pas normal Karmoss ce dérèglement physiologique , consultes vite un médecin ![]() |