Vérités sur la Guerre des Sables en 1963
Deconstruire une evidence historiques chez l'ecolier algerien.
Pour les algeriens c'est le Maroc qui a attaqué l'Algerie en 1963.
Les forces armées royale ont attaqué les confins algero marocain pour annexer Tindouf et Bechar.
Le Maroc etait lache en s'attaquant à ce pays qui venait juste de sortir d'une guerre de liberation sanglante.
C'est le programme educatif inculqué à l'eleve algerien.
Selon nos recherches embryonnaires il parrait que la guerre a été declenché en 1er lieu par l'Algerie et non par le Maroc.
Selon le chef de la sécurité militaire de l'algerie en 1963 l'attaque a été provoqué par un marocain d'Algerie .
Il s'agit bel et bien de Ahmed Benbella.

Selon lui , je cite" La premiére declaration de guerre etait Hagrouna el marrakchia pronnoncé par H'mimed afin d'appeler à la mobilisation generale contre le Maroc"
" Nous avons verifié sur le terrain que le maroc càd son armée n'a pas envahit le territoire algerien puisque on a trouvé dans les poches d'un capitaine marocain mort au front le message suivant. Il s'agit d'un ordre mission signé par le roi commandant des FAR ou il interdit à ces derniers de franchir les frontiéres algeriennes"
Vous pouvez consulter l'inteview de ce chef militaire dans les colonnes de l'hebdomadaire Algerie Actualité de 1991.
J'ai un ami retraité de l'arméé algerienne avec le grade de colonel ce dernier m'a confirmé que les marocains en 1963 n'etaient pas agressifs.
Il etait à lahmada Tindouf pendant la guerre des sables .
Il a remarqué que les forces armées royales tiraient des obus de mortiers exprés derriere ou devant les positions algeriennes pour les intimider.
Ce colonel avec son groupe a fait 7 ans de prison pour avoir refuser de faire la guerre au Maroc.
Il vit toujours en France.
l'Algérie a besoin de l'épouvantail marocain. Même si cette menace n'éxistait pas ils( les responsables algériens) l'auraient inventée.
le pourvoir algérien fait du conflit avec le Maroc son fond de commerce. il ne peut pas vivre sans

Citation
lunik a écrit:
l'Algérie a besoin de l'épouvantail marocain. Même si cette menace n'éxistait pas ils( les responsables algériens) l'auraient inventée.
salut

comment l'algerie peut attaquer le maroc alors qu'elle venait de sortir d'une longue guerre qui a fait 1 millions et demi de martrys les caisses etaiant vides vaut mieux ne pas parler de cette periode car le roi hassen2 n'etait pas un homme et la dignité de nos freres marocains s'est retrouvé bafouée à cause de cette affaire vous pouvez dire ce que vous voulez (machi redjla) nous avons oublié ;ce que je peux vous dire c'est qu à l'indépendance ;les FAR penetraient les terres algeriennes et planter des drapeaux rouges
hassen 2 avait des idées expansionnistes et la hogra vous la connaissez mieux que nous car vous la vivez tout les jours jusqu'a maintenant venez apprendre ( el fohoulia ici ) car chez nous les cireurs n'esxistent pas ici on prefere mourir que de se prosterner
vous etes nos freres et cette periode n'honorent pas le maroc; il ne faut se disculper vaut mieux stopper ce sujet; le peuple marocain est bien c"etait son roi il a fait beaucoup de mal meme a son peuple.
dar le mokri ;tazmamart le fameux commissariat de dar el beida derb je ne sais quoi cette periode nous l'avons vecu avec vous et nous ressentons de l'amertume jusqu'a maintenant vous allez me dire regardez chez vous; nos dirigeants ont les emmerde et le peuple algerien ne fait qu'a a tete depuis longtemps d'ailleurs
Citation
ahmed1950 a écrit:
salut

comment l'algerie peut attaquer le maroc alors qu'elle venait de sortir d'une longue guerre qui a fait 1 millions et demi de martrys les caisses etaiant vides vaut mieux ne pas parler de cette periode car le roi hassen2 n'etait pas un homme et la dignité de nos freres marocains s'est retrouvé bafouée à cause de cette affaire vous pouvez dire ce que vous voulez (machi redjla) nous avons oublié ;ce que je peux vous dire c'est qu à l'indépendance ;les FAR penetraient les terres algeriennes et planter des drapeaux rouges
hassen 2 avait des idées expansionnistes et la hogra vous la connaissez mieux que nous car vous la vivez tout les jours jusqu'a maintenant venez apprendre ( el fohoulia ici ) car chez nous les cireurs n'esxistent pas ici on prefere mourir que de se prosterner
vous etes nos freres et cette periode n'honorent pas le maroc; il ne faut se disculper vaut mieux stopper ce sujet; le peuple marocain est bien c"etait son roi il a fait beaucoup de mal meme a son peuple.
dar le mokri ;tazmamart le fameux commissariat de dar el beida derb je ne sais quoi cette periode nous l'avons vecu avec vous et nous ressentons de l'amertume jusqu'a maintenant vous allez me dire regardez chez vous; nos dirigeants ont les emmerde et le peuple algerien ne fait qu'a a tete depuis longtemps d'ailleurs

Comment peux t on se vanter d'avaoir battu l'armee française en 62 et se plaindre de ne pas etre pret contre le Maroc?

Comment peux tu ignorer les materiels de guerres flambants neufs fournis par CUBA, L'Egypte de Nasser et l'URSS? Sans compter les officiers de ces pays qui vous apprenaientt à nous attaquer?

D'où le Maroc a sorti les officiers egyptiens de NAsser qu'il a fait prisonniers durant la guerre des Sables?

Qui a attaqué et bombardé les civils de la Casbah de Tindouf uniquement parce que son Caïd a brandit le drapeau marocain?

Qui lorsque les marocains sont venu au secours des populations marocaines victimes de purifications ethniques a attaqué lachement Figuig peuplé que de Civil au lieu de se frotter au FAR à Tindouf?

Sais tu que le cadeau du Roi à l'Algerie pour feter son accès à l'independance en 62 a été des blindés neufs pour equiper votre armee?

Ajouter le mensonge à la lacheté est vraiment d'une extreme bassesse.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 21/01/08 10:53 par Sacre.
mon frere va raconter ces histoires à la place de djemmaaa el fna car vous n'avez rien compris
Citation
ahmed1950 a écrit:
mon frere va raconter ces histoires à la place de djemmaaa el fna car vous n'avez rien compris


Ton frére , vas le chercher ailleurs, nos livrets de famille sont déjà plein à craquer.
Citation
akinaton a écrit:
le pourvoir algérien fait du conflit avec le Maroc son fond de commerce. il ne peut pas vivre sans

Citation
lunik a écrit:
l'Algérie a besoin de l'épouvantail marocain. Même si cette menace n'éxistait pas ils( les responsables algériens) l'auraient inventée.

beaucoup de chef d'état tyranniques aiment a parler du "danger des étrangers" , cela pour cacher un peu mieux ce qui se passe à l'interrieur



" confronté à la censure, je suspends ma participation à ce forum "
Citation
SNP1975 a écrit:
Deconstruire une evidence historiques chez l'ecolier algerien.
Pour les algeriens c'est le Maroc qui a attaqué l'Algerie en 1963.
Les forces armées royale ont attaqué les confins algero marocain pour annexer Tindouf et Bechar.
Le Maroc etait lache en s'attaquant à ce pays qui venait juste de sortir d'une guerre de liberation sanglante.
C'est le programme educatif inculqué à l'eleve algerien.
Selon nos recherches embryonnaires il parrait que la guerre a été declenché en 1er lieu par l'Algerie et non par le Maroc.
Selon le chef de la sécurité militaire de l'algerie en 1963 l'attaque a été provoqué par un marocain d'Algerie .
Il s'agit bel et bien de Ahmed Benbella.

Selon lui , je cite" La premiére declaration de guerre etait Hagrouna el marrakchia pronnoncé par H'mimed afin d'appeler à la mobilisation generale contre le Maroc"
" Nous avons verifié sur le terrain que le maroc càd son armée n'a pas envahit le territoire algerien puisque on a trouvé dans les poches d'un capitaine marocain mort au front le message suivant. Il s'agit d'un ordre mission signé par le roi commandant des FAR ou il interdit à ces derniers de franchir les frontiéres algeriennes"
Vous pouvez consulter l'inteview de ce chef militaire dans les colonnes de l'hebdomadaire Algerie Actualité de 1991.
J'ai un ami retraité de l'arméé algerienne avec le grade de colonel ce dernier m'a confirmé que les marocains en 1963 n'etaient pas agressifs.
Il etait à lahmada Tindouf pendant la guerre des sables .
Il a remarqué que les forces armées royales tiraient des obus de mortiers exprés derriere ou devant les positions algeriennes pour les intimider.
Ce colonel avec son groupe a fait 7 ans de prison pour avoir refuser de faire la guerre au Maroc.
Il vit toujours en France.


Je sais que le sultant du Maroc a fait la guerre à l'empire ottoman en Algerie par l'entremise des zaouias.
La tidjania à mener une guerre de harcelement contre la presence des jannissaires.
Meme le frere de l'Emir Abdelkader s'est rangé avec la tidjania pour les combattres.
Les Ottomans n'ont prit Oran que tardivement à la fin du 19 éme siécle.
C'est pour cette raison que notre accent differe de celui des algerois.
Vous avez une langue heurté proche de la langue turc.
Vous employer le dj.
Nous à l'ouest on dit Abdelkader el jilali et vos DJILALI.
Oui c'est le colon qui a amputé le Maroc d'une partie de son territoire .
La saoura et lahmada (Tindouf et Bechar) et Magnia faisaient partie du sultanat.
Le traité de Lala Maghnia a amputé le Maroc de al region de maghnia.
La frontiére du maroc commencé à partir de oued tafna. Audelà de Maghnia.
Meme l'emir Abdelkader avait protesté contre le sultan Moulay Abderrahman d'avoir bradé Magnia en 1844.
Le nom de joudz Bghal existait avant l'arrivée des français au Maroc
Début de la guerre des Sables

- 7 octobre 2007 - par FARID ALILAT


Mardi 8 octobre 1963. L’armée algérienne attaque un détachement des Forces armées royales au lieu-dit Hassi Beïda, non loin de Colomb-Béchar (aujourd’hui, Béchar). Dix soldats marocains sont tués. Très vite, les affrontements s’étendent à la région de Tindouf et de Figuig. La « guerre des Sables » a commencé. Elle va durer près de trois semaines.
Il existe depuis longtemps un contentieux territorial à propos des régions du Sud rattachées à l’Algérie par le colonisateur français. En janvier 1957, celui-ci met au point un projet d’Organisation commune des régions sahariennes (OCRS) dont l’objectif est de faire du Sahara une entité autonome de l’Algérie. Les Français proposent même aux Marocains, qui ont accédé à l’indépendance l’année précédente, d’en exploiter conjointement les immenses ressources. Or non seulement ceux-ci refusent la proposition, mais ils en informent leurs frères algériens. En juillet, Hassan II et Ferhat Abbas, le président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), reconnaissent l’existence d’un contentieux territorial et conviennent d’en différer l’examen jusqu’à l’indépendance de l’Algérie.

Celle-ci survient en 1962. Très vite, le GPRA est balayé par l’armée des frontières et Ahmed Ben Bella s’empare du pouvoir. Pour lui, pas question d’examiner un quelconque différend, le territoire algérien étant « un et indivisible ». Au cours du mois de septembre 1963, le Maroc masse des troupes le long de la frontière. Ben Bella accuse tour à tour son voisin d’expansionnisme et d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Algérie. Tout le monde veut encore croire qu’une solution pacifique est possible. Le 5 octobre, Ahmed Réda Guédira, le ministre marocain des Affaires étrangères, rencontre à Oujda Abdelaziz Bouteflika, son homologue algérien, pour tenter de désamorcer la crise.
L’irrémédiable a lieu dans la matinée du 8 octobre, quand les troupes algériennes occupent Hassi Beïda. Le lendemain, Hassan II dépêche d’urgence à Alger Abdelhadi Boutaleb, son ministre de l’Information, et le commandant de la Garde royale. Pour réclamer justice pour les victimes marocaines d’Hassi Beïda et demander l’ouverture immédiate de discussions. L’entrevue avec Bouteflika est un échec total.
Depuis son palais d’Agadir, où il tient des réunions-marathons avec son état-major, Hassan II appelle ses sujets à défendre l’intégrité territoriale du royaume. Les hostilités commencent. Elles feront, de part et d’autre, plusieurs dizaines de morts. Égyptiens et Cubains envoient sur place de petits contingents pour défendre leurs amis algériens, tandis que les Marocains bénéficient de l’appui des Américains. L’armée algérienne, encore embryonnaire, est bousculée. Les Marocains ont la possibilité de prendre Tindouf, mais, curieusement, s’en abstiennent et reculent, peut-être à la suite d’une intervention du général de Gaulle. À Alger, le traumatisme est terrible. La création ultérieure d’une puissante armée « populaire » en sera la conséquence directe.

Diverses tentatives de médiation échouent, jusqu’à ce que, le 26 octobre, le président malien Modibo Keïta invite Hassan II et Ben Bella à Bamako. Placée sous les auspices de l’Organisation de l’unité africaine, la rencontre débouche sur la conclusion d’un cessez-le-feu, qui prend effet le 2 novembre.
Le 15 janvier 1969, à Ifrane, un traité de paix est conclu. Mais les germes de futurs différends ne sont pas éradiqués pour autant : l’inextricable dossier du Sahara occidental n’est toujours pas refermé. Comme le dit Hubert Védrine, l’ancien chef de la diplomatie française, « l’affaire du Sahara est une affaire nationale pour le Maroc et une affaire identitaire pour l’armée algérienne ».
Chers Yabilidis.
bon jour. je suis né en 1961, mon pere as participer a cette maudite guerre entre FRERES,il ns as bq raconter, ils n´ont mm pas le droit de tirer, seulement garder les postes, ma mere ns raconter qu´il y´avait a l´epoque mm une tt relation naturelle entre marocain et algerien ds la frontiere. ils n´ont jamais compris pourquoi.Ns sommes des Freres et soeurs on s´aiment bq, alors que ns derigeant se detestent comme la peste.c ca la politique ds le monde Arabe.On aurai du peut etre bq reussir si nous arabes se reunis . on as ts , l´argent, les tetes, la richesse, de beau paysage, la soleil, la mer, tsts.
Citation
diko a écrit:
Chers Yabilidis.
bon jour. je suis né en 1961, mon pere as participer a cette maudite guerre entre FRERES,il ns as bq raconter, ils n´ont mm pas le droit de tirer, seulement garder les postes, ma mere ns raconter qu´il y´avait a l´epoque mm une tt relation naturelle entre marocain et algerien ds la frontiere. ils n´ont jamais compris pourquoi.Ns sommes des Freres et soeurs on s´aiment bq, alors que ns derigeant se detestent comme la peste.c ca la politique ds le monde Arabe.On aurai du peut etre bq reussir si nous arabes se reunis . on as ts , l´argent, les tetes, la richesse, de beau paysage, la soleil, la mer, tsts.

C'est nous qui sommes coupables, nous citoyens du Maroc et d'Algerie qui regardont passivement nos dirigeants (nos egareurs plutot) nous balader de cette sorte. Ruiner nos avenirs et brader nos richesses et nous empecher de nous voir.
SNP75,

A chacun sa verite:

Cet agrégé de Mathématiques, principal dirigeant de la gauche marocaine, un des dirigeants emblématiques les plus en vue du mouvement tiers-mondiste et panafricaniste des années 1960, figure historique du mouvement national marocain sous le protectorat, leader de l'opposition au début du règne d'Hassan II (1920-1965) s'engage en politique contre le « protectorat » français sur le Maroc et dénonce le conflit frontalier qui oppose le Maroc et l'Algérie en Octobre 1963,des hostilités ouvertes unilatéralement par le Maroc dont le seul but était de déposséder l'Algérie de ses terres.Peu de temps après l'indépendance de l'Algérie acquise en 1962,le climat s'envenime entre les deux pays à propos de la délimitation de leurs frontières que Rabat espère modifier contrairement au principe de l'intangibilité des frontières, héritées et scellées par la colonisation,le Maroc attaque en traîtrise, L'armée algérienne riposte et contre-attaque et pour la première fois dans l'histoire du Maroc et de l'Algérie, le sang marocain a coulé et l'ennemi repoussé hors des frontières algériennes.La guerre des sables qui éclate en Octobre 1963 par le Maroc qui avait revendiqué dans un premier temps des territoires algériens s'était soldé par une cuisante défaite, côté marocain.....

Des bribes de verite,sur l'enlevement et l'assassinat de Ben Barka.

[www.alterinfo.net]


Je peux citer quelques references ou toutes sans exception,parlent de l'attaque marocaine des postes frontaliers Algeriens avec morts de civils.

''Sahara Occidental: les enjeux d'un conflit régional''
Par: Khadija-Mohsen Finan
CNRS edition.

''Le conflit frontalier algéro-marocain''
in Revue juridique et politique, indépendance et cooperation, 18(1) janvier-mars 1964, pp-65-82
Par Marchat Henry.

''le conflit algéro-marocain''
Revue francaise de science politique, 15(4), aout 1965, pp.743-752.
Par Méric, É.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 25/01/08 08:35 par Talaght1.
Source : Histoire des Alaouites
Auteur : BENOIT-Méchin
Éditeur : Librairie Académique PERRIN 1994


LES FRONTIÈRES ALGÉRO-MAROCAINES
Bien que nous nous soyons efforcés dans ces pages de nous placer avant tout d'un point de vue psychologique et moral, dépeindre l'action de Hassan II sans parler de sa politique étrangère serait l'amputer de ce qu'elle offre de plus intéressant.
Décidé à pratiquer une politique de « non-engagement », Hassan II a effectué de nombreux voyages à l'étranger, soit pour y régler des contentieux consécutifs à la décolonisation, soit pour y obtenir une aide économique susceptible d'accélérer le développement du pays, soit encore pour expliquer aux gouvernements étrangers les raisons pour lesquelles le Maroc ne tenait pas à s'associer à une « politique de blocs » : voyage à Washington, voyage à Bruxelles où il a été l'hôte du roi Baudouin et de la reine Fabiola; voyage à Moscou où il a établi des contacts fructueux avec MM. Podgorny, Brejnev et Kossyguine ; voyage à Madrid; enfin voyage à Paris.
Mais c'est surtout dans le domaine de la politique africaine que son action s'est manifestée avec le plus de bonheur.
Mohammed V, comme nous l'avons vu, était mort sans avoir pu régler le problème des frontières méridionales du royaume. Il avait refusé, à plusieurs reprises l, de discuter cette question avec les autorités françaises (Pour plus de détail voir l’annexe à la fin de cet article) en déclarant qu'à ses yeux elle relevait exclusivement de l'Algérie et qu'il attendrait que celle-ci ait accédé à l'indépendance pour fixer par des conversations directes les limites définitives entre les deux pays. La mort prématurée de Mohamrned V et le prolongement de la guerre d'Algérie n'avaient pas permis de pousser les choses plus loin. Le 6 juillet 1961, c'est-à-dire quatre mois après son accession au trône, Hassan II avait conclu un accord avec Ferhat Abbas, alors président du gouvernement provisoire de la République algérienne. Par une lettre ; adressée au roi du Maroc, le représentant de l'Algérie reconnaissait « le caractère arbitraire de la délimitation imposée par la France aux deux pays » et spécifiait que « les accords qui pourraient intervenir à la suite de négociations franco-algériennes ne sauraient être opposables au Maroc, quant aux délimitations territoriales algéro-marocaines ». L'accord stipulait en outre que la question serait résolue par voie de négociations et qu'une commission paritaire serait constituée à cet effet, dès que l'Algérie aurait accédé à l'indé-
Ipendance.
En juillet 1962, au lendemain de la signature des accords d'Évian qui faisaient de l'Algérie un État indépendant, Ferhat Abbas avait été évincé du pouvoir et tous les engagements pris antérieurement par lui considérés comme nuls et non avenus. Lorsque le gouvernement marocain s'était tourné vers Alger pour demander la constitution de la commission chargée de régler le problème des frontières, il s'était vu opposer une fin de non-recevoir catégorique. Ben Bella, qui avait succédé à Ferhat Abbas, et les chefs du nouveau gouvernement algérien affirmaient:
1) Qu'au vu des traités internationaux conclus avant l'instauration du protectorat et dont le plus ancien remontait à 1767, jamais aucun souverain chérifien n'avait prétendu exercer sa souveraineté au-delà de ;"!'Oued Noun, situé bien au nord de la ligne frontalière «actuelle».
2) Que l'Algérie aurait pu mettre fin beaucoup plus tôt aux combats qui l'avaient ensanglantée pendant six ans si elle s'était contentée de la partie septentrionale du territoire et avait renoncé au Sahara.
3) Que c'était seulement lorsque la France avait consenti à inclure le Sahara dans son territoire national que l'Algérie avait déposé les armes et qu'en conséquence de nombreux Algériens étaient morts pour atteindre cet objectif.
4) Que la République algérienne étant « une et indivisible » il n'était pas question de céder un seul pouce de son territoire et que, au surplus, le chef de l'État algérien ayant juré sur le Coran - c'est-à-dire sur ce que les Arabes avaient de plus sacré - de maintenir envers et contre tout l'intégrité du patrimoine national, il était impossible de violer cet engagement sans commettre un parjure.
Comme on le voit, les successeurs de Ferhat Abbas faisaient montre d'une intransigeance inentamable et fermaient résolument la porte à tout règlement négocié. « Quand a-t-on jamais vu un État faire don d'une partie de son territoire à un autre État? demandaient-ils. Le Maroc veut s'annexer une portion de l'Algérie ? Eh bien, qu'il vienne la prendre ! Il verra comment il y sera reçu... »
Ulcéré par cette attitude si peu conforme aux scrupules qui avaient empêché son père de régler le problème avec le gouvernement français, Hassan II crut pouvoir trancher la question par lui-même. Dans la dernière quinzaine d'octobre 1963, il fit occuper par de petits détachements symboliques des Forces armées royales certains points de garde situés dans la zone déserti
Ulcéré par cette attitude si peu conforme aux scrupules qui avaient empêché son père de régler le problème avec le gouvernement français, Hassan II crut pouvoir trancher la question par lui-même. Dans la dernière quinzaine d'octobre 1963, il fit occuper par de petits détachements symboliques des Forces armées royales certains points de garde situés dans la zone désertique qui s'étendait entre la Hamada du Draa et Colomb-Béchar. Comme cette région avait été de tout temps dans la mouvance de l'Empire chérifien, il n'avait nullement l'impression de pénétrer dans un pays étranger. L'opération s'effectua sans difficulté, car les postes étaient vides et il n'y avait aucune unité algérienne dans les parages.
Lorsque le gouvernement algérien apprit cette nouvelle, sa réaction fut immédiate. Il ameuta son opinion publique en annonçant à la radio que l'armée maro*caine avait franchi la frontière et occupait indûment une portion du territoire national. Quarante-huit heures plus tard, des formations de l'ALN3 débou*chaient dans la région. Au lieu de rester l'arme au pied en face des postes marocains, en attendant un arbi*trage, elles les attaquèrent nuitamment et massa*crèrent leurs chefs. Les soldats répliquèrent par un feu nourri. Le sang commença à couler de part et d'autre. De nouvelles formations de l'ALN accoururent à la res*cousse. Durant toute la journée suivante et le surlende*main, les Algériens renouvelèrent leurs attaques, mais sans pouvoir entamer la ligne de défense des Maro*cains, qui avaient reçu eux aussi des renforts. Finale*ment, ils s'essoufflèrent. L'ALN était constituée de groupes de volontaires habitués à la guérilla. Elle était insuffisamment rompue à la guerre classique pour pouvoir tenir tête à l'armée marocaine, bien encadrée et dotée d'un armement supérieur. Lorsque les Forces armées royales passèrent à la contre-attaque, elles culbutèrent les formations algériennes, qui se disper*sèrent dans toutes les directions. « II n'y avait plus rien devant nous, devait déclarer plus tard un officier maro*cain. La voie était libre. Si Sa Majesté nous avait donné l'ordre d'aller de l'avant, nous aurions pu marcher sur Alger sans rencontrer d'obstacle. »
Mais cet ordre, le roi ne le donna pas. Il n'avait jamais été dans ses intentions de déclencher une guerre algéro-marocaine. Il avait simplement voulu occuper une position favorable pour amener les Algé*riens à accepter la négociation. Il savait que la partie était loin d'être gagnée. Les meilleures unités algé*riennes étaient retenues en Kabylie, où l'opposition à Ben Bella avait voulu profiter de la situation pour fomenter une révolte. Lorsque ce soulèvement aurait été maté - ce qui ne tarderait guère -, ces unités se retourneraient vers l'ouest pour affronter les Marcains. Comme leurs effectifs étaient très supérieurs à ceux des Forces armées royales, celles-ci risquaient d'être écrasées sous le nombre.
De plus, cet affrontement armé entre deux pays frères avait soulevé une émotion intense dans toutes les capitales arabes. La situation était si tendue que la Mauritanie se sentit en danger et se tourna vers Alger pour lui demander son assistance. En quelques jours, Hassan II se trouva isolé. C'est pourquoi il trouva préférable de ne pas exploiter à fond l'avantage initial qu'il avait remporté sur le terrain. Toute nouvelle avance de ses troupes aurait débouché sur le chaos.
Convoquée d'urgence par l'empereur d'Ethiopie, agissant en tant que président de l'Organisation de l'unité africaine, une conférence quadripartite se réunit à Bamako (29-30 octobre 1963). Elle comprenait, outre Haïlé Sélassié, le roi du Maroc, le président Ben Bella et M. Modibo Keita, président de la République du Mali. A l'issue des entretiens qui prirent par moments un caractère orageux, les quatre chefs d'État africains décidèrent :
1) L'arrêt effectif des hostilités et l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, à compter du 2 novembre, à zéro heure.
2) La constitution d'une commission composée d'officiers marocains, algériens, éthiopiens et maliens, qui déterminerait une zone au-delà de laquelle les troupes engagées seraient retirées.
3) La constitution d'un corps d'observateurs maliens et éthiopiens chargés de veiller à la sécurité et à la neutralité de la zone démilitarisée.
4) La réunion, dans les plus brefs délais, des ministres des Affaires étrangères des États-membres de l'Organisation de l'unité africaine, afin de constituer une commission spéciale qui aurait pour mission :
a) de situer les responsabilités dans le déclenchement des hostilités4;
b) d'étudier le problème des frontières et de soumettre aux deux parties des propositions concrètes pour le règlement définitif de cette affaire.
Les quatre chefs d'État décidèrent en outre :
1) La cessation par l'Algérie et par le Maroc de toute attaque publique, par voie de presse ou de radio, à compter du 1er novembre 1963, à zéro heure.
2) L'observation stricte du principe de non-ingérence dans les affaires des autres États;
3) Le règlement par voie de négociation de tout différend susceptible de survenir entre États africains.
Pour bien marquer qu'il n'y avait ni vainqueurs ni vaincus, le protocole final tint à souligner que les conversations s'étaient déroulées « dans une atmosphère amicale ».
Mais lorsque la commission spéciale prévue à Bamako voulut se réunir pour apporter un règlement définitif au problème frontalier, elle n'aboutit à rien. Les avis se partagèrent et le litige demeura entier. L'opération militaire avait failli déboucher sur le chaos; l'action diplomatique débouchait sur le vide.
Alors Hassan II se dit que, pour sortir de cette impasse, il fallait repenser le problème de fond en comble et le transposer sur un autre plan. On ne peut qu'admirer la largeur de vues avec laquelle il procéda à cette révision. Il paria que l'intelligence et la raison finiraient par l'emporter sur l'esprit de revendication territoriale et que les nécessités de la coopération économique remplaceraient « les vieux rêves de grandeur et de sable ». C'était un pari risqué et d'autant plus méritoire que le jugement que l'Histoire porterait sur son règne dépendrait, en fin de compte, de son échec ou de sa réussite. Pourtant, il n'hésita pas. Il avait pris conscience des dimensions du problème. De par sa nature et sa complexité, il n'était pas un de ceux que l'on pouvait résoudre à coups de canon. En revanche, lui apporter une solution durable assurerait à l'Algérie et au Maroc un avenir lumineux.
Réduit à l'essentiel, il pouvait se formuler comme suit : nul ne pouvait contester que le territoire revendiqué à la fois par le Maroc et l'Algérie n'ait entretenu depuis le XIe siècle des liens beaucoup plus étroits avec l'Empire chérifien qu'avec l'Algérie, ne serait-ce que parce qu'à cette époque l'Algérie ne formait pas encore un État organisé. Mais il était non moins indéniable que le partage des territoires pratiqué par la puissance colonisatrice - et qui se trouvait concrétisé par les accords d'Évian - avait placé cette région à l'intérieur des frontières algériennes. Modifier cet état de choses par la force était impensable. Chaque fois qu'on le tenterait, les instances internationales interviendraient pour imposer un cessez-le-feu aux belligérants. Qu'en recueillerait-on pour finir? Rien que des ressentiments supplémentaires et des morts inutiles...
À côté de ces ombres, les éléments positifs : le bassin de Tindouf contenait dans son sous-sol d'énormes richesses minières. On y trouvait du fer d'excellente qualité, notamment le gisement de Gara-Djebilet, un des plus riches du monde, puisque les experts évaluent ses réserves à deux milliards de tonnes et que la teneur en fer du minerai est de 65 pour cent (contre 35 pour cent pour le minerai de Lorraine). Ce gisement était suffisant, à lui seul, pour assurer la prospérité de l'Algérie et du Maroc, à condition d'être exploité d'une façon rationnelle. Les techniciens voyaient déjà surgir, aux lisières du Sahara, une « Ruhr nord-africaine » susceptible de fournir du travail à plusieurs générations.
Ces projets ne relevaient pas de la fantasmagorie. On pouvait en chiffrer les résultats sur le papier. Comme le volume de ces minerais était beaucoup trop élevé pour pouvoir être consommé sur place, il fallait en prévoir l'exportation. Ceci posait le problème d'un débouché sur la mer. Or les ports algériens les plus proches, Arzew et Ghazaouet ', étaient à 1 300 kilomètres, Port-Étienne 2, en Mauritanie 3, à 1 400 kilomètres, alors que les ports marocains de La Gazelle et de Tarfaya4 se trouvaient respectivement à 400 et 515 kilomètres. (Une voie rejoignant directement la côte en traversant le territoire d'Ifni serait encore plus courte, mais elle posait le problème de l'enclave espagnole 5.) Or le coût du transport de la tonne de minerai de fer avait une incidence directe sur son prix de revient. En comparant ces diverses données, on obtenait le tableau suivant :
COÛT DE PRODUCTION PAR TONNE, SUR LA BASE DE 15 MILLIONS DE TONNES/AN

Variante de tracé
Distance en km
Coût Coût d'extraction du transport en dollars en dollars
Coût total en dollars

Arzew
1300
1,10 4,40
7,05

(Algérie)




Ghazaouet
1300
3,30
5,60

(Algérie)




La Gazelle
400
2,00
4,40

(Maroc)




Tarfaya (Maroc)
515
1,75
4,05

Port-




Étienne (Maurita*nie)
1400
NOP
5,15

D'où il résulterait que le coût du transport représente*rait :
- 4 fois le coût de l'extraction, en passant par Arzew;
- 3,3 fois le coût de l'extraction, en passant par Gha*zaouet;
- 2 fois le coût de l'extraction, en passant par La Gazelle ;
- 1, 75 fois le coût de l'extraction, en passant par Tar*faya.
En le faisant transiter par les ports algériens, le minerai de Tindouf n'était plus compétitif, alors qu'il le demeurait largement en transitant par les ports marocains. Pour tenter d'échapper à cette obligation, la Sonarem, ou « Société nationale de recherches et d'exploitations minières », dépendant du ministère algérien de l'Industrie et de l'Énergie, avait étudié quatre-vingt-quatre variantes du tracé, portant sur toutes les possibilités d'évacuation. Or toutes avaient abouti à la même conclusion; l'exploitation des richesses de Tindouf n'était rentable qu'à condition d'emprunter le territoire marocain. L'avenir n'était-il pas clairement inscrit dans ces chiffres?
Puisqu'il en est ainsi, s'était dit Hassan II, pourquoi continuer à nous disputer des richesses qu'aucun de nous n'est capable d'exploiter à lui seul ? Pourquoi ne pas nous mettre d'accord pour constituer un orga*nisme équivalant à ce qu'est pour l'Europe la Commu*nauté du charbon et de l'acier? Au lieu de nous épuiser dans des luttes stériles, pourquoi ne pas faire de ces territoires une sorte de condominium économique algéro-marocain, auquel on pourrait associer par la suite la Mauritanie6 et le Rio de Oro 7, le jour où il aurait été évacué par les Espagnols ? Ainsi se constitue*rait au nord-ouest de l'Afrique une vaste zone de coprospérité trois fois grande comme la France, au regard de laquelle les problèmes posés par le tracé des frontières perdrait, sinon toute signification, du moins beaucoup de leur acuité.
Reléguer à l'arrière-plan les litiges territoriaux, les laisser se dissoudre au fil des années ; donner, pendant une période à déterminer, la primauté à la coopération économique ; imprimer à cette coopération une impul*sion assez forte pour qu'elle puisse porter des fruits avant l'achèvement de la période prévue, telles furent les grandes lignes du plan que se traça Hassan II ; et à la mise en œuvre duquel il décida de consacrer tous ses efforts. Mais pour pouvoir se concrétiser, ces prin*cipes directeurs avaient besoin de l'accord de tous. D'où une question préalable : les autres chefs d'État seraient-ils assez clairvoyants pour comprendre à quel point ces conceptions répondaient aux exigences de notre époque, à son besoin de faire peau neuve, à son refus de se laisser enfermer dans les cadres trop étroits légués par le passé? Rien n'était moins certain, car les relations entre Rabat et Alger étaient restées tendues. L'affrontement d'octobre 1963 avait laissé de part et d'autre des séquelles douloureuses. Il y avait une pente difficile à remonter. Mais, là encore, les événements favorisèrent le jeune roi et montrèrent à quel point la chance était de son côté. Avec Ben Bella, un rapprochement eut été impos*sible. Celui-ci n'avait pas digéré les circonstances dans lesquelles son avion avait été détourné, ni la facilité avec laquelle Mohammed V s'était accommodé de sa longue détention 8. Durant la durée de son incarcéra*tion à l'île d'Aix et à Aulnoye, Khider, qui était son compagnon de cellule, n'avait cessé d'attiser sa méfiance envers Mohammed V et la dynastie alaouite.
Or, le 19 juin 1965, un coup d'État militaire avait évincé Ben Bella du pouvoir. Un homme nouveau l'avait remplacé à la tête du gouvernement algérien : le colonel Houari Boumédienne. Tempérament éner*gique et réalisateur, dont le laconisme tranchait sur le verbalisme démagogique de son prédécesseur, l'ancien commandant de la Wilaya V était bien trop perspicace pour ne pas voir tous les avantages qu'apporteraient à son pays un désamorçage du différend algéro-marocain et son remplacement par une formule de coopération économique. Ayant étudié le problème sous tous ses aspects, il était parvenu à des conclusions qui rejoignaient celles de Hassan IL Dès lors, il ne res*tait plus qu'à les mettre en pratique.
Aussitôt, les ambassadeurs se mirent au travail pour créer une atmosphère favorable à la détente. Ces efforts convergents reçurent une première consécra*tion le 15 janvier 1969, quand fut signé à Ifrane, dans la résidence d'hiver du roi, un traité de fraternité, de bon voisinage et de coopération entre le royaume du Maroc et la République algérienne. Date capitale dans l'his*toire du Maghreb !
Un esprit amical, annonciateur du renouveau, semblait avoir balayé jusqu'au souvenir de la discorde. Pour apprécier l'importance de ce rap*prochement, il faut se référer au texte même du traité :
Art. I : Une paix permanente, une amitié solide et un voisinage fructueux, découlant naturellement de la fraternité séculaire liant les deux peuples frères, régne*ront entre la République algérienne démocratique et populaire et le royaume du Maroc, et viseront à l'édifi*cation d'un avenir commun et prospère.
Art. II : Les Parties contractantes s'engagent à renfor*cer leurs relations communes dans tous les domaines et notamment dans les domaines économique et cultu*rel, afin de contribuer à l'élargissement du champ de la compréhension mutuelle entre les peuples frères d'Algérie et du Maroc et au renforcement de l'amitié et du bon voisinage entre eux.
Art. III : Considérant que la coopération économique constitue une base solide pour leurs relations paci*fiques et amicales et vise à la promotion de leurs pays, les Parties contractantes apporteront leur participation réciproque au développement de cette coopération dans tous les domaines.
Art. IV : En cas de litige ou de différend, sous quel*que forme que ce soit, les Parties contractantes s'inter*disent de recourir à l'emploi de la violence entre elles et s'emploieront à régler leur différend par des moyens pacifiques [...], en application des principes et des résolutions de l'Organisation des Nations Unies, de la Ligue des États arabes et de l'Organisation de l'Unité africaine.
Art. VIII : Le présent traité restera en vigueur pen*dant une durée de vingt ans à compter de la date de sa mise en exécution9. Il est renouvelable, par tacite reconduction, pour une période de vingt ans, tant qu'il n'est pas dénoncé par l'une des Parties contractantes, par écrit, un an avant son expiration.
Pour le Royaume du Maroc
Le Ministre des Affaires étrangères
Ahmed laraki
Pour la République algérienne
Le Ministre des Affaires étrangères
Abdelaziz bouteflika
Je voudrais souligner deux points qui donnent à ce traité une signification particulière, devait dire Hassan II peu de temps après sa signature. D'abord, il a été contracté pour vingt ans - ce qui est un délai inhabi*tuel pour une convention de ce genre ; ensuite, il asso*cie étroitement la coopération culturelle à la coopéra*tion économique. Pourquoi? Parce qu'il est vain de vouloir faire avancer les choses si l'on ne s'occupe pas, en même temps, de faire progresser les esprits. J'ai souhaité que les écoles marocaines, algériennes - et pourquoi pas tunisiennes ? - dispensent à nos enfants un enseignement qui les rende plus conscients de leurs liens de parenté et leur apprenne à voir les choses sous un angle plus large que cela n'a été le cas jusqu'ici. Dans vingt ans, une nouvelle génération aura grandi, pour laquelle les problèmes de frontières n'existeront plus, ou, du moins, s'ils se posent, ce sera dans des termes très différents d'aujourd'hui. Entre-temps, le traité d'Ifrane aura fait ses preuves et sa reconduction ne soulèvera aucun problème, car chacun aura compris que le Maghreb tout entier est le plus petit espace géographique dans lequel nous puissions vivre. Songez qu'en l'an 2000 le Maroc, l'Algérie et la Tunisie auront, à eux trois, quatre-vingts millions d'habitants. Ces conceptions sont caractéristiques de la manière de penser de Hassan II. Ce n'est pas à lui qu'il faut apprendre que ce qui paralyse la vie, ce ne sont pas les contraintes, c'est le manque de hardiesse.
Fin
Annexe:
Durant les négociations de Paris, les autorités françaises ont proposé au roi Mohamed V de fixer le tracé des frontières dans les confins sahariens, afin d’éviter toute contestation ultérieur. Elles se sont même déclarées prêtes à inclure la région de Tindouf et la Hamada du Draa dans le territoire marocain. Mais Mohamed V leur a opposé un refus catégorique. A ses yeux, la question des frontières méridionales du royaume relève exclusivement du Maroc et de l’Algérie : elle doit être réglée d’un commun accord entre les deux pays. Or l’Algérie, dans l’état actuel, n’a pas voix au chapitre. Elle est engagée dans des combats dont dépend son avenir. Le roi répugne à profiter de cette situation pour lui porter un coup bas.« Aucun avantage moral ou matériel, déclare-t-il, ne saurait justifier un acte de félonie. Nous réglerons cette affaire plus tard, entre voisins. Je n’ai pas voulu accabler la France lorsqu’elle était à terre ce n’est pas pour frapper un pays frère lorsqu’il se trouve en difficulté.»
Chacun rend hommage à son élévation morale. Mais comme ses interlocuteurs français lui font observer que la France n’a nullement l’intention de quitter l’Algérie et que cette situation risque de se prolonger longtemps, il répond, imperturbable :« Eh bien!nous attendrons!»
Source : Histoire des Alaouites
Auteur : BENOIT-Méchin
Éditeur : Librairie Académique PERRIN 1994
Page 165

Bonne lecture
abouali
hassan2 revait d'un grand maroc à l'indépendance de la mauritanie il y'a eu un fait que j'ai oublié
pour celui de l'algerie il a voulu s'accaparer une partie de son territoire ; la decolonisation du sahara voyez ce qui est arrivé ; en verité on est une seule nation mais les algeriens n'ont jamais accepté l'affaire de 1963 il etait arrogant; manipulé le verbe facilement et mettez au pied du mur des journalistes.Les marocains parlent d'ennemis ( oudianes)en faisant allusion aux algeriens ; et tout a commencer en 1963; deriassa a chanté ya maghribi ya khouya yak ana ouanta ikhouane et nous le disons jusqu'a aujourd'hui vous etes nos freres mais vous perdez du temps.
Citation
Sacre a écrit:
Citation
ahmed1950 a écrit:
salut

comment l'algerie peut attaquer le maroc alors qu'elle venait de sortir d'une longue guerre qui a fait 1 millions et demi de martrys les caisses etaiant vides vaut mieux ne pas parler de cette periode car le roi hassen2 n'etait pas un homme et la dignité de nos freres marocains s'est retrouvé bafouée à cause de cette affaire vous pouvez dire ce que vous voulez (machi redjla) nous avons oublié ;ce que je peux vous dire c'est qu à l'indépendance ;les FAR penetraient les terres algeriennes et planter des drapeaux rouges
hassen 2 avait des idées expansionnistes et la hogra vous la connaissez mieux que nous car vous la vivez tout les jours jusqu'a maintenant venez apprendre ( el fohoulia ici ) car chez nous les cireurs n'esxistent pas ici on prefere mourir que de se prosterner
vous etes nos freres et cette periode n'honorent pas le maroc; il ne faut se disculper vaut mieux stopper ce sujet; le peuple marocain est bien c"etait son roi il a fait beaucoup de mal meme a son peuple.
dar le mokri ;tazmamart le fameux commissariat de dar el beida derb je ne sais quoi cette periode nous l'avons vecu avec vous et nous ressentons de l'amertume jusqu'a maintenant vous allez me dire regardez chez vous; nos dirigeants ont les emmerde et le peuple algerien ne fait qu'a a tete depuis longtemps d'ailleurs

Comment peux t on se vanter d'avaoir battu l'armee française en 62 et se plaindre de ne pas etre pret contre le Maroc?

Comment peux tu ignorer les materiels de guerres flambants neufs fournis par CUBA, L'Egypte de Nasser et l'URSS? Sans compter les officiers de ces pays qui vous apprenaientt à nous attaquer?

D'où le Maroc a sorti les officiers egyptiens de NAsser qu'il a fait prisonniers durant la guerre des Sables?

Qui a attaqué et bombardé les civils de la Casbah de Tindouf uniquement parce que son Caïd a brandit le drapeau marocain?

Qui lorsque les marocains sont venu au secours des populations marocaines victimes de purifications ethniques a attaqué lachement Figuig peuplé que de Civil au lieu de se frotter au FAR à Tindouf?

Sais tu que le cadeau du Roi à l'Algerie pour feter son accès à l'independance en 62 a été des blindés neufs pour equiper votre armee?

Ajouter le mensonge à la lacheté est vraiment d'une extreme bassesse.

Désolé,le mot Hogra nous ,on n'en connais ,jamais entedu sauf dans les medias algeriens.Alors rassures toi mon ami..c'est un mot de chez vous
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