TelQuel. Qui sommes nous ? - Un rapport étonnamment critique
Bonjour à tous,
le gros mérite de ce rapport est d'exister. N'oublions pas que jusqu'à une date pas si lointaine que ça, les chiffres publiés par le gouvernement marocain avaient autant de valeur que ... que rien du tout. Commençons par saluer cet effort de transparence et ne boudons pas notre plaisir. Merci à vous mesdames et messieurs de nous avoir produit ce rapport. A titre perso, je n'ai pas eu trop le temps de le lire, mais j'espére qu'il donnera lieu ici à un débat constructif et fructueux, "sans commentaires trop sévères et inutilement blessants”, comme le dit si bien Belfqih.

Amicalement,

Jihad
bikhir: Toujours fidèle a toi même. Tu n'as parlé que de Nabil et les autres. Est-ce que tu as abordé le sujet dans ton post ? Aucunement. Est-ce que c'est toujours comme ça ? Oui et systématiquement. Balais devant ta porte avant de t'attaquer aux autres.

On peut discuter des bonnes choses de ce rapport tant qu'on veut mais il faudra un moment ou un autre changer d'angle et analyser ses ratés. Est-ce que tu es psychologiquement prêt à un tel exercice. Sincèrement je ne crois pas. Tu vas applaudir (dans ta tête) et tu vas te donner pour mission de faire taire tous ceux qui oseront critiquer ce rapport.

Est-ce que tu es prêt à discuter des failles de ce rapport et des questions que j'ai posées dans mon précèdent post ?

Je ne crois pas que tu sois prêt même de discuter des bons coups du rapport. En quoi le rapport a été une révolution etc. Tu sais juste applaudir. Tu me rappelles les dernières modifications de la constitution marocaine. Les gens votaient Oui sans savoir de quoi avait l'air la précédente constitution ni de quoi a l'air la nouvelle, ni quels sont les changements que le roi a apportés.

Maintenant je comprends mieux tes réactions toujours identiques. Tu le dis toi même tu ne lis même ce qu'écrivent tes interlocuteurs. Alors c'est normal que tu ne comprenne rien à ce qu'ils racontent.
Jihad: tu as raison. Le mérite de ce rapport est d'abord d'exister. Mais nous sommes quand même assez mature pour le lire ou du moins lire ses grandes lignes et dire ce qu'on en pense. Non ? Le problème ici c'est que si tu dis le rapport est excellent mais. On te crucifiera pour le “mais”. Tout ce qui émane du pouvoir est sacré est indiscutable. Ce que moi je dis c’est : Arrêtons de nous prendre nous même pour des mineurs. Il y a du bon et du mauvais dans ce rapport. Avons nous le droit d'en parler ? Beaucoup de gens ici ne veulent pas de débat, ils veulent juste applaudir. Si tu n'applaudi pas tu es algérien.
Soprano: Je suis un de ceux qui disent qu'il y a trop de prostitution au Maroc. Mais dire que le niveau de prostitution est alarmant ne veut absolument pas dire que je pense que toutes les marocaines sont des put**. Tu as un peu vite sauté aux conclusions comme on fait tous d'ailleurs.

Je l'ai déjà dis et je le répète, Je me fous de la prostitution en Algérie, au Liban ou en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Mon pays c'est le Maroc. Voir un touriste choisir la jeune fille devant un Lycée ça me fait mal et honte. J'ai le droit de le crier haut et fort. C'est trop et il faut que les autorités sachent que les marocains se sentent humiliés quand ils voient ça. Il faut le crier sur toutes les tribunes. Ici s’en est une. Est-ce que ça fait de moi un anti-marocain ? Est-ce que ça fait de moi un algérien ? Est-ce que ça veut dire que je pense que toutes les marocaines sont des prostitués ?

Si je rapporte un article sur la prostitution en Algérie je serais un ami de la meute. Si j’en rapprote un sur la prostitution au Maroc, je suis un anti-marocain. Tu vois la logique ?
bonjour,

en haut j'ecris ceci

"ca nous change de ces editoriaux maladifs, arrogants et steriles de certains "journaux".

c'est dingue mais voila que ca arrive, pas le moindre effort mais n'guir - lol !!!


[www.lejournal-hebdo.com]

Par Aboubakr Jamaï

Confier à des experts la réflexion sur les affaires du pays revient à faire oeuvre utile. En faire une opération de relations publiques dans le but de lustrer la monarchie est une duperie intellectuelle. La somme de travaux publiés par une équipe d'universitaires dans le cadre d'un rapport général sur le développement humain depuis 50 ans et le rapport de l'IER sont considérés par les « marketeurs » du Palais comme les deux piliers d'une communication censée ravaler la façade du régime. Plusieurs études thématiques se révèlent à la hauteur du défi intellectuel de l'opération. Une opération que les promoteurs présentent comme un méga-bilan du développement humain du Maroc depuis l'Indépendance. Comme pour l'IER, tout n'est pas à jeter, et certainement pas l'idée elle-même. Hélas, le document de synthèse de quarante cinq pages censé résumer les travaux est d'une probité intellectuelle pour le moins douteuse. La présentation du rapport laisse penser que la synthèse correspond à l'opinion des chercheurs associés au projet. Etant donnée la réputation d'intégrité indiscutable dont jouissent certains auteurs de l'étude, le lecteur est amené à croire que les opinions exprimées dans ce texte de présentation bénéficient de leur aura de sérieux et de probité. Najib Akesbi est pour l'instant le seul expert du lot qui eut le mérite de dénoncer ce qui relève de la manipulation. Que contient ce texte de fâcheux ? Une équivalence morale scandaleuse entre la répression du régime et le combat de l'opposition. « Des moments de large participation des partis au gouvernement ont alterné avec des moments de crispation », écrivent le ou les auteurs du rapport. Crispation. Les Anglais appellent cela un « understatement », les Français une litote. Tazmamart, Kalâat M'gouna, Derb Moulay Cherif, l'affaire Ben Barka, le centre de détention secret de Témara, etc… : une crispation. Toujours dans le même registre, les lumières qui ont rédigé ce texte nous expliquent que « cette conflictualité a été à la fois trop longue et trop coûteuse, aussi bien en terme de surcoûts sécuritaires et d'administration de contrôle et de surveillance, qu'en terme d'ajournements des priorités du pays aux dépens des problèmes sociaux de larges populations ». En d'autres termes, ces inconscients d'opposants ont obligé notre magnifique régime à se crisper et à allouer à la stabilité du pays des ressources qu'il aurait pu investir dans le bien-être des Marocains. Autre exemple scandaleux d'équivalence morale qui ferait rosir de bonheur le plus effronté des révisionnistes, les élections. « Les déviances entachant les processus électoraux, le caractère conjoncturel et instable des alliances partisanes locales, l'inégale formation des élus,.. sont autant de facteurs qui ont pénalisé le développement humain… » , osent écrire les auteurs du texte. Ainsi, les élections n'ont pas été truquées, elles ont subi des « déviances ». Des déviances qu'on peut mettre sur le même plan d'égalité que la « mesquinerie politicarde » des partis et « l'analphabétisme » des élus. Mais ce n'est pas tout, les auteurs se surpassent quand ils abordent la question constitutionnelle. « Sur le terrain des réformes constitutionnelles, la monarchie a su à chaque fois prendre les initiatives adéquates », écrivent-ils. La philosophie de ce texte est tout bonnement vile car elle justifie au fond les atteintes graves à la dignité des Marocains et absout le régime de ses pires méfaits. Najib Akesbi a eu le courage de s'élever contre cette manip', et les autres ?