chargement... Nabuchodonosor II [ MP ] [ Ajouter à mes amis ] 14 janvier 2012 02:10 |
16 janvier 2012 14:39 |
17 janvier 2012 00:56 |
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Khatchi Louisa a écrit:
Il est vrai que leur dialecte comporte beaucoup de vocabulaire d'origine arabe fossha et leur accent est proche de celui qu'on entend chez les arabes orientaux (dialecte syrio-libanais) contrairement à darija de Oujda ou Casa qui est plus brut à l'oreille. Mais il est aussi vrai qu'il comporte pas mal de mots dont l'origine est improbable et qui sont incompréhensibles pour les autres marocains.
17 janvier 2012 14:56 |
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amir-al-bahr a écrit:Citation
Khatchi Louisa a écrit:
Il est vrai que leur dialecte comporte beaucoup de vocabulaire d'origine arabe fossha et leur accent est proche de celui qu'on entend chez les arabes orientaux (dialecte syrio-libanais) contrairement à darija de Oujda ou Casa qui est plus brut à l'oreille. Mais il est aussi vrai qu'il comporte pas mal de mots dont l'origine est improbable et qui sont incompréhensibles pour les autres marocains.
Justement, ces mots "improbables" sont des mots arabes. Ils paraissent improbables à cause de leur prononciation, mais quand on les déchiffre, on s'apperçoit qu'ils existent dans le dictionnaire arabe. Mais je te rejoins parfaitement sur le dialect syrio-libanais, notamment la prononciation du Qâf en Alîf, et le Jîm qui dans ma tribu est prononcé Djîm, très accentué d'ailleurs. Le mot Jarh, se prononce 'Djarh, exactement comme il est prononcé en Irak. Par contre, le Jîm devient G dans Gless (ijlis, assieds-toi) ; Lgouz (al-jouz, noix) ; 'Ngass (ijjâss, poire) etc... Le mot Fâh, littéralement "sa bouche" vient de Fam, bouche, en arabe. Il y en a plein d'autres.
17 janvier 2012 15:11 |
17 janvier 2012 15:24 |
17 janvier 2012 23:31 |
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Khatchi Louisa a écrit:
Les Ewaryéghel sont proches géographiquement et ethniquement des jbalas, ce qui explique pourquoi ils ne prononcent pas le R de façon forte. Parfois, on ne l'entend même pas dans la plupart des mots en R.
...J'avais lu aussi que les Andalous de Grenade transformaient le Qâf en Kaf...Et à Temssamane les gens de la campagne prononcent le Qaf ainsi (Kahwa,Tamrikt ...).17 janvier 2012 23:55 |
18 janvier 2012 01:37 |
18 janvier 2012 08:45 |
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amir-al-bahr a écrit:
@ Khatchi Louisa :
Je comprends que tu ne sois pas d'accord. Mais tu donnes une précision de taille. Targuist est située tout à fait au Nord du pays des Sanhaja. C'est précisément à la limite du Rif. D'ailleurs cette "limite" n'est pas très claire. Un ami de Targuist me confirme que le rifain est courant chez-eux, bien que lui se considère comme Arabe et ne comprend pas un mot de Rif.
Les Sanhaja Shams sont situés tout à fait au sud du pays Sanhaja, à quelques encablures de la ville de Aïn Aïcha (Est) , précisément à Aïn Mediouna. Aïn Mediouna est à près de 90 km de Targuist, au sud. Je te confirme qu'on n'y parle pas un mot de Rif. De plus, en tant que linguiste je le saurais puisque c'est là un de mes centres d'intérêt, d'autant que j'y vais au moins une fois par an pour m'occuper de mes oliviers.
Enfin il est aussi important lorsque tu parles de physionomie. En effet, les gens de la tribu Sanhaja Shams ont bien plus l'air arabe que rifains. On trouve certes, chez les Sanhaja Shams, des gens au teint clair et aux yeux gris-bleu y compris dans ma famille. Et curieusement, on retrouve les mêmes caractéristiques chez beaucoup d'Arabes de Syrie. Mais il y en a aussi en Irak.
18 janvier 2012 16:12 |
alors que les Saoudiens, et autres Arabes lorsqu'ils retranscrivent en latin n'utilisent pas le "d"...Je citerais un exemple connu de tous:la chaîne arabe Al Jazeera.18 janvier 2012 17:54 |
19 janvier 2012 02:10 |
19 janvier 2012 11:38 |
19 janvier 2012 11:43 |
19 janvier 2012 14:33 |
19 janvier 2012 14:40 |
19 janvier 2012 14:52 |
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Nabuchodonosor II a écrit:
@ Khatchi Louisa :
Ta remarque est intéressante. Mais elle me semble profondément subjective et dénonce un jugement personnel. J'espère que les Berbères ne se sentent pas inférieurs. Car d'après ton raisonnement, prétendre que je suis Arabe cacherait une origine berbère non assumée ? Ce qui est valable pour moi serait donc valable pour les autres. N'y aurait-il comme seule fierté au Maroc que celle d'être (ou de se sentir) Berbère ? Ton expérience infructueuse avec les Arabes ne devrait pas induire ce type de raisonnement.
D'abord, la recherche de filiation n'est pas contraire à l'Islam, elle est, de surcroît conseillée et fait l'objet d'un hadîth que je m'eforcerai de retrouver (hadith sur le "Nassab" (la filiation) . Ensuite, je crois que c'est tout à l'honneur de l'être humain de connaître ses propres origines. Gardons à l'esprit que la possibilité de porter le nom de la mère en France n'a d'autre but que de dissiper les origines des individus, et de fondre dans la masse les personnes nées sous "x" . Là n'est pas le sujet, j'en conviens. Enfin, les Berbères étant des êtres humains à part entière et libres dans leur nom comme dans leur nature, je ne vois pas pourquoi je me sentirais inférieur si je l'étais. Je n'ai pas à me faire plaisir en me trouvant une identité berbère que je n'ai pas. Non, je revendique et j'assume pleinement mes origines arabes, sans complexe aucun.
Etre Arabe, c'est tout simplement appartenir à un groupe humain. Le peuple Arabe est un et indivisible. Tu auras compris que je ne parle pas là des problèmes que pose le contexte géopolitique du Monde Arabe qui reste lui divisé, politiquement parlant. Non, je parle des Arabes en tant qu'ils forment un peuple, qu'ils soient d'Orient ou d'Occident. La migration d'un peuple ne saurait faire abstraction de son origine en dépit des métissages qu'il a pu produire par nécessité. On sait que lors des conquêtes de l'Ifriquiya, les Arabes prenaient pour épouses des autochtones. Cela ne faisait pas d'eux des Berbères pour autant. Mais la filiation qui prime étant celle du père, l'origine de sa descendance demeure forcément la sienne.
Il n'y pas d'idolâtrie des autres origines, il faudrait pour cela ne pas en avoir, et c'est interdit par ma religion. Il y a l'intérêt qu'on porte à sa propre origine et le respect qu'on doit à ses ancêtres. Et je trouve particulièrement exagéré l'idée que les Arabes d'Orient ne manifestent pas d'estime envers les Arabes marocains. L'idée reçue que les autres ne nous "aiment pas" est à mon sens fausse. J'ai de bons rapports avec des Arabes de toute origine, y compris dans les pays du Golf. J'ai été très bien reçu en Arabie Saoudite, aux Emirats, au Qatar et en Jordanie, à chaque fois par des "locaux" (pas par des étrangers établis làbas) et toujours avec la célèbre hospitalité arabe, qu'on retrouve d'ailleurs en Orient comme au Maroc.
Le cas du Maroc est remarquable à plusieurs égards. D'une part, il est géographiquement à l'opposé de l'Orient arabe. La distance qui le sépare du Moyen-Orient fait de lui, aux yeux des Arabes orientaux, un pays lointain et encore mal connu. D'autre part, la mixité de ses habitants Arabes et Berbères entretient une ambigüité réele quant à son appartenance à un groupe. On tend aujourd'hui, plus que jamais, à dire que le Maroc est un pays "Amazigh", ce qui cultive une certaine suspicion des Arabes orientaux sur le caractère arabe du pays. Par ailleurs, le "parlé arabe marocain" reste souvent incompréhensible ailleurs, ce qui conforte l'idée chez les autres que le Maroc n'est pas arabe. Enfin, et c'est pour moi une des raisons principales, le Maroc et les Marocains se sentent plus proches de l'Europe, voire des Européens, que du Monde Arabe en général et du Moyen-Orient en particulier. Ce sentiment d'éloignement du Monde Arabe, la proximité de l'Europe occidentale et souvent l'adoption de sa culture font que les Marocains ont beaucoup de peine à se positionner dans la nation arabe, en dépit de la mixité de ses habitants.
19 janvier 2012 14:58 |
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Nabuchodonosor II a écrit:
On ne fait pas la leçon à Ibn Khaldoun. Lorsqu'il dit que les Sanhaja sont Arabes, il le dit avec force, ténacité et conviction. Et moi aussi.
Le reste n'est que pure invention. Il est facile de transformer le mot Sanhaja en "aznag" et autres sobriquets. Quant aux Arabes, ils ont toujours su prononcer le son "G", qui remplace, selon les contrées, soit le Qâf, soit le Jîm.
Et pour rappel :
"C'est dans son livre Kitab al-'ibar qu'Ibn Khaldoun accepte l'authenticité de la filiation arabe des Kutama et des Sanhaja (Maya Shatzmiller, Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, 1983, volume 35, pp. 145-146) . Par ailleurs, Ibn al-Kalbi (m. 204H/819-820) rapporte dans un récit historique que : "...Les tribus des kétama et des Sanhaja n'appartiennent pas à la race berbère : ce sont des branches de la population yéménite qu'Ifricos Ibn Saifi établit en Ifrikia avec les troupes qu'il y laissa pour garder le pays". (Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, traduit par Baron de Slane, nouvelle édition, (Paris 1926-1956) I, 176-167) ." Op. cit.
"il n’y a que les Sanhadja et les Ketama dont l’origine soit pour eux un sujet de controverse. D’après l’opinion généralement reçue, ces deux tribus faisaient partie des Yéménites qu’lfricos établit en Ifrikia lorsqu’il eut envahi ce pays." Ibid.
Au risque de se répéter, mais noir sur blanc et en rouge pour ceux qui ne voient pas.
19 janvier 2012 15:19 |
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Nabuchodonosor II a écrit:
@ Khatchi Louisa :
Juste à propos du titre. Il ne fait pas problème. Ibn Khaldoun parle des Sanhaja tout court. Ce sont donc tous les Sanhaja qui ne sont pas Berbères. Et cela, sans exception.
19 janvier 2012 23:37 |
20 janvier 2012 08:46 |
20 janvier 2012 08:49 |
20 janvier 2012 11:44 |
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Khatchi Louisa a écrit:Citation
amir-al-bahr a écrit:Citation
Khatchi Louisa a écrit:
Il est vrai que leur dialecte comporte beaucoup de vocabulaire d'origine arabe fossha et leur accent est proche de celui qu'on entend chez les arabes orientaux (dialecte syrio-libanais) contrairement à darija de Oujda ou Casa qui est plus brut à l'oreille. Mais il est aussi vrai qu'il comporte pas mal de mots dont l'origine est improbable et qui sont incompréhensibles pour les autres marocains.
Justement, ces mots "improbables" sont des mots arabes. Ils paraissent improbables à cause de leur prononciation, mais quand on les déchiffre, on s'apperçoit qu'ils existent dans le dictionnaire arabe. Mais je te rejoins parfaitement sur le dialect syrio-libanais, notamment la prononciation du Qâf en Alîf, et le Jîm qui dans ma tribu est prononcé Djîm, très accentué d'ailleurs. Le mot Jarh, se prononce 'Djarh, exactement comme il est prononcé en Irak. Par contre, le Jîm devient G dans Gless (ijlis, assieds-toi) ; Lgouz (al-jouz, noix) ; 'Ngass (ijjâss, poire) etc... Le mot Fâh, littéralement "sa bouche" vient de Fam, bouche, en arabe. Il y en a plein d'autres.
Pas tout à fait d'accord. J'ai des cousines qui proviennent du Jbel, ce sont les filles à ma tante maternelle. Il y a des mots qui sont tout sauf arabe comme par exemple pour le mot bouche il se disait d'une autre façon, ça ressemblait au berbère rifain akemome/akemoch.
Il y a certes de l'arabe pur dans le dialecte mais aussi du berbère. Il y a encore des gens qui parlent en amazighia dans ces coins là notamment pas loin de Targuist. De plus, leur physionomie est loin de ressembler à celle des Yéménites. Tu en trouves on dirait des Suédois, ou des filles aux yeux très clairs et aux traits doux. Je dirais qu'ils ont pris une certaine influence et origine arabe, mais ils ne sont pas arabe à 100% ce n'est qu'un apport au milieu de la population autochtone.
Ensuite, il existe aussi un groupe de rifains Sanhaja, juxtaposés aux Jbalas, ce sont les Igzenayen. Ils parlent berbère à 90%. Le reste ont adopté un dialecte très proche des Jbalas.
Il y a aussi les ghomora :[ghommo.fr.gd]
la bouche cest d2ome, par exemple chod do2mek ou éftah do2mek mais cest un ptit peu vulgaire de dire sa , sinn je dis foum mais voila cetait pour dire ce que tavais entendu cetait sa a mon avis 
20 janvier 2012 13:15 |
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Nabuchodonosor II a écrit:
Je constate que le débat retrouve un peu de son objectivité. Ce que tu dis est tout à fait audible. Le Nouveau Monde n'a pas inventé le melting pot, et il est clair que les métissages sont permanents. C'est pour cela que la filiation joue un rôle important dans les groupes humains, où qu'ils se trouvent. Prenons l'exemple des Québéquois. On sait qu'ils sont les déscendants des colons français. Mais on sait aussi que ces mêmes colons se sont mélangés aux autres colons, notamment anglais, mais aussi amérindiens. Pourtant ils font toujours référence à leur appartenance à un groupe : les Français. La grande majorité des Québéquois ne renient pas leurs origines françaises et font même la promotion du français comme langue de référence et d'unité de leur province. Le français est d'ailleurs la langue officielle de la province de Québec. Dans cette optique, l'exemple le plus significatif est celui des français de la Nouvelle Orléans. Ils sont Américains mais revendiquent avec force leur identité française et en préservent même la langue qu'ils continuent de parler dans sa forme de l'époque de La Fayette.
Par analogie, les Sanhaja n'échappent pas à cette règle, à la différence près qu'au Maroc, c'est l'identité du pays qui prime. Car l'identité marocaine est, depuis 13 siècles, le ciment qui lie les Marocains. Après les guerres tribales et de clans, le régionalisme a nettement reculé depuis l'avènement des Alaouites. Des tribus et des clans réunis autour d'un même souverain et régis par une entité unique : le Makhzen. A partir de là, l'allégence est de rigueur dans toutes les tribus, à quelques exceptions près, et c'est à travers la "marocanité" qu'elle s'exprime. Le régionalisme est relégué au second rang. Dans les esprits, ce n'est plus tant être Berbère ou Arabe qui est important, c'est être Marocain. C'est comme cela que le Maroc s'est affirmé et a su garder son unité, exception faite de la période du Protectorat où l'identité Berbère du Rif a ressurgit en la personne d'Abdelkrim El Khattabi. On parlait alors (pour minimiser l'ampleur de l'événement) de "Blad El Makhzen" et de "Blad Siba" ; Blad Siba étant tout ce qui n'est pas soumis au sultan, sultan soumis d'ailleurs lui-même à l'occupant français, puis espagnol. On sait que les Espagnols ont dû s'allier aux Français, appuyés par les soldats du Makhzen, pour "pacifier" le Maroc non soumis, c'est-à-dire le Rif.
Sur le plan physionomique, bien qu'on puisse lui accorder une grande importance, il n'est pas évident d'affirmer que les individus au teint clair et aux yeux bleus soient nécessairement le fruit d'une présence - ou plutôt passage - d'une quelconque population venue du nord de l'Europe. Des pseudo-scientifiques européens ont longtemp voulu croire à cette idée que les Berbères auraient des origines nordiques et même gauloises, pour justifier la présence de "blonds aux yeux bleus" dans la région. Mais Gabriel CAMPS, vient nous éclairer sur le fait que ces derniers auraient tout simplement "toujours existés" à cet endroit du globe (Gabriel CAMPS, Islam, société et communauté. Anthropologie du Maghreb, sous la direction de Ernest Gellner, les Cahiers, C.R.E.S.M, Editions CNRS, Paris, 1981) .
Par ailleurs, ce caractère physionomique se retrouve parfaitement et reste assez commun au Moyen-Orient (Liban, Palestine, Jordanie, Syrie et Irak) . Pour aller plus loin, tous les Saoudiens ne sont pas "foncés" , bien que ce soit le caractère dominant. mais pour l'anecdote, un prince de la famille des Al-Saud a les cheveux clairs et il a aussi des yeux bleus, bien que ses parents soient tous deux arabes. Il s'agit du prince Yazid Bin Abdulaziz Al-Saud. Bien plus proche de nous, Feu le roi Hassan II n'avais pas non plus le teint foncé alors que ses origines sont de Yanbu' Al-Bahr, dans le Hijaz, en Arabie, là où sa propre mère est décédée et est enterrée.
Au total, on peut dire que les Sanhaja sont, comme le confirme Ibn Khaldoun, d'origine arabe, mais qu'ils recouvrent une diversité de groupes. En effet, les uns, ayant subis un métissage important, peuvent être considérés comme appartenant au groupe Berbère tels que les Igzenayen. Tandis que d'autres, comme les Sanhaja Shams, ont conservé une certaine authenticité qui fait d'eux des Arabes à part entière.
20 janvier 2012 13:57 |
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minaa_ a écrit:Citation
Khatchi Louisa a écrit:Citation
amir-al-bahr a écrit:Citation
Khatchi Louisa a écrit:
Il est vrai que leur dialecte comporte beaucoup de vocabulaire d'origine arabe fossha et leur accent est proche de celui qu'on entend chez les arabes orientaux (dialecte syrio-libanais) contrairement à darija de Oujda ou Casa qui est plus brut à l'oreille. Mais il est aussi vrai qu'il comporte pas mal de mots dont l'origine est improbable et qui sont incompréhensibles pour les autres marocains.
Justement, ces mots "improbables" sont des mots arabes. Ils paraissent improbables à cause de leur prononciation, mais quand on les déchiffre, on s'apperçoit qu'ils existent dans le dictionnaire arabe. Mais je te rejoins parfaitement sur le dialect syrio-libanais, notamment la prononciation du Qâf en Alîf, et le Jîm qui dans ma tribu est prononcé Djîm, très accentué d'ailleurs. Le mot Jarh, se prononce 'Djarh, exactement comme il est prononcé en Irak. Par contre, le Jîm devient G dans Gless (ijlis, assieds-toi) ; Lgouz (al-jouz, noix) ; 'Ngass (ijjâss, poire) etc... Le mot Fâh, littéralement "sa bouche" vient de Fam, bouche, en arabe. Il y en a plein d'autres.
Pas tout à fait d'accord. J'ai des cousines qui proviennent du Jbel, ce sont les filles à ma tante maternelle. Il y a des mots qui sont tout sauf arabe comme par exemple pour le mot bouche il se disait d'une autre façon, ça ressemblait au berbère rifain akemome/akemoch.
Il y a certes de l'arabe pur dans le dialecte mais aussi du berbère. Il y a encore des gens qui parlent en amazighia dans ces coins là notamment pas loin de Targuist. De plus, leur physionomie est loin de ressembler à celle des Yéménites. Tu en trouves on dirait des Suédois, ou des filles aux yeux très clairs et aux traits doux. Je dirais qu'ils ont pris une certaine influence et origine arabe, mais ils ne sont pas arabe à 100% ce n'est qu'un apport au milieu de la population autochtone.
Ensuite, il existe aussi un groupe de rifains Sanhaja, juxtaposés aux Jbalas, ce sont les Igzenayen. Ils parlent berbère à 90%. Le reste ont adopté un dialecte très proche des Jbalas.
Il y a aussi les ghomora :[ghommo.fr.gd]
salam katchi louisa, je fais un effort de participation comme promisla bouche cest d2ome, par exemple chod do2mek ou éftah do2mek mais cest un ptit peu vulgaire de dire sa , sinn je dis foum mais voila cetait pour dire ce que tavais entendu cetait sa a mon avis
sinn cest clair mon homme est rif et il y a des mots que je comprend quand il parle en rifya , si ta besoin de savoir du vocabulaire nhesite pas ma belle
. 20 janvier 2012 23:12 |
21 janvier 2012 00:54 |
21 janvier 2012 01:01 |
21 janvier 2012 10:36 |