Le salaire des stars au Maroc
Sans star system, nombreuses sont nos stars qui se nourrissent de vaches maigres. Pour trouver
L’herbe grasse, la pub est souvent le seul champ à brouter. Sachez-le donc tout de suite, ce n’est ni
Byzance, ni le Pérou. Juste le Maroc.
L’argent des artistes, sujet tabou? Impossible de trancher. Les réactions des intéressés vont de la
Collaboration totale au refus catégorique. Et quand ils n'ont pas envie d'en parler, ils n'hésitent pas à
Aligner les faux-fuyants : un rendez-vous urgent à honorer, une réunion à tenir, un tournage en
cours, on en passe et des meilleures. Il aura fallu en rappeler certains plusieurs fois pour avoir, au
bout du compte, des monologues du genre “Allô? J'entends rien! Y a un problème de réseau”.
C'est une très mauvaise pub pour la téléphonie mobile dont certains vantent pourtant les mérites
contre espèces sonnantes et trébuchantes. Et puis, il y eut les autres. Ceux qui, adeptes de la vieille
école et de la langue de bois, répondent de manière très évasive : “Je ne gagne pas grand-chose.
L'art est mort”. “Pas grand-chose” n'est pas une information chiffrée publiable. Et “l'art est mort”, une
affirmation bien trop philosophique pour un dossier de Une.
Il y a eu ensuite cet artiste très populaire qui nous a confondus avec un agent du fisc. L'autre,
susceptible, qui a interprété nos questions comme une immixtion illégitime et injurieuse dans sa vie
privée : “Qui tu es, toi, pour me poser ces questions? Et tu étais où quand les artistes crevaient la
dalle?” Puis, sans nous laisser le temps de placer un mot, il a raccroché brusquement. Il y a aussi les
“définitivement injoignables”.

Lisez plutôt l’enquête .


[www.casafree.com]

en format pdf
Mouna Fetou avait demandé 30.000 dhs pour le film "A la recherche du mari de ma femme" qui l'avait révélé comme actrice de talent, mais je crois qu'elle n'en avait touché que 10.000...Dans les films ordinaires la "star" touche entre 5000 et 2000 dhs..parfois c'est à peine 1000 dhs (en temps de crise pour l'acteur)...
Mais là où certaines stars se font de l'argent c'est dans les productions de 2M où rien n'est transparent genre "moul taxi" et d'autres médiocrités..dans ces cas la "star" qui devient comme par enchantement producteur-créateur-sénariste-méteur en scène peut toucher jusqu'à 150 millions de centimes à condition de gonfler certaines factures (c'était le cas avec certaines productions de Naciri par le passé)...



Modifié 1 fois. Dernière modification le 31/10/06 21:20 par le citoyen.
Citation
le citoyen a écrit:
Mouna Fetou avait demandé 30.000 dhs pour le film "A la recherche du mari de ma femme" qui l'avait révélé comme actrice de talent, mais je crois qu'elle n'en avait touché que 10.000...Dans les films ordinaires la "star" touche entre 5000 et 2000 dhs..parfois c'est à peine 1000 dhs (en temps de crise pour l'acteur)...
Mais là où certaines stars se font de l'argent c'est dans les productions de 2M où rien n'est transparent genre "moul taxi" et d'autres médiocrités..dans ces cas la "star" qui devient comme par enchantement producteur-créateur-sénariste-méteur en scène peut toucher jusqu'à 150 millions de centimes à condition de gonfler certaines factures (c'était le cas avec certaines productions de Naciri par le passé)...


1000dirhams le film
100 euros,

Très intéressant et instructif.

Les productions genre lalla ghanou ou abdraouf qui donne des spectacles pour 5 dirhams (véridique).
Abd el jabar allouzir
Mohamed bel9ass ou belkass

Ouzid ouzid ouzid twila lhadra ou plutot (awal )
Naima samih , yak ajarhi, chafte lkhatame ouw 3jabni, yal bahara n’avait même pas de quoi se payer le médecin et les médicaments suite à une dépression sévère.
Déprimé et sans le sous et écouter tout un peuple chanter « yak ajarhi jrite oujarite …………. »
Triste.
Il ne faut pas oublier que dans ce secteur il y a aussi un problème de mentalité des producteurs qui même lorsqu'ils obtiennent beaucoup d'argent du centre cinématographique -d'une façon ou d'une autre- exploitent honteusement les acteurs qui n'arrivent pas à imposer leurs tarifs parce qu'il y en a toujours qui cassent les prix (cela avait été reproché par le passé à Rachid El Ouali par exemple)..
Pour les chanteurs, il y en a quand même qui s'en sortent très bien..pour les frais de santé c'est dramatique pour la grande majorité des marocains et des marocaines et pas seulement pour les chanteurs et les chanteuses..



Modifié 2 fois. Dernière modification le 31/10/06 22:19 par le citoyen.
Un journaliste comme chaib hammadi , ou le hchaichi de reda benjelloune touchent en ce moment entre 18 milles et 24 milles dirhams par mois , mais pour les journalistes debutants de 2m , c est entre 7 mille dhs et 11 mille dirhams , je connais le systeme , j y ai bossé , et un journaliste stagiare pendant 1 année 2500 dh .
j'ai monté des prods, en France, au liban et en afrique noire, jamais au Maroc.
Les salaires des acteurs sont divers et variés.

un exemple. le dernier projet sur lequel j'ai bossé c'était voisins voisines,(http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57628.html)

Frederic diefenthal a touché 6000 euros pour tout le tournage. normalement son cachet est de 450 000 euros.
Anemones a touché 5000 euros + 3 * 300 euros en defrayements.
Jackie Berroyer 5000 euros + quelques defrayements.

Etc....


les salaires des stars sont changeants ! rien n'est fixe, tout se negocie.

y a t il un salaire minimum syndical pour les acteurs au Maroc ?
Oui, mais un acteur payé 300 dhs (trois cent) c'est un rien exagéré, ne trouvez-vous pas..? des figurants à 85 dhs...
non pas normal !
ici, quand un acteur, onnu de plus est, abondonne tout ou partie de son salaire, c'est que soit le film est super interessant (sujet important pour l'acteur etc...) soit qu'il sait que la couverture mediatique lui apportera indirectement plus, soit il veut donner un coup de pouce au realisateur !

Au maroc, ca m'a l'air d'etre de l'exploitation, mais il faut voir ....il doit surement y avoir des happy few qui vivent bien du cinema !
Ceux qui travaillent dans les films syriens et libanais s'en sortent bien..
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