Sahara : Les cartes secrètes
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Rarement, dans le conflit du Sahara, la bataille a été aussi âpre, tant sur le plan diplomatique que sur le plan juridique. Pourtant, après la publication du rapport du Secrétaire général de l’ONU et de la résolution du Conseil de Sécurité, toutes les parties se sont dites satisfaites. Voyons ce qu’il en est en réalité et de quelles cartes secrètes disposent les uns et les autres...

LE Maroc avait été prévenu dès le départ. Même si le projet d’autonomie au Sahara procède d’une démarche participative qui a duré un an et demi, même si les Sahraouis résidant au Sahara, les partis politiques, la société civile et tout ce que le Maroc compte de forces vives l’appuient, ce ne sera pas suffisant pour que l’ONU le prenne réellement en considération. En d’autres termes, ce n’est pas seulement le contenu du projet d’autonomie que le Maroc proposera - et qui doit être sans conteste sérieux et crédible - qui fera qu’il s’imposera, mais aussi et surtout le soutien que ce projet obtiendra auprès de la communauté internationale. Cette confidence faite « off the record » aux principaux responsables de presse, début février, lors d’une rencontre informelle avec le noyau de hauts responsables chargés du dossier du Sahara, allait expliquer toute la suite des évènements.

En effet, le message a été reçu 5 sur 5 par le Maroc. A commencé alors la tournée mondiale de la diplomatie marocaine (qui n’a d’ailleurs pas été assurée par les seuls diplomates) pour expliquer le projet d’autonomie, mais aussi pour le parfaire au fil des réactions, remarques, suggestions et conseils qu’il aura recueillis.

Dans le cadre de ce processus d’échanges et de lobbying qui a duré près de trois mois, le projet a bien sûr été présenté aux membres du Conseil de Sécurité, notamment les membres permanents, et au nouveau Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon.

Puis, le Maroc a fait quelque chose qu’il n’avait jamais faite auparavant. Quelques jours avant la publication du rapport du Secrétaire Général sur le Sahara (qui était prévue pour la mi-avril) et l’adoption par le Conseil de Sécurité de sa résolution (fin avril), une délégation de proches collaborateurs du Roi et hauts responsables chargés du dossier du Sahara, constituée de Taieb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires Etrangères, Fouad Ali Al Himma, ministre délégué à l’Intérieur, Mohamed Yassine Mansouri, Directeur Général des Etudes et de la Documentation (DGED) et Khalihenna Ould Errachid, Président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), a tout simplement élu domicile à New York, renforçant les effectifs des diplomates permanents du royaume auprès des Nations Unies et des Etats Unis. Le Maroc mettait là tout son poids dans la balance.

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Modifié 1 fois. Dernière modification le 06/05/07 14:19 par boureza.
 
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