Monoki [ MP ] [ Ajouter à mes amis ] 2 août 2006 18:33 |
); il suffit pour cela que quelques part quelqu’un ait appuyé sur la touche envoi de son téléphone portable ou bien de son ordinateur.
, requis à des tâches incessantes, épuisantes, rarement satisfaisantes, consistant à renouveler sans cesse des liens qu’ils sont assurés de perdre dans le quart d’heure suivant. Et des liens aux déchets, il n’est que la distance d’un clic. Ainsi va la modernité liquide dont Zigmunt Bauman redoute qu’elle ne conduise un jour l’humanité à sa perte 


2 août 2006 19:10 |
2 août 2006 19:17 |
2 août 2006 19:23 |
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2 août 2006 19:33 |
2 août 2006 19:58 |
Citation
Monoki a écrit:
La société mondialisée trop rapide dans laquelle on évolue aurait une influence sur notre manière d'appréhender l'amour les relations homme-femme.
Je suis malheureusement bien d'accord avec ce philosophe qui a sorti un livre récemment, même si la vision semble très noire...
"Après l’homme sans qualités" du romancier autrichien Robert Musil est donc venu le temps de l’homme sans liens, celui qui, à défaut de pouvoir être relié à autrui, finit par se connecter à de multiples réseaux. Cette sorte d’homme sans patience habite un "monde liquide", le nôtre, dans lequel rien n’est stable, l’amour et les sentiments encore moins que toute autre chose. Un monde dans lequel n’importe qui peut à tout instant être jeté, abandonné, « liquidé » par un SMS (oui j'ai cassé avec un SMS et j'ai été "jetée" par un e-mail); il suffit pour cela que quelques part quelqu’un ait appuyé sur la touche envoi de son téléphone portable ou bien de son ordinateur.
Le philosophe et sociologue anglais Zygmunt Bauman a publié à 80 ans un livre noir et tragique, "Liquid Love" L’amour liquide, de la fragilité des liens entre les hommes).
Qu’est ce que cet amour liquide ?
Une nouvelle carte dont les contrées s’appelleraient Insécurité, Flexibilité, Vitesse, Interchangeabilité, Internet, Téléphonie, Relation de poche, Déchet, Consommation, Produits, Marchandise, Liquidation. Kleenex.
Voilà donc les humains, tels de vulgaires arpenteurs de galeries marchandes, requis à des tâches incessantes, épuisantes, rarement satisfaisantes, consistant à renouveler sans cesse des liens qu’ils sont assurés de perdre dans le quart d’heure suivant. Et des liens aux déchets, il n’est que la distance d’un clic. Ainsi va la modernité liquide dont Zigmunt Bauman redoute qu’elle ne conduise un jour l’humanité à sa perte
) : "Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme !" (Lavoisier guillotiné sous la Révolution française en 1777). Partant de ce principe, pour moi tous ces "excuses bidons" de "largage" existaient déjà sous d'autres formes. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour vendre des bouquins... C'est fascinant avec quel dextérité les gens aiment user de termes qu'ils maîtrisent pas. Le plus en vu depuis quelques années est biensûr cette foutue "mondialisation" dont tout le monde parle sans la comprendre. Pourtant elle a toujours existé depuis les premiers commerces maritimes et terrestres entre les hommes et amplifiée par les moyens de communication dit moderne... Elle se porte sur les échanges et je ne vois pas la corrélation entre des histoires de couples qui marchent pas. C'est le même principe avec les problèmes de beaucoup de pays et comme d'habitude c'est la faute à l'Étranger/immigration. N'importe quoi ! 2 août 2006 20:07 |