Actualités Marocaines
MessageL'AFFAIRE KHALIFA   
Auteur: Bass
Date: le 08 janvier 2005 à 21h12

KHALIFA TV :

L'acteur Gérard Depardieu sera entendu la semaine
prochaine comme témoin par la brigade financière dans
l'enquête sur Khalifa TV, créée par l'homme d'affaires algérien
Abdelmoumène Rafik Khalifa. L'audition de Gérard Depardieu
s'inscrit notamment dans le cadre du lancement de la chaîne à
l'automne 2002. A cette occasion, Rafik Khalifa avait alors
convié à grand frais la jet-set sur les hauteurs de Cannes ; s'y
croisaient Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Sting ou
Naomi Campbell.

Catherine Deneuve a été entendue mercredi à titre de témoin
(nos informations d’hier) et a dû s'expliquer sur
les conditions dans lesquelles elle aurait touché pour cette
participation quelque 50 000 Euros en espèces


Plus rien ne m'étonne

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: angelo
Date: le 08 janvier 2005 à 21h14

C'est hot tout ça ...

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: Bass
Date: le 08 janvier 2005 à 21h50

L'actrice Catherine Deneuve a été entendue mercredi comme témoin à la brigade financière dans le cadre de l'enquête sur la déconfiture de Khalifa TV, créée par l'homme d'affaires algérien Abdelmoumène Rafik Khalifa, et l'acteur Gérard Depardieu pourrait être entendu jeudi, a-t-on appris de source policière. Catherine Deneuve est ressortie libre des locaux de la police, où elle a été entendue de 9h30 à 14h00. D'autres personnalités pourraient être entendues par la police dont Gérard Depardieu jeudi ou vendredi, selon cette même source. Les policiers de la brigade financière enquêtent sur de présumées malversations dans le groupe algérien Khalifa, que ce soit la banque ou la télévision de ce groupe, mise en liquidation judiciaire. Une information judiciaire pour "banqueroute, abus de biens sociaux et blanchiment" a été notamment ouverte fin 2003 visant certaines sociétés de M. Khalifa. Les policiers ont depuis démêlé le vaste écheveau financier du groupe Khalifa, selon la même source. L'audition de Catherine Deneuve s'inscrit dans le cadre du lancement de Khalifa TV à l'automne 2002. M. Khalifa avait alors convié à grand frais la jet-set sur les hauteurs de Cannes pour une fête où l'on croisait Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Sting ou Naomi Campbell. L'actrice a dû s'expliquer mercredi pour avoir touché, pour cette participation, quelque 50.000 euros en espèces, toujours selon la même source. Khalifa TV se voulait le trait d'union entre les deux rives de la Méditerranée et n'aura finalement survécu que six mois aux rêves de grandeur de son créateur dont l'empire s'est effondré. Elle émettait sur le câble et le satellite depuis la proche banlieue parisienne. Le dernier épisode judiciaire concernant le groupe Khalifa remonte au 21 septembre 2004 : le liquidateur judiciaire de Khalifa Bank avait été entendu au tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) par la juge d'instruction chargée de l'enquête sur les malversations financières présumées dans le groupe algérien Khalifa. Des commissions rogatoires internationales devaient être lancées pour demander la collaboration de la justice algérienne dans l'enquête sur le groupe en déroute financière. Le liquidateur algérien, Moncef Badsi, avait tenté de démontrer à la juge "l'existence de liens financiers entre des infractions commises en Algérie à la banque Khalifa et des dépenses effectuées par les dirigeants du groupe en France", avait indiqué une source proche du dossier après cette audition.

source: telesatellite


Plus rien ne m'étonne

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: mustangd10
Date: le 08 janvier 2005 à 22h06

Merci pour la double informaton Bass, plus rien ne m'etonne ausi.

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: siryne
Date: le 08 janvier 2005 à 22h11


Les liaisons dangereuses
LE TYCOON, LES STARS ET LA JUSTICE

21 décembre 2004

par Ahnad



Remue-ménage en France autour des "amis" de l’ex-golden boy algérien Rafik Khalifa. Réfugié dans un palace londonien depuis août 2003, R. Khalifa, "Moumen" pour les intimes, soupçonné pour "blanchiment","abus de biens sociaux" et de "banqueroute franduleuse" (par la justice française), attend son extradition (Alger a lancé un mandat d’arrêt international à son encontre) vers une geôle algérienne nettement moins confortable.




L’affaire Khalifa a dépassé les frontières algériennes et a atterri sur le bureau d’une juge d’instruction française.Entre-autres motifs : la rémunération de stars françaises pour leurs apparitions dans des soirées organisées par le flamboyant R.Khalifa.

Un empire éphémère.
Au début des années 90, R.Khalifa, jeune pharmacien issu de la nomenklatura algérienne se lance dans le commerce des médicaments. L’essor est fulgurant. Ne s’arrêtant pas là, il crée la compagnie Khalifa Airways. Forte d’une flotte de 30 avions, cette compagnie est également partenaire d’Air Liberté. En 1999, elle obtient l’autorisation de s’implanter sur les aéroports français.

A la même époque, R.Khalifa s’invite à l’Olympique de Marseille en qualité de sponsor. Khalifa Airways s’affiche sur les maillots. Dans la foulée, cette compagnie achète à Cannes une somptueuse villa d’une surface de 5000 m2 : "Bagatelle" pour la très modique somme de 37 millions d’euros à un promoteur parisien ; lequel l’avait acheté quelques mois plus tôt... 16 millions d’euros.

L’argent coule à flots : création de la Khalifa Bank en Algérie. Création de la Khalifa Rent a Car en France : société de location de voitures luxueuses : Maserati, Ferrari, Jaguar et Mercédès.

Cerise sur la gâteau, R.Khalifa lance la chaîne Khalifa TV.Sans attendre l’autorisation d’émettre du CSA, il émet tout de même et fête l’évènement dans sa villa de Cannes lors d’une soirée pharaonique, qui aurait coûté 20 millions d’euros, où l’on retrouve pêle-mêle : Depardieu,Deneuve, Bruel, Jack Lang, Hervé Bourges, Besson et quelques grandes célébrités américaines.

Argent, champagne, sourires sur de belles photos souvenirs.

Au sommet et sa brève gloire, le groupe Khalifa employait 14 000 salariés.... tous au chômage aujourd’hui.

La chute
En 2002, des questions (sans réponse)se posent sur la provenance des fonds du milliardaire algérien. En février de cette même année, lors d’une soirée mondaine, où participaient C. Deneuve et G.Depardieu, le Président algérien Bouteflika et le tycoon ne s’échangent pas que des sourires. Leurs relations sont devenues glaciales.

En juillet 2003, Khalifa Airways dépose son bilan et la faillite est déclarée. Quelques jours auparavant, la fameuse villa de Cannes a été revendue à une mystérieuse société immobilière pour la moitié de son prix, soit 15 millions d’euros qui se sont... évaporés dans la nature.

Khalifa Bank ferme ses portes délestant au passage les épargnants de 50 millions d’euros qui se trouvent probablement aujourd’hui placés dans une banque de Sâo Paulo.

Khalifa Rent a Car met la clé sous le paillasson. Une partie des voitures de luxe ont fait la belle dans la nature.

Khalifa TV n’engrange pas un seul euro. Elle avait "oublié"de créer une régie publicitaire. De cette chaîne, il ne reste qu’un camion dans un hangar des douanes.

La justice française
Les employés du groupe Khalifa en France ont déposé plainte contre leur ancien patron. Leur avocate a déclaré : "ce groupe était géré d’une façon totalement irrationnelle, avec l’assentiment, au moins tacite, des autorités algériennes et françaises".
L’instruction de l’affaire permettra peut-être de révèler la provenance des fonds et de répondre aux interrogations sur les liens de R. Khalifa avec certains généraux en Algérie.

C.Deneuve et G.Depardieu sont soupçonnés d’avoir largement profités des largesses de "Moumen".
Interrogé par la justice française, l’homme de confiance de Khalifa a avoué avoir remis quelques enveloppes à l’actrice. Pour figurer au match OM-Algérie : 45 000 euros ; pour sourire à la soirée "Bagatelle" : 40 000 euros. D’autres personnalités auraient également "touchés" des enveloppes pour participer aux soirées. Le montant alloué variant de 300 à 40.000 euros selon la réputation de la personne.

Dans son livre "Vivant !" G. Depardieu nie avoir touché le moindre centime. Selon lui, ses apparitions aux soirées, ses interventions auprès des autorités françaises et canadiennes pour l’ouverture de nouvelles lignes aériennes à la faveur de Khalifa Airways, il l’a fait gracieusement. Il a toutefois pu effectuer quelques voyages à bord du jet privé de son "ami". Belle compensation tout de même...

Toutes ces sommes n’ont évidemment pas été déclarée au fisc. La juge d’instruction chargée de l’affaire ne manquera pas d’en connaître un peu plus en interrogeant tout ce beau petit monde.

Si les faits se révèlaient exacts, les bénéficiaires de ces petites enveloppes pourraient être poursuivis pour fraude fiscale, voire de "recel de biens sociaux".

A l’avenir, ces "stars" se méfieront de leurs "liaisons" qui peuvent s’avérer "dangereuses".

Ahnad




siryne

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: telev
Date: le 11 janvier 2005 à 09h26

Khalifa a voulu investir les milliards des généraux algérien

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: hakim
Date: le 11 janvier 2005 à 12h02

encore le genie algérien dans toutes ces oeuvres.

Fikhater le capitalisme à l'algérienne


Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: lamyaâ
Date: le 11 janvier 2005 à 12h08

oh la la ça vas chauffer tous ça,oh la la,quand on veux jouer avec le feux on parviens a se bruler les ailes,chose qui est arriver a khalifa,mais bon est ce qu'il parrait il a etait aider par bouteflika,c lui qui la mis en huat de page,histoire de montré une nouvelle algérie,bref c bien pour lui,mais le probléme c,les personnes qui on travailler pour lui gratuitement,il n'on meme pas toucher leur salaire,la je parle de khalifa tv,j'en avais entendu parlé,bref ça prouve qu'il ya une justice sur terre,maintenant ou ça nous méne je c pas,mais qui vivra véra

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: bikhir
Date: le 11 janvier 2005 à 12h51

c'est une histoire de privatisation et de soin d'image a l'algeriennne, en verite banale et une parmie tant d'autres, si elle n'avait pas pris de telles dimensions financieres et humaines.

il y a longtemps, khalifa etait encore le "golden boy", le journal liberation avait publie un tres bon article sur lui et son activites tout en se demandant d'ou sortaient tous ses capitaux dont dispose un jeune dont la personne est en contradiction avec tout ce qui est business. liberation avancait que khalifa etait le protege de bouteflika, qui lui misait sur lui pour ameliorer l'image de l'algerie et la repositioner au niveau internationale comme terre de la l'ouverture economique, du succes et de l'investissment. pour cette mission les milliards du peuple etaient lapides bien sur.

malheureusement l'article a disparu des archives, qui de toutes facon sont payant chez le journal. mais a ce temps deja liberation indiquait le role douteux de stars comme deparideu et les raisons de leur "engagement" aupres du jeune algerien.

cette mise sur les stars est un element classique dans le soin de l'image. le maroc le fait de maniere tres naturelle et sans les acheter. ce sont les stars qui viennent et reviennent d'elle-memes, aiment le pays et nos medias, faibles qu'ils sont, n'ont font meme pas des histoires.

khalifa avait essaye de les acheter pour l'algerie (entre autre deparideu, deneuve), mais le tire va en arriere maintenant. les stars eviteront tout contact dans l'avenir meme qd il est sain et innocent.

lorsque maroc telecom etait cotee recement en bourse de casa et de paris et qu'on parlait de succes economique, nos "amis" et "freres" algeriens reprochaient au maroc de vendre ses bien. malheureusement ils oublient de telles tragedies. en plus j'ai du lire recement que vivendi s'interesse a la telecom algerienne. une telle histoire devrait les rendre plus que mefiants en verite.

voila une lecon a retenir a ceux qui savent apprendre. les autres peuvent maintenir leurs "nif" en haut. car en bas c'est une autres histoire ...




Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: lamyaâ
Date: le 11 janvier 2005 à 12h56

vivendi voulais racheter les part de maroc telecom aussi,donc voila,mais maorc telecom na pas voulu céder,ils on bien raison meme si vivendi a quelque part du capitale de maroc telecom,c ce que j'ai entendu,maintenant si je me trompe oulala,je vais demander a alximo il si connais bien la deçu

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: madi-trite
Date: le 11 janvier 2005 à 13h34

lamyaâ a écrit:
-------------------------------------------------------
> vivendi voulais racheter les part de maroc telecom
> aussi,donc voila,mais maorc telecom na pas voulu
> céder,ils on bien raison meme si vivendi a quelque
> part du capitale de maroc telecom,c ce que j'ai
> entendu,maintenant si je me trompe oulala,je vais
> demander a alximo il si connais bien la deçu

viveni universal a cqui 16% du capital de maroc telecom en decembre 2004 ce qui fait d'elle l'actionnaire majoritére avec un totale de 51% du capital de maroc telecom puisk elle possédait 35% depuis 2001.

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: bikhir
Date: le 11 janvier 2005 à 20h34

salam,

je viens de trouver l'article de liberation que je me permetterai de "paster" ici en tranche avant qu'il ne disparaisse totalement:


La face cachée de l'Empire Khalifa
Le mercredi 30 octobre 2002.

La face cachée de l'« empire » Khalifa
Le groupe, dont les pertes sont colossales, viserait surtout à moderniser l'image du régime d'Alger.

« Le maintien en vie du groupe ne peut s'expliquer que par un soutien financier extérieur et/ou par des activités autres que celles officiellement mentionnées. » La DGSE
epuis plusieurs semaines, Rafik Abdelmoumène Khalifa défie la chronique en France. En moins de cinq ans, cet homme d'affaires algérien de 36 ans a construit ce qu'il aime à appeler « le premier empire privé d'Algérie ». Une success story qu'il jure « partie de rien » et affiche aujourd'hui banque, compagnie aérienne, sponsoring avec son nom sur les maillots de l'OM, virées à Alger avec les Depardieu et Deneuve, et bientôt une chaîne de télévision pour laquelle son groupe distribue déjà des antennes paraboliques en kit dans les quartiers populaires de la capitale algérienne... Les démêlés de son « ami » Gérard Depardieu avec le député vert Noël Mamère sur son ascension fulgurante et l'origine de sa fortune ont toutefois quelque peu écorné l'image de celui qu'Alger présente comme l'icône d'une nouvelle génération d'entrepreneurs qui veulent réussir. Et qui réussissent. Mais qui n'aiment pas répondre aux enquêtes des journalistes et notamment à ceux de Libération. Qui se cache en effet derrière cet « empire » qui, curieusement, perd beaucoup plus d'argent qu'il en gagne ? Pour la rue algérienne, la réponse ne fait pas de doute et entraîne dans les ténèbres du pouvoir militaire : là où se « blanchissent » les milliards de dollars de la rente pétrolière et gazière. Si Rafik Khalifa semble surtout être lié au « clan » du président Abdelaziz Bouteflika, la réalité pourrait être plus proche d'une tentative de redorer le blason d'un régime militaire mis à mal par dix ans de « sale guerre ». Quitte à utiliser aussi le groupe pour quelques opérations financières rentables liées aux futures privatisations en Algérie.

Ce serait un groupe « immense, puissant, comme celui de Bill Gates », avec une compagnie d'aviation, une banque, une chaîne de télé, explique à Washington un diplomate algérien. A sa tête, il y aurait « un type formidable, un jeune qui fait rêver, qui prouve qu'en Algérie tout est possible pour qui veut réussir. Un peu comme Bernard Tapie », raconte en France un homme d'affaires d'Oran. Ce serait beau comme le Festival de Cannes, avec des stars partout, des Patrick Bruel, des Gérard Depardieu ou des Claudia Schiffer. Ce serait enthousiasmant comme un Mondial de football, avec le sponsoring de grands clubs, comme l'Olympique de Marseille. Ce serait féerique comme Disneyland, avec une ville, Sidi Abdallah, surgie de la pierre et des broussailles à 130 kilomètres d'Alger et qui deviendrait, d'ici à 2005, la nouvelle capitale. Ce serait « l'icône de l'Algérie nouvelle », ouverte sur le monde. Et comme par magie, dans ce pays à genoux après dix ans de guerre et près de 200 000 morts, où plus rien ne fonctionne pas même le réseau d'eau potable, là où trouver une place d'avion nécessite des relations de ministre, « un jeune entrepreneur de 36 ans, Rafik Abdelmoumène Khalifa, a réussi à créer en moins de dix ans le premier empire privé diversifié du pays », explique son dossier de presse. Rideau.

Maire de Bègles, le député vert Noël Mamère a été le premier à écorner publiquement le conte de fées, le 27 septembre, refusant d'assister « pour des raisons politiques » à un match de l'équipe de rugby de Bègles, dont Khalifa vient de devenir un des sponsors. « Il est allié des généraux algériens avec lesquels il a fait sa fortune, allié de ce pouvoir algérien qui contribue à la barbarie, qui assassine et torture ». Il a demandé une enquête parlementaire sur le groupe Khalifa.

Selon une note confidentielle du gouvernement français, rédigée depuis que le groupe cherche à s'implanter dans l'Hexagone, ce serait surtout le montant des pertes de l'« empire » Khalifa qui serait exceptionnel : 500 millions d'euros par an. Chiffre toutefois « invérifiable », précise le texte. A la DGSE, les services de renseignements extérieurs, même étonnement. « Les financements et passe-droits dont profite Khalifa pour asseoir sa stratégie de croissance, alors même que les avis répétés d'experts du transport aérien lui prédisent une faillite prochaine, laissent perplexes. (...). Le maintien en vie et même la bonne santé apparente du groupe ne peuvent donc s'expliquer que par un soutien financier extérieur et/ou par des activités autres que celles officiellement mentionnées. (...). Le groupe ne compte que sept actionnaires, tous issus de la famille Khalifa. Ces derniers ne disposent cependant pas de la réalité du pouvoir et ne servent que de prête-noms », détaille un document interne.

« Nous sommes arrivés au moment où sonne le douzième coup de minuit, estime un policier des renseignements généraux (RG). Juste avant de savoir si le carrosse va se transformer en citrouille. »

...

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: bikhir
Date: le 11 janvier 2005 à 20h34

1 Khalifa Airways « La Compagnie des fils et des filles de... »

Dès le départ, le carrosse a pourtant étrange allure. En 1999, un an après sa création en Algérie, Khalifa Airways débarque en France, sollicitant un agrément pour desservir l'aéroport Charles-de-Gaulle auprès du ministère français des Transports. Tous ceux qui approchent le groupe racontent le même choc. « Quand quelqu'un se présente pour une société avec une telle surface, on s'attend à une équipe costaud », raconte ce consultant français à qui Khalifa demande ses services. Rendez-vous dans l'un des restaurants les plus chers de Paris. « Ils sont arrivés à six. Le plus âgé n'avait pas 30 ans. Aucun n'a parlé affaires. La seule chose qui les intéressait, c'était un carnet d'adresses, décrocher des appuis. Une question revenait sans cesse : "Et au ministère de l'Intérieur ou à la présidence, vous avez une touche ?" Ils m'ont raconté avoir payé un intermédiaire 50 000 francs pour un rendez-vous avec Gayssot (le ministre des Transports de l'époque, ndlr). J'étais soufflé par leur méconnaissance totale de l'aérien : quand on démarche pour un agrément, on obtient de toute façon un rendez-vous. »

Plusieurs fournisseurs français se lancent dans l'aventure. Tout fonctionne dans l'urgence, sans facture, sans bon de commande. L'un d'eux relève : « Ces jeunes gens semblent savoir mieux dépenser de l'argent qu'en gagner. » Des hôtesses jusqu'aux directeurs, toutes les grandes familles algériennes ont casé là leur descendance. Du coup, on surnomme Khalifa « la Compagnie des fils et des filles de... ». Mais dès qu'il s'agit de se faire payer, plus personne. Au bord de la faillite, un créditeur proteste. « Je vais appeler "Moumène" (le surnom du patron, ndlr) », lui répond un des jeunes gens. Il revient quelques jours plus tard. « Vous me devez 2 000 francs pour le coup de fil. »

Au-delà de ce premier cercle, ceux du second « se reconnaissent au même manteau de cachemire », poursuit un autre. « Des cadres compétents mais le turn-over est vertigineux. » Un chef de service algérien relève : « Dans cette entreprise, aucune hiérarchie n'est possible. Dès qu'on signale un manquement, on est cassé. »

En 1998, à bord d'un jet privé pour Alger, un entrepreneur français se souvient d'avoir remarqué « un jeune type, vêtu de la marque GAP du pantalon à la casquette. Pas mondain, il ne s'exprimait pas facilement ». Il lui est présenté : « le président » Rafik Abdelmoumène Khalifa. A l'époque, son passeport, plein de visas des pays du Golfe et du Maroc, le domicilie à Vitrolles (Var).

Quand on arrive à l'aéroport Houari-Boumediene, à Alger, « le plus frappant, ce sont les avions Khalifa "bétonnés", c'est-à-dire rangés au sol. Or un long courrier doit voler de quinze à dix-huit heures par jour pour être amorti. Là, ils en sont très loin », explique un spécialiste. Pour les lignes intérieures et européennes, le coefficient moyen de remplissage est inférieur à 65 %, sous le seuil critique des 70 %. Là encore, l'argent fonctionne comme un étrange alliage. Parfois, il semble couler à flots. Plusieurs petits avions de courrier domestique viennent ainsi d'être achetés à Eads. Cash, ce qui n'est pas commun. Parfois, il sert juste de paravent. En 2000, Khalifa claironne une commande de 18 Airbus pour 1,6 milliard d'euros. Mais l'avionneur affirme que, depuis la lettre d'intention, « aucune commande ferme n'a été passée ».

Un policier français des RG poursuit : « Chaque fois que Khalifa doit fournir des informations sur une de ses sociétés, il montre un contrat de location de bureau, le nom de dix directeurs et des autorisations ou plutôt des demandes d'autorisation. Bref, des dossiers de 3 tonnes mais jamais aucun chiffre. Comme un décor de théâtre. »

...

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: bikhir
Date: le 11 janvier 2005 à 20h35

2 Khalifa Bank Une coquille vide... mais très « protégée »

Dans la banque, même fonctionnement. En France, Khalifa Bank n'a pas déposé de demande d'agrément auprès de la Banque de France, se contentant d'ouvrir un « bureau de représentation » à Paris, non soumis à autorisation. Simple structure de liaison, il n'a pas le droit d'exercer une activité bancaire : sa seule obligation est de se déclarer à la tutelle. Ce qui n'a toujours pas été fait. En Algérie, Khalifa Bank revendique 700 000 clients et 74 agences, un record quand la Banque nationale d'Algérie (BNA) n'en compte qu'une centaine. Mais aucun nom d'actionnaire, aucun bilan en cinq ans : « fonctionnement absolument opaque », souligne la DGSE.

« En Algérie, l'inefficacité économique est remarquablement organisée : l'Etat ne contrôle rien, sauf lorsqu'il s'agit de sanctionner ou de couler quelqu'un. Dans ce cas, le fisc et les lois sont utilisés dans un rôle inquisitorial de nuisance, explique un expert. Notre pays est aussi le meilleur des paradis fiscaux, même si les étrangers l'utilisent peu faute de confiance dans le système. On peut déposer 10 millions sans en déclarer la provenance. » Dans ce paysage, Khalifa Bank concède, à la tête du client, des prêts à court terme à des taux exorbitants . Là aussi, « sans les perfusions de la Banque centrale, Khalifa Bank aurait explosé depuis longtemps », poursuit l'économiste, tandis que le rapport de la DGSE avance : « Ce soutien pourrait en expliquer le financement mystérieux. »

En Algérie, la rue ne parle évidemment que de ça. Mais avec 40 % de chômeurs, qui a les moyens d'être regardant ? Une phrase revient sans cesse : « Peu importe d'où vient l'argent, lui au moins n'oublie pas son pays. » Depuis son apparition, le groupe fait figure de loterie nationale. « Quand on le voit arriver, c'est le gros lot. L'espoir fait vivre, non ? », rigole un garagiste. En moyenne, les salaires y sont trois fois plus élevés qu'à Air Algérie ou dans les banques nationales. Le mythe est entretenu avec soin. Quelques opérations ciblées, largement diffusées sur la chaîne publique, le confortent. En juin 2001, l'« empire » offre, « un bus à l'équipe nationale de football, un avion spécial et prospecte à travers son réseau relationnel pour conclure des matchs amicaux », se félicite El-Watan. Dix millions de dinars sont distribués après les inondations de Bab el-Oued, il y a un an. Et pour le prochain ramadan, des restaurants ont été loués pour l'opération « F'tour (repas de rupture du jeûne, ndlr) pour tous ».

« Il est amusant de voir comment une société aussi endettée et mystérieuse s'échine à se rendre la plus visible possible, note un banquier algérien. Comme si leur première bataille était celle de l'image et des apparences. » L'affaire de Khalifa TV (KTV) est, à cet égard, significative (lire ci-dessous).

....

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: bikhir
Date: le 11 janvier 2005 à 20h36

3 Une famille liée aux militaires « Pour situer le fils, cherchez le père »

En Algérie, Khalifa affiche 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, 200 millions de bénéfices et 12 000 employés. Pourtant, ce fleuron national, « symbole de l'avenir du pays », loue absolument tout, jusqu'à ses bureaux d'Alger. « Comme s'il voulait pouvoir plier boutique du jour au lendemain », note un économiste. Quelle que soit la manière dont on tente d'agencer les pièces du puzzle, il y en a toujours une qui ne colle pas. Et l'éblouissante aventure plonge soudain dans les rouages secrets du pouvoir algérien.

Dans sa version officielle, un mot est sans cesse brandi pour éclairer la saga Khalifa : la chance. L'hagiographie du jeune homme, publiée l'an dernier (1), raconte ainsi une succession abracadabrante de miracles qui lui auraient permis de décrocher autorisations bancaires ou aéronautiques là où « d'autres n'ont plus d'ongles à force d'essayer d'entrouvrir la porte d'un puissant », selon les termes d'un cadre algérien.

Car la construction de l'empire conduit dans la pénombre des antichambres du pouvoir où l'élite algérienne ne se renouvelle que par cooptation. « Pour situer le fils, cherchez le père. » Celui de Rafik s'appelle Laroussi et on pénètre avec lui dans une dimension qui va bien au-delà de la simple réussite financière. Il va lui léguer quelque chose qui, en Algérie, n'a pas de prix : plus qu'un nom, une appartenance.

Car Laroussi est l'un des organisateurs de ce qui deviendra, après l'indépendance, la Sécurité militaire (SM), la toute-puissante police politique, ce cercle fermé qui constitue toujours la colonne vertébrale du régime. Pendant la guerre, on le retrouve en effet à Tripoli, en Libye, où est basé le Malg (ministère de l'Armement, des Liaisons générales et des Communications), l'ancêtre des « services » algériens. Il y devient directeur de cabinet d'Abdelhafid Boussouf, le « patron » du Malg, l'un des hommes forts des appareils militaires qui vont présider aux destinées de l'Algérie. A Tripoli, Khalifa père dirige aussi l'Ecole des cadres, d'où sortiront les chefs de la SM, surnommés les « Boussouf's Boys ». « La rapide croissance de Khalifa illustre la puissance du réseau constitué par les anciens du Malg », résume la DGSE.

Dans les premières lueurs de l'indépendance, à l'été 1962, alors que militaires et politiques se déchirent, Laroussi garantit son avenir. Il choisit son camp : les militaires, emmenant avec lui les meilleurs des « Boussouf's Boys ». Après avoir négocié le statut des futures concessions pétrolières, il devient ministre de l'Industrie, puis patron d'Air Algérie. Sa carrière se termine sur deux ans de prison : tentative de coup d'Etat manqué en 1967. A la tête des putschistes : le colonel Tahar Zbiri, qu'on retrouve aujourd'hui « comme un des protecteurs du groupe Khalifa », note la DGSE.

Quand Laroussi meurt en 1990, on ne lui connaît pas de fortune. Mais il est vrai que la culture du silence voilait, dans l'Algérie « démocratique, populaire et socialiste », tout ce qui touche aux affaires. Que l'argent ne doive pas s'afficher, ne signifie toutefois pas qu'il soit absent. Officiellement, le père ne laisse en tout cas au fils qu'une pharmacie dans un quartier aisé d'Alger, officine qui va prendre une place considérable dans l'histoire officielle de l'« empire ».

La fable paraît grosse. D'où vient cet argent, flambé en champagne et jets privés, « distribué » en retentissantes opérations de prestige ou caritatives ? Sans hésiter, la rue répond : « les généraux », ce petit cercle qui détient la réalité du pouvoir. « Nous sommes un peuple des plus pauvres dans un des pays les plus riches, s'amuse un étudiant. Aussi étrange que cela puisse paraître, on se sent presque soulagé de savoir enfin, avec Khalifa, où passent les dollars. »

...

----
(1) Histoire d'un envol, biographie écrite par la journaliste canadienne Denyse Beaulieu.
mercredi 30 octobre 2002
Par Florence AUBENAS et Jose GARÇON et Renaud LECADRE et Cédric MATHIOT




Edité 1 fois. Dernière modification le 11-01-05 20h41.

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: bikhir
Date: le 11 janvier 2005 à 20h37

4 Une façade de modernité Une tentative de lifting des circuits de corruption

Mais en Algérie, depuis que le pétrole est pétrole, les circuits ne manquent pas pour blanchir la rente de l'or noir et du gaz. « Les généraux possèdent hôtels et immeubles à Paris ­ place des Ternes, avenue Marceau. En Suisse. A Monaco », énumère un des meilleurs économistes algériens. « Une gestion dans la pierre, à la paysanne. Ils disent : "Quand j'ai un peu d'argent, j'achète une brasserie. Quand j'en ai plus, j'en achète deux." » L'idée d'avoir besoin de Khalifa pour recycler la rente fâcherait même les hauts gradés. Face à cette rumeur insistante, l'un d'eux a récemment explosé : « Depuis le temps, on a l'habitude quand même. On n'a pas attendu un jeune de 36 ans pour ça. »

La sortie de l'économie socialiste dans les années 90 a posé un problème plus inédit. Si les circuits et leur contrôle basculent du public au privé, « comment va-t-on transmettre le pays à nos enfants ? », soupirait un responsable militaire. En Algérie, où tout est importé, depuis les grands hôtels livrés clés en main jusqu'aux oranges, la fin du monopole d'Etat sur le commerce extérieur a fonctionné comme l'esquisse de privatisations. Un premier dispositif a été mis en place avec la loi 78/02 : pour importer, vers l'Algérie, les entreprises étrangères ne peuvent pas faire appel à ce qui est pudiquement appelé « les intermédiaires extérieurs ». Autrement dit, non agréés par le régime. « Cela permet une gestion centralisée de la corruption, chaque secteur, des céréales aux médicaments, se retrouve ainsi sous la coupe d'une ou deux petites sociétés très contrôlées, qui servent d'interface, explique un spécialiste. Qui ne passe pas par ces réseaux voit ses marchandises bloquées en douane. »

Même si elle ne fait encore que s'ébaucher, cette libéralisation suppose des circuits plus larges, d'autant qu'Alger réclame à cor et à cri la venue des investisseurs étrangers. « Les partenaires étrangers du régime lui ont donc conseillé de changer au moins de méthodes, de soigner les apparences et de créer une tête de pont plus crédible, plus acceptable à l'extérieur, explique un policier français du « renseignement ». On ne peut plus gérer un pays comme une salle de jeu clandestine. »

Cette tentative de lifting s'appelle-t-elle Khalifa ? Derrière la façade clinquante de la modernité, pas un bilan réel n'est disponible pour aucune des sociétés du groupe. Le trou noir. Pas même le nom des actionnaires. « La compagnie est présentée soit comme une société uninominale, propriété de Rafik Khalifa, soit comme une société mixte de sept actionnaires, tous issus de la famille Khalifa (...). Mais ces derniers (...) ne servent que de prête-nom », estime la DGSE. Dans ce contexte, le choix du fils Laroussi est « un coup de génie », affirme un policier français. « Quand l'entreprise a commencé à vouloir s'implanter en France, nous avons demandé des renseignements. Mais pour enquêter sur un Algérien, nous passons par les services là-bas. Or comment récolter du sérieux sur quelqu'un qui est en quelque sorte "de la maison", puisque son père est un ancien du Malg ? En entendant le nom "Khalifa", les types d'Alger sont déjà morts de trouille. Dans ce dossier, nous n'avons même pas eu une fuite. »

...

Options: RépondreCiter
MessageRe: L'AFFAIRE KHALIFA
Auteur: bikhir
Date: le 11 janvier 2005 à 20h37

5 Les généraux en embuscade Une entreprise de « blanchiment d'image »

Derrière ce théâtre d'ombres émergent pourtant quelques figures et se dessinent des pistes. « Le vrai numéro 2 de la compagnie n'est autre que Abdelghani Bouteflika, frère du Président » et avocat, détaille la DGSE. Ou Saïd, « un autre de ses frères, affairiste notoire ». A la fois « ancien du Malg » et très lié au président Bouteflika, Abdelkhader Koudjiti, richissime homme d'affaires est « associé également au capital du groupe ». Considéré comme le parrain du régime, le général Larbi Belkheir est « lié à certains des projets » de l'« empire ». Il y a quelques mois, un déjeuner à la présidence algérienne, où se trouvait également Gérard Depardieu, avait placé Rafik Khalifa à côté de Larbi Belkheir. « Il ne bougeait pas une oreille. Face à lui, il avait l'air d'avoir 12 ans », se souvient un des hôtes.

Tous ces noms tracent les contours d'un des clans du pouvoir algérien, même si cela n'exclut pas les réseaux annexes. Par exemple, les vieux amis du père, comme le général Attaïllia, en qui les services français voient « un des militaires les plus corrompus d'Algérie et un des actionnaires réels principaux ». Mais, au-delà, « Khalifa est surtout et aussi une arme de guerre pour préparer la deuxième candidature de Bouteflika en 2004 », estime un responsable français. L'indéfectible alliance qui soude les généraux pour préserver la pérennité du système n'empêche pas une concurrence féroce. Indice qui indiquerait que Khalifa se trouve au milieu de cette lutte d'influence, les déclarations du général Mohamed Touati, ennemi juré du « clan présidentiel » en dépit de son statut de « conseiller à la présidence ». Acceptant pour la première fois une interview télévisée le 24 octobre, il loue, sur TV5, Khalifa, « jeune chef d'entreprise dynamique ». Avant de planter une banderille assassine : « Certains craignent que ce succès rapide ne soit pas durable en raison d'aspects qui leur échappent. Ils aimeraient bien être éclairés sur cette question. »

Tout bien compté, il ne s'agit pas seulement d'argent avec Khalifa. « A l'échelle des sommes gigantesques brassées par les hydrocarbures ou les circuits de corruption classique, Khalifa paraît bien médiocre, si ce n'est pour des profits ou du blanchiment à la marge », constate un économiste. Là, l'aventure industrielle tourne au roman noir. « Plus que du blanchiment d'argent, il y a un souci immédiat de blanchiment d'image », poursuit cet économiste. Les accusations d'exactions portées contre l'armée inquiètent sérieusement le régime. Il y a deux ans, le général Nezzar fut contraint d'écourter précipitamment une visite dans la capitale française en raison de plaintes pour « tortures » déposées contre lui. Si celles-ci débouchèrent finalement sur un non-lieu, l'ancien homme fort d'Alger fut à son tour débouté d'une plainte contre un sous-officier, qui témoignait des « massacres » de l'armée, après un effrayant déballage public sur les méthodes des militaires algériens devant un tribunal parisien. « Cette vieille génération qui tient tout, le pouvoir, le pétrole, se retrouve soudain frappée du syndrome Pinochet. Alors, elle se demande : "Mais où va-t-on mourir ?", raconte un juriste algérien. Les vieux réseaux de la guerre de libération et les moyens traditionnels de l'Etat algérien ne suffisent plus à redorer son blason et à mobiliser des soutiens extérieurs. Vous pensez que s'ils invitaient Catherine Deneuve à dîner, elle viendrait ? »

Pour Khalifa, elle est venue. C'était à l'occasion d'un match de l'équipe nationale algérienne contre l'OM, dont l'« empire » est devenu sponsor en juin 2001. Aujourd'hui, les rapports, les rumeurs de plus en plus insistantes, la demande d'une commission d'enquête, ont voilé les sunlights. Une fête qui s'annonçait somptueuse fin octobre à Paris a été annulée. « Et si ça tournait mal ? », s'inquiète un proche du régime lors d'une réunion sur ce dossier à Alger. Un gradé : « En France, il peut faire toutes les bêtises. En Algérie, s'il bouge de travers, il est mort. Après tout, le commerce, c'est privé. Il prend ses risques. ».

fin



Edité 1 fois. Dernière modification le 11-01-05 20h41.

Options: RépondreCiter