chargement... Inchallah_Kheir [ MP ] [ Ajouter à mes amis ] 13 juillet 2006 17:48 |
13 juillet 2006 17:51 |
13 juillet 2006 17:57 |
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ateï a écrit:
oui je suis d'accord mais ça fait moins mal quand on ne s'est pas marié par amour !
de plus quand on se marie par amour , on ne choisit pas forcément la personne par rapport à ses qualité personnels (gentilesse etc.. on focalise sur les sentiments (je généralise bien sur )
alors qu'avec la raison , on focalise sur la réussite du mariage , sur la stabilité, etc...etc...

17 juillet 2006 11:59 |
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louise a écrit:Citation
coraçao azul
De toute façon, dans le système maghrébin, c'est une chose que l'on ne veut pas voir, on se voile la face, voire autre chose.[/quote a écrit:
Je ne pense pas qu'il ne s'agit pas d'un système en particulier. Il s'agit plutôt de contextes familiaux. Plus la famille est importante dans tous les sens du terme d'ailleurs, plus elle pèse lourd sur l'individu qui aura plus de mal à devenir lui-même et à s'épanouir en tant qu'individu.
Par la même, dans les pays ou la famille prime sur l'individu (pays musulmans ou latins aussi), il est souvent tabou, mal vu, voire égoiste de parler de développement personnel.
En France d'ailleurs, on en parle ouvertement que depuis qques années et encore ce sont les femmes qui en priorité s'intéressent à ce sujet. Si tu es un homme, tu fais certainement partie des exceptions...
D'un côté, plus l'individu est épanoui, plus le couple et la famille le seront...
mais d'un autre côté un individu épanoui signifie aussi un individu plus autonome, plus libre...et cela représente un danger pour toute société, à des degrés + ou - importants.
Lorsque je parle de système, c'est bien au contexte familier auquel je me réfère. Et si je me suis arrêté exclusivement sur l'aspect maghrébin de la question, c'est uniquement parce que nous sommes sur un forum à 95% marocain. Je te rejoins lorsque tu fais référence aussi aux latins. Mais c'est bien, tu dis de bonnes choses, ce n'est pas souvent sur ce forum que l'on rencontre la lucidité, plus que l'intelligence universitaire, bien cadrée et stéréotypée et récurrente dans ce forum .
17 juillet 2006 18:43 |
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Moh Tsu a écrit:
Salamlikoum
Hum, intéressant ! Intéressant comme sujet.
Vaste sujet, aux multiples réponses. Je vous fais partager c dernières réflexions, quelques pistes :
Parce qu'on ne sait pas aimer vraiment. > aimer s'apprend et personne ne le conguge comme le voisin, etc. L'amour est relatif... donc les gens tâtent, testent = flirts.
Parce qu'on ne s'aime pas soi d'abord > cela peut expliquer tout à fait bon nombre de choses et comportements, même si on peut invoquer une excès d'amour propre (face au sale ?)
Parce qu'on ne sait pas aimer sans vouloir posséder, donc détruire l'autre à terme. La possession mène à la compétition, ce qui mène aux tensions puis aux conflits. Bref, c'est de l'immaturité affective.
Réponse très sensée, dévelopée par Georges Lucas, via le personnage de Yoda qui dit "la peur mène à la colère, la colère à la haine, la haine à la destruction". Une idée qui prend tout son sens dans le dernier épisode la dernière trilogie.
Comme souvent certaines ne s'aiment pas, on cherche l'amour de l'autre pour compenser. On lui demande de nous aimer pour deux. On lui demande dêtre notre béquille et quand celle-ci sen va, tout tombe.
On ne peut faire une bonne rencontre que si on est bien avec soi-même et si on ne cherche pas dans l'autre à combler des peurs, cicatriser des blessures ou pour tuer l'ennui. Autant acheter un animal de compagnie. Car c'est une mauvaise raison pour se mettre en couple.
Hors je constate que beaucoup de femmes (pas toutes) malheureuses, jalouses et angoissées à la moindre chose quand elles sont en couple l'étaient déjà avant!
Mais elles ne se sont pas prises en charge pour trouver par elles-mêmes une réponse à leurs angoisses. Donc beaucoup de femmes, sans s'en rendre vraiment compte, cherchent un mec pour aller mieux! Comme si un mec était une thérapie, un psy...
Avant de rationnaliser le sentiment humain, il serait judicieux de prendre en compte notre nature profonde à savoir animale. On a besoin de l'autre par "instincts", désirs profonds qu'on contrôlent pas forçement. Le plus bel exemple qui soit est celui des femmes lesbiennes qui veulent un homme pour juste un enfant, c'est à dire répondre à leur "besoin naturel" avant de répondre aux "normes sociales" qui créent et amplifient ces besoins souvent.
Sinon, à la base, les femmes sont "des amazones" si on prend en compte la légende ou même qu'on se réfère à certaines sociétés dites primitives où l'homme ne joue que le rôle de géniteur. Après, c'est l'aspect moraliste social qui fait qu'on a besoin de l'autre (de le garder) pour obtenir des statuts présentés comme indispensables pour exister pleinement en son sein et "faire exister" (aux yeux de la loi et proches = légitimer) les enfants issus de l'union. La femme a besoin de l'homme, car socialement parlant, elle existe au travers de son regard (remarques, compliments, attentions, etc.). Et l'homme s'est arrangé depuis "le début" pour les rôles soient bien définis et que certaines règles imposées implictement ou formellement soient suivies au risque de voir la femme "hors jeu", c'est à dire bannie du groupe d'appartenance (qui lui donne un statut) comme dans les tribus primitives justement qu'on montre du doigt.
Bref, "rien ne change, rien s'ajoute, tout se transforme" ! Les règles induites par les hommes créent des états de psychose et savent donner des réponses pour mieux dominer les dominées (socialement parlant, car on parle de sexe faible. pfff, quand c'est lui qui donne la vie, les tous "les forts" (jeu de mots).
Parmi les règles imposées au fil des siècles figurent aussi il y aussi celles de la religion : "finir son dine", qui montre justement qu'on est imcomplet "moralement" parlant sans l'autre, comme un être humain sans croyance qui lui permet d'accès au paradis (qui équivaut pour une femme à accoucher, c'est pourquoi on dit que le paradis est sous ses pieds) où il est sensé exister pleinement.
En résumé, on a pas besoin de l'autre, mais il s'impose de lui-même socialement et religieusement parlant.
Et on s'étonne qu'elle ne vit que par et pour lui, qu'il soit le centre de tout ! Une béquille sécuritaire et affective. Bref, le mec est investit de beaucoup trop de chose. Et quand la béquille se barre...
quand la béquille se barre, c'est pas la fin du monde, car une femme calcule le facteur risque et sait rebondir à sa façon. Ne vous étonnez plus alors de voir beaucoup dans leur jeunesse passer "maîtresse" dans l'art du cloche pied.Je dis cela en disant que t'as pas aussi tort pour certains cas
On demande à l'autre de réparer les blessures affectives passé ou présente et de combler les carences de nos parents. Hors, ce nest pas son rôle et il nen a pas les compétences.
L'autre n'est pas là pour vous rendre heureuse.
Au contraire, sa présence joue justement un effet de thérapie en occultant le passé. Cela est d'autant bizarre que beaucoup d'hommes se disent les psy de la vie de la femme qui vont lui faire oublier certaines choses qui se sont écroulées en construisant quelque chose d'encore plus immense. L'amant est souvent une représentation du père pour la femme et elle joue la figure de la mère, soeur, amie qui "console"...
Il faut cesser d'attendre des autres, sinon, vous serrez toujours déçu. La seule personne qui peut vous rendre heureux, la seule qui sait ce quil vous faut. Cest, vous-même. Nous sommes aussi notre pire ennemi...
Certes, une femme sait ce qu'elle veut sans qu'on lui souffle complètement (voir plus haut) mais si elle a des besoins à combler que l'autre les possède, ce n'est pas évident. Comme pour avoir des enfants. Si c'était si simple, vu que la majorité aimerait être mère un jour, tout le monde pousserait une poussette seule, après avoir fait un saut à la "banque" en disant simplement "oui, c'est pour retirer du liquide"
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"La pire des attentes étant : "j'attends d'un homme qu'il me rende heureuse", "J'attend l'homme qui me rendra heureuse". Ma pauvre si tu attant après un homme pour être rende heureuse...
Tu ne peux pas etre heureuse sans homme ? "
Il y a plusieurs sortes de bonheur ou de conception de se bonheur. Le bonheur, c'est comme l'orgasme, il y en a plusieurs chez une femme (d'après mes lectures) et être heureux seul dans son coin, c'est pas pareil top comme à deux d'après les expertes d'une célèbre série télé(que je connais que de nom).
Autres inepties, entendu ici et là : "J'attends ma moitié", "Chaque chaussure a son pied", "Chaque pot a son couvercle". Comme si nous étions des être incomplet, imparfait! Un peu d'autonomie te ferait du bien pourtant. Il ne faut jamais rien attendre des autres, si non, on créé une dépendance affective. Ce n'est pas leur rôle, ni dans leur compétence.
Personne n'attend rien de personne d'autre, sauf que bien des personnes attendent beaucoup de toi ! Et pour l'autonomie ça va cinq minutes après la nature humaine te rattrappe !
Il faut dabord être heureux seul, avant de l'être à deux.
Il faut d'abord être en harmonie avec soi-même pour pouvoir l'être avec l'autre.
Un couple va bien si les deux vont bien avant la rencontre.
Le concept d'être heureux d'abord est intéressant ! Sauf que le bonheur comme on l'entend socialement est autre. Puisqu'il se concrétise à partir de deux personnes... Sinon Robinson Crusoe aurait été super content sur son île à continuer à chasser les pokémons, le mot "site de rencontres" n'aurait pas grand sens. Et il est très difficile de suivre les conseils de révélation à soi-même comme le préconisait Socrate, car pour beaucoup de gens, il faut une tierce personne pour "accoucher" d'une idée de soi, de l'autre et définir ou créer le mot bonheur qui prend tout son sens dès lors.
"Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés".
Confucius.
Très belle pensée ! Sauf que dans cette société, on est de plus en plus "attaché" à beaucoup de choses qui nous emprisonnent (crédits, confort, etc.) et dépossèdent l'être humain de son autonomie, sa principale source de bonheur... Pour oublier, se retrouver ou exister pleinement loin d'un état qui nous échappe on aura toujours besoin de l'autre (d'un grand ou/et plus petit que soi = bébé)
Shy
Môh Tsu
