Le prix Goncourt 2005 a été attribué à François Weyergans pour "Trois jours chez ma mère" (Grasset), a annoncé jeudi le jury au restaurant Drouant à Paris. (AFP)
L’écrivain turc Orhan Pamuk est le lauréat 2005 du Prix de la Paix des Libraires allemands – prix remis aujourd’hui dans la Paulskirche de Francfort, au dernier jour de la Foire du Livre pour je cite « son œuvre de rencontre entre l’Europe et la Turquie ». Le président de l’Association des Libraires Allemands, Dieter Schormann : « En la personne d’Organ Pamuk, nous rendons hommage à un écrivain qui plus que tout autre se penche sur les traces de l’occident en orient et de l’orient en occident et défend une notion de la culture fondée sur la connaissance et le respect de l’autre. Orhan Pamuk a réalisé une œuvre de rencontre entre l’Europe et la Turquie musulmane. » Joachim Sartorius, le directeur du Festival de Berlin, dans son éloge au lauréat : « Le monde a la chance inouïe d’avoir l’œuvre infiniment riche d’Orhan Pamuk pour comprendre son pays. Ceux qui en parlent d’habitude, le font en fonction d’intérêts particuliers : les politiques, les Erdogan, Verheugen, Merkel et les Villepin, les militaires, les historiens. L’écrivain est le seul qui nous rendre ce pays familier. » L’écrivain a quant à lui plaidé une fois de plus pour l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne. « Le sentiment anti-turc en Europe conduit malheureusement à ce que se développe en Turquie un nationalisme anti-européen et sourd », a-t-il encore souligné. Dans son pays, Orhan Pamuk s’est attiré la foudre des nationalistes pour sa défense des causes arméniennes et kurdes. Âgé de 53 ans, il vit à Istanbul. Il est l’auteur de « Neige », « Le Château blanc » ou encore « Mon nom est rouge ». Le prix des Libraires allemands est doté pour la première fois cette année de 25 000 euros. La 57e Foire du livre de Francfort a attiré quant elle environ 280.000 visiteurs, soit un léger mieux (10.000 de plus) par rapport à l'an dernier.