Polémique autour d un entretien avec un indépendantiste sahraoui
Polémique au Maroc après la publication d'un entretien avec un indépendantiste sahraoui

RABAT (AP) - La publication par le journal "Maroc-Hebdo" d'un entretien avec un militant indépendantiste sahraoui suscite un vif débat politico-médiatique au Maroc entre partisans de la liberté d'expression et ceux qui les qualifient de "traîtres" aux intérêts supérieurs du royaume.

Dans cette entrevue publiée le 30 janvier, Ali Salem Tamek, condamné le 24 octobre 2002 à deux ans de prison ferme pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" avant d'être gracié le 7 janvier par le roi Mohammed VI, affirme notamment "croire en l'existence du peuple sahraoui et en son droit à l'autodétermination".

La publication de ces propos, qui tendent à remettre en cause la légitimité historique de l'annexion en 1975 du Sahara-Occidental par le Maroc, a suscité la condamnation de plusieurs partis politiques et de leurs organes.

"Ce Maroc que l'on trahit" titrait notamment mercredi à sa une le quotidien "Aujourd'hui le Maroc" (francophone) qui dénonce "un complot contre l'intégrité territoriale du royaume" en s'interrogeant sur "une dangereuse dérive médiatique".

La direction de "Maroc Hebdo" a saisi jeudi le Syndicat de la presse marocaine (SNPM) pour dénoncer "les méthodes inquisitoriales et xénophobes" d'"Aujourd'hui le Maroc" qui avait jugé utile de préciser que le journaliste ayant recueilli les propos de M. Tamek était "de nationalité mauritanienne".

La publication de cet entretien avec un séparatiste sahraoui et de ses "propos injurieux" a également été dénoncée par Ismaïl Alaoui, secrétaire général du parti du progrès et du socialisme (PPS, ex-communiste).

La virulence du débat témoigne du caractère encore très sensible de la question de l'avenir du Sahara-Occidental où est un cessez-le-feu entre l'armée marocaine, le Front Polisario et son allié algérien, est contrôlé depuis 1991 par l'ONU.

La presse écrite marocaine, qui a conquis depuis la fin des années 90 de très importants espaces de liberté, est au centre des enjeux stratégiques que représente le dossier de "la cause sacrée de la marocanité du Sahara" tant pour la monarchie que pour la classe politique. AP

nim/Bg
je ne pense pas kil soit judicieux de porter atteinte a la liberté d'expression pour protéger soi-disant nos intérets nationaux meme si je suis fondammentalement opposé a une scission avec le"sahara occidentale" encore une fois que sont les réelles priorités des marocains si ce n'est éducation,logement,emploi et modernité...ne ns égarons pas car la communauté internationale via ses"institutions" ns aveugle.
 
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