Paroles de Djalâl ad-Dîne Rûmi
Assalam alaikoum


« Oui, Nous avons proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes de porter le Dépôt (Amâna), et, effrayés, ils l’ont refusé. Seul, l’homme l’a accepté, et il est injuste et ignorant. » (Coran)

« Par ce dépôt, l’homme se distingue du reste de la création. Il est paradoxalement un isthme entre deux positions, lumière et obscurité, et entre deux attitudes, juste et injuste. S’il revient vers sa nature primordiale, il renoue avec la connaissance, trouve la paix en lui et la répand autour de lui (et vis versa). Et si, par malheur, il l’occulte et se voile à elle (ce qui relève du sens de kufr, qui signifie cacher), il tombe dans la perversion, l’obscurité de son être. » (Cheikh Khaled Bentounès « Thérapie de l’âme »)

L’obscurité est ignorance et la lumière est connaissance, aussi, tant que l’homme reste dans l’ignorance de lui-même, de ce qu’il est vraiment, il sera, en dépit de toute connaissance, dans l’obscurité, tant qu’il ne recherche pas cette lumière, il ne peut être que dans l’obscurité, et si ceci est relatif à la guidance divine, pour aller de l’obscurité vers la lumière :

« Dieu guide vers Sa lumière »

« qui Il veut »
(Coran)

Aussi

« qui le veut »

qui le recherche.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 29/08/11 17:45 par faqir.
Salam

Aid koum mabrouk

Oui qui le veut au moment ou Dieu le veut; il lui apportera toute la lumière a sa recherche

"Purifie toi des attributs du moi"

Purifie toi des attributs du moi, afin de pouvoir contempler ta propre essence pure et contemple dans ton propre coeur toutes les sciences des prophètes , sans livre, sans professeur , sans maitres




La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .




Modifié 2 fois. Dernière modification le 31/08/11 00:43 par sheera.
Assalam alaikoum

Aid mubârak said


Tout est en toi.
L’ignorance comme la connaissance, l’obscurité comme la lumière, la maladie comme le remède.

« La maladie est en toi, et tu ne vois rien.
Le remède ne peut venir que de toi et tu n’en sais rien.
Tu crois que tu n’es rien de plus qu’un corps minuscule,
Alors qu’en toit se trouve le Macrocosme avec un majuscule. »


Tout dépend de ce que tu recherches et ce que tu veux être.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 31/08/11 15:32 par faqir.
Salam

Le claire de lune

Le claire de lune pénètre dans la pièce à la mesure de l'ouverture , meme si sa lumière se répand partout , de l'orient à l'occident




La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .
Assalam alaikoum

Eveille-toi à toi-même, à ta vérité, ne t’en laisse pas distraire, ne te contente pas de ta science, de ta connaissance, de ton acquis, sinon tu serais plus près de l’ignorance que de la connaissance, de la somnolence que de l’éveil, et le premier degré de cet éveil c’est d’en sentir le besoin, la nécessité, comme état d’être primordial à rechercher, car sans ce sentiment, sans cette prise de conscience, nous ne serions en fidélité à nous-mêmes, à notre vérité.
salam

"l'ombre de l'arbre inconnu "

Un jour, un homme s'arreta deavnt un arbre. Il vit des feuilles, des branches, des fruits étranges.A chacun, il demandait ce qu'etaient cet arbre et ces fruits .Aucun jardinier ne put répondre : personne ne n'en savait le nom, ni l'origine .
L'homme se dit :"Je ne connais pas cet arbre , ni ne le comprends; pourtant je sais que depuis que je l'ai aperçu mon coeur et mon ame sont devenus frais et vert . Allons donc nous mettre sous son ombre "
Salam

"Le vin et la coupe "

Il faut une passion, un désir ardent pour distinguer le vin de la coupe. De même, un homme affamé depuis dix jours et un homme rassasié qui a mangé chaque jour cinq fois, regardent tous deux du pain. Pour l'homme rassasié, il est forme, et pour l'homme affamé, il est vie. Ce pain est semblable à la coupe et sa saveur est comme celle du vin ; on ne peut voir ce vin sans appétit, sans désir ardent. Acquiert donc l'appétit et le désir, afin de ne pas t'attacher à la forme et de voir partout, dans créatures et l'espace, le Bien-Aimé. La forme des créatures est comme la coupe. Quand la coupe est brisée, ne vois-tu pas ces décorations disparaitre ? L'effet est dans le vin qui remplit la coupe des corps, et celui qui boit le vin voit que «les bonnes actions restent».

Le demandeur a besoin de se figurer deux conditions. D'abord qu'il s'avoue : « Je me trompe. En dehors de ce que je dis, il y a d'autres choses. » Ensuite qu'il pense : « Il y a une autre parole et une autre sagesse, meilleures et supérieures, que je ne connais pas ». Donc, nous savons que « la question est la moitié de la science ».

Chacun se tourne vers quelqu'un, or le Bien-Aimé de tous est Dieu, et on vit dans cette espérance. Il faut quelqu'un qui sache discerner quel est entre tous le plus digne, quel est celui qui a reçu la marque du Roi de sorte qu'il parle du Dieu unique et qu'il croit en lui.

Celui qui est noyé est comme l'eau : l'eau a un pouvoir sur lui, et lui n'a pas de pouvoir sur elle. Le nageur et le noyé sont tous les deux dans l'eau. Mais l'un est emporté par l'eau, tandis que l'autre, libre de ses mouvements, impose sa propre force à l'eau. Toute action que fait le noyé, - qu'elle soit mouvement ou parole - ne provient pas de lui mais de l'eau. Il n'est qu'un moyen : de même que, lorsque tu entends des paroles sortir des murs, tu sais qu'elles ne proviennent pas du mue mais de quelqu'un d'autre. Ainsi sont les awlya (saints) : avant de mourir, ils sont déjà morts, ils sont comme les portes et les murs ; pas un atome d'existence ne demeure en eux. Ils sont dans la main de la Toute-Puissance tel un bouclier. Le mouvement du bouclier lui vient d'en dehors ; c'est là le sens de « Ana'l Haqq ». Le bouclier dit : « Je ne suis pas là », le mouvement provient de la main de Dieu. Considérez ce bouclier comme la Vérité, ne luttez pas, car ceux qui frappent ce bouclier, en réalité luttent contre Dieu et se heurtent à Lui. Tu as entendu ce qui leur est arrivé, depuis Adam jusqu'à ce jour : depuis Pharaon, Shaddâd, Nemrod, les gens de Hâdd et Lot, et Thamûd, et mille autre. Un tel bouclier est présent jusqu'au jour du Jugement, âge après âge. Certains ont l'apparence de prophètes, d'autres ont celle d'{awlya} afin que les purs se distinguent des méchants et les ennemis des fidèles. Chaque {walî}est une preuve pour les hommes ; et le degré et la dignité des gens dépendent du lien qui les attache au {walî}. S'ils se montrent hostiles à son égard, c'est contre Dieu qu'ils s'insurgent, s'ils lui témoignent de l'amitié, c'est à Dieu qu'ils se soumettent, car « celui qui le voit M'a vu, celui qui s'attaque à lui s'attaque à Moi ».



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .
Assalam alaikoum

Merci soeur sheera pour ces belles paroles.

Il faudra d'abord discerner le vin, de la coupe, ensuite le boire. Et comme a dit quelqu'un : "notre vin (contrairement au vin ordinaire) est licite mais non autorisé (pout tout le monde)."
Salam

Oui frère Faquir il faut discerner l'un et l'autre pour ensuite le boire ! mais et l'un et l'autre sont liés ils sont une symbiose des deux font une entité meme si elles ont chacunes leur particularitées
Mais pour etre bu ne doivent faire qu'une
Le coeur et l'esprit sont deux partie différentes et pourtant ne peuvent fonctionner l'une sans l'autre
Chacune nourrissant l'autre
Un des autres conceptes de la Graine

Voici une autre citation de Rumi dont j'aimerais que tu m'apportes un éclaircissement mon frère car j'en ai une idée mais je ne sais si elle est juste

"La poussière et le Vivant "

Dans cette maison, il y a des milliers des morts et toi tu dis : voici "ma" maison.
Une poignée de poussière dit : "j'étais des cheveux".
Une autre : "j'étais des os".
Une poignée dit : "j'étais vieux".
Une autre : "j'étais jeune".
Une poignée de poussière te dira : " arrête-toi là. J'étais quelqu'un qui était lui-même fils de quelqu'un".
Tu es ébahi et soudain l'Amour arrive
Qui te dit : "approche, c'est moi le Vivant éternel".



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .
Assalam alaikoum


La coupe c’est ce qui apparaît à nos sens, alors que le vin c’est ce qui est au-delà, mais en fin de compte, et comme tu dis, la coupe et le vin ne font qu’un.

Pour la citation de Rûmi, jusqu’à maintenant, je n’ai pas d’idée, et si toi tu en as une, tu peux la partager, ça ne serait que constructif, car toute idée, comme ce fragment de miroir cassé, même si elle ne peut manifester toute la vérité, elle en manifeste un aspect.
Salam

Alors frère faqir voilà ce que j'ai compris dans cette citation de Rumi
Nous ne sommes rien " poussière " juste des poignées de poussières qui furent " seul Lui Dieu l'eternel le vivant est absolu
C'est Dieu qui nous donne tout sans Dieu nous ne sommes rien
C'est dans et par l'amour de Dieu que nous vivons

Enfin c'est ce à quoi me fais penser cette citation



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .




Modifié 1 fois. Dernière modification le 03/10/11 17:05 par sheera.
Assalam alaikoum


Sœur sheera, je trouve que ton explication a du sens, elle me fait penser à l’exemple de la poussière qui dans l’air reste invisible, comme inexistante, et ne se manifeste qu’en s’exposant à la lumière du soleil. Par cette métaphore, nous sommes comme la poussière qui n’a d’existence en dehors de la Lumière divine.

Toutefois, sans l’Amour, notre existence, notre vie, dans cette maison de fanâ’, d’extinction (dont fait allusion le texte de Rûmi), ne reste que temporelle, que limitée, sans réalisation, c’est par l’Amour qu’elle s’ouvre à la dimension de l’éternel. Il est l’attraction de l’un vers l’autre, le moyen d’aller vers la source de la Lumière, vers le centre suprême de la conscience, et lorsque la Rencontre a lieu, il ne subsiste plus rien, ni amant ni aimé, mais suprême conscience de la fusion dans l’Unité. Comme une ouverture qui se réalise, qui immerge la conscience dans la lumière, qu’elle devient elle-même lumière, s’amplifiant jusqu’à remplir tout l’espace, sans masse ni densité ni temporalité.
Salam

Ton explication est tout à fait juste frère faqir, et complète tout à fait l'idée que j'en avais merci .
J'aimerais posé cet extrait de l'ouvrage Rouba yat , et ode mystique

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Le jardin, la rose, le rossignol, la musique et la danse, la bien-aimée,
Sont des prétextes ; celui que l'on cherche, c'est Lui.

La vue de ton visage a fait éclore des roses dans mon cœur,
Et tes yeux ont illuminé mes yeux.

Je vois dans l'eau se mirer l'image de ma bien-aimée,
Et dans la rose se trouve le parfum de notre intimité.

Le vin de l'union illumine éternellement notre nuit.
De ce vin que n'interdit point la religion d'Amour,
Nos lèvres seront humectées jusqu'à l'aube du néant.

Hier soir vint chez moi une idole altière,
À la parole douce, aux lèvres de miel, au charme troublant.
De son visage pareil au soleil, elle m'éveilla,
En disant : « Tu as vu le soleil, lève-toi ! »

Je suis amoureux de l'amour.

Notre corps pétri de terre est la lumière des cieux.

Autrefois, nous étions des enfants, puis nous fûmes maîtres ;
Autrefois, nous étions heureux de voir des visages amis.
Écoute la fin de notre aventure :
Nous sommes devenus pareils aux nuages, pareils au Vent.

Le monde est plein de verdure, de fleurs,
Tout rit de l'éternelle beauté qui se reflète en tout.

Derrière le voile existe tant de beauté ;
là est mon être.

Ô sage ! sais-tu ce que c'est que la nuit ?
C'est l'isolement des amants, loin des indifférents.
Cette nuit surtout, où mon aimée se trouve sous mon toit,
Je suis ivre, la lune est amoureuse et la nuit est folle.

Ton amour a si bien ravagé mon cœur,
que tout ce qui n'est pas lui s'est consumé.
Oubliant la raison, les leçons, les livres,
Il s'est adonné à la poésie, aux odes, aux quatrains.

Nous avons appris à l'aimée à boire le vin,
Nous possédons le feu de l'amour qui brûle l'amour même.
Depuis l'éternité, le temps ne nous a pas vus dormir,
Pendant toutes ces nuits que nous avons changées en jour.

Cette belle a soudain franchi ma porte,
Elle a bu une coupe de vin et s'est assise.
D'avoir vu et saisi sa chevelure onduleuse,
Mon visage devient un regard et mon regard une main.

Si ce n'était pour l'abandonner à ma passion pour toi,
Que ferais-je de mon cœur, pourquoi aurais-je un cœur ?

Ne te soucie pas des accidents que produit sans cesse le monde ;
De tout ce qui advient, rien n'est durable, ne t'en soucie pas,
Considère chaque instant comme une aubaine,
Ne te soucie pas de ce qui est arrivé, ni de ce qui arrivera.

J'étais un homme pieux, tu as fait de moi un chanteur,
Un pilier de cabaret toujours assoiffé de vin.
J'étais assis gravement sur mon tapis de prière,
Tu as fait de moi la risée des enfants du quartier.

Ô toi dont la patrie se trouve dans les cieux ;
Et qui te crois cependant de ce monde terrestre.

Ô ame ! sais-tu qui est ton aimé ?
Ô cœur ! sais-tu qui est ton hôte ?
Ô corps qui cherche partout l'issue pour t'enfuir,
Lui t'attire ; regarde ce qui est à ta recherche !

Ô toi qui tiens éveillé mon sort et ma destinée… ne dors pas !
Ô splendeur du printemps et des roses… ne dors pas !
Ô toi, aux yeux langoureux et cruels… ne dors pas !
Cette nuit est une nuit d'allégresse… ne dors pas !

Notre ivresse ne provient pas du vin vermeil,
Et ce vin n'existe que dans la coupe de mon imagination.
Tu es venu pour répandre mon vin ?
Mais le vin dont je m'enivre est invisible.

Ô mon cœur malade, le temps de la guérison approche.
Respire à pleins poumons, car le moment est arrivé :
Cet aimé qui bouleverse les aimés
Est venu au monde sous une forme humaine.

L'union… voilà les jardins du Paradis.
La séparation… voilà les tourments de l'enfer.
L'amour est éternel, l'univers est son vêtement,
Il met à nu celui qui est vêtu… voilà la clé de l'énigme.

J'ai posé ma tête sur ton seuil,
Et j'ai laissé mon cœur entre tes boucles ravissantes.
Mon âme est venue à mes lèvres, donne-moi les tiennes,
Pour qu'ainsi dans ta bouche, je mette mon âme.

Mon cœur est esclave de tes lèvres de rubis.
Il est ivre de tes yeux enivrés.

Avec les yeux de ton cœur, tu verras un autre monde.
Si tu te tiens à l'écart de l'égoïsme,
Tes actes seront tous entièrement approuvés.

Moi aussi, j'étais sage et dégrisé comme toi,
Je reniais tous les amoureux.
Me voici devenir fou, ivre et libertin,
Et tu prétends que j'ai toujours été ainsi.

Un amoureux doit être toujours ivre et diffamé,
Extravagant, égaré et fou.
Le chagrin nous serrera la gorge quand nous serons dégrisés ;
Mais tant que nous sommes ivres advienne que pourra.

Tranquille est celui qui n'a rien de bon ni de mauvais,
Qui n'a ni les chaînes de la richesse ni celles de la pauvreté !
Qui peut vivre loin des chagrins du monde et du peuple,
Et en qui il n'y a pas la moindre trace d'égoïsme.

Sois juste ; l'amour est une belle chose ;
Tout le mal vient de ta nature perverse.
Tu as donné le nom d'amour à ton désir de jouissance,
Mais de l'amour à la jouissance la distance est grande.

Son cœur est gonflé d'amour et ses yeux gonflés de sommeil,
Vers le matin, la beauté de mon aimée a quelque chose d'étrange.

Il faut être avancé dans le chemin du désir.
Il faut se garder de la souillure du monde,
Soigne bien ta vue, en effet,
L'univers tout entier est Lui, mais il faut avoir les yeux clairs.

Puisque j'ai dans le cœur l'image de celle que jalousent les fées,
Qui peut être heureux dans le monde autant que moi ?
Je jure que je ne peux pas vivre sans bonheur,
J'entends parler du souci, mais je ne sais ce que c'est.

Quand de l'amour divin l'aurore poindra
Des corps vivants l'âme s'envolera.
L'homme atteindra un lieu où à chaque moment,
Sans fatiguer ni ses yeux ni ses mains, il percevra.

J'ai un amour plus pur qu'une eau limpide,
Et le jeu de cet amour pour moi est licite.

Je sens dans l'herbe l'odeur de tes lèvres.
Je vois, dans les jasmins et les tulipes, tes couleurs.

Aux jardins il y a mille belles aux visages lunaires,
Il y a des roses, des violettes qui sentent le musc,
Et cette eau qui tombe à goutte dans le ruisseau,
Tout est prétexte à méditation… il n'y a que Lui… que Lui.

(Roubâ'yât)



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .




Modifié 1 fois. Dernière modification le 18/10/11 00:01 par sheera.
Salam

La souris :

Une souris s’empara un jour de la bride d’un chameau et ordonna à ce dernier de se mettre en marche. Le chameau était de nature docile et il se mit à marcher. La souris en fut remplie d’orgueil. Ils arrivèrent soudain devant un petit ruisseau et la souris s’arrêta.

Ô mon amie ! dit le chameau, pourquoi t’arrêtes-tu ? Marche, toi qui es mon guide !
La souris dit :
Ce ruisseau me semble profond et je crains de me noyer.

_ Le chameau :
Je vais essayer !
Et il s’avanca dans l’eau.
L’eau n’est pas profonde Elle ne dépasse pas mes jarrets.

La souris lui dit :
Ce qui t’apparaît comme une fourmi est pour moi un dragon. Si l’eau t’arrive aux jarrets, elle doit dépasser ma tête de plusieurs centaines de mètres.

Alors le chameau lui dit :
Dans ce cas, cesse d’être orgueilleuse et de te prendre pour un guide. Exerce ta fierté sur les autres souris, mais pas sur moi !

Je me repens ! dit la souris, au nom de Dieu, fais-moi traverser ce ruisseau !"



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .
Salam

Graines

Lorsque l’oiseau se pose sur un mur et voit les graines qui servent d’appât au piége, son désir le pousse vers ces graines. Il les regarde, puis il regarde les vastes plateaux. L’oiseau qui résiste à cette tentation s’envole vers les plateaux, plein de joie.



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .
Salam

La mèche :


Une nuit, un homme entendit que quelqu’un marchait dans sa maison. Il se leva et, pour faire de la lumière, il battit son briquet. Mais le voleur qui était cause du bruit vint se placer devant lui et, chaque fois qu’une étincelle touchait la mèche, il l’éteignait discrètement du doigt. Et l’homme, croyant que sa mèche était mouillée, ne vit pas le voleur.

Dans ton cœur également ,il y a quelqu’un qui éteint le feu mais tu ne le vois pas



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .
Salam


Si tu obéis à tes passions et tes désirs
Sache-le, tu mourras misérable
Si tu renonce à tout cela, tu verras clairement
Pourquoi tu es venu, et où tu t'en vas.




*




Bien que vous soyez tous captifs dans le voile
Sortez de ce voile, vous êtes tous des princes
Cette Eau de la vie dit à tous les êtres :
" Mourez tous au bord de notre ruisseau "




*




Il est bon de franchir chaque jour une étape
Comme l'eau vive qui ne stagne pas.
Hier s'est enfui, l'histoire d'hier elle aussi est passée
Il convient aujourd'hui de conter une histoire nouvelle.



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .




Modifié 2 fois. Dernière modification le 18/12/11 00:36 par sheera.
Salam


Dans le coeur des amants qui boivent la lie, brûlent les désirs ardents.
Dans le for intérieur des sages au coeur sombre, il y a des réfutations.

La raison dit: "Ne pose pas ici le pied, car dans l'anéantissement, il n'y a que des épines."
L'amour répond à la raison: "C'est en toi-même que se trouvent les épines."

Oh! reste silencieux, arrache l'épine de l'existence de ton coeur,
Afin de découvrir dans ta propre âme des roseraies,

Ô Sham Tabrîzî! Tu es le soleil caché dans le nuages des lettres.
Quand ton soleil s'est levé, se sont effacées les paroles.

Je suis devenu comme une prière par tant de prières que j'ai faites;
Quiconque voit mon visage me demande de prier pour lui.

Mais à tes yeux, j'ai la couleur des impies,
Car tes yeux qui tuent sans merci quand ils me voient cherchent la guerre.

Si la séparation d'avec toi me tue, je lui pardonne:
Quel prix du sang peut réclamer à celui qui le tue

Le captif mis à mort dans la guerre sainte?
Je t'ai salué, je t'ai prêté un serment d'allégeance, Tu m'as dit: "Comment es-tu?"

Je suis dans l'état du pauvre cuivre qui appelle la pierre philosophale.
Le portrait est tel que l'a fait le peintre;

Le corps blessé est tel qu'il réclame le remède.
Que tes paroles ne soient pas comme l'ombre devant le soleil!

Les poussière s'enfuient de l'ombre et cherchent un rayon de lumière.
Oh! la générosité et la bienfaisance de Shams de Tabrîz!

Le soleil de la voûte azurée lu réclame un don.
Celui à qui s'est dévoilé le mystère de l'amour,

Celui-là n'est plus, car il s'est effacé dans l'amour.
Place devant le soleil la chandelle ardente

Et vois comme son éclat disparaît devant ces lumiéres:
La chandelle n'existe plus, la chandelle s'est transmuée en lumiére.

Il n'ya plus de signes d'elle, elle-même est devenue signe.
Il ne va de même pour du feu corporel dans la lumiére de l'esprit:

Il ne reste pas feu, il devient cette flamme.
Le ruisseau court à la recherche de l'océan;

Il se perd quand il s'est noyé dans l'océan.
Tant que la recherche existe, le cherché n'est pas connu;

Quand l'object de la recherche est atteint, cette recherche devient vaine.
Donc, tant que la recherche existe, cette quête est imparfaite.

Quant la recherche n'est plus, elle acquiert alors la suprématie.
Tout être sans amour qui cherche un turban

Est dépourvu de tête ne sont alors pour lui qu'une épine.
Comme moi, il est devenu, dans la passion qu'inspire Shams-od-Dîn,
Celui qui dans son coeur recèle tous ces secrets.



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .
Assalam Aleikoum

Si la vie s'en va, qu'importe
Dieu donne une autre vie
Si passe la vie éphémère, qu'importe
Si vient la vie éternelle
L'amour est l'eau de de la vie
Plonge dans cette eau
Chaque goutte de cet océan
Est en soi un océan de vie.

****************

Dans ton âme il y a une âme
Cherche la !
Dans le de ton mont de ton corps, une perle
Touve la !
O soufi qui avance
Si tu cherches
Ne cherche pas hors de toi
En toi cherche cela !


*********************

Qu'est ce qui fait ce plaisir contenu dans les formes?
Qu'est ce qui fait que sans lui se ternissent les formes?
Celà qui un instant s'absente de la forme
Celà qui un instant y brille de l'invisible



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .




Modifié 2 fois. Dernière modification le 09/02/12 00:11 par sheera.
Assalam Aleikoum

Quand Dieu le très haut désire faire descendre Sa grâce, Sa faveur, Sa libéralité, Sa félicité d'une manière durable sur un serviteur d'entre Ses serviteurs, Il lui accorde le bonheur de rendre grâce. S'il lui arrive cent sujets d'amertume et un seul de douceur, il célèbre cette douceur unique cent fois, en cent lieux, tandis qu'il ne redit pas une seule fois les cent sujets d'amertume, à l'exception de l'amertume produite par la séparation d'avec les compagnons de la foi.


**************


Dis jusqu'à la nuit : Notre jour n'a pas de nuit;
Dans notre religion de l'amour, il n'est d'autre religion que l'amour.
L'amour est cet océan sans limites et sans rives,
Beaucoup s'y noient sans plaintes et sans gémissements.



***************



Si quelqu'un dit du bien d'autrui, ce bien et ces louanges lui reviennent. En réalité, il les dit pour lui-même. Quelqu'un a planté autour de sa maison une roseraie et des fleurs. A tout moment, son regard est fixé sur les roses et les fleurs. Il est au Paradis. On apprend à aimer celui dont on dit du bien. Et on apprend à détester celui dont on dit du mal. A son souvenir on n 'imagine que scorpion, serpent, épines et broussailles.
Sois bon pour toutes les créatures, pour l'amour de Dieu,
Ou bien pour la tranquillité de ta propre âme
Afin que tes yeux voient toujours l'Ami.
La haine ne doit pas entrer dans ton coeur




La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .




Modifié 1 fois. Dernière modification le 13/02/12 16:43 par sheera.
Horaires de prières Saint Coran