PAGAILLE à sete
entre SOS des marins et l arrivée de GNV

Ligne avec le Maroc : l’arrivée des bateaux de GNV compromise ?
Midi Libre
24/05/2012, 11 h 41 | Mis à jour le 24/05/2012, 11 h 44


Les marins se refusent à déplacer les ferries. (Vincent ANDORRA)

Le commandant et la direction du Port de Sète avaient trouvé un terrain d’entente avec les quelque 200 marins bloqués depuis plus de 5 mois en Île singulière.

Si ces derniers acceptaient que leurs ferries soit déplacés pour laisser place au repreneur temporaire de la ligne, l’italien GNV, le port tirerait un tireait sur la dette de leur compagnie à son égard, plus de 130 000 €. Et permettrait ainsi aux équipages de toucher leurs arriérés de salaires en cas de liquidation de leur compagnie (plombée par des dettes colossales), et de vente des bateaux.

Or, ces “marins abandonnés” demandent désormais une garantie supplémentaire : obtenir de leur armateur le “bon de débarquement pour congés” qui leur permettra de faire valoir ensuite leurs droits.

Or, celui-ci se refuse à le délivrer, et le gouvernement marocain, totalement absent dans cette affaire, semble ne pas vouloir interférer.

Du coup, les marins se refusent à déplacer les ferries, ce qui rend impossible l’accueil dans le port, ce lundi, du ferry de GNV, ses 300 voitures et 800 passagers.



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Ferries : le SOS des marins marocains
Midi Libre
23/05/2012, 17 h 19 | Mis à jour le 23/05/2012, 17 h 21
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Les équipages du Biladi et du Marrakech ont lancé un SOS depuis le pont arrière du Biladi, ce mercredi après-midi. (VINCENT ANDORRA)

Banderole déployée, cris de colère... Alors que les trois ferries qui assuraient la liaison entre Sète et le Maroc sont toujours immobilisés au port, les équipages du Biladi et du Marrakech ont lancé un SOS depuis le pont arrière du Biladi, ce mercredi après-midi.

Estimant n’avoir pas reçu de garanties financières pour débarquer et être rapatriés au Maroc, ils menacent de refuser de déplacer les navires, condition sine qua none à l’arrivée à leur place, à partir du 26 mai, des ferries de Grandi Navi Veloci. Cette compagnie italienne va en effet reprendre en location les liaisons qui étaient assurées par son homologue marocaine Comanav-Comarit, au bord de la faillite pour cause de créances non honorées.



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Ferries bloqués : la situation s’enlise
PATRICE CASTAN
25/05/2012, 06 h 00 | Mis à jour le 25/05/2012, 07 h 18


Hier, pour la première fois, les marins marocains sont sortis de leur réserve. (Photo V. ANDORRA)

Les marins marocains refusent de déplacer les trois navires, ce qui retarde la reprise de la ligne par l’italien GNV.

Sur le port de Sète, où trois ferries de la compagnie marocaine Comanav-Comarit sont immobilisés depuis plus de cinq mois, la situation s’enlise. Et à la détresse des 200 marins bloqués, sans salaires, répond le désarroi du président du port, Marc Chevallier, qui voit s’éloigner l’opportunité d’une solution négociée. Elle devait permettre d’obtenir le déplacement des ferries et ainsi dégager des linéaires de quai pour accueillir, lundi, les bateaux de l’italien GNV, à laquelle la ligne a été confiée pour un an par les autorités marocaines.

Un déplacement en échange duquel le port de Sète s’était engagé à tirer un trait sur sa position de créancier privilégié afin que les marins puissent être payés sur une éventuelle vente des ferries.

"Problème politique"

Or, conseillés par les syndicats français et marocain, regroupés sous la bannière d’ITF (Syndicat international des transports), les équipages soumettent désormais le déplacement des navires à l’obtention d’un “bon de débarquement pour congés” de la part de leur armateur, le très controversé milliardaire (et député) Samir Abdelmoula. Document qui leur permettrait de faire valoir leurs droits, à terre, et de remonter sur un bateau un jour.

Une requête restée sans suite : une manifestation était alors organisée, hier, par des marins qui, pour beaucoup, découvraient le maniement d’une banderole syndicale. Et osaient désigner le gouvernement marocain, seul à pouvoir intercéder pour l’obtention du précieux sésame. "C’est maintenant un problème politique, expliquait Pascal Pouille, inspecteur ITF. Il faut que la France mette sa diplomatie en route."

Et si on avouait sur place que les marins sont "désolés du tort causé, économiquement", on glissait aussi que vouloir les contraindre à déplacer les ferries mènerait à l’affrontement. Le gouvernement marocain a 72 heures pour obtenir le fameux bon. Faute de quoi le bateau italien et ses 800 passagers resteront en rade.



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