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Nétanyahou égale Sharon
Aucun espoir de paix (s'il y en a jamais eu ces derniers temps!).
De la pourriture partout côté gouvernement de l'Etat juif raciste.
Rien à en attendre!



En Israël, la politique obéit à des lois assez naturelles. La force d'attraction qui émane aujourd'hui du premier ministre Benyamin Nétanyahou, star des sondages et des intentions de vote, vient ainsi lui permettre d'attirer à lui le parti centriste Kadima qui a accepté dans la nuit de rejoindre le gouvernement. Du coup la perspective d'élections anticipées est repoussée sine die alors que la Knesset avait voté son auto-dissolution en première lecture.

Comment un tel prodige a-t-il été rendu possible? Depuis 2009 et les élections législatives que le parti centriste dirigé par Tzippi Livni avait remportées sans pour autant être en mesure de former un gouvernement, l'identité de cette formation créée par Ariel Sharon après le retrait de Gaza (contesté par l'appareil du Likoud) s'était réduite au refus d'entrer dans une coalition nationale sous l'autorité de M. Nétanyahou.

Le remplacement de Tzippi Livni par Shaul Mofaz à la tête de Kadima et surtout la perspective d'une déroute à des élections anticipées a conduit l'ancien chef d'état-major de Tsahal à renouer avec ses anciens amis du Likoud. Coutumier des revirements (on se souvient qu'il avait quitté abruptement le Likoud pour Kadima en novembre 2005 alors qu'il venait d'assurer par courrier le Comité central du parti nationaliste qu'il n'en ferait rein), M. Mofaz espère gagner du temps et un titre prestigieux au sein du gouvernement. On doute pourtant qu'un tel viatique lui permette de tirer Kadima des limbes dans lesquels il s'enfonce.

Après avoir déjà provoqué l'éclatement des travaillistes (Ehoud Barak décidant de rompre avec sa famille pour conserver son poste de ministre de la défense), M. Nétanyahou est donc parvenu à solder la crise de 2005 lorsque les déchirements de la famille nationaliste sur Gaza avait contraint Ariel Sharon (un ancien travailliste, il est vrai, au final plus "sharonien" que tout autre chose) à quitter avec ses fidèles cette "vieille maison" pour se lancer dans l'aventure Kadima.

Confortablement installé au dessus de la mêlée comme le même Ariel Sharon de 2001 à 2005, M. Nétantyahou va pouvoir jouer les arbitres en laissant centristes et ultranationalistes s'entre-déchirer. Perspectives pour le dossier palestinien pour lequel M. Mofaz avait esquissé quelques pistes prometteuses il y a deux ans? On parie sur la valeur en hausse, le statu quo, qu'on peut aussi appeler pourrissement.
 
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