il y a 40 ans, le mossad assassinait le grand écrivain Ghassan Kanafani
lundi 9 juillet 2012


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Le 8 juillet 1972, ce grand romancier et journaliste Palestinien mourait à l’âge de 36 ans, en même temps que sa nièce de 15 ans, assassiné par une charge de dynamite placée sous sa voiture, à Beyrouth, par les services secrets israéliens



Ghassan Kanafani, porte-parole du Front Populaire de Libération de la Palestine, rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Al Hadaf », était romancier, auteur de plusieurs pièces de théâtre et journaliste, dont l’œuvre est profondément enracinée dans la culture arabe palestinienne. Il a inspiré une génération entière de son vivant jusqu’à aujourd’hui, par ses actes et ses écrits.*

Né à Acre (nord de la Palestine) le 9 juillet 1936, il a vécu à Jaffa jusqu’en mai 1948, quand il a été contraint à l’exil avec sa famille. Il a vécu et travaillé à Damas, puis au Koweït et, à partir de 1960, à Beyrouth.

Dotées d’un style pur et concis, ses oeuvres incitaient à la lecture y compris ceux qui n’étaient pas des intellectuels, et engageaient à réfléchir aux grands problèmes sociaux à travers une vision marxiste du monde arabe.

Réaliste, il avait été le premier à prêcher la reconversion de la guérilla pour qu’elle limite son action à l’intérieur du « petit et grand Israël », tout en étant fidèle à Georges Habache, dès 1954.

La grande presse occidentale, si prompte à dénoncer à longueur de colonnes les « méthodes violentes » quand ce sont des Palestiniens qui en font usage, n’a consacré que quelques lignes à l’assassinat, à Beyrouth, par un réseau terroriste israélien, de Ghassan Kanafani.

Ceci malgré son grand retentissement dans le monde arabe et les quelque 40.000 personnes qui ont suivi ses funérailles à Beyrouth.

lsrael a attendu 2005, soit 32 ans pour reconnaître avoir été le commanditaire de son assassinat.

De même que ceux de Muhammad Boudia, de Ali Hassan Salameh à Beyrouth, et par erreur, du Marocain Ahmad Bouchiki, en Norvège, ainsi que ceux de Basel al-Qubaysi, à Paris, en mars 1973, et de Mahmoud al-Hamchari représentant de l’OLP à Paris.

Si les services norvégiens ont poursuivi l’assassin de Ahmad Bouchiki, cela n’a jamais été le cas pour les services de renseignements français, qui ont laissé faire le Mossad, et n’ont pas bougé sur le plan judiciaire.

*Avant de mourir prématurément, Ghassan Kanafani a publié dix-huit livres et écrit des centaines d’articles sur la culture, la politique et la lutte du peuple palestinien. Après sa mort, tous ses livres ont été republiés dans plusieurs éditions en arabe. Ses romans, ses nouvelles, ses pièces de théâtre, ses essais ont été rassemblés et publiés en quatre volumes. Une grande partie de l’œuvre littéraire de Ghassan Kanafani a été traduite en dix-sept langues et publiée dans plus de vingt pays différents. Certaines œuvres ont été adaptées pour la radio et le théâtre dans de nombreux pays, arabes et autres. Deux de ses romans ont été adaptés au cinéma. Son œuvre littéraire, écrite entre 1956 et 1972, reste aujourd’hui encore importante.

Bibliographie :

"Mawt al-sarîr raqam 12" (La mort du lit numéro douze) - 1961
"Rijâlun fi al-Shams" (Des hommes dans le soleil) - 1963
"Ard al-burtuqâl al-hazîn" (La terre des oranges tristes) - 1963
"Al-Bâb" (La porte) - 1964
"Âlam laysa lanâ" (Un monde qui n’est pas le nôtre) - 1965
"Ma Tabaqqa lakum" (Tout ce qui vous est resté) - 1966
"Al rijâl wa al-Banadiq" (A propos des hommes et des fusils) - 1968
"Umm Sa’ad" (La mère de Saad) - 1969
"A’id ilâ Hayfâ" (Retour à Haïfa) - 1969
"Al Ashiq" (L’amant) – 1972 - inachevé
"Al a’ma wa al-‘trash" (L’aveugle et le sourd) – 1972 – inachevé

Ouvrages publiés en français (disponibles à la librairie Résistances)

"Retour à Haïfa et autres nouvelles", copyright Actes Sud, Sindbad 1997, pour la traduction française, ISBN 2-7427-1184-8/F7 4275
"Des hommes dans le soleil", copyright Actes Sud, Sindbad 1990, pour la traduction française, ISBN 2-7274-0189-2

CAPJPO-EuroPalestine
Un très grand écrivain sad smiley
Aïd ila Haïfa, un de mes preferés




أعطني النايَ وغنِّ و انس داء ودواء
إنما الناس سطور كتبت لكن بماء
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