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Général
Marseille, terre d'accueil
Auteur: aicha
Date: le 10 août 2005 à 14h08
Ils viennent de passer quatre jours dans les cales d’un bateau. Ils s’appellent Saïd, Khalid ou Kamel. Ils sont six en tout. Tous originaires des bidonvilles de Casablanca. Ils sont un peu intimidés à l’entrée dans la cour gorgée de soleil de l’Association Jeunes Errants (AJE). Amis ou ennemis ? Première « formalité », Dalila et Athman, deux éducateurs, les interrogent en arabe sur leur nom, leur âge, leur famille, essaient d’obtenir un numéro de téléphone d’un parent… Ensuite, installés sur des chaises de jardin, ils retrouvent le sourire, la naïveté et l’insouciance qui les ont guidés vers la France. L’association doit agir vite : faire un signalement comme pour tout mineur en danger et trouver un hébergement pour le soir même.
« Les impératifs de notre action vont au-delà de la simple réponse à l’urgence, martèle Dominique Lodwick, la directrice. Nous donnons une place dans le dispositif de droit commun. Dans notre pays, la protection de l’enfance ne doit pas faire question. » L’action envers les mineurs isolés, principalement d’origine étrangère, a été l’une des raisons de la création de l’association il y a dix ans. Peu à peu le public s’est diversifié : depuis plus d’un an, des éducatrices travaillent avec les enfants tziganes de Roumanie et incitent les parents à les envoyer à l’école. Isabelle, éducatrice spécialisée, établit le contact dans la rue, dans les squats… Elle convainc les mamans de laisser venir leurs enfants à AJE au lieu de mendier avec eux. Par petits groupes, ils passent alors quelques semaines à l’association avant de s’inscrire à l’« école républicaine ». En ce moment, ce sont des petits du squat de Bougainville, installé dans une ancienne usine. Ils traversent tous les jours Marseille en bus et métro accompagnés par Isabelle pour participer aux animations et aux cours de français langue étrangère. « Ceux qui ont l’âge d’aller en primaire sont moins occupés, explique Isabelle. Mais les adolescents et surtout les plus petits sont plus difficiles à capter. » Alors depuis fin mars, AJE tente une nouvelle expérience : une garderie pour les moins de 3 ans dans le local du centre-ville que les enfants ont baptisé « la petite école ». Les quelques mamans pionnières font le choix de vaincre leurs inquiétudes comme « que va devenir mon bébé si je suis arrêtée par la police ? ». Dans le parc du siège de l’association, les jeunes Marocains attendent toujours. La fin de la journée de travail approche. « Je ne peux tout de même pas les mettre dehors », s’emporte Dominique qui essaie désespérément de trouver un hébergement. Après des heures de recherche, elle obtient des chambres d’hôtel. Ces mineurs-là ne dormiront pas à la rue. Jeunes Errants est une des fiertés de tous les Marseillais. On comprend pourquoi. source [www.secourspopulai re.asso.fr] On dit que les femmes sont les meilleures gardiennes de la tradition. C’est dans le secret des cuisines que la culture passe de mère en fille. On répète les gestes immuables,on commente les dosages avec ![]() Re: Marseille, terre d'accueil
Auteur: elfassi
Date: le 10 août 2005 à 16h23
bravo pour ta frase. tre spirituel et filosophike. on pourait peut etre l'utiliser dan un film... je verrai bien un solda prononcer cette frase apres avoir tou detrui pui il retournerai ché lui laissan les assaillis en pleine meditation pui rido noir fin du film... magnifique non?
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