le maroc "inutile"
Le Haut-Commissariat au Plan devait donner le reste des résultats du recensement de 2004 au cours de l’été (cf. www.leconomiste.com) Mais finalement, cela sera plutôt prêt pour le début de septembre, affirme à L’Economiste Ahmed Lahlimi Alami, le Haut-Commissaire au Plan.
L’échéance coïncide avec le premier Conseil de gouvernement de la rentrée lequel devra valider les contours du plan d’action remis au Souverain.

De ces données, les départements (Alphabétisation, Formation professionnelle, Développement social…) pourront identifier concrètement les besoins au niveau des quartiers.
La carte (élaborée avec la Banque mondiale) ci-dessous émane du recensement de 94, avec des projections jusqu’en 2003. Elle est donc à peu près juste.

Les zones les plus pauvres se trouvent dans la région de Meknès-Tafilalet (surtout Errachidia, Khénifra), le Souss Massa Draa (surtout Zagora), Fès-Boulemane et Marrakech Tensift Al Haouz: c’est une grande partie du Maroc «inutile» où le taux de pauvreté varie ente 24 et 37% (contre 18%, en moyenne). Ces régions comptent, à elles seules, 8,5 millions de Marocains (recensement 2004), soit près d’un tiers d’entre nous. La carte de la mortalité infantile est très proche de celle de la pauvreté: les régions les plus pauvres sont celles où la mortalité infantile varie entre 51,7 pour mille et…91 pour mille! (en moyenne 40 pour mille)
D’ailleurs, faut-il le rappeler, celle-ci a augmenté en 7 ans (elle est passée de 36 pour mille à 40 pour mille en sept ans, (cf. L’Economiste du 12 juillet 2005,www.leconomiste.com).

La situation s’est-elle aggravée dans certaines provinces qui affichent des taux de mortalité dépassant 50 pour mille, comme à Errachidia!
Une question demeure dans la démarche de l’INDH en attendant une connaissance réelle des difficultés de chaque commune: comment l’institutionnalisation d’un processus participatif pourra s’assurer que la vielle femme qui vit dans son quartier défavorisé ou du fond de son douar sera correctement représentée…

Cette question est souvent posée par les routiers de l’associatif. Le Social Forum Entrepreneurship, qui récompense les meilleures expériences de développement duplicables (cf. nos nombreux articles, www.leconomiste.com) en a le souci. Le Pnud attire l’attention sur cette question.

Le choix du représentant est capital. Si celui-ci est désigné parmi les «notables» ou les plus «lettrés» du village, il y a le risque d’un détachement et de l’utilisation de cette éligibilité comme un tremplin personnel. Par ailleurs, certains douars, notamment dans le Moyen-Atlas, n’ont pas la chance d’avoir auprès d’eux des ONG…
Comment cela se passera-t-il pour leur cas? En attendant la «visibilité» des projets sociaux, ces questions sont fondamentales.

Appel à projets


A côté du programme prioritaire des centres les plus pauvres, le plan d’action de l’INDH propose deux programmes d’étendue nationale.
Le premier vise à lutter contre la précarité en mettant en place une capacité supplémentaire d’offre de prestations spécifiques pour 50.000 personnes vivant dans des conditions de précarité (mendiants, enfants abandonnés, aliénés, enfants des rues…).

Le deuxième, appelé programme transversal, est ouvert à l’ensemble des régions. Tout projet basé sur une vision participative et intégrée est éligible au financement de l’INDH à travers un processus d’appels à projets.

Tous les projets relatifs au milieu rural, urbain et à la précarité sont accompagnés d’une documentation sur les instruments de mise en œuvre.

source: l'economiste
la majorité de ces régions sont des régions où je produit souvent et sont toutes amazighophones!!!

si ca continue comme ca je n'aurai plus de public!!!




Modifié 1 fois. Dernière modification le 24/08/05 21:44 par oumghil.
 
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