LIBAN - Le Hezbollah prend fait et cause pour la Syrie
Les Libanais favorables aux Syriens sont invités par Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, à descendre dans la rue le mardi 8 mars. Une manifestation pour dénoncer "les ingérences étrangères au Liban et la résolution 1559", et que soutiennent les quotidiens beyrouthin As-Safir et syrien Al-Thawra.

Hassan Nasrallah - AFP

"Hassan Nasrallah a lancé un cri d’alarme pour prévenir de l’enfer de l’ingérence internationale, de ce qui se manigance concernant le Liban, menaçant son présent et son avenir", écrit le quotidien libanais As-Safir dans un éditorial commentant le discours prononcé par le chef du parti politique chiite Hezbollah le dimanche 6 mars. Ce discours survient au lendemain de celui du président syrien Bachar El-Assad promettant un retrait total en deux temps de ses troupes du Liban. La première phase devrait commencer ce lundi 7 mars et consiste en un repli des troupes syriennes vers la plaine de la Bekaa, à l’est du pays du Cèdre.

Ce repli, qui va dans le sens des revendications de l’opposition libanaise, est dénoncé par Nasrallah car "il survient à l’ombre d’énormes pressions internationales liées aux plans prévus par les Américains pour la région dans son ensemble". "Ce repli ne répond pas à une demande libanaise légitime", comme le prévoient les accords de Taëf, auxquels le chef du Hezbollah a réaffirmé son attachement.


Ainsi, Hassan Nasrallah a clairement pris fait et cause pour la Syrie, et As-Safir ne cache pas son soutien à la position du Hezbollah. "Hassan Nasrallah a eu raison lorsqu'il a qualifié l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri de complot ourdi contre le Liban et la Syrie. Ce complot vise l’union nationale et les relations libano-syriennes, voire l’identité de notre petit pays et son rôle régional grandiose."

On retrouve le même son de cloche dans Al-Thawra. Dans son éditorial principal, le quotidien syrien qualifie l’intervention de Bachar El-Assad devant son Parlement de "discours de la sagesse". "Le président El-Assad, connu pour la justesse de ses analyses et la pertinence de sa vision stratégique", aurait pris tout le monde de court en annonçant le retrait en deux phases du Liban, "conformément aux termes des accords de Taëf", alors que "les campagnes de diffamation" orchestrées contre la Syrie laissaient présager une confrontation avec les Nations unies. Mais, poursuit le quotidien dans un autre éditorial, l’objectif de "ces campagnes non innocentes" a été déjoué par "le discours historique du président El-Assad, dans lequel il a envoyé des messages politiques d’une grande importance, mettant les grandes capitales dans l’embarras."

En revanche, L’Orient-Le Jour estime pour sa part que c’est le régime syrien qui est dans l’embarras. "Le Hezbollah joue aujourd’hui sa survie non pas en tant que parti politique - nul ne lui conteste ce rôle -, mais plutôt en tant que mouvement de ‘résistance’ armé dont la raison d’être - le slogan de la lutte contre Israël - est menacée par la résolution 1559. Dans ce combat, le parti intégriste a naturellement besoin de la Syrie. Et vice-versa. Damas a plus que jamais besoin du Hezbollah s’il veut éviter de perdre définitivement la carte libanaise", écrit le quotidien beyrouthin francophone.

Quant à la manifestation, mardi 8 mars, à laquelle le chef du Hezbollah a appelé, L’Orient-Le Jour estime qu’elle "consacrera la bipolarisation de la scène politique locale sous l’impulsion de la Syrie, qui, une fois de plus, comme c’est le cas depuis trente ans, riposte en terrain libanais aux pressions auxquelles elle est soumise". Et le quotidien souligne : "Cette radicalisation de l’axe Damas-Hezbollah ne peut qu’accroître la tension et augmenter les risques de dérapage."

Des risques de dérapages clairement dénoncés par The Independent, qui titre en une : "Le Liban se dirige-t-il vers un autre cauchemar ?" Le quotidien britannique poursuit sous la plume de Robert Fisk, qui écrit à partir de Beyrouth : "Il y a de plus en plus de signes indiquant que le repli des troupes syriennes risque de rouvrir les divisions sectaires remontant aux années 1975-1990, années de la guerre civile libanaise."

Mais Fisk ne manque pas de rappeler que, pendant trente ans, Américains et Israéliens ont profité de la présence des troupes syriennes au Liban car "elles assurent le contrôle des 300 000 Palestiniens réfugiés au Liban. Seulement, actuellement, le premier souci de Bush est le soutien présumé qu’apporte la Syrie aux insurgés en Irak." Fisk poursuit en replaçant la crise syro-libanaise dans le contexte régional et constate sur un ton ironique : "Le président américain exige le départ de 14 000 soldats syriens du Liban à un moment où 140 000 soldats américains occupent l’Irak. Quant à l’occupation israélienne des Territoires palestiniens, il semblerait qu’elle ne rentre pas dans cette équation. C’est ça, la démocratie !"

Hoda Saliby






La liberté des autres étend la mienne à l'infini.
Salam
J'éspère que ce n'est pas le départ d'une guerre civile.
Je n'ai pas écouté le discour d'Assad. J'ai entendu des comentaires disant que kes ricains non seulement ils lui demandent le retrait de tous les soldtas mais aussi les services secrets. Que veulent ils dire par ce dernier point? Est ce le Hizbollah qu'ils désignent?
Salam,
La Syrie est dans le collimateur des américains depuis des année, juste après le première guerre du golf(91),la propagande avait commencé avec Hafed Al assad comme quoi c’est un dictateur et un trafiquant de drogue.
L’attente des américains et des sionistes par la même occasion, c’est de faire plier la Syrie comme tous les pays arabes.




La liberté des autres étend la mienne à l'infini.
Moi, je qualifie le Hezbollah du chien de la syrie.

La Syrie doit quitter le Liban rapidement. Personne ne peut supporter les exactions continuelles de l’armée syrienne et de son service secret.

le président syrien s'appelle Bachar alassad et pas hafid (c'est le père (il est décédé depuis un petit temps) qui transmi son pourvoir au fils smiling smiley)
Salam,

La geurre du golf: 91, c'était le père ou le fils? eye rolling smiley


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> le président syrien s'appelle Bachar alassad et
> pas hafid (c'est le père (il est décédé depuis un
> petit temps) qui transmi son pourvoir au fils )






La liberté des autres étend la mienne à l'infini.
Arretez de croire a ce qu'on vous dit dans la télé le problemes syrio-libanais est monté de toutes pièces par Israel et les Etats-Unis d'amerique, il a pour but de semer la pagaille et de diviser deux peuples frères! Il serait dommage de tomber dans un piège ancien : diviser pour mieux règner.
 
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