De l’Espoir
10 avril 2006 16:49
Nous vivons dans un monde plein de mutations et de changements auxquels personne ne peut échapper. Tous les acteurs politiques, économiques et sociaux s’accordent pour dire que le nouveau désordre mondial est caractérisé par un seul maître mot : l’incertitude.

Pour beaucoup, la vision du futur s’obscurcit, l’avenir semble ne plus être envisagé dans la sérénité mais dans des tensions qu’il faut apprendre à contrôler pour ne pas être envahi. Les certitudes se font rares, les repères se déplacent tous azimuts et à grands pas, on nous apprend à vivre dans le flou, à accepter l’ambigu, à cohabiter avec l’imprévu, à consommer sans modération les fausses vérités et surtout à nous abstenir de poser les vraies questions.

Face à cette mondialisation des problèmes, les solutions devront aussi être prises au niveau mondial. Elles doivent être, de plus en plus, le fruit d’un immense processus de justice, de paix, de respect des valeurs universelles. Il faudra alors une nouvelle évolution de l’esprit et un nouvel espoir.

Qu’est ce qu’Espérer veut dire ? Espérer peut sembler un paradoxe : ce n’est ni attendre passivement ni forcer un événement irréalisable. L’espoir est un tigre accroupi qui ne s’élance que le moment venu. Ni le réformisme fatigué ni l’aventurisme pseudo-radical ne sont des expressions de l’espoir.

Espérer signifie être prêt à accueillir à chaque instant ce qui n’est pas encore né, sans pourtant désespérer si l’avènement n’intervient pas au cours de notre vie.

Les faibles d’espoir s’installent dans le confort ou dans la violence. Ceux dont l’espoir est fort discernent tout indice de vie nouvelle et s’y attachent. Ils sont à chaque instant prêts à contribuer à l’émergence de ce qui va naître.

Espérer, c’est aussi un état d’être. C’est une promptitude intérieure, celle d’une intense activité, d’une recherche continue de sens.

Qui sont ces porteurs du message d’espoir ? On peut penser que les porteurs de ce message d’espoir sont les pauvres, par leur nombre, par les conflits qu’ils vivent, puisque ce sont les seuls qui aujourd’hui ont la possibilité de rêver. Le présent ne leur appartient pas, le passé leur a été confisqué et leur sert de leçons. Il ne leur reste que le futur

Les porteurs de sens et de ce message d’espoir n’ont rien de particulier: ils vivent, travaillent, parlent comme tout le monde et rien ne les distingue, sinon, peut être, une alacrité, une joie de vivre, de servir, une présence rayonnante et beaucoup d’équilibre. On les aime, ils inspirent confiance, ils paraissent souvent plus jeunes que leur âge. Tout cela est imperceptible mais vrai. Il s’est passé en eux un infime pivotement intérieur qui les a changés. Ils réussissent à faire face. Ils ont une nouvelle vision du monde, plus juste, plus équitable, où les hommes et les femmes vivent en paix et en solidarité. Ils aspirent tous à des lendemains meilleurs. Ils vivent ici-bas et pensent et se préparent à la vie dernière, à la rencontre, Ô combien merveilleuse, de Dieu le tout Puissant, le Miséricordieux qui, à travers notre bien aimé Prophète, nous a résumé notre histoire personnelle : la vie puis la mort puis, derrière le rideau tiré de la mort, un autre monde, une autre vie : la vraie.

Certes, il est extrêmement difficile et bien délicat de mener de concert plusieurs réformes individuelles et collectives dans ce monde. Mais malgré toutes les embûches et les difficultés, nous avons le capital : la promesse de Dieu seule nous permet de ne pas désespérer, et nous avons la clef d’un avenir meilleur islamique: La foi et la bonne œuvre.

Il y a deux genres de personnes, ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et se posent la question pourquoi? Et ceux qui voient les choses telles qu'elles peuvent être et se posent la question pourquoi pas ? Ces derniers espèrent vraiment des lendemains meilleurs pleins de justice et de spiritualité.

Souriez, le futur est meilleur.
 
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