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L'ADORATION DIVINE
faqir [ MP ]
25 mai 2012 19:06
Assalam alaikoum

Je mets en partage ces passages sur l'adoration, son sens, sa place et son rôle, du livre « Thérapie de l'âme » de Cheikh Khaled Bentounes.




Le Nom de l'Adoré


Lorsque notre conscience atteint le point culminant du Réel Vrai, Dieu se manifeste à nous à travers toutes les réalités d'où surgit le Vivant. La réalité de l'Unicité rattache à elle, synthétise et densifie toutes les réalités contingentes qui constituaient auparavant notre monde. A ce moment-là nous prenons conscience de cette immense toile qui caractérise le Vivant : le Tout est connecté au Tout, l'un au multiple. Il n'y a ni hasard ni nécessité, seulement l'Unicité. Il ne reste alors en nous qu'un seul état permanent d'affirmer notre réalité d'être : l'état d'adoration. Nous constatons que pas un seul atome présent dans la création n'existe sans avoir Sa marque ou Sa signature. Le Cheikh al-'Alawi disait :

« Il n'y a pas un seul atome sur lequel n'est inscrit le Nom de l'Adoré. »

La dimension cognitive de toute réalité s'explique par le fait que les éléments et les êtres qui composent l'univers ne peuvent s'agencer, communiquer, se féconder, se transformer et se reconnaître que par l'état d'adoration. Cet état permet l'existentialité de chaque atome. C'est pourquoi il est écrit dans le Coran (LI, 56) :

« Je n'ai crée les génies et les hommes que pour qu'ils M'adorent. »

Par conséquent, les créatures dans leur totalité comme dans leur spécificité d'homme ou de djinn ne sont créées que pour répondre à cette nécessité d'adoration qui, pour elles, est vitale. Ce verset met en scène deux entités opposées par leur nature que sont le djinn et l'homme, comme l'antimatière l'est à la matière et la réalité psychique à la réalité physique. La révélation coranique leur rappelle que l'adoration est, pour l'un et l'autre, l'essence même de leur réalité, comme le centre l'est pour les rayons quand il répartit les charges, le mouvement et l'énergie. Si l'un des rayons se détache, se voile, il devient alors pour l'ensemble de la roue ou du cercle un élément de nuisance et de perturbation. N'oublions pas que la fonction du rayon est d'être lié à la fois au centre et à la périphérie, jouant pleinement son rôle dans cette roue de la vie qui est perpétuellement en mouvement pour produire l'énergie vitale de l'amour. L'adoration dont il est question ici est la sublimation de l'amour ; adorer, c'est aimer sans compter, aimer à l'infini.

Qu'est devenue l'adoration aujourd'hui chez les fidèles qui remplissent les synagogues, les temples, les églises et les mosquées ? Le sens de l'adoration, celle qui élève et qui rapproche ne peut surgir que du centre de l'homme, le cœur de sa conscience vers le « Trône divin », Centre de tous les centres. La confusion dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui est que nombre de fidèles et de religieux ont transformé l'adoration en un ritualisme, un formalisme et un conformisme. Les rituels à leur origine alimentaient, guidaient et dirigeaient cette adoration vers le principe de l'Unicité pour que l'être ne s'égare pas à adorer de faux dieux. Ils donnaient sens et profondeur à cette relation d'amour qui lie l'homme à l’Être aimé. Ils nourrissaient et éveillaient en l'homme le désir de s'élever à la conscience divine universelle par l'entremise de laquelle il pouvait enfin s'unir au reste de la création. Malheureusement, nous assistons à une inversion de sens ; l'homme n'adore plus Dieu, il adore les rituels, la religion à laquelle il appartient. Cela a produit chez lui de la rancœur, plus encore de la haine envers ceux qui adorent Dieu différemment de lui. De la religion de l'amour et de la compassion nous sommes passés à la religion du dénigrement et de l'affrontement. Nous nous servons des commandements divins, les uns contre les autres et non pas les uns pour les autres. L'entraide, la solidarité et le dialogue sincère sont des valeurs universelles contenues dans tous les messages révélés à tous les hommes depuis la nuit des temps. Tous les fondateurs de religion, quand on lit leur histoire, nous parlent d'amour, de compassion, de miséricorde, quelles que soient les époques. Pourtant, ceux qui se réclament d'eux se comportent souvent à l'encontre de ces principes.

N'oublions pas que le judaïsme n'est pas né dans une synagogue, ni le christianisme dans l'église, ni l'islam dans une mosquée, ni même le bouddhisme dans un temple. Où et comment ces religions sont-elles nées ? Toutes sont nées, sans exception, dans la solitude, la retraite et l'adoration pure. L'histoire des Prophètes, des Envoyés et des Sages sont des exemples qui nous montrent aujourd'hui que la relation par l'adoration au principe premier – Dieu – n'était soumise à aucun conditionnement culturel. Les êtres adoraient Dieu dans l'amour et la liberté. Ils cherchaient à remplir leur cœur de Lumière par l'adoration et non leur raison par des règles et des doctrines qui sont devenues, à travers le temps, de plus sen plus opaques au point qu'elles nous voilent le chemin clair qu'ils nous ont tracé. Le prophète Mohammed (S.S.P.) disait :

« Rendez la voie facile et non difficile. Annoncez la bonne nouvelle, taisez la mauvaise. »

Si la religion ne devient qu'un ensemble de règles et de conditionnements psychiques, vécue comme une contrainte exercée par le poids de la culpabilité, alors elle nous éloigne de Dieu. Ce n'est plus dans la proximité et l'amour que nous L'adorons mais dans la crainte et l'éloignement alors que Lui-même a décrété dans un hadith qudsî :

« Ma Miséricorde a précédé Mon courroux. »



La création, support d'adoration


Autrefois, les paysans enlevaient leurs chaussures quand ils allaient dans l'aire de vannage. C'était une aire sacrée : ils marchaient pieds nus sur le blé par respect, parce qu'ils pensaient que chaque grain de blé portait le Nom de Dieu. Nous voyons jusqu'où cette adoration peut aller chez des hommes pourtant simples. Imaginons un monde où la relation à la création devient un support de méditation qui nous incite à prendre conscience du miracle de la vie. Une parole prophétique dit :

« Ne méditez pas Dieu en Lui-même (dans Son absolu), méditez-Le à travers Sa création. »

L'émir Abd el-Kader nous éclaire à ce sujet en disant :

« La multiplicité n'est que dans les enveloppes par lesquelles elle se montre, et dans les formes par lesquelles elle brille. C'est que les corps sont des maisons obscures, de noires régions qui , lorsque les lumières de l'âme entière (an-nafs al-koulliyya) les enveloppent, brillent et luisent par ces lumières qui débordent d'elle. C'est ainsi que des lieux enveloppés par la lumière du soleil brillent quoique la lumière la lumière de cet astre soit une et non multiple. Le disque du soleil est unique, c'est là son essence. Cependant, la lumière qui en émane éclaire de nombreux endroits qui se multiplient par le rayonnement. »

Ainsi la création devient l'élément qui réfléchit de toute part la lumière divine nous indiquant la source d'où émane cette énergie qui donne à tout être forme et vie.

L'adoration n'est pas seulement s'orienter vers un lieu géographique, c'est aussi s'orienter vers une direction qui nous rappelle à tout moment cette présence divine. Quand nous aimons une personne au point de l'adorer, que ressentons-nous ? Le simple fait de se sentir en présence de l'être adoré nous comble déjà ; cela nous réconforte et nous fait oublier nos craintes et nos inquiétudes . Si nous étions fatigués, la fatigue disparaît ; si nous étions souffrants, la souffrance s'atténue. Auprès de l'être adoré, l'instant prend une autre saveur, la vie dans ses moindres aspects devient agréable et, comme par enchantement, l'épreuve est supportable. Qui d'entre-nous n'a fait l'expérience de ces moments privilégiés ?

Soyons attentifs à cet état extraordinaire grâce auquel nous pouvons avoir une idée de ce qui fait la beauté de cette relation d'adoration qui nous relie à Dieu.



à suivre
rosiles [ MP ]
26 mai 2012 00:43
Assalam alaikum


le sens de l'adoration auquel tu nous apporte est typique soufi un peu philosophique pas tout a fait saine, pas toute a fait conforme a la révélation, je conseil donc a mes frere et soeur de de s'en éloigner,

si Allah le veux je soulignerai qlq erreurs incha Allah
faqir [ MP ]
26 mai 2012 21:53
Assalam alaikoum



L'harmonie des lettres


Dans cette création, chaque être devient en permanence une lettre qui, en s'associant avec d'autres, va composer des mots, qui à leur tour, reliés à d'autres mots, donnent des phrases pour finir par former des livres. Prendre conscience que toutes les créatures entretiennent entre elles des liens indispensables et subtils conduit l'être à découvrir à chaque fois cette extraordinaire possibilité du divin qui renouvelle sa création à chaque instant. Relire le monde de cette façon ouvre notre esprit à une compréhension illimitée et à un éclairage à l'infini du code génétique de l'arbre de la vie où même les chaînons manquants et les espèces disparues ont leur place et leur rôle à jouer.

Le nœud sacré qui lie toutes les créatures entre elles et avec son créateur fait de chacun de nous un réceptacle du divin dans la mesure où nous sommes le produit de cette évolution du vivant voulu par Lui. S'accaparer du divin pour se distinguer ou se prévaloir de son élection par rapport à d'autres, nous prive de la joie de vivre en bonne harmonie avec tous les êtres. Chaque lettre de cet alphabet est nécessaire à cette création, si nous en enlevons une, cette harmonie et cette musique céleste s'arrêtent. Notre souffrance provient de notre incompréhension face au véritable sens de notre existence et de l'ignorance dans laquelle nous sommes de l'intérêt que nous porte le divin en nous créant dans la complémentarité pour nous faire accéder à une connaissance des uns et des autres :

« Ô hommes ! Nous vous avons crées d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et bien Informé. » (Coran, XLIX, 13)



L'adoration comme équilibre de l'âme


L'effet de l'adoration est de procurer à l'âme un équilibre. Si le corps a besoin d'une bonne hygiène alimentaire et de vie pour se maintenir en forme, il en est de même pour l'âme qui trouve son remède et son harmonie à travers l'adoration. Celle-ci devient une nécessité à son épanouissement, à son apaisement et à l'affirmation de soi. Adorer procure alors une hygiène de l'âme aussi indispensable que celle du corps, sinon plus, suscitant un état de bien-être qui embellit et fortifie l'esprit.

Contrairement au corps qui en vieillissant perd ses capacités et sa force, l'âme par l'adoration accroît sa connaissance et sa certitude dans le lien qui la relie depuis le commencement à la source du Vivant. Il lui reste alors à préparer sereinement l'ultime retour à l'océan divin d'où elle a émergé.

Nous ne réalisons pas toujours combien l'attention qu'Il nous porte est constante tout au long de notre vie. Il est en permanence en prière sur nous et en lien avec nous, toujours nous guidant par Sa lumière afin de nous libérer de nos ténèbres, nous procurant à travers la création tout ce dont nous avons besoin pour vivre : l'air, l'eau, la lumière, les nourritures terrestres ainsi que spirituelles :

« C'est Lui qui prie sur vous, - ainsi que Ses anges -, afin qu'Il vous fasse sortir des ténèbres à la lumière; et Il est Miséricordieux vers les croyants.
Leur salutation au jour où ils Le rencontreront sera :"Salâm" [paix], et Il leur a préparé une généreuse récompense. »
(Coran, XXXIII, 43-44)

La chute d'Adam, lui-même prototype d'une humanité consciente du Dépôt (Amâna) qu'elle a reçu, nous amène à nous interroger sur le rôle de l'homme sur sa destinée et sur le vouloir divin qui l'a élevé à partir d'un état primitif jusqu'à la possession consciente d'un moi libre, capable de doute et de désobéissance. A ce sujet Mohammed Iqbâl écrit :

« Notre constitution intellectuelle est telle que nous ne pouvons avoir qu'une vision fragmentaire des choses. Nous ne pouvons comprendre la véritable signification des grandes forces cosmiques qui font des ravages et qui en même temps maintiennent et accroissent la vie. L'enseignement du Coran, qui croit à la possibilité d'une amélioration dans la conduite de l'homme et dans son contrôle des forces naturelles, n'est ni l'optimisme ni le pessimisme. C'est le méliorisme, lequel reconnaît un univers en croissance, et qui est animé par l'espoir de la victoire de l'homme sur le mal. »

Cette victoire sur notre propre mal et sur celui qui perturbe périodiquement le monde nous interpelle sur le sens de la quête spirituelle que nous avons entreprise. Nous faisons le constat que celle-ci nous a permis de nous extraire des ténèbres pour amorcer une amélioration constante de notre être grâce à la lumière dispensée continuellement par la source divine vers sa création. Notre projet de vie peut s'accorder avec le désir de s'abandonner à Lui sans que notre liberté s'en trouve affectée, bien au contraire. Si Dieu a pris le risque, en nous créant, de nous faire confiance malgré les imperfections de notre ego, c'est la preuve la plus manifeste de l'amour infini qu'Il porte indistinctement à toutes Ses créatures.

Revenir à Lui, c'est justifier la confiance qu'Il a investie en l'homme depuis l'avènement de l'humanité. Après avoir été un élément stabilisateur qui modère notre comportement, anoblit nos caractères et élève notre pensée à l'universel, l'adoration devient une action créatrice à laquelle l'homme coopère pleinement. M. Iqbâl développe précisément cette idée lorsqu'il écrit :

« Au fond de son être, l'homme, tel que le conçoit le Coran, est une activité créatrice, un esprit ascendant qui...s'élève d'un état à un autre "...d'état en état vous serez sûrement portés vers l'avant" (Coran, LXXXIV, 17-20). C'est le sort de l'homme de participer aux aspirations les plus profondes de l'univers autour de lui et de modeler sa propre destinée ainsi que celle de l'univers, tantôt en s'adaptant aux forces de celui-ci, tantôt en employant toute son énergie à disposer de ces forces au service de ses propres fins et desseins. Et dans cette suite de changements progressifs, Dieu devient son coopérateur, à condition que l'homme prenne l'initiative : "En vérité, Dieu ne changera pas la condition des hommes, tant qu'ils n'auront pas changé ce qui est en eux-mêmes" (Coran, XII, 12). »



La rencontre ultime


Par cette perspective, l'homme découvre que son destin ne se limite pas à une vie terrestre condamnée à la finitude mais, au contraire, à une naissance et une renaissance après la mort à travers une résurrection qui lui confère l'immortalité. La vie terrestre est donc une préparation en vue de la rencontre ultime dans la mesure où les actions ici-bas conditionnent le salut de l'âme après la mort bien que la félicité de tout un chacun demeure du ressort de Dieu seul. La mort devient un passage vers ce que le Coran appelle le barzakh et qu'il représente allégoriquement comme un isthme :

« Et c'est Lui qui donne libre cours aux deux mers : l'une douce, rafraîchissante, l'autre salée, amère. Et Il assigne entre les deux une zone intermédiaire et un barrage infranchissable. » (Coran, XXV, 53)

Selon l'expérience de certains soufis, le barzakh désigne à la fois une modification de l'état de conscience du fait que le « moi » se libère du conditionnement spatio-temporel exigé par sa vie terrestre et un lieu de transition où l'âme humaine se prépare à s'adapter aux nouveaux aspects d'une réalité transcendante. La mort devient alors le canal par lequel les âmes transitent soit vers le paradis, le lieu des retrouvailles et de la réconciliation soit, au contraire, un purgatoire pour extirper les scories de l'âme endurcie, laquelle devient, une fois purifiée, de nouveau apte à recevoir la grâce et la miséricorde divines. Les descriptions imagées du Paradis et de l'Enfer que relate le Coran sont des représentations visuelles de différents états intérieurs spécifiques à l'homme. Alors que l'Enfer est, selon les propos de M. Iqbâl, « la douloureuse prise de conscience par un homme de son échec comme homme », le Paradis est « la joie d'avoir triomphé des forces de désintégration ».

Cela nous invite à réfléchir et à méditer sur la condition humaine et sur le degré d'élévation de notre intelligence à saisir l'insaisissable par l'expérience vécue, ainsi que le suggère ce verset coranique :

« En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d'intelligence [...] » (Coran, III, 193)
sheera [ MP ]
3 juin 2012 16:20
Assalam Aleikoum

Merci khouya faqir , c'est toujours avec autant de sérénité et d'apaisement que je lis tes postes smiling smiley



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .
sheera [ MP ]
3 juin 2012 16:41
Assalam Aleikoum

La Réalité de l’Adoration

Extrait de « Notre Maitre Muhammad, le Messager d’Allah. Volume 2 : son Caractère Sublime et ses Attributs Eminents. »



L’Adoration signifie se rapprocher d’Allah subhnahu avec une soumission complète et avec humilité devant Lui, par le moyen de ces mots et actes qu’Il a établi pour Ses serviteurs, qu’il s’agisse d’actes du cœur, du corps, ou d’états spirituels. L’adoration a une douceur et un délice, et quand une personne goute sa suavité et expérimente sa délectation, il s’y attache, et se languit d’elle à tel point qu’il ne se permet pas de s’en séparer, car elle devient sa source de tranquillité et d’apaisement.

Le plus éminent de ceux qui ont gouté à la douceur de l’adoration, expérimenté ses délices, et qui a porté témoignage de ses trésors et de ses illuminations était notre Maitre Muhammad salallahu ‘alaihi wa salam ; le chef de file des dévots, le maitre des vertueux, le plus pieux des premiers et des derniers comme l’atteste la parole d’Allah : « (Dissmiling smiley Certes mon Ami Protecteur est Dieu qui a fait descendre le Livre (le Coran). Et Il est l’Ami des vertueux. » [Qur’an 4 :196]

Par ceci, Allah nous informe qu’Il prend Ses serviteurs en amitié (et sous sa protection) en fonction de leur droiture, et qu’Il a choisi comme ami Son Bien Aimé salallahu ‘alaihi wa salam d’une manière qu’Il n’a accordé à nul autre, comme l’indique Sa parole : « Mon Ami Protecteur est Dieu ». C'est-à-dire : « Mon Ami Protecteur, Celui qui se charge de mes affaires dans une façon qui est propre à moi, est Allah. » L’amitié Divine est à la mesure de la droiture, comme l’indique la fin du verset, ce qui indique qu’il a atteint une station de droiture unique, qui ne peut être atteinte par nul autre. C’est pourquoi le Prophète salalllahu ‘alaihi wa salam a la plus complète expérience de la douceur de l’adoration, et il en a tiré la plus grande tranquillité et les plus grands délices.

Il a été rapporté dans le Musnad et ailleurs que le Prophète salallahu ‘alaihi wa salam a dit : « Lève toi, ô Bilal, et donne nous la tranquillité par la prière ! » [car il faisait l’appel à la prière pour le Prophète salallahu ‘alihi wa salam]. Il a également été rapporté dans le Musnad ainsi qu’ailleurs que le Prophète salallahu ‘alaihi wa salam disait : « La fraicheur de mes yeux a été placée dans la prière. »

Ceux qui suivirent notre Maitre Muhammad salallahu ‘alaihi wa salam avaient également été dotés d’une part de douceur dans l’adoration, et des délices de la dévotion, en fonction de leurs rangs spirituels. Il a été rapporté que le grand Shaykh et Connaissant, Ibrahim ibn Adham, a dit : « Si les rois savaient la douceur que nous avons trouvéy, ils se battraient avec nous par l’épée pour l’obtenir. » Un autre Shaykh et Connaissant, Abu Sulayman al-Darani, a dit : « Les gens de la dévotion nocturne puisent plus de délectation de leur dévotion que les gens des plaisirs insouciants tirent de leurs jeux. Et n’était-ce la douceur de l’adoration, je ne désirerais plus subsister en ce monde. » Un autre des Saints a dit : « Si les habitants du Paradis sont bénis de ce que nous possédons aujourd’hui, ils auront alors une bien belle existence ! » C’est pour cela que les habitants du Paradis adoreront Allah de leur propre initiative, sans qu’il y ai nul besoin que cela ne leur soit commandé, et qu’ils adoreront Allah au Paradis plus encore qu’ils ne L’ont adoré en ce monde.

Bukhari et Muslim rapportent dans leurs Sahih, selon Abu Hurayra radhiAllahu ‘anhu qu’Allah Subhanahu dit aux Anges qui parcourent les rues à la recherche des gens qui se rappellent de Lui : « Que font Mes serviteurs ? » « Ils Te glorifient et Te magnifient, Te louent et T’exaltent » répondent les Anges. Il répond, Subhanahu : « M’ont-ils vu ? » « Non par Allah, ô Seigneur, ils ne T’ont pas vu. » Il dit encore : « Et que feraient ils s’ils M’avaient vu ? » « S’Ils t’avaient vu, ils T’adoreraient encore plus, T’exalteraient encore plus, Te magnifieraient encore plus… »

Les résidents du Paradis adoreront donc encore plus qu’ils ne l’ont fait sur terre car ils contempleront leur Seigneur, Exalté soit Il, et leur adoration sera volontaire et libre de toute difficulté. Ce sera leur source de tranquillité et de délices. Muslim raconte dans son Sahih, selon Jabir, que le Prophète salallahu ‘alaihi wa salam a dit au sujet des habitants du Paradis : « On leur insufflera des mots de glorification, de louange et de dévotion, de la même façon qu’il vous est à tous insufflé de respirer. »

Les actes d’adoration laissent une trace sur l’âme de l’adorateur : ils la nettoient de l’étourderie et de la frivolité, de la prétention et de l’égotisme, jusqu’à ce que l’âme de l’adorateur soit purifiée, et qu’il entre dans le service du Souverain de la Puissance. Quand Rabi’a ibn Ka’b al-Aslami a demandé à avoir la compagnie du Prophète salallahu ‘alaihi wa salam au Paradis, il lui a répondu : « En ce cas, assiste-moi pour ton propre bien en faisant beaucoup de prosternations. »

Les actes d’adoration apposent sur le cœur et l’esprit de l’adorateur, ainsi que tous ses sens le cachet de la lumière Divine ; et ce jusqu’à ce que même son visage en soit illuminé. Allah Subhanahu a dit : « Nous suivons la religion [lit : le cachet] de Dieu ! Et qui est meilleur que Dieu en Sa religion ? C'est Lui que nous adorons » [2 :138]. En d’autres termes : « attache toi à la voie marquée du cachet d’Allah, car Il te cachètera d’une lumière éclatante et il n’y a pas de meilleur sceau que celui là ; et le moyen d’y arriver est de s’attacher à l’adoration de ton Seigneur de la façon qu’Il a établit pour toi. » Le Prophète salallahu ‘alaihi wa salam a dit : « La prière est lumière, la patience est illumination. »

L’adoration purifie le cœur, le nettoie, et l’illumine, jusqu’à ce que les lumières du Vrai se manifestent en son sein. Allah subhanahu a dit : « Allah est la lumière des cieux et de la terre. La semblance de Sa lumière est celle d’une niche… » [24 :35]

C'est-à-dire que la semblance de Sa lumière dans le cœur de Ses serviteurs croyants est celle d’une niche dans laquelle se tient une lampe illuminée de lumière. La niche renvoi à la poitrine, et la lampe au cœur du croyant, resplendissant de la lumière de la foi en Dieu. L’un des Connaissant a dit :

Quand le bassin reste limpide
Et immobile au souffle de la brise
Le ciel apparait clairement dedans
Ainsi que le soleil et les étoiles ;
Tout comme les cœurs des gens de pureté
Dans leur clarté, Allah peut être contemplé.


Tout ceci est un exemple de manifestation Divine (théophanie), et le reflet de la lumière divine sur les cœurs n’est nullement une forme de panthéisme ou d’incarnation, Allah est bien exalté au-delà d’une telle chose.

Les actes d’adoration rapprochent le serviteur du Seigneur des seigneurs. Allah Exalté a dit : « Prosterne toi et rapproche toi » [96 :19], et dans un hadith qudsi, le Prophète salallahu ‘alaihi wa salam rapporte que son Seigneur a dit : « Mon serviteur continue de se rapprocher de Moi par des actes surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. »

Ce n’est pas ici le lieu pour entrer en détail dans les effets et les secrets de l’adoration. Nous n’avons fait que mentionner quelques notions, pour quiconque le veuille puisse méditer à leur sujet, et réaliser que l’adoration a un grand impact sur l’adorateur, et contient un grand secret, guide vers une illumination éclatante, à un degré élevé, à la proximité d’Allah, et à Son Amour.

Qu’imagine-tu donc, ô lecteur intelligent, des effets de l’adoration qui fut offerte par le Maitre des adorateurs et des dévots, le chef des Prophètes et des Messagers salallahu ‘alaihi wa salam ? Qu’estimes tu que la force des illuminations de son adoration puisse être ? Ses lumières, ses trésors, sa proximité et son intimité auprès d’Allah ? En réalite, nul ne le sait si ce n’est Allah Exalté et Purifié, qui élevé Son Prophète salallahu ‘alaihi wa salam au dessus des autres élus.

Par l’Imam ‘Abdallah Sirajjuddinn al-Hussayni



La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu,et qui s'est brisé.Chacun en ramassa un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve.
Amazighiya face à l'homme et soumise uniquement à Dieu .
 
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