En "Israël" : Des voix avouent l’échec de la guerre contre Gaza
SALAM ALAYKOUM.


En "Israël" : Des voix avouent l’échec de la guerre contre Gaza
[ 01/02/2009 - 01:40 ] Al-Quds occupée – CPI

Dix jours sont passés après la folle guerre menée par les Israéliens contre la bande de Gaza. Les écrivains et les analystes commencent à parler de l’échec de l’opération « Plomb durci », l’opération de nettoyage ethnique menée contre le peuple palestinien.

Le journaliste Sever Blotsker écrit, dans le journal hébreu Yediot Ahronot, qu’il a été choqué d’entendre parler, pendant sa visite en Europe et aux Etats-Unis, de l’échec de la guerre menée contre Gaza, malgré tout cet arsenal militaire.

L’opinion publique dans les pays qu’il avait visités est d’accord pour dire que le mouvement du Hamas n’a pas été atteint. En outre, la machine de propagande de l’Entité sioniste n’a pas pu présenter le Hamas comme un mouvement terroriste qui menace le monde.

Même chez les communautés juives, Blotsker a entendu des commentaires ironiques sur la victoire israélienne dans la guerre. Le Hamas n’a pas été vaincu. Il n’a pas accepté des conditions que tout vaincu doit accepter. Pas seulement. C’est lui qui pose ses conditions.

Et Chalit ?
De son côté, le général Jiora Ayland, l’ancien président du conseil de sécurité nationale de l’Entité sioniste, souligne l’échec de l’armée israélienne d’empêcher la contrebande et de récupérer le soldat israélien enlevé Gilad Chalit. Il y a une seule réussite : une petite période d’accalmie, remarque-t-il.

Avant que ce dernier ne finisse ses propos, la résistance palestinienne effectuait une opération de qualité. Les résistants ont pu faire exploser des obus contre trois patrouilles de l’occupation, dans le site de Kissofim. Ils ont tué un officier et en ont blessé six autres.

Et pendant l’incursion des forces israéliennes d'occupation, à l’est d’Al-Magazi, au milieu de la bande de Gaza, mercredi 28 janvier, les résistants, les brigades d’Al-Qassam en tête, ont tiré onze obus de mortier sur les rassemblements de l’occupation israélienne. Ils ont également tiré une roquette contre la colonie de Ashkol, une réplique contre plusieurs violations israéliennes.

A la recherche d’arguments :
Le professeur Gabrael Ben Dor, président de la division d’études sécuritaires à l’université de Haïfa, dit que le fait de chercher des preuves de la réussite de la guerre après sa fin n’est qu’une indication que les Israéliens ont échoué, ou du moins qu’ils n’ont rien pu faire de concluant.

Il a tort celui qui croit qu’"Israël" peut faire en 2009 ce qu’elle n’avait pas réussi à faire en 1982. En fait, elle n’a pas pu changer quelque chose chez nos voisins.

L’Entité sioniste base sa théorie de sécurité sur une guerre concluante dès le départ. Elle n’a pas réussi à le faire dans la bande de Gaza.

Une victoire sur les hôpitaux et les enfants
L’ancien ministre Bossi Sarid, considéré comme faisant partie du camp des pacifistes israéliens, va encore plus loin. Il ironise sur l’idée que l’armée israélienne ait mis trois semaines pour trouver une image la montrant victorieuse. L’armée israélienne a été victorieuse, mais contre les hôpitaux, les écoles et les enfants qui ne pouvaient trouver d’abris.

Une lecture de l’agression:
Pour sa part, l’écrivain israélien Raïn Bidiotsour écrit dans le journal hébreu Haaretz qu’il y a un vrai danger lorsque l’armée israélienne croit qu’elle est sortie victorieuse contre la Hamas, dans une guerre qui ne peut être nommée ainsi. Aucun membre du Hamas n’a été capturé.
Maintenant, dit-il, l’armée israélienne doit regarder de près son opération « Plomb durci », avec plus de réalisme et avec un peu de modestie.

Le général Tsfika Foghal, l’ancien chef de l’armée israélienne dans la région du Sud, dit que la limitation des objectifs de la guerre par les chefs politiques était un problème. Le Hamas, ajoute-t-il, a combattu avec force ; il est encore fort. Ses roquettes atteindront Tel-Aviv, lors de la prochaine guerre.

Prendre en cible un véhicule israélien, non loin de Kissofim, laisse un doute sur la force d’équilibre que les Israéliens cherchaient. Les données sont donc changeantes. « Pourquoi mener une guerre pour l’arrêter unilatéralement ? », se demande-t-il.

Et l’ancien président du Mossad Efrayem Halivi appelle à ne pas ignorer le Hamas si on veut arranger la situation dans la région après cette guerre.
Dans un article publié dans le journal hébreu Ahronot, il dit : « Donnez aux Palestiniens le droit de prendre leurs décisions ». Puis, il attire l’attention sur le fait que le Hamas reste fort, en dépit de tous ces coups qu’il a reçus pendant vingt-deux jours.

« Nous avons pulvérisé la bande de Gaza avec le feu, du ciel, de la mer et de la terre, mais le Hamas est sorti du dessous des décombres, tel un phénix ; il a même dirigé des négociations acharnées avec l’Egypte. Il cherche à réaliser ses objectifs, non à baisser les bras », dit-il.
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