Interview de Monsieur Ahmed Reda Benchemsi,Directeur de TelQuel.
la laïcité est la négation de la religion, l'oppression des valeurs morales, la proscrition de tout débats sur les valeurs, la laïcité rend caduque la morale, la laïcité est donc le contraire de la religion, il n ya pas de religion avec la laïcité, et il n ya pas de laïcité avec la religion,
l'objet de la laïcité est de ^proscrire toute notion de normalité, d'exemple, de valuer, de modèle, la laïcité fait de l'anormalité son objectif et proscrit du champ public tout respect de valeur qui sont plus universelle qu'elle même.
la laïcité est la NEGATION de la morale, du système de valeur, la laïcité est la dictature du relativisme et de l'anormalité, la laïcité est elle même une religion qui veut opprimer toutes les autres et les étouffer.



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Having a clear faith, based on the creed of religion, is often labeled today as a fundamentalism. Whereas relativism, which is letting oneself be tossed and 'swept along by every wind of teaching,' looks like the only attitude acceptable to today's standards. We are moving toward a dictatorship of relativism which does not recognize anything as for certain and which has as its highest goal one's own ego and one's own desires.
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chelhman a écrit:
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a écrit:
BlackPanther
La diaspora marocain vit majoritairement dans des societés liberals == laics == etat de droit (y´en a plusieurs definition) meme si il y´en a qui se lamente!!


Tout à fait d'accord, mais ce que je ne comprends pas, c'est que le débat se fait au Maroc alors qu'ici il est difficile, on dirait que la plupart des MRE sont imperméables aux valeurs libérales dans lesquelles ils baignent en Europe, dès que la religion est abordée d'une manière ou d'une autre, c'est la levée de boucliers. Je comprends à la limite le réflexe "repli identitaire" mais ici on discute entre Marocains.

Je trouve aussi que les MREs sont plus impermeable que ceux du bled. Peut etre parcequ´ils ne veulent pas se depayser ou qu´ils veulent rester marocain a 200%. j´ai aussi ma petite idée, je pense que le gouvernement actuell ne nous a pas accorder le droit de vote car nous aurions en tout cas voté islamiste! Oui je pense la diaspora est plus conservatrice que les residents.
Souheil, rien qu'avec les deux premières combinaisons, je peux te garantir qu'il ne reste pas bcp de musulmans au Maroc, rapide calcul mental rien que parmi mes cousins, il n'y en a pas un qui est musulman.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 11/07/06 22:58 par chelhman.
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a écrit:
BlackPanther

j´ai aussi ma petite idée, je pense que le gouvernement actuell ne nous a pas accorder le droit de vote car nous aurions en tout cas voté islamiste!


C'est la première chose à laquelle j'ai pensé quand j'ai lu le communiqué de presse, ayant gardé en tête, le sondage fait ici sur Yabi.
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chelhman a écrit:
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a écrit:
BlackPanther

j´ai aussi ma petite idée, je pense que le gouvernement actuell ne nous a pas accorder le droit de vote car nous aurions en tout cas voté islamiste!


C'est la première chose à laquelle j'ai pensé quand j'ai lu le communiqué de presse, ayant gardé en tête, le sondage fait ici sur Yabi.

on me raconte l'angoisse de ses marocains de l'etranger de qui les parents exigent la convertion à l'islam de leurs conjointes françaises avant de bénir leurs mariages.
Ils insistent meme que ça se passe devant un imam .
Ce n'est ecrit nul part et cette pratique est inimaginable au maroc avec les marocains du bled.
étenchiété, impermeabilité ils sont plus arabes que les arabes, plus palestinniens que le Hamas et maitenant plus pjdistes que le pjd.
Pourquoi la laïcité est une nécessité

Par Ahmed Asid, Professeur de philosophie (AIC Press)


Citation
a écrit:
Non, la laïcité au Maroc n’est pas une revendication décalée, ni coupée de son contexte. Au contraire, elle permettrait à notre société d’être (enfin) elle-même.


1. Dans la société d’aujourd’hui, la religion n’a plus besoin d’être imposée aux gens par la force de l’autorité, au nom de "la défense de la foi".
La religiosité, aujourd’hui, est devenue un choix personnel libre et réfléchi. Ce que l’État doit défendre, ce n’est pas la religion elle-même, mais le droit des individus à y adhérer ou pas.

2. Les problèmes que sont l’intolérance et la légitimation de la violence et de la haine au nom de la religion ne se rencontrent que dans les pays où on persiste à mélanger le religieux et le politique ; dans les pays où la religion est toujours instrumentalisée par les gouvernants, ainsi que par les organisations politiques et sociales. Le Maroc est un de ces pays et il y règne une sorte de compétition dans "la défense de la religion et sa protection". Cette compétition ne peut se faire qu’au détriment des libertés et des droits des citoyens. C’est précisément pour cette raison que nous considérons la laïcisation graduelle et tranquille comme une nécessité. Il est impossible de construire une société démocratique sans une réforme qui aboutirait sur la séparation du politique et du religieux d’une manière déterminante, une réforme qui serait inscrite dans la Constitution.


3. En liant la politique et la religion, on transforme cette dernière en hypocrisie sociale. Beaucoup de gens affichent publiquement des positions et des attitudes qui ne correspondent en rien à ce qu’ils pensent vraiment. Au final, c’est l’apparence de religiosité, plutôt que la religion elle-même, qui se retrouve imposée à tous - sous surveillance policière ! A contrario, la propagation de certaines valeurs comme la relativité et la tolérance religieuse pourrait bouleverser de fond en comble l’image même de la vie en société. Cette image deviendrait enfin conforme à notre réalité de tous les jours, cette réalité que nous masquons par toutes les formes possibles d’hypocrisie et de langue de bois. Cela aurait un impact formidable en terme de libération des esprits et d’épanouissement de la créativité.

4. Les islamistes, aussi variées que soient leurs affiliations et leurs factions, se présentent tous comme "les défenseurs" de la religion et les héritiers d’un message divin*. Ce faisant, ils s’accordent le privilège d’orienter les humains et de corriger leurs erreurs, par des moyens pacifiques ou violents. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que cette société qui attend d’eux une telle fonction est en voie d’extinction. Elle relèvera même, sous peu, de l’Histoire, malgré toutes les apparences qui pourraient laisser croire le contraire.

5. Dans son état actuel, la société marocaine n’est pas prête à être aussi tolérante que le sont les sociétés réellement démocratiques. Mais nous ne vivons pas la fin de l’Histoire. Et en aucun cas l’Histoire ne se répète, ni ne recule.
Traduit de l’arabe par A.R.B
*rissala, en version originale.

beau texte.

source: Tel Quel n°149
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a écrit:
souheil
4. Les islamistes, aussi variées que soient leurs affiliations et leurs factions, se présentent tous comme "les défenseurs" de la religion et les héritiers d’un message divin*. Ce faisant, ils s’accordent le privilège d’orienter les humains et de corriger leurs erreurs, par des moyens pacifiques ou violents. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que cette société qui attend d’eux une telle fonction est en voie d’extinction. Elle relèvera même, sous peu, de l’Histoire, malgré toutes les apparences qui pourraient laisser croire le contraire.

Cette notion de "défenseurs" de la religion est quelquechose que je n'ai jamais compris. Si chacun est responsable de ces actes devant Dieu le jour du jugement, donc en quoi les islamistes se sentent-ils responsables de la ferveur collective ? Ou alors, appelons un chat un chat, c'est du prosélytisme interne, ils veulent rallier le plus possible de Marocains à leur vision de l'Islam sous le couvert d'une inquiétude pour leurs saluts.
Quant au fait que cette société, qui attend d'eux cette fonction, soit en voie d'extinction, je n'en suis pas si sûr, j'ai vu le Maroc être transfiguré ces 15 dernières années. Le Maroc n'est pas celui que l'on lit dans TelQuel, dans les quartiers populaires, c'est un autre Maroc que je vois et il m'inquiète.
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a écrit:
marocain_fier

La laïcité est la négation de la religion, l'oppression des valeurs morales, la proscrition de tout débats sur les valeurs, la laïcité rend caduque la morale, la laïcité est donc le contraire de la religion, il n ya pas de religion avec la laïcité, et il n ya pas de laïcité avec la religion,
l'objet de la laïcité est de ^proscrire toute notion de normalité, d'exemple, de valuer, de modèle, la laïcité fait de l'anormalité son objectif et proscrit du champ public tout respect de valeur qui sont plus universelle qu'elle même.
la laïcité est la NEGATION de la morale, du système de valeur, la laïcité est la dictature du relativisme et de l'anormalité, la laïcité est elle même une religion qui veut opprimer toutes les autres et les étouffer.


Je ne suis évidemment pas d’accord avec toi et je vais te répondre point par point :

La laïcité est la négation de la religion :
non, la laïcité est la séparation de la religion et du pouvoir politique, elle délimite l’espace de ces deux composantes d’une société
l'oppression des valeurs morales :
tes valeurs ne sont pas partagées par tous, les valeurs COMMUNES d’une société sont reflétées dans une constitution et plus tard dans le code pénal pour les faire respecter.
la laïcité est donc le contraire de la religion, il n ya pas de religion avec la laïcité, et il n ya pas de laïcité avec la religion :
Archifaux, la laïcité délimite l’espace de la religion, c’est probablement ça qui te dérange d’ailleurs, tu voudrais déborder sur le politique et que les lois réflètent tes valeurs, ça reviendrait à les imposer sur une partie de la population qui n’en veut pas, donc je fais partie et nous sommes aussi Marocains.

l'objet de la laïcité est de ^proscrire toute notion de normalité, d'exemple, de valuer, de modèle, la laïcité fait de l'anormalité son objectif et proscrit du champ public tout respect de valeur qui sont plus universelle qu'elle même :

encore une fois, faux. La laïcité en laissant les mains libres aux législateurs, n’étant plus entravés par la caractère figé de la religion, peuvent légiférer de manière évolutive et coller aux mutations de la société, si on suit ton système, on devrait appliquer le Chari3a à la lettre et se retrouver avec une législation moyenâgeuse.


la laïcité est la NEGATION de la morale, du système de valeur, la laïcité est la dictature du relativisme et de l'anormalité, la laïcité est elle même une religion qui veut opprimer toutes les autres et les étouffe :


Consternant. La laïcité en libérant, en prônant une société basée sur des valeurs consensuelles, laisse le champ libre à l’épanouissement de la religion sans la répression de l’Etat. Dois-je te rappeler, la période Hassan II, où le religieux était atrocement réprimé s’il sortait des limites définis par la monarchie ? Et ça sort de la bouche de quelqu’un qui malgré tout ce qu’il a fait, lui trouve encore des qualités.

En te lisant, je me suis rendu compte que tu reproches à la laïcité exactement ce que la religion essaie de faire au Maroc, passe de l’autre du miroir un instant, tu vas t’en rendre compte, auras-tu l’honnêteté intellectuelle de le faire ?
Ceci dit, je ne suis pas pour l’instauration de la laïcité au Maroc, comme je l’ai déjà dit dans ce post, il faut d’abord enseigner aux Marocains l’importance et la valeur des institutions démocratiques, la laïcité est l’évolution naturelle d’une démocratie avancée. Le Roi garantit un islam ouvert et tolérant et pas violemment prosélyte, alors on ne touche à rien pour l’instant. La demande de l’évolution viendra d’une majorité de Marocains si un jour ils le veulent.
Bravo a A. Reda Benchemsi, toujours égal a lui même, lucide, Objectif, intègre...



** Jang! Jang! Tâ Pîruzi! **
chalhman, je te rejoins et je joins ce texte trés instructif.


La laïcité commence à l'école
par Ahmed Herezni*

La laïcité, prise dans le sens comme vous le dites de «séparation de la politique et de la religion», est toujours souhaitable, en pays musulman comme ailleurs. Il faut seulement réaliser qu'en pays musulman elle est à la fois plus facile et plus difficile qu'ailleurs.
Elle est plus facile car pour être précis il ne s'agit pas de séparation de la politique et de la religion : il s'agit de séparation entre les formes institutionnelles de la politique et de la religion, entre l'Etat et l'Eglise. Or en Islam, en Islam sunnite en tout cas, il n'y a pas d'Eglise. La séparation devrait donc être plus facile. Mieux : elle n'a pas d'objet, puisqu'une seule partie occupe la scène, l'Etat, qui tout au long de l'histoire et contrairement à ce qui s'est passé en Europe, a plutôt dominé la religion qu'il ne s'est laissé dominer par elle.

En pays d'Islam, la laïcité consisterait en un double combat : combat, paradoxal peut-être, pour l'autonomie de la religion par rapport à l'Etat, et en même temps combat pour que jamais ne se forme une Eglise, un monopole de l'interprétation de la religion, et pour que les citoyens gardent le droit, entre autres droits, d'être leur propre interprète de la religion.


Citation
a écrit:
Cela nous conduit droit à la difficulté de la question de la laïcité dans nos contrées. En bref, elle se résume dans le fait que plus qu'ailleurs c'est d'abord dans les têtes qu'elle doit se réaliser. Ce qui suppose un long processus d'apprentissage de la différence entre vérité scientifique et vérité religieuse, et entre préceptes religieux et délibération démocratique. Evidemment l'école a un rôle crucial à jouer dans ce processus.


Bien entendu, partant de ce que je viens de dire:
la laïcité n'est pas opposée à l'Islam. Elle peut et doit être opposée à des tentatives de monopoliser l'interprétation de l'Islam. Elle doit militer pour la distinction entre les domaines de la foi et de la science, de la piété et de la gestion collective des affaires de la cité. Mais elle n'est pas opposée à l'Islam. Au contraire je maintiens que l'Islam est foncièrement laïque, dans la mesure où il ne supporte pas d'Eglise

A mon avis rien n'interdit qu'un parti politique adopte un référentiel religieux. A condition de ne pas prétendre détenir l'interprétation unique de la religion. A condition d'admettre que la sienne n'est qu'une interprétation parmi d'autres possibles de la religion, et qu'elle engage des êtres humains, des citoyens comme les autres, non des mediums d'une Vérité incontestable.

Si ces conditions sont remplies, avec toute l'humilité qu'elles impliquent, alors je ne vois pas comment on pourrait empêcher un groupe politique de se donner une référence religieuse. Concentrons-nous plutôt sur son programme. En a-t-il un ? Est-il conforme aux exigences démocratiques ? Il ne s'agit bien entendu pas de tolérer un parti qui viserait à ériger un soi-disant Etat islamique ou excommunierait à l'avance une partie de la population. Faisons donc attention aux programmes, et bien entendu aux pratiques, qui incluent les discours. Toute enfreinte aux normes démocratiques doit être sévèrement châtiée. Mais on ne doit pas interdire aux gens de se donner les références religieuses ou philosophiques qu'ils veulent.

Evidemment non.
Citation
a écrit:
La modernité commence lorsque, pris dans la complexité de la vie moderne justement, l'individu, désormais privé du cocon de la communauté, demande à Dieu d'une manière ou d'une autre l'autorisation d'utiliser pleinement ses propres ressources cérébrales pour essayer de s'en sortir. Il ne rompt pas nécessairement avec les textes sacrés, mais ces derniers changent en quelque sorte de statut. L'individu n'y cherche plus des recettes qui ne s'y trouvent pas mais plutôt un réconfort moral et émotionnel, une élévation spirituelle, une inspiration générale. Pour le reste, il ne peut compter que sur sa propre raison, quitte à se tromper. La modernité c'est d'ailleurs le droit de se tromper qui implique donc de s'écarter de la lettre des textes. L'individu moderne n'a pas choisi cette liberté, elle s'est imposée à lui. Après tout, la condition humaine était plus aisée avant la modernité, lorsque, la tradition réglant tout, l'individu n'avait à se soucier vraiment que de son salut dans l'au-delà. Aujourd'hui, il est évident que le salut doit être conquis d'abord ici-bas, chaque jour, et dans cette lutte les textes sacrés ne peuvent être que d'un secours moral, émotionnel, spirituel, ce qui est déjà immense, pour ceux qui peuvent trouver ce secours.


* Sociologue (actuellement à l'Institut national de la recherche agronomique), Coordinateur du courant action démocratique du PGSU, Coordinateur de l'Observatoire national de la transition démocratique, Directeur du magazine Al Mouzari' Al Maghribi
Essayiste et chroniqueur


[www.yabiladi.com]
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chelhman a écrit:
Citation
a écrit:
BlackPanther

j´ai aussi ma petite idée, je pense que le gouvernement actuell ne nous a pas accorder le droit de vote car nous aurions en tout cas voté islamiste!


C'est la première chose à laquelle j'ai pensé quand j'ai lu le communiqué de presse, ayant gardé en tête, le sondage fait ici sur Yabi.

La proportion de marocains conservateur et coinces d'esprit est plus forte chez les MRE ke chez les MRM!
Citation
a écrit:
souheil

Ahmed Herezni :
A mon avis rien n'interdit qu'un parti politique adopte un référentiel religieux. A condition de ne pas prétendre détenir l'interprétation unique de la religion. A condition d'admettre que la sienne n'est qu'une interprétation parmi d'autres possibles de la religion, et qu'elle engage des êtres humains, des citoyens comme les autres, non des mediums d'une Vérité incontestable.


Qui pourrait me répondre là-dessus sans tomber dans la polémique: quel est la vision du PJD à ce niveau ? J'ai cherché sur leur site, je n'ai rien trouvé, en tout cas pas en français. Vu qu'il y a de grandes chances qu'il soit au niveau législatif en 2007, ça m'intéresserait d'en savoir plus.