Intégrisme et sens de l'humour
La transgression est saine, l'intégrisme commence quand l'homme perd le sens de l'humour.
Les caricatures, en rire !

par Mohamed KACIMI
QUOTIDIEN : vendredi 17 février 2006
Mohamed Kacimi écrivain.


Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas. Tout le monde ressasse cette formule, apocryphe et prophétique, prêtée sans cesse à Malraux. Comme il est question d'islam aujourd'hui, on oublie que notre visionnaire, foulant pour la première fois la terre d'Orient en 1929, a eu aussi cette fulgurante illumination dans ses Antimémoires : «J'ai découvert l'Orient pareil à un Arabe juché sur son âne et bercé par l'invincible sommeil de l'islam.» Malraux va plus loin dans la prophétie : «Les Arabes sont un hasard dans le destin de l'humanité, la preuve, c'est qu'ils ne se suicident même pas.»

J'avoue que ces passages me rendent aussi hilare que la lecture de mon préféré Mangeclous.

Il est vrai que, dès le départ, l'islam et les Arabes ont été considérés, non seulement comme un hasard, mais aussi comme un accident dans le destin de l'Europe. Depuis le Moyen Age jusqu'à nos jours, l'islam en général et le Prophète en particulier ont toujours été perçus comme des passagers clandestins de l'histoire, qu'on débarque ou qu'on ferre à la moindre algarade. De Dante à Oriana Falacci, de la Chanson de Roland à Houellebecq, l'islam et son Prophète ont toujours inspiré la plus profonde aversion aux penseurs et auteurs de l'Europe. Une aversion qu'on trouve aussi bien chez Bayle, Condorcet, Chateaubriand et Vigny, et que résume si bien l'incisif Renan : «L'islam est la plus complète négation de l'Europe, l'islam est le dédain de la science, la suppression de la société civile, c'est l'épouvantable simplicité de l'esprit sémitique rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tous sentiments fins, à toute recherche rationnelle pour le mettre en face d'une éternelle tautologie : Dieu est Dieu» (Réforme intellectuelle et morale, 1871). Renan poursuit : «L'Europe ne pourra se construire que lorsqu'on aura banni dans le désert pour le laisser mourir de soif, le dernier des enfants d'Ismaël.»
Ce tableau est à nuancer, l'islam a eu aussi ses partisans et ardents défenseurs, Hegel, Michelet, Auguste Comte, Lamartine, Stendhal et surtout Bonaparte qui vouait un culte au Prophète pour la pérennité de son oeuvre. Le conquérant de l'Egypte rêvait d'appliquer la charia, comme en témoigne sa lettre écrite depuis Le Caire au cheikh El-Messri, le 28 août 1799 : «J'espère que le moment ne tardera pas où je pourrais réunir tous les hommes sages et instruits du pays et établir un régime sage et uniforme fondé sur les principes de l'Alcoran qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes.» Certains diront que l'esclavagiste ne pouvait être qu'islamiste.

Seulement, on ne peut pas dire que cette vision passionnelle, trouble négative de l'islam et du monde arabe soit une invention ex nihilo. Une sorte d'arbitraire du signe sorti tout droit de l'imaginaire de l'Europe ou de l'Occident, n'ayant aucun lien avec la réalité. Cette vision puise ses racines dans une confrontation qui dure depuis les Croisades. De Jérusalem à Lépante, passant par Constantinople, l'islam sent en Europe, l'épée, la poudre et le sang. Cette généalogie de guerres et courses pèse d'un poids très lourd sur la conscience des vivants.

Aujourd'hui, les musulmans sont responsables de l'image que leur renvoie l'Europe. L'Autre ne peut me restituer que l'image que je veux bien lui donner de moi. Quand on représente un monde féodal de républiques héréditaires et de monarchies tribales, sans libertés, sans démocratie, sans culture contemporaine, sans droits élémentaires, sans d'autre avenir que l'eschatologie, on ne doit pas s'attendre à être couvert de louanges par ses interlocuteurs. Ce monde arabo-musulman est un vaste Goulag, sans Zinoviev ni Soljenitsyne, où Dieu-qui-est-Grand a pris la place du petit-père-des-peuples.
Et qu'on n'aille pas nous ressortir, ad nauseam, et à chaque flambée de violence, l'âge d'or de Bagdad, l'érotisme des Mille et Une Nuits, les parfums d'Orient, la poésie des souks et des hammams, et la tolérance de l'Andalousie. Une culture ne se juge pas sur les Andalousies qu'elle a connues mais sur les Andalousies qu'elle peut engendrer.

La force de l'islam de nos jours, c'est qu'il enseigne aux hommes à ne pas désespérer de la vie en la niant tout simplement. Le monde n'est qu'un dérisoire prélude à l'éternité. Et c'est pour cela que des millions de désespérés s'y engouffrent jetant derrière eux le monde réel, comme un vêtement trop sale. Dans cette attitude schizophrénique, tout malheur est la faute de l'autre. L'Occident est à l'Arabe et au musulman ce que le Juif fut au Polonais, coupable de la pluie, des incendies, de la famine et des chagrins d'amour. Religion de blessés et de démunis, l'islam n'accueille donc que des victimes et tous ceux qui ne l'habitent pas sont forcément des coupables.

Venons-en maintenant à cette histoire de caricatures. Au-delà de l'émotion légitime que peuvent ressentir les croyants devant ce qu'ils considèrent comme un blasphème et une atteinte à leur foi et à leur conviction, il convient de noter que cette campagne d'indignation a été essentiellement orchestrée par les régimes les plus fondamentalistes et les plus totalitaires, du royaume wahhabite d'Arabie, à la tribale Libye, passant par le Fatah dans les territoires palestiniens pour faire pièce au Hamas.
En jetant quelques hectolitres de lait danois à la poubelle, Riyad prend, à moindre frais, le leadership d'un monde arabo-musulman où il était en perte de vitesse depuis des années. Le geste fait exulter les foules. De Casablanca à Islamabad, chacun se met à rêver du fameux embargo pétrolier de 1973, quand les Arabes, après avoir fermé les vannes de leurs pipelines, avaient obligé les Européens à marcher à pied durant quelques jours. Mais les temps ont changé, ce n'est pas une plaquette de beurre danois qui fond au désert qui mettra à genoux «l'Occident arrogant et coupable». Qu'importe, l'Arabie a réussi son coup. Pour des peuples qui, selon la belle formule de Jacques Berque, «n'attendent qu'une seule chose de l'avenir, qu'il leur restitue leur passé», le roi Abdallah d'Arabie devient un Saladin qui terrasse tous les Coeur de Lion de Rotterdam.

Je me demande toujours comment ces foules si indifférentes aux violations que portent leurs gouvernants à leur vie, s'enflamment à ce point dès qu'on touche à leur au-delà ? Comment des foules si privées de libertés manifestent, non pour être libres, mais pour fustiger la liberté d'autrui ?
Quant à la fameuse interdiction de représentation en islam, il est utile de préciser que si, dans la loi mosaïque, l'interdit est plus qu'explicitement formulé, il n'existe dans le Coran aucun verset prohibant la représentation humaine. Mieux, selon les grands chroniqueurs de l'islam, d'Ibn Ishaq à Tabari, le Prophète, aurait, lors de la prise de La Mecque, débarrassé la Kaaba de toutes les idoles païennes pour y laisser à l'intérieur une fresque de la Vierge à l'enfant. Si le sanctuaire sacré n'avait pas été brûlé en 693 avant d'être reconstruit, un milliard de musulmans se seraient retrouvés aujourd'hui priant cinq fois par jour, la face tournée vers un temple abritant les icônes de Marie et de Jésus. Le Prophète aurait donc offert dans le saint des saints de l'islam l'hospitalité aux images qui fondent la chrétienté...

Quant au fameux hadith attribué au Prophète par son épouse Aïsha et prohibant la présence d'images dans les maisons, l'on sait qu'il a été fabriqué de toutes pièces, sous les Omeyyades de Damas au milieu du VIIIe siècle pour maintenir les populations chrétiennes et musulmanes d'Orient à l'abri du conflit sanglant qui opposait alors à Byzance les «vénérateurs des images» (iconodoules) aux «briseurs des images» (iconoclastes).

Même de son vivant, le Prophète, qui se voulait plus qu'humain, fut raillé par les poètes de son temps, hostiles à son message. Je pense à Abou Afak ou à la virulente Asma bint Marwan qui traitait déjà les premiers musulmans d'«@#$%& et de gobe tout».

Elle sera exécutée en même temps que deux danseuses qui avaient été payées pour chanter contre l'envoyé de Dieu. Le sacré exige la profanation, la foi appelle l'incroyance, le dogme appelle la transgression. Car l'intégrisme commence quand l'homme perd le sens de l'humour.

Ce n'est pas en jetant de l'huile sur le feu du wahhabisme et encore moins en apportant tant d'eau au moulin du Front national que les croyants d'Europe et d'ailleurs sauveront l'image du Prophète. Et que faire des caricatures ? Mieux vaut en rire comme le dit le Coran VIII, 30 : «Ils (les incroyants) se moquent mais, en matière de moquerie, Dieu est insurpassable.»


Dernier ouvrage paru : Terre sainte à l'Avant-Scène, 2006. A paraître : le Roman de Mahomet, Bayard.
Kacimi, il va se coucher



georges orwell
c'était de l'humour contr son intégrismesmiling smiley



georges orwell
trés bon article, merci
Les Laicards adoreront cet article smiling smiley



$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
Le texte que je viens de taper a porté plainte confused smiley
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
salut

Citation
Zackmtl a écrit:
Les Laicards adoreront cet article smiling smiley

en effet, je vais me le mettre de côté smiling smiley

mais au lieu d'ironiser, qu'as tu à lui reprocher qui soit inexact ?

amicalement
"Comment des foules si privées de libertés manifestent, non pour être libres, mais pour fustiger la liberté d'autrui ? "

Qui fustigent la liberté d'autrui ?
N'est ce pas Les pseudo journalistes qui insultent plus d'1 milliard de musulmans ?

Un proverbe marocain : Drabni wa Bka, Sbaqni wa tchakka (Celui qui m'a frappé, et c'est lui qui pleure et qui se plaint)
On le verra bientot sur tous les plateaux TV aux coté des grands intellos "modérés" (dans leur foi?) que sont Malik Chebel , Souheb bencheikh ou encore Sahiri...Et il se fera certainement passé pour un musulman pour donner de la legitimité à son étude winking smiley...
Nous on est pas dupe : Taliban , laicard meme combat winking smiley



$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
Le texte que je viens de taper a porté plainte confused smiley
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
Tu peux ajouter ce proverbe sur un de mes posts sur les proverbes marocains....smiling smiley

Citation
swalid a écrit:
"Comment des foules si privées de libertés manifestent, non pour être libres, mais pour fustiger la liberté d'autrui ? "

Qui fustigent la liberté d'autrui ?
N'est ce pas Les pseudo journalistes qui insultent plus d'1 milliard de musulmans ?

Un proverbe marocain : Drabni wa Bka, Sbaqni wa tchakka (Celui qui m'a frappé, et c'est lui qui pleure et qui se plaint)
souad:

"A paraître : le Roman de Mahomet, Bayard"





Ecrit par le chevalier bayart lui méme?


En tous cas l auteur aurait signé "malek chebel" on aurait vu que du feu.
Citation
Zackmtl a écrit:
On le verra bientot sur tous les plateaux TV aux coté des grands intellos "modérés" (dans leur foi?) que sont Malik Chebel , Souheb bencheikh ou encore Sahiri...Et il se fera certainement passé pour un musulman pour donner de la legitimité à son étude winking smiley...
Nous on est pas dupe : Taliban , laicard meme combat winking smiley

C'est bien jolie ce que tu écris; mais en attendant tu n'as apporté aucun argument digne de ce nom...
Mademoiselle sifaoui;

je vais éclairer ta lanterne.

Crois-tu que c'est le bon sujet à traiter; un parmis tant d'autres sujet reccurents (l'intégrisme contre l'hmour, ou peut-on caricaturer en islam,ou le droit d'exprssion...), et qui ne traitent qu'un seul thème L'OBSUCURANTISME DE L'ISLAM DEVANT LA MODERNITE DE L'OCCIDENT.

Ce théme est dèjâ aux aguets dans la tête de plusieurs islamophobes, et à l'affût de la moindre occasion qui lui permette de s'exprimer en différents sujets dont j'ai donné des exemples au début.
Quand l'occasion se présente (comme celle des caricatures), tous ces charognards déboulent avec leur masturbation intellectuelle pour prôner leur indéfictible intransigence contre cet"obscurantisme" et au nom d'une certaine démocratie.

la palme revient toujours à ceux proclamant d'origine musulmane (tels ceux qu'on avait cité dans ce post).Ces personnes passeront pour des gens modéré et l'optique des médias les présenteront comme un exemple à suivre.Le sont-ils pour autant?

Enfin de compte, tout ce jeu n'est qu'une étape parmi tant d'autre pour une dénigration progressive de l'islam . Et pourquoi ce procédé contre une religion, pour la simple raison que celle-ci pourrait représentait un danger plus tard s'il ne représente pas aujourd'hui.
Mais quel danger? c'est cela qu'il faut chercher pour s'éveiller

Ces grands penseurs , dont la seule existence actuellement est de servir d'outil à cette attaque, aurait dû réfléchir à qui tire les ficelles? pour nous apporter une bonne analyse et déterminer la vérité, mais au lieu de cela ils se conforment au thème que j'avais annoncé au début , pour satisfaire l'appareil qui les "considérent". Cet appareil les jettera aux oubliettes dés que leurs rôles prendra fin.Que laisseront-ils à l'histoire?

Pour preuve de ce que j'avance:

Sait-tu ce qui était vraimant choquant dans les caricatures? et ce que les médias (à de rares exeption)n'ont pas relevé?
Sait-tu vraimant qui a soulevé la colère des musulmans dans le monde entier?

Tout simplement la caricature du prophète MOHAMMED SAW avec une bombe.
Et pourquoi?
Là on tombe dans le vrai thème qui a été obnubilé par l'autre, C'est dire au lieu de parler de l'amalgame faite (alors que tout le monde occidental s'en défend)entre l'islam, en tant que religion et l'islamisme (dénomination occidentale pour désigner l'extrémisme en islam), ou l'amalgame entre une religion et ses extrémistes, on a dévié notre pensée vers l'autre thème de "l' obscurantisme....etc" qui leur est cher et où leur pseudo intelleo puissent d'une part s'exprimer et de vomir leur haine contre cett religion.

Sens-tu l'injustice, mademoiselle qui émane de ce subterfuge, et dans lequel, tu te noies.

Autre chose, sachant que les caricatures s'attaquent à l'islam, cite-moi une dénigration de par les musulmans envers d'autres religion sous forme de caricatures dans le passé (ne dit-on pas en islam "lahoum dinouhoum oua lia din":Ils ont leur religion et j'ai la mienne).Qu'en serait-il s'il le font.

Détrompe-toi la réaction des journaliste danois a travers ces caricatures n'est qu'une réaction xénophobes que les pseudo intello veulent maquillé en "liberté d'expression".et l'avenir le montrera pour les aveuglés de l'appareil.

On se fout de qui?



georges orwell
J'ai été dans les premières voix ici sur ce forum à dénoncer l'amalgame xénophobe de deux caricatures de la série. Je n'ai jamais parlé de blasphème car là n'est pas la question. Les foules fièvreuses qui ont défilé un peu partout dans le monde musulman ont mis en avant l'accusation de blasphème, de manière absolument contre-productive à mon avis. Par contre les instances musulmanes d'Europe qui tentent une action devant les tribunaux européens le font sous la dénonciation d'incitation à la haine et de racisme (c'est une démarche qui pourrait s'avérer productive pour les deux caricatures en question).

Cependant, l'article que j'ai posté parle de cela et de plus que cela; il aborde également le sujet de la remise en question devenu inévitable des musulmans et de l'image très assombrie que colporte l'islam contemporain. Il y a des sentiments anti-musulmans indéniables en Europe, il y a du pur racisme. Il y a également chez les musulmans des positions indéfendables et de la xénophobie. Ces deux situations se nourrissent l'une et l'autre, et font monter le thermomètre de la haine.

Voilà, le fond de cet article. Donc, rien à voir avec l'islamophobie, la laïcité, le Protocoles des sages, le sionisme, la lune ou le spaghetti bolognaise (introuvable dans la ville de Bologne).



Modifié 1 fois. Dernière modification le 21/02/06 13:49 par Souad Sifaoui.
J'ai parlé du fond sur mon intervention
Je vais éclairer ta lanterne

Tout d'abord, je ne mets aucunement en doute, votre indignation contre cette amalgame xénophobe, mais j'essaie d'attirer ton attention sur le vrai fond du probléme,

Pour simpifier cela,Il faut séparer 2 optiques:
L'une concerne les caricatures et leur conséquences dans l'esprit de simples gens,
L'autre concerne la critique (d'une maniére générale) au sein de l'islam en tant que religion.

Dans la première optique, il ne faut surtout pas oublier que ces caricatures représentaient un manque de respect pour tout musulman aussi simple soit-il(je ne parle pas de ces foules fiévreuses qu'elles soit manipulées ou non).La révolte des gens quand l'information leur est parvenue (bien que tard) est légitime et compréhensible, car ils sont été touché dans leur âme (et je pése mes mots). Cette révolte n'est pas sans me rappeler celles des banlieux (en y regardant de prés on trouve beaucoup de similitude), Elle n'a aucunement été organisé par une entité centrale(pourquoi pas AL QUIDA) sur le monde musulman mais organisé dans chaque pays. Les gens qui ont suivi ces manifestation l'ont-ils fait pour une raison politique (franchement!)

Quant à la critique au sein de la religion islamique, sujet trés loin des fameuses caricatures pour 2 raison simples

Les caricatures émanaient d'un pays non musulman (je n'en vois pas la raison qui a poussé ces gens pour faire cela et dans quelle perspective construtives?)
Unr méconnaissance profonde de la culture musulmane dans la sphère occidentale pour ce permettre ce genre de critique (les caricatures n'en sont qu'une).

Je n'ai pas besoin de vous rappeller que la critique de la religion ne sera porteuse que s'il s'exprime dans un pays musulman et qu'il sera mal comprise s'elle est issue d'un pays étranger.Le plus ignard d'entre nous sait cela;Par ailleurs la critique est omniprésente dans l'islam, pour une raison simple, Il n' y a pas de représentation ni de guide ddans l'islam, chaque musulman est libre dans sa pratique selon les dogmes et le livre. Quand on a compris cela, je n'ai pas besoin qu'on le râbache pour recolter des lauriers à mes déponds.



georges orwell
Souad , je ne parle pas au c.. , ca les instruit winking smiley...
Et je suis sur que tu vois de quoi je parle donc nul interet a etayer winking smiley



$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
Le texte que je viens de taper a porté plainte confused smiley
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
Citation
ibn hazm a écrit:
J'ai parlé du fond sur mon intervention
Je vais éclairer ta lanterne

Quant à la critique au sein de la religion islamique, sujet trés loin des fameuses caricatures pour 2 raison simples

Les caricatures émanaient d'un pays non musulman (je n'en vois pas la raison qui a poussé ces gens pour faire cela et dans quelle perspective construtives?)
Unr méconnaissance profonde de la culture musulmane dans la sphère occidentale pour ce permettre ce genre de critique (les caricatures n'en sont qu'une).

Je n'ai pas besoin de vous rappeller que la critique de la religion ne sera porteuse que s'il s'exprime dans un pays musulman et qu'il sera mal comprise s'elle est issue d'un pays étranger.Le plus ignard d'entre nous sait cela;Par ailleurs la critique est omniprésente dans l'islam, pour une raison simple, Il n' y a pas de représentation ni de guide ddans l'islam, chaque musulman est libre dans sa pratique selon les dogmes et le livre. Quand on a compris cela, je n'ai pas besoin qu'on le râbache pour recolter des lauriers à mes déponds.

Il me semble que l'article en question est de la main d'un musulman. Non?
Salam à tous ,



Pardonnez mon ignorance , mais qui est Mohammed Kacimi ?


Salutations .
Mohamed Kacimi:

Poète, romancier et dramaturge, Mohamed Kacimi-El Hassani est né en 1955 à El Hamel, ville sainte des hauts plateaux d’Algérie dans une famille de théologiens.
Tout en poursuivant ses études coraniques, l’auteur est inscrit à l’école française. Son enfance et son adolescence se passent dans des changements perpétuels de ville qui mènent la famille d’Adrar à Alger.

Adolescent, il découvre Rimbaud et les surréalistes. Fourier et Proudhon. Il décide d’écrire alors en français. Après des études de littérature française à l’Université d’Alger, Mohamed Kacimi quitte l’Algérie en 1982 pour s’installer à Paris. Là, il rencontre les poètes Bernard Noël et Eugène Guillevic avec qui il publie plusieurs traductions. En 1987, il publie son premier roman Le
Mouchoir (édité chez l’Harmattan). Deux années plus tard, il cosigne avec Chantal Dagron, Arabe vous avez dit arabe ? (édité chez Balland–1990) un florilège des regards que les écrivains d’Occident ont posé sur le monde arabe et l’Islam depuis Eschyle jusqu’au général de Gaulle. En 1991, au premier jour de la guerre du Golfe, il est envoyé spécial à la Mecque par le journal Actuel.

Passionné par la Bible, il entreprend avec Chantal Dagron l’écriture d’un essai sur l’imaginaire religieux du désert, Naissance du désert (édité chez Balland– 1992). Il est alors, avec le poète irakien Chawki, l’un des initiateurs du projet de la Maison Rimbaud à Aden et effectue de nombreux séjours au Yémen auquel il consacre un reportage dans Le Monde et collabore régulièrement à France Culture. Il publie Le Jour dernier son second roman (édité chez Stock–1995). Mohamed Kacimi décide alors de se tourner vers le théâtre par souci d’immédiateté de l’écriture. Il écrit 1962 une évocation des utopies et des rêves de l’enfance algérienne. La pièce, publiée chez Actes Sud, est mise en scène par Valérie Grail.
Elle obtient le prix Lugano du Théâtre. Elle est aussi traduite en anglais et mise en scène par Françoise Kourilsky à l’Ubu theater de New York.

Il publie pour le jeune public, un roman Le Secret de la reine de Sabah (édité chez Dapper). Une version théâtrale en est tirée, et primée par le Ministère de la Culture en 1999.

Lauréat du prix Afaa-Beaumarchais, il écrit, lors d’un séjour au Sinaï, La Confession d’Abraham. L’ouvrage est publié alors aux éditions Gallimard. Mis en scène par Michel Cochet, lors du festival des Francophonies de Limoges, il est sélectionné pour la clôture des journées Beaumarchais au Studio de la Comédie-Française en juin 2001.

Mohamed Kacimi anime plusieurs ateliers d’écriture autour des thèmes de la Genèse à Nancy, Saint Denis, Stains et Dreux.

Mohamed Kacimi est également l’auteur d’une encyclopédie du Monde arabe parue aux éditions Milan, 2001.
Citation
Souad Sifaoui a écrit:
Citation
ibn hazm a écrit:
J'ai parlé du fond sur mon intervention
Je vais éclairer ta lanterne

Quant à la critique au sein de la religion islamique, sujet trés loin des fameuses caricatures pour 2 raison simples

Les caricatures émanaient d'un pays non musulman (je n'en vois pas la raison qui a poussé ces gens pour faire cela et dans quelle perspective construtives?)
Unr méconnaissance profonde de la culture musulmane dans la sphère occidentale pour ce permettre ce genre de critique (les caricatures n'en sont qu'une).

Je n'ai pas besoin de vous rappeller que la critique de la religion ne sera porteuse que s'il s'exprime dans un pays musulman et qu'il sera mal comprise s'elle est issue d'un pays étranger.Le plus ignard d'entre nous sait cela;Par ailleurs la critique est omniprésente dans l'islam, pour une raison simple, Il n' y a pas de représentation ni de guide ddans l'islam, chaque musulman est libre dans sa pratique selon les dogmes et le livre. Quand on a compris cela, je n'ai pas besoin qu'on le râbache pour recolter des lauriers à mes déponds.

Il me semble que l'article en question est de la main d'un musulman. Non?

Est il de culture musulmane ou bien musulman au vrai sens du terme? confused smiley
Je ne m'avancerai pas mais ca a l'air d'un personnage assez ambigu.



$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
Le texte que je viens de taper a porté plainte confused smiley
$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$$
Citation
Zackmtl a écrit:
Est il de culture musulmane ou bien musulman au vrai sens du terme? confused smiley
Je ne m'avancerai pas mais ca a l'air d'un personnage assez ambigu.

Dès que l'on écrit des livres, que l'on n'est pas un salafiste amateur de "snuff movie" et autres égorgements face caméra, que l'on n'en appelle pas à l'établissement de la sharia planétaire; bref dès que l'on articule un discours rationnel appelant à la modération, on devient un musulman plus que douteux.

Pas besoin de sionistes comploteurs pour répandre une réputation d'intolérance chez les musulmans, ta remarque sur quelqu'un que tu ne connais pas le prouve amplement. Si toi, tu te considères comme un musulman au vrai sens du terme, alors certainement Mohamed Kacimi est un boudhiste ou mieux encore un athée.