Insolite : Les algériens en pleine confusion identitaire
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Un pavé dans la mare identitaire

Volontiers népotiste, clientéliste et régionaliste, le régime algérien ne s'embarrasse pas de stigmatiser les Kabyles par exemple —même si le Premier ministre en est un— et de jouer sur les réflexes tribaux pour créer des allégeances. Autre exemple: le président Bouteflika, né à Oujda au Maroc —bien que son lieu de naissance ait été supprimé de sa biographie officielle—a sitôt sa prise de fonction nommé un nombre impressionnant de ministres et responsables issus de la ville algérienne dont ses ancêtres sont originaires, Tlemçen, à quelques kilomètres de la frontière marocaine.

Et depuis quelques jours, les commentateurs tentent d’éclaircir le mystère. Pourquoi y a-t-il autant d'hommes nés au Maroc (le président lui-même, le ministre de l'Intérieur, le vice-Premier ministre et le président du Sénat, pour ne citer que les plus connus) en poste au sein du régime algérien? Il y a bien sûr un contexte historique: beaucoup de Marocains ont aidé l'Algérie durant sa guerre d'indépendance, et beaucoup d'Algériens se sont réfugiés au Maroc pour fuir la pression coloniale française. A première vue donc, il ne devrait pas y avoir de problèmes ni de complexes.

Sauf que la récente déclaration du premier président de l'Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella (1962-1965), confessant être né de deux parents marocains et se revendiquant lui-même marocain, a changé la donne. Dès lors, tout le monde se pose des questions sur l'«algérianité» des dirigeants, à l'image du président du Sénat, Abdelkader Bensalah, présenté comme marocain ayant acquis la nationalité algérienne en 1965 et donc inéligible au poste de président car n'ayant pas la nationalité algérienne d'origine, comme l'exige la loi. Pourtant, en tant que numéro 2 de l'Etat, il passerait président en cas de vacance du pouvoir ou de l'aggravation de la maladie de Bouteflika.

Ce débat ethnique, qui ressemble à celui de Ouattara-Gbagbo sur l'ivoirité, trouble les consciences, d'autant que l'ex-président Ben Bella, toujours lui, a continué sur sa lancée en expliquant que l'un des historiques chefs de la guerre d'indépendance, Hocine Aït Ahmed, aujourd'hui président d'un parti d'opposition, a «souvent été plus Kabyle qu'Algérien», stigmatisant à nouveau la forte minorité berbère d'Algérie et jetant un nouveau pavé dans la mare des identités conflictuelles.

Pour l'instant, ni le président Bouteflika ni aucun autre officiel ne s'est prononcé sur cette question, en dehors du secrétaire général de la puissante Organisation nationale des moudjahidine (anciens combattants de l'indépendance), qui a tenu récemment à soutenir l'ex-président Ben Bella en le qualifiant d'authentique militant et de symbole de la révolution. Les frontières entre le Maroc et l'Algérie vont être ouvertes; le débat sur la marocanité des dirigeants algériens, lui, l'est déjà.

[www.slateafrique.com]

Pauvres Maghrébins...



وَاللّهِ مَا حَزِنَتْ أُخْتٌ لِفَقْدِ أَخٍ ... حُزْنِي عَلَيْهِ وَلاَ أُمٍّ عَلَى وَلَد




Modifié 1 fois. Dernière modification le 28/05/11 20:44 par *Raminagrobîs*.
C'est déjà là : [www.yabiladi.com]
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*Raminagrobîs* a écrit:
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Un pavé dans la mare identitaire

Volontiers népotiste, clientéliste et régionaliste, le régime algérien ne s'embarrasse pas de stigmatiser les Kabyles par exemple —même si le Premier ministre en est un— et de jouer sur les réflexes tribaux pour créer des allégeances. Autre exemple: le président Bouteflika, né à Oujda au Maroc —bien que son lieu de naissance ait été supprimé de sa biographie officielle—a sitôt sa prise de fonction nommé un nombre impressionnant de ministres et responsables issus de la ville algérienne dont ses ancêtres sont originaires, Tlemçen, à quelques kilomètres de la frontière marocaine.

Et depuis quelques jours, les commentateurs tentent d’éclaircir le mystère. Pourquoi y a-t-il autant d'hommes nés au Maroc (le président lui-même, le ministre de l'Intérieur, le vice-Premier ministre et le président du Sénat, pour ne citer que les plus connus) en poste au sein du régime algérien? Il y a bien sûr un contexte historique: beaucoup de Marocains ont aidé l'Algérie durant sa guerre d'indépendance, et beaucoup d'Algériens se sont réfugiés au Maroc pour fuir la pression coloniale française. A première vue donc, il ne devrait pas y avoir de problèmes ni de complexes.

Sauf que la récente déclaration du premier président de l'Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella (1962-1965), confessant être né de deux parents marocains et se revendiquant lui-même marocain, a changé la donne. Dès lors, tout le monde se pose des questions sur l'«algérianité» des dirigeants, à l'image du président du Sénat, Abdelkader Bensalah, présenté comme marocain ayant acquis la nationalité algérienne en 1965 et donc inéligible au poste de président car n'ayant pas la nationalité algérienne d'origine, comme l'exige la loi. Pourtant, en tant que numéro 2 de l'Etat, il passerait président en cas de vacance du pouvoir ou de l'aggravation de la maladie de Bouteflika.

Ce débat ethnique, qui ressemble à celui de Ouattara-Gbagbo sur l'ivoirité, trouble les consciences, d'autant que l'ex-président Ben Bella, toujours lui, a continué sur sa lancée en expliquant que l'un des historiques chefs de la guerre d'indépendance, Hocine Aït Ahmed, aujourd'hui président d'un parti d'opposition, a «souvent été plus Kabyle qu'Algérien», stigmatisant à nouveau la forte minorité berbère d'Algérie et jetant un nouveau pavé dans la mare des identités conflictuelles.

Pour l'instant, ni le président Bouteflika ni aucun autre officiel ne s'est prononcé sur cette question, en dehors du secrétaire général de la puissante Organisation nationale des moudjahidine (anciens combattants de l'indépendance), qui a tenu récemment à soutenir l'ex-président Ben Bella en le qualifiant d'authentique militant et de symbole de la révolution. Les frontières entre le Maroc et l'Algérie vont être ouvertes; le débat sur la marocanité des dirigeants algériens, lui, l'est déjà.

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Pauvres Maghrébins...

Marocanité de certains hommes politique ptdr

grinning smiley comme si moi qui est né en Algerie , je vais dire que je suis Algerien whistling smiley

Comme on dis il n y a pas d amour , il y a que les preuves d amour , vu leurs comportement vis à vis du Maroc , tout est dis !

Lorsque rien ne fonctionne chez soi comme ça devrait l être , on dit souvent que c est la faute du voisin grinning smiley
je me demande si le reste des algériens , tout le peuple ne sont pas Marocains ? ptdr ptdr



Modifié 1 fois. Dernière modification le 29/05/11 16:08 par quivivravera.
j'aime pas trop tout ca pour l'algerie, ca sent pas bon !!!! , j'ai l'impression que c'est le debut de la decomposition.
 
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