Histoires de Djeha
J’ai eu l’idée de regrouper quelques histoires de Djeha dans ce post ; ce sont des histoires simples mais riche en moral.

Pour info, et pour ceux qui ne le connaissent pas, Mulla Nasr Eddin (dit djéha) est un personnage du folklore traditionnel du Moyen-Orient. De l'Afrique du Nord, jusqu'à la Chine, en passant par l'Egypte, la Syrie, la Turquie voire même la Pologne, on le retrouve confronté à de nombreuses aventures déroutantes et drôles. Suivant les régions son nom change, mais les histoires sont semblables qu'il s'appelle Ch'ha, Nasr Eddin Hodja, Mulla Nasr Eddin, Goha, Djeha, Srulek ou encore Effendi...

Si vous en connaissez alors n’hésitez pas !

Djeha, son fils et l'âne

Djeha dit un jour à son fils, alors qu'il atteignait sa douzième année :
- "Demain, tu viendras avec moi au marché."

Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha s'installa sur le dos de l'âne, son fils marchant à côté de lui. A l'entrée de la place du marché, Djeha et son fils furent l'objet de railleries acerbes:
- "Regardez-moi cet homme, il n'a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied."

Djeha dit à son fils:
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras encore avec moi au marché!"

Le deuxième jour, Djeha et son fils firent le contraire de la veille: le fils monta sur le dos de l'âne et Djeha marcha à côté de lui. A l'entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s'écrièrent
- "Regardez cet enfant, il n'a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l'âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché!"

Le troisième jour, Djeha et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l'âne derrière eux, et c'est ainsi qu'ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d'eux :
- "Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n'en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l'âne est fait pour porter des hommes."

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le quatrième jour, lorsque Djeha et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l'âne. A l'entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :
- "Regardez ces deux-là, ils n'ont aucune pitié pour cette pauvre bête!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le cinquième jour, Djeha et son fils arrivèrent au marché portant l'âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :
- "Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l'âne au lieu de monter sur son dos."

Et Djeha-Hoja dit à son fils:
- "As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer."
Salam

Choukrane khalid thumbs up

Ce que j'aime dans les l'histoir de Jeha il ya toujours un message je connait celle de Jouha wa l9adi grinning smiley



sdate madame

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.
C'est une des plus connues, c'était dans nos manuels scolaires en Arabe. Voici une autre un peu moins connue :

Djeha et les brochettes



Un jour, Djeha passe devant un marchand de brochettes. Humm! Que cela sent bon! Djeha a faim, mais il n'a pas beaucoup d'argent. Comment faire? Il va acheter un morceau de pain et il revient. Il s'arrête devant le marchand de brochettes.


- "Tu veux acheter des brochettes?" demande le marchand. "Combien en veux-tu?"
- "Non, non, je ne veux rien acheter", répond Djeha.
- "Alors va-t-en!"
- "Attends un peu", dit Djeha.


Il prend le morceau de pain et le tient au-dessus des brochettes qui cuisent. La fumée monte vers le pain. Le marchand, étonné, demande:


- "Que fais-tu?"
- "Attends un peu" répond Djeha. "Tu vas voir."


Au bout d'une minute, le morceau de pain est couvert de fumée et de graisse qui sent bon. Djeha alors porte le morceau à sa bouche et le mange.


- "C'est très bon!" dit il. "Merci et au revoir."
- "Mais tu me dois de l'argent" crie le marchand en colère.
- "Je ne te dois rien", répond Djeha. "Je n'ai pas mangé tes brochettes, j'ai mangé seulement la fumée."
- "Allons chez le cadi!"
- "D'accord! Alons chez le cadi."


Ils arrivent chez le cadi et expliquent l'affaire. Le cadi demande au marchand:


- "Combien d'argent lui demandes-tu?"
- "Je veux un dinar", répond le marchant.
- "Donne moi un dinar", dit le cadi à Djeha.


Il prend le dinar, le passe sous le nez du marchand, une fois, deux fois, puis il le rend à Djeha.


- "Mais, monsieur le cadi", dit le marchand, "ce dinar est pour moi. Pourquoi est-ce que vous le lui rendez?"
- "Voyons!" répond le juge. "Djeha a senti l'odeur de tes brochettes, et toi tu as senti l'odeur de son argent. Maintenant personne ne doit rien à l'autre."
Le clou de Djeha


Un jour, Djeha n'a plus d'argent. Il décide de vendre sa maison. Quelqu'un veut l'acheter, alors Djeha lui dit:
- "Je vends ma maison, mais dans cette maison, il y a un clou, planté dans un mur. Ce clou, je ne le vends pas, il est à moi. Et tu n'as pas le droit de l'enlever ni de l'enfoncer.
- "D'accord dit l'acheteur, j'achète la maison."

Et tous les deux vont chez le notaire pour signer la vente. Sur le papier, le notaire écrit que le clou qui est dans le mur ne peut être ni enlevé ni enfoncé.

Quelques jours plus tard, Djeha trouve un vieux cheval mort, jeté dans la rue. il donne de l'argent à des gens et leur dit:
- "Allez porter ce cheval mort devant la porte de la maison de Djeha."

Quand ils l'ont porté, Djeha frappe à la porte et dit aux gens de la maison:
- "Je veux accocher ce cheval à mon clou!"
- "Quoi, mais tu est fou! Cette maison est à nous!"
- "Cette maison est à vous mais le clou est à moi." répond Djeha.
- "Mais il est mort ton cheval, et déjà il sent mauvais."
- "Le clou est à moi", répète Djeha. "Allons chez le cadi."

Djeha et l'acheteur vont chez le cadi.
- "Montre-moi le papier écrit au moment de la vente", dit le cadi. Djeha montre le papier; le cadi le lit.
- "C'est vrai", dit le cadi, "le clou est à Djeha. Il peut faire ce qu'il veut avec."
- "Mais, monsieur le cadi", dit l'acheteur, "aujourd'hui, nous avons un mariage chez nous. Cet homme apporte un cheval mort et qui sent mauvais et il veut l'accrocher au clou."
- "tu as signé le papier", répond le cadi. "Il est trop tard."
- "Monsieur le cadi", dit l'acheteur, "c'est d'accord. Je laisse toute la maison à cet homme. Je lui demande seulement qu'il nous laisse finir la fête chez nous et après je lui donnerai la clef."

C'est ainsi que Djeha a retrouvé sa maison...
Salam

Tbark Allah 3ella khalid Welcome



sdate madame

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.
Merci Bent Lablade
Voici une autre :

Un jour, un homme, adossé à un mur, voit passer quelqu'un qui lui dit:
- Connais-tu Djeha ? Je voudrais le rencontrer car on prétend qu'il est rusé, étant donné que je suis plus intelligent que lui, je voudrais me moquer de lui.
L'homme lui répond:
- Peux-tu maintenir ce mur avec ton dos ? Il est fragile ! Et ici, chaque homme du village se relaie, tour à tour, pour éviter qu'il tombe. Moi, je vais chercher Djeha et je reviens reprendre ma place.
L'homme s'exécute.
Au bout de quelques heures, des hommes du village qui se demandaient ce qu'il faisait, l'abordent :
- Que fais-tu?
Il leur explique tout ce qui s'est passé. Ils lui répondent:
- Pauvre idiot, tu avais affaire à Djeha, lui-même!!!
Salam

Il ya même un proverbe qui dit " fine wadnike a jeha" au lieu de montrer l'oriel droit avec la main droite tu passe ta main gauche sur ta tête pour lui monter l'oriel droite ptdr



sdate madame

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 27/12/08 18:21 par bent lablade.
Oui, c'est pour dénoncer ceux qui se compliquent la vie et ceux qui ne vont pas à l'essentiel.
Citation
khalid712 a écrit:
J’ai eu l’idée de regrouper quelques histoires de Djeha dans ce post ; ce sont des histoires simples mais riche en moral.

Pour info, et pour ceux qui ne le connaissent pas, Mulla Nasr Eddin (dit djéha) est un personnage du folklore traditionnel du Moyen-Orient. De l'Afrique du Nord, jusqu'à la Chine, en passant par l'Egypte, la Syrie, la Turquie voire même la Pologne, on le retrouve confronté à de nombreuses aventures déroutantes et drôles. Suivant les régions son nom change, mais les histoires sont semblables qu'il s'appelle Ch'ha, Nasr Eddin Hodja, Mulla Nasr Eddin, Goha, Djeha, Srulek ou encore Effendi...

Si vous en connaissez alors n’hésitez pas !

Djeha, son fils et l'âne

Djeha dit un jour à son fils, alors qu'il atteignait sa douzième année :
- "Demain, tu viendras avec moi au marché."

Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha s'installa sur le dos de l'âne, son fils marchant à côté de lui. A l'entrée de la place du marché, Djeha et son fils furent l'objet de railleries acerbes:
- "Regardez-moi cet homme, il n'a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied."

Djeha dit à son fils:
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras encore avec moi au marché!"

Le deuxième jour, Djeha et son fils firent le contraire de la veille: le fils monta sur le dos de l'âne et Djeha marcha à côté de lui. A l'entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s'écrièrent
- "Regardez cet enfant, il n'a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l'âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché!"

Le troisième jour, Djeha et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l'âne derrière eux, et c'est ainsi qu'ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d'eux :
- "Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n'en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l'âne est fait pour porter des hommes."

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le quatrième jour, lorsque Djeha et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l'âne. A l'entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :
- "Regardez ces deux-là, ils n'ont aucune pitié pour cette pauvre bête!"

Djeha dit à son fils :
- "As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché!"

Le cinquième jour, Djeha et son fils arrivèrent au marché portant l'âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :
- "Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l'âne au lieu de monter sur son dos."

Et Djeha-Hoja dit à son fils:
- "As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer."



lol je connaissais ce récit, et c'est vrai en plus, quoiqu'on fasse yora toujours des langues de vipère qui trouveront quelque chose à dire, sa reflète la vie de tous les jours malheureusement
Merci marocaine_rifia; c'est vrai que quoi que l'on fasse il y a toujours des gens pour critiquer par derrière, il faut faire ce que l’on veut et appliquer un autre proverbe arabe : La caravane passe et les chiens aboient.
Voici une autre histoire :
Djeha et le savant

Djeha avait une petite barque qu'il utilisait pour faire traverser la rivière aux gens. Un jour son passager était un savant décidé à tester le savoir de Djeha et à lui donner une leçon.
- "Dites-moi, Djeha, comment orthographiez-vous le mot dépressionnaire?"
- "Je ne sais pas, dit Djeha en continuant de ramer."
- "Combien font deux tiers de neuf ?"
- "Aucune idée."
- "comment calcule-t-on la surface d'un triangle?"
- "Pas la moindre idée."
- "Vous n'avez donc pas appris cela à l'école?"
- "Non, je n’ai jamais été à l’école !"
- "Dans ce cas, la moitié de votre vie est perdue."
À ce moment même, une terrible tempête est survenue et la barque a commencé à couler. Les deux hommes se retrouvèrent à l'eau, assez loin l'un de l'autre.
- "Dites-moi, Monsieur le savant", dit Djeha "Avez-vous appris à nager?"
- "Non, jamais!" dit le savant qui se débattait pour ne pas se noyer.
- "Dans ce cas", lui cria Djeha, "ce n'est pas la moitié, mais c'est votre vie entière qui est perdue."
Citation
khalid712 a écrit:
C'est une des plus connues, c'était dans nos manuels scolaires en Arabe. Voici une autre un peu moins connue :

Djeha et les brochettes



Un jour, Djeha passe devant un marchand de brochettes. Humm! Que cela sent bon! Djeha a faim, mais il n'a pas beaucoup d'argent. Comment faire? Il va acheter un morceau de pain et il revient. Il s'arrête devant le marchand de brochettes.


- "Tu veux acheter des brochettes?" demande le marchand. "Combien en veux-tu?"
- "Non, non, je ne veux rien acheter", répond Djeha.
- "Alors va-t-en!"
- "Attends un peu", dit Djeha.


Il prend le morceau de pain et le tient au-dessus des brochettes qui cuisent. La fumée monte vers le pain. Le marchand, étonné, demande:


- "Que fais-tu?"
- "Attends un peu" répond Djeha. "Tu vas voir."


Au bout d'une minute, le morceau de pain est couvert de fumée et de graisse qui sent bon. Djeha alors porte le morceau à sa bouche et le mange.


- "C'est très bon!" dit il. "Merci et au revoir."
- "Mais tu me dois de l'argent" crie le marchand en colère.
- "Je ne te dois rien", répond Djeha. "Je n'ai pas mangé tes brochettes, j'ai mangé seulement la fumée."
- "Allons chez le cadi!"
- "D'accord! Alons chez le cadi."


Ils arrivent chez le cadi et expliquent l'affaire. Le cadi demande au marchand:


- "Combien d'argent lui demandes-tu?"
- "Je veux un dinar", répond le marchant.
- "Donne moi un dinar", dit le cadi à Djeha.


Il prend le dinar, le passe sous le nez du marchand, une fois, deux fois, puis il le rend à Djeha.


- "Mais, monsieur le cadi", dit le marchand, "ce dinar est pour moi. Pourquoi est-ce que vous le lui rendez?"
- "Voyons!" répond le juge. "Djeha a senti l'odeur de tes brochettes, et toi tu as senti l'odeur de son argent. Maintenant personne ne doit rien à l'autre."

trop bien j'les connaiser tous sauf celle lathumbs up
Merci Momo; j'ai connu un Breton qui m'a dit que sa grand mère lui a raconté cette même histoire (Celle des brochettes) et qu'au lieu de Gjeha; le personnage était Saint qque chuse.

Les hommes sont égaux !

Un jour quatre enfants ont trouvé un sac de noisettes n'avait aucune idée de la manière de les partager, ils virent arriver Djeha et accoururent vers lui en lui disant: "Toi Djeha qui a la sagesse pourrais tu nous partager ce sac de noisettes qu'on a trouvé !"
Djeha répondit: "mais bien sûr mes chers enfants, mais dites moi vous désirez que je vous fasse le partage de Dieu ou le partage d'un simple mortel ?"
Les enfants, bien sûr dirent qu’ils veulent le partage de Dieu !
"Très bien "dit Djeha et il prit du sac de ses deux mains des noisettes qu'il offrit au premier, replongea une main et sortit une grosse poignée qu'il offrit au second.
Dans le sac il ne restait que deux noisettes qu'il donna au troisième!
Et le qutrième dit: et moi j'ai rien reçu !
Djeha répondit : « Mais vous m'avez demandé le partage de Dieu, si vous m'aviez demandé le partage d'un simple mortel vous auriez tous reçu la même chose! »
La marmite qui meurt en couche :

Djeha vient frapper un jour à la porte de sa voisine Fatima :
- "Peux-tu me prêter une de tes marmites ? J'en ai besoin pour faire mon repas."
- "Bien sûr", lui dit-elle, "je vais te la chercher."
La voisine revient avec une marmite de taille moyenne qu'elle donna à Djeha. Le lendemain, Djeha posa une petite marmite à l'intérieur de la première et frappa à la porte de sa voisine.
- "Merci beaucoup, ma sœur. Voici ta marmite, elle m'a rendu grand service."
- "Mais, Djeha, la petite n'est pas à moi!"
- "Mais si! La nuit, ta marmite a accouché d'une petite. C'est sa fille, donc elle te revient de droit."
La voisine se moqua de la crédulité de Djeha, mais fut contente de gagner une petite marmite.
Quelques jours plus tard, Djeha frappa à nouveau à la porte de sa voisine.
- "Peux-tu encore me prêter une de tes marmites ?"
- "Avec joie", lui répondit-elle. "Je m'en vais te prêter la plus grande et la plus belle."
La voisine espérait récupérer une deuxième belle marmite. Djeha prit la grande marmite, remercia sa voisine et rentra chez lui. Deux jours passèrent, puis quatre, sans aucune nouvelle de Djeha. La voisine commença à s'inquiéter. Elle finit par frapper à la porte de son voisin.
- "Tu as oublié de me rendre ma marmite."
- "Je n'ai pas oublié, mais je ne savais pas comment t'annoncer la mauvaise nouvelle. En vérité, alors qu'elle accouchait, ta belle marmite est morte la nuit dans des douleurs atroces."
- "Es-tu en train de te moquer de moi, Djeha ? Où a-t-on entendu parler de marmite qui meurt ?"
- "Tu as cru qu'une marmite pouvait enfanter et maintenant, tu refuses de croire qu'elle peut mourir ?"
C'est toujours un plaisir de te lire Khalid!
Wwwwwwwwwwwwa khalid fahale mine mazide thumbs up



sdate madame

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.
Citation
khalid712 a écrit:
Le clou de Djeha


Un jour, Djeha n'a plus d'argent. Il décide de vendre sa maison. Quelqu'un veut l'acheter, alors Djeha lui dit:
- "Je vends ma maison, mais dans cette maison, il y a un clou, planté dans un mur. Ce clou, je ne le vends pas, il est à moi. Et tu n'as pas le droit de l'enlever ni de l'enfoncer.
- "D'accord dit l'acheteur, j'achète la maison."

Et tous les deux vont chez le notaire pour signer la vente. Sur le papier, le notaire écrit que le clou qui est dans le mur ne peut être ni enlevé ni enfoncé.

Quelques jours plus tard, Djeha trouve un vieux cheval mort, jeté dans la rue. il donne de l'argent à des gens et leur dit:
- "Allez porter ce cheval mort devant la porte de la maison de Djeha."

Quand ils l'ont porté, Djeha frappe à la porte et dit aux gens de la maison:
- "Je veux accocher ce cheval à mon clou!"
- "Quoi, mais tu est fou! Cette maison est à nous!"
- "Cette maison est à vous mais le clou est à moi." répond Djeha.
- "Mais il est mort ton cheval, et déjà il sent mauvais."
- "Le clou est à moi", répète Djeha. "Allons chez le cadi."

Djeha et l'acheteur vont chez le cadi.
- "Montre-moi le papier écrit au moment de la vente", dit le cadi. Djeha montre le papier; le cadi le lit.
- "C'est vrai", dit le cadi, "le clou est à Djeha. Il peut faire ce qu'il veut avec."
- "Mais, monsieur le cadi", dit l'acheteur, "aujourd'hui, nous avons un mariage chez nous. Cet homme apporte un cheval mort et qui sent mauvais et il veut l'accrocher au clou."
- "tu as signé le papier", répond le cadi. "Il est trop tard."
- "Monsieur le cadi", dit l'acheteur, "c'est d'accord. Je laisse toute la maison à cet homme. Je lui demande seulement qu'il nous laisse finir la fête chez nous et après je lui donnerai la clef."

C'est ainsi que Djeha a retrouvé sa maison...


Cet histoir aussi khrjna menha un proverbe marocain "Dayrliya messmare jeha" grinning smiley



sdate madame

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.
Le chat et le gigot


Djeha va au marché et achète un gigot de trois livres. Il rentre chez lui et donne la viande à sa femme, en lui demandant :
- Voici la viande pour le déjeuner. Fais-la cuire à point, comme je l'aime !
Puis il sort.Sa femme fait cuire le gigot. Comme on frappe à la porte, elle ouvre : c'est son frère qui revient de voyage. Il a faim. Tous deux se mettent à table et finissent par manger tout le gigot.Djeharentre et dit :
- Ça sent bon ! Où est la viande que j'ai achetée ?
- Le chat a tout mangé pendant que j'étais occupée à faire le ménage, répond sa femme.
Djeha court après le chat. Il l'attrape et le met sur le plateau de la balance : il constate alors qu'il pèse trois livres.
- Scélérate, crie-t-il à sa femme. Si les trois livres sont de la viande, où est le chat ? Et si c'est le poids du chat, où est la viande ?



sdate madame

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.
L'habit ne fait pas le moine


Un jour, Djeha alla aux bains publics, mais on ne le traita pas comme il l'aurait souhaitait. On lui donna un vieux peignoir de bain et une serviette élimée. Il ne dit rien et donna une pièce d'or à chacun des hammamjis, qui se sont maudits d'avoir été traité par ses modestes vêtements. Une semaine plus tard, il revint au même établissement. Il fut chaleureusement accueilli, chacun rivalisant avec les autres pour lui offrir le meilleur service possible. En sortant, il donna un tout petit pourboire.
- Comment, dirent les employés, cette somme ridicule pour ce que nous t'avons offert !
- Ceci, répliqua Djeha, c'est pour la manière dont j'ai été traité la semaine dernière. Le pourboire de la semaine dernière était pour la manière dont vous m'avez traité aujourd'hui.



sdate madame

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.
Merci Chamaliya pour tes encouragements.
Merci bent lablade pour tes deux histoires ; la 2ème est et sera toujours d’actualité, en plus des habits maintenant, il faut ajouter les « bagnoles ».
Voici deux autres histoires de notre héros :

Djeha et le pommier

Djeha, à un certain âge, plantait un pommier dans son jardin quand le sultan vint à passer ; il s'arrêta et dit à Djeha, d'un ton moqueur :
- Voyons! Pourquoi te donnes-tu tant de peine ? Tu ne mangeras jamais les fruits de ce pommier. Tu sais bien que tu mourras avant qu'il ne commence à produire des pommes.
Ce à quoi Djeha répondit :
- Oh Sultan ! Nous mangeons les fruits des pommiers plantés par nos pères, et nos enfants mangeront les fruits des pommiers plantés par nous.
Cette réponse pleine de sagesse plut au sultan qui, en récompense, lui donna une pièce d'or.
- Oh Sultan ! Dit Djeha en empochant la pièce, voyez comme ce pommier a déjà donné des fruits.
Cette remarque fit rire le sultan, qui lui donna une autre pièce d'or.
- C'est de plus en plus extraordinaire, s'écria Djeha. Voilà un pommier qui donne deux récoltes par an.
Le sultan se mit à rire aux éclats et donna une troisième pièce d'or à Djeha.

La valeur d'un conseil

Un jour ses amis ont demandé à Djeha :
- Tu es un homme sage. Peux-tu nous dire ce que tu considères comme le plus précieux au monde ?
- Je considère le conseil, comme étant sans prix.
Ses amis lui ont ensuite demandé :
- Et que considères-tu pour être sans valeur ?
- Je dirai que le conseil est la chose qui a le moins de valeur au monde.
- Eh bien! Objecta son auditoire. Comment une chose peut-elle être à la fois sans valeur et la plus précieuse ? Tu dois faire une erreur !
- Non, mes amis. Je sais de quoi je parle. Un conseil pris peut être précieux, mais il devient sans valeur quand on ne l’écoute pas !
Salam Khalid

Oui khouya koulchi be lmadahir c vrai

Merci pour c jolie histoir plein de sagesse ou Allah illa bravo 3elike thumbs up



sdate madame

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.
Toujours Djeha qui critique cette fois ci la société de consommation :

Le perroquet et le dindon :

Au marché aux oiseaux un homme vendait un perroquet dont il vantait le plumage multicolore et ses dons exceptionnels d'imitateur :
- Admirez ses couleurs rouge, vert, jaune, bleu, et de plus il parle, il répète fidèlement tout ce qu'on lui dit !
Une foule de curieux l'entourait mais, vu son prix élevé, personne ne pouvait l'acheter. Le lendemain, Djeha vient au marché pour vendre un dindon noir au bec rouge. Les gens s'étonnent du prix demandé par Djeha plus cher que celui du perroquet de la veille.
- Djeha, demanda un des badauds, comptes-tu vraiment vendre ton dindon à ce prix, alors qu'on peut en acheter dix pour la même somme ?
- Si, pour l'oiseau d'hier, on demandait cinq cents dinars, mon dindon en vaut bien mille !
- Mais, Djeha, l'oiseau exotique d'hier parlait.
- Justement, mon dindon fait beaucoup mieux que lui !
- Que fait-il donc de mieux ?
- Il pense !
31 décembre 2008 01:34
voici des petites histoires de jeha:

-jeha,comment consruit-on un minaret?
-c'est simple: on prend un puit et on le met à l'envers.


-jeha,de quel coté doit-on se tourner pour faire la priere quand on est en voyage?
- du coté où on a entreposé ses chaussures.

-jeha lequel des deus est le plus important le soleil ou la lune?
-la lune bien sur.le soleil,quel imbecile!il éclaire pendant qu'il fait jour..

-jeha,un homme de cent ans peut-il avoir des enfants?
-s'il a de jeunes voisins;il peut.

-jeha,que signifie pour toi le mariage?
-c'est la vie à deux.pendant le jour on grogne à deux et la nuit on ronfle de concert à deux.

-jeha,pourquoi tu manges les dattes avec leurs noyaux?
-parceque l'epicier qui me les a vendu les a pesé avec leurs noyaux.

un matin,jeha quitte son domicile pour aller labourer son champs.sur son chemin,il aperçoit une peau de banane.
- catastrophe!je vais encore tomber aujourd'hui!

on demanda à jeha de montrer son nez,il pointa son oreille.
-ce n'est pas le bon endrit que tu montre jeha.
-si vous ne montrez pas le faux ,vous ne saurez jamais où est le vrai!

-oh!hadija ma cherie,la boisson te rend si belle.
-mais je n'ai rien bu.répond sa femme.
-bien sur,c'est moi qui ai bu.
Citation
wasmen a écrit:
voici des petites histoires de jeha:

-jeha,comment consruit-on un minaret?
-c'est simple: on prend un puit et on le met à l'envers.


-jeha,de quel coté doit-on se tourner pour faire la priere quand on est en voyage?
- du coté où on a entreposé ses chaussures.

-jeha lequel des deus est le plus important le soleil ou la lune?
-la lune bien sur.le soleil,quel imbecile!il éclaire pendant qu'il fait jour..

-jeha,un homme de cent ans peut-il avoir des enfants?
-s'il a de jeunes voisins;il peut.

-jeha,que signifie pour toi le mariage?
-c'est la vie à deux.pendant le jour on grogne à deux et la nuit on ronfle de concert à deux.

-jeha,pourquoi tu manges les dattes avec leurs noyaux?
-parceque l'epicier qui me les a vendu les a pesé avec leurs noyaux.

un matin,jeha quitte son domicile pour aller labourer son champs.sur son chemin,il aperçoit une peau de banane.
- catastrophe!je vais encore tomber aujourd'hui!

on demanda à jeha de montrer son nez,il pointa son oreille.
-ce n'est pas le bon endrit que tu montre jeha.
-si vous ne montrez pas le faux ,vous ne saurez jamais où est le vrai!

-oh!hadija ma cherie,la boisson te rend si belle.
-mais je n'ai rien bu.répond sa femme.
-bien sur,c'est moi qui ai bu.


Salam

Wa sebah nour sir ya lkhwadri dehktini 3ella nbouri Allah yenchtak thumbs up

Sana Saida Welcome



sdate madame

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.
31 décembre 2008 13:26
salam lkhwadria,sana saïda wa koullou chayïn bikhayr inchaah...

d'autres petites histoires de jeha:


un jour eha est monté au minaret de la mosquée et a commencé à crier à pleins poumons.aussitot,il en est descendu et a commencé à courir dans la rue...
- pourquoi cours-tu ainsi? lui demanda un passant
_ pour savoir à quelle distance porte ma voix.lui repondut jeha.



un jour un mendiant frappa à la porte de jeha
- allah m'a dirigé vers cette maison pour avoir un bon repas.
- desolé ,dit jeha,vous n'avez pas frappé à la bonne porte.la maison d'allah est la-bas ,en lui indiquant la mosquée voisine.


- quelles sont les meileurs qualités humaine,jeha?
- un philosophe m'a dit une fois qu'il y 'en avaient deux. il en a oublié une ,mais m'a dit l'autre.pour vous dire la verité,j'en ai oublié une,moi aussi.

-quel âge as-tu jeha?
-quarante ans.
-mais tu nous as dit la même chose il y a dix ans!
-celà prouve que je ne change pas et que je ne varie jamais dans ce que je vous dis.

khadija mettait le linge à secher sur un corde et la chemise de jeha fut emportée au loin par un vent violent.
-nous devons sacrifier une chevre dit jeha.
-en quel honneur ce sacrifice,lui demanda sa femme?
-pour la chanse que j'ai eu,en n'étant pas dans la chemise,repondit jeha.

jeha achete une paire de chaussures qu'il décide de ne mettre qu'une fois arrivé à la maison.
sur le chemin,son pied heurte une pierre ,et il a eu l'ongle du gros orteilcassé.
-dieu merci! heureusement que je n'avais pas mis mes chaussures.elles n'auraient pas resisté à un coup pareil.

jeha alla voir son riche voisin pour lui empreinter une somme d' l'argent
-pourquoi cet argent ?lui demanda son voisin.
- pour achetet un éléphant ,repondit jeha.
-si tu n'as pas d'argent,comment vas-tu faire pour prendre soin de cet elephant?
-ecoute,je suis venu te voir pour t'empreinter de l'argent et non pour te demander des conseils...
ptdr dans ces dernier histoir wesemen tu nous raconte jeha en mode tl3a lihe 9erda lstahe thumbs up



sdate madame

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.
Chokrane wasmen; Jeha était pour les marocains un héros de toutes les blagues, rappelez-vous Hada wahd jeha... C'est mieux que Berkani, Blédard ou autres.

Promesses :

Djeha travaillait au bazar comme porteur occasionnel. Un jour, un marchand l'appela et lui demanda de l'accompagner chez lui pour porter une lourde caisse contenant un lot d'assiettes en porcelaine. Comme Djeha demandait quel serait son salaire, le marchand lui dit :
- Écoute, j'ai tout dépensé et il ne me reste plus d'argent. Je te paierai à la fin de la semaine, quand j'aurai vendu ma récolte de dattes. En attendant, pour t'encourager, je te livrerai trois secrets, en cours de route.
Après un certain temps, Djeha s'arrêta car il ressentait la fatigue. Il demanda alors à l'homme de lui dévoiler le premier secret.
- D'accord, dit ce dernier. Si quelqu'un te dit que cinq et cinq font neuf, surtout ne le crois pas.
Reposé, Djeha reprit son chemin, mais il s'arrêta de nouveau et dit au marchand :
- Je ne ferai pas un pas de plus si tu ne me dis pas le deuxième secret.
- D'accord, dit l'homme, si quelqu'un te dit que le sable est un aliment très nourrissant, ne le crois pas.
Reprenant son chemin, il arriva exténué à destination, suivi par le marchand, qui lui dit :
- Voici le troisième secret : si quelqu'un te dit que je tiens toujours mes promesses, surtout ne le crois pas.
A ce moment, Djeha lâcha la caisse, qui tomba avec un bruit retentissant. Il dit au marchand :
- En échange de tes trois secrets, je vais, à mon tour, t'en révéler un : si quelqu'un te dit que tes assiettes sont toutes cassées, surtout crois-le.
je suis un fervant passionné des histoire de Djoha, j'en découvre, certaine sous des version différentes, comme par exemple l'emprumpt pour l'éléphant, c'était pour faire le Hadj, le riche lui rétorque que le pélerinage n'est pas obligatoire si ...et il répond que pour les conseil religieux c'est l'imam qui s'en charge grinning smiley

je me permet donc de verser quelques histoires qui sont certainement connues de beaucoup , mais je les aime beaucoup

_____________________________ prêt de l'ane
le voisin :
_Djoha , pourais-tu me prêter ton ane aujourd'hui

_malheureusement, c'est impossible je l'ai déjà prëté a un frére
A ce moment on entant l'ane braire dans l'écurie
le voisin
_ mais qu'est ce que j'entends ?
Djoha
_ non mais tu ne crois tout de même pas que je vais prêter mon ane a quelqu'un qui crois plus la parole de mon ane qu'en ma propre parole ! Grrrr

___________________________ vente de l'ane

Djoha
_où vas tu Hamed , avec ton vieil ane
- bah, je vais au marché car cette ane est si vieux qu'il me tarde de m'en débarrasser tant il me coute a le nourrir a rester a l'écurie
- Et n bien je t'accompagne , je vais faire un tour au marché, tu compte le vende cher ton ane ?
_ ho tu sais Djoha, 1 dirham suffirait et je serais gagnant
_ mais si tu veux , hamed, je te le vend bien plus si tu me laisse le vendre
_si tu veux quoi que je n'ai pas rop d'espoir tant il est vieux

au marché, Djoha commence a vendre les mérite de cet ane, qui est éflanqué parce qu'il ne mange rien bien que ne rechignant pas a la tache, les prix offert grimpent, 100,200 500, 1 000 dirham ... Djoha continu a en vanter les mérites allant jusqu'a faire qu'il descend de la lignée des anes de Médine , et de ceux qui ont servit les conquérants de l'Espagne... les enchères montent 10 000 20 000 dirham ...

a ce moment la Hamed détache son ane et dit :
_ mais il n'est pas question que je vende un ane de cette qualité ! spinning smiley sticking its tongue out


___________________

celle là c'est ma préférée (je l'ai recopiée d'un site):

Djoha est confortablement installé sur le toit en terrasse de sa maison, jouissant de la douceur de l'après midi. Tout à coup, quelqu'un l'appelle de la rue :
- Djoha! Djoha! Viens voir!
- Eh Djoha! Allez descends! J'ai une question à te poser!
Il appelle encore et encore. Djoha, qui n'arrive plus à jouir du calme, finit par descendre à contrecoeur. À sa porte, il trouve un homme la main tendue.
- Djoha, peux-tu me donner une pièce d'un dinar?
- Ah! C'était ça, ta question importante! C'est pour ça que tu as dérangé ma tranquillité! Suis-moi!
Le mendiant grimpe péniblement avec Djoha jusqu'à la terrasse.
- Maintenant, dit Djoha, je te donne ma réponse : c'est non.

(en la racontant verbalement , a la place de la deriére phrase, on dit simplement "non", en baissant le bras droit avec les doigts pincés, c'est plus vif comme chute)



" confronté à la censure, je suspends ma participation à ce forum "



Modifié 1 fois. Dernière modification le 01/01/09 18:20 par La Boetie.
Salam

Merci La Boetie pour j bien aimer l'histoir de l'an thumbs up



sdate madame

Les douleurs légères s'expriment ; les grandes douleurs sont muettes.
merci, c'est un réel plaisir de partager ces belles histoires , surtout qu'elle contiennent souvent une belle part de philosophie de la vie courante
je te remercie chére bent lablade, de m'avoir rappelé cette belle histoire au hammam, je ne m'en souvenait plus et pourtant elle est superbe
il y a l'histoire du gâteau qui est trés "terroir paysan"
celle ou Djoha fait manger son manteau, qui est une belle morale sur les apparences vestimentaires



" confronté à la censure, je suspends ma participation à ce forum "
Merci la boetie pour ta contribution, on compte sur toi pour donner des explications simples ou une petite morale à certaines de ces histoires.


Un jour,un jeune homme demande à Djeha comment il fait pour choisir ses amis, Djeha répond :
- Celui qui ne sait pas et ne sait pas qu'il ne sait pas, il est stupide. Il faut l'éviter.
- Celui qui ne sait pas et sait qu'il ne sait pas, c'est un enfant. Il faut lui apprendre.
- Celui qui sait et ne sait pas qu'il sait, il est endormi. Il faut le réveiller.
- Celui qui sait et sait qu'il sait, c'est un sage. Il faut le suivre.
Djeha fait une pause et a continué :
- Mais, vous savez combien il est difficile, mon fils, d'être certain que celui qui sait et sait qu'il sait, sait vraiment.