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Formation : le Maroc sur les pas de l’Inde
Formation : le Maroc sur les pas de l’Inde

Formation : le Maroc sur les pas de l’IndeL’interaction entre l’éducation, la formation et l’emploi et les défis de l’investissement sera le thème de la quatrième édition des Intégrales de l’investissement, les 7 et 8 décembre 2006 à Rabat.


Si la Chine a choisi l’industrie lourde pour son développement, l’Inde est parvenue au même résultat en misant sur le facteur humain, la formation et les services. Ce grand pays qui poursuit sa marche forcée en investissant plus de 70 milliards de dollars à l’étranger dans le rachat de firmes sidérurgiques, présente beaucoup de similitudes avec le Maroc. D’où l’initiative de la Direction des investissements du Maroc de faire de l’Inde l’invitée d’honneur des 4e Intégrales de l’investissement.
Parmi les 1000 participants attendus à cette rencontre, beaucoup sont des experts internationaux de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur. Actuellement, l’économie marocaine crée 200 000 emplois.
L’objectif est de doubler ce chiffre aussi rapidement que possible pour faire face aux besoins en emploi. L’éducation et la formation sont donc l’un des chantiers majeurs du pays pour les années à venir. D’où l’urgence d’opérer «une véritable rupture en engageant une réforme profonde du système éducatif et en mettant en place des accélérateurs de cette réforme pour renforcer la compétitivité immédiate de l’économie marocaine et répondre aux besoins du moment», préconisait Rachid Benmokhtar, président du comité scientifique des prochaines Intégrales, lors d’une table organisée récemment à Rabat.
Sachant que le facteur humain et la qualité de la formation restent des paramètres-clés dans l’attractivité du territoire, trois grands axes de réflexion concrète ont été déterminés:
Il faut d’abord définir de nouvelles missions à l’école et à l’université ; un objectif qui est d’ordre quantitatif. Il s’agit d’augmenter rapidement le taux de scolarisation au Maroc à raison de 30% dans le secondaire et de 8% dans l’enseignement supérieur. «Si les pays d’Europe de l’Est sont aujourd’hui en forte croissance, c’est parce qu’ils ont une longue tradition d’investissement public dans l’éducation », explique José Roman Leon Lora, conseiller à la délégation de la Commission européenne à Rabat.
Deuxième objectif fondamental pour le Royaume : favoriser une bonne adéquation entre les cursus et les qualifications proposées d’une part et les besoins de l’économie marocaine d’autre part.
Sur les 20.000 diplômés annuels de l’enseignement supérieur marocain, seule une minorité trouvera un emploi correspondant à sa spécialité. C’est ce décalage qu’il faut réduire rapidement. A cet égard, certaines mesures ont déjà été mises en place pour impliquer les décideurs économiques dans la gouvernance des universités.
Le Maroc va ainsi repenser son modèle éducatif et les valeurs sur lesquelles celui-ci repose. L’adaptabilité et la flexibilité semblent être les maîtres-mots de la réflexion engagée. L’école doit former un être digne et conscient de ses capacités, aiguiser son esprit critique et lui donner les armes pour s’adapter à un monde du travail changeant dans une économie mondialisée en perpétuel mouvement.
Le troisième objectif a trait à la formation continue ; laquelle reste un chantier indispensable pour répondre notamment aux besoins spécifiques à court et à long termes.
«Dans une économie en mouvement, les profils d’aujourd’hui peuvent rapidement devenir obsolètes», rappelle Rachid Benmokhtar. Il devient donc essentiel de former des Marocains plus mobiles et mieux à même de s’adapter à un environnement en mutation accélérée. Quant aux liens, complexes, entre l’investissement, l’éducation, et la formation, ils sont évidents.
«De nos jours, nous avons une croissance génératrice d’emplois comme nous avons des croissances non créatrices d’emplois, ou ce qui est plus grave encore, une croissance qui détruit des emplois», explique Driss Guerraoui, conseiller du Premier ministre.
Une croissance rapide accompagnée de gains de productivité n’entraîne pas nécessairement de la création d’emplois. Il est donc impératif d’identifier les secteurs économiques dans lesquels l’investissement est le plus générateur d’emplois et de concentrer les efforts sur ces secteurs.
A ce titre, comme dans la plupart des grandes économies émergentes, ce sont les PME, de la micro à la moyenne entreprise, qui créent le plus d’emplois au Maroc. Un degré d’incertitude demeure quant aux réalités des besoins de l’économie à long terme. Par ailleurs, les entreprises marocaines ou étrangères présentes au Maroc ont des besoins immédiats de compétences souvent insatisfaits. Le système éducatif doit apporter rapidement aux jeunes Marocains le savoir- faire utile à leur intégration rapide dans l’entreprise après leurs études.
«En effet, sur 100 candidats, cinq ont un profil qui correspond aux besoins du marché du travail, 10 un profil qui pourrait correspondre mais 85 ne sont pas du tout adaptés. Cela démontre le fait que l’université peine à jouer son rôle», rappelle Mohammed Lasry,président de ST Microetectronics. Pour être efficientes, les relations entre professionnels et universitaires doivent donc intégrer ce paramètre dans l’organisation et la réforme de la formation.


Le 24-10-2006
Par : Adam Wade
Salam,

Il ne fait guere de doute que l'Inde est le meilleure exemple en matiere de formation.




Si perçante soit la vue, on ne se voit jamais de dos


Boycottez pour la paix !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Boycottez!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Boycottez pour les enfants de Gaza!!!!!!
c'est clair, et il ne fait aucun doute que c'est en grande partie grace a cela que leur economie avance a grands pas.

Citation
Donatello a écrit:
Salam,

Il ne fait guere de doute que l'Inde est le meilleure exemple en matiere de formation.
Citation
zaki7 a écrit:
c'est clair, et il ne fait aucun doute que c'est en grande partie grace a cela que leur economie avance a grands pas.

Salam,

C'est vrai que l'un va pas sans l'autre, une entreprise qui investie sur place, recherche aussi les ressources humaines, donc les competences, et les formations adequates.
Et pour le pays c'est un moyen de reculer les limites de la croissance.




Si perçante soit la vue, on ne se voit jamais de dos


Boycottez pour la paix !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Boycottez!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Boycottez pour les enfants de Gaza!!!!!!
Il y a des indices que la strategie a long terme du maroc portera ses fruits tot ou tard , je suis ravi que le maroc que j ai quitte en 1997 est different de celui d aujourd'hui .

Bonne chance Maroc !
HS

ça me fait loler de lire cela de lasry sachant que chez ST les ingénieurs se trouvent à travailler des projets à casablanca (pour la partie recherche et développement) et à rabat (pour la production) et c'est le manager plus incompétent dans le domaine tu meurs, qui se trouve à le présenter à grenoble


lasry, avant de causer formation, faut d'abord qu'il réorganise son pôle ressources humaines en amont, quand on voit que la DRH une alcolo meskina dénuée de tout professionalisme qui confond salariés et boys...

Mohammed Lasry,président de ST Microetectronics. Pour être efficientes, les relations entre professionnels et universitaires doivent donc intégrer ce paramètre dans l’organisation et la réforme de la formation.
depuis 30 ans qu'on entend ce message!!!

Citation
zaki7 a écrit:
Formation : le Maroc sur les pas de l’Inde

Formation : le Maroc sur les pas de l’IndeL’interaction entre l’éducation, la formation et l’emploi et les défis de l’investissement sera le thème de la quatrième édition des Intégrales de l’investissement, les 7 et 8 décembre 2006 à Rabat.


Si la Chine a choisi l’industrie lourde pour son développement, l’Inde est parvenue au même résultat en misant sur le facteur humain, la formation et les services. Ce grand pays qui poursuit sa marche forcée en investissant plus de 70 milliards de dollars à l’étranger dans le rachat de firmes sidérurgiques, présente beaucoup de similitudes avec le Maroc. D’où l’initiative de la Direction des investissements du Maroc de faire de l’Inde l’invitée d’honneur des 4e Intégrales de l’investissement.
Parmi les 1000 participants attendus à cette rencontre, beaucoup sont des experts internationaux de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur. Actuellement, l’économie marocaine crée 200 000 emplois.
L’objectif est de doubler ce chiffre aussi rapidement que possible pour faire face aux besoins en emploi. L’éducation et la formation sont donc l’un des chantiers majeurs du pays pour les années à venir. D’où l’urgence d’opérer «une véritable rupture en engageant une réforme profonde du système éducatif et en mettant en place des accélérateurs de cette réforme pour renforcer la compétitivité immédiate de l’économie marocaine et répondre aux besoins du moment», préconisait Rachid Benmokhtar, président du comité scientifique des prochaines Intégrales, lors d’une table organisée récemment à Rabat.
Sachant que le facteur humain et la qualité de la formation restent des paramètres-clés dans l’attractivité du territoire, trois grands axes de réflexion concrète ont été déterminés:
Il faut d’abord définir de nouvelles missions à l’école et à l’université ; un objectif qui est d’ordre quantitatif. Il s’agit d’augmenter rapidement le taux de scolarisation au Maroc à raison de 30% dans le secondaire et de 8% dans l’enseignement supérieur. «Si les pays d’Europe de l’Est sont aujourd’hui en forte croissance, c’est parce qu’ils ont une longue tradition d’investissement public dans l’éducation », explique José Roman Leon Lora, conseiller à la délégation de la Commission européenne à Rabat.
Deuxième objectif fondamental pour le Royaume : favoriser une bonne adéquation entre les cursus et les qualifications proposées d’une part et les besoins de l’économie marocaine d’autre part.
Sur les 20.000 diplômés annuels de l’enseignement supérieur marocain, seule une minorité trouvera un emploi correspondant à sa spécialité. C’est ce décalage qu’il faut réduire rapidement. A cet égard, certaines mesures ont déjà été mises en place pour impliquer les décideurs économiques dans la gouvernance des universités.
Le Maroc va ainsi repenser son modèle éducatif et les valeurs sur lesquelles celui-ci repose. L’adaptabilité et la flexibilité semblent être les maîtres-mots de la réflexion engagée. L’école doit former un être digne et conscient de ses capacités, aiguiser son esprit critique et lui donner les armes pour s’adapter à un monde du travail changeant dans une économie mondialisée en perpétuel mouvement.
Le troisième objectif a trait à la formation continue ; laquelle reste un chantier indispensable pour répondre notamment aux besoins spécifiques à court et à long termes.
«Dans une économie en mouvement, les profils d’aujourd’hui peuvent rapidement devenir obsolètes», rappelle Rachid Benmokhtar. Il devient donc essentiel de former des Marocains plus mobiles et mieux à même de s’adapter à un environnement en mutation accélérée. Quant aux liens, complexes, entre l’investissement, l’éducation, et la formation, ils sont évidents.
«De nos jours, nous avons une croissance génératrice d’emplois comme nous avons des croissances non créatrices d’emplois, ou ce qui est plus grave encore, une croissance qui détruit des emplois», explique Driss Guerraoui, conseiller du Premier ministre.
Une croissance rapide accompagnée de gains de productivité n’entraîne pas nécessairement de la création d’emplois. Il est donc impératif d’identifier les secteurs économiques dans lesquels l’investissement est le plus générateur d’emplois et de concentrer les efforts sur ces secteurs.
A ce titre, comme dans la plupart des grandes économies émergentes, ce sont les PME, de la micro à la moyenne entreprise, qui créent le plus d’emplois au Maroc. Un degré d’incertitude demeure quant aux réalités des besoins de l’économie à long terme. Par ailleurs, les entreprises marocaines ou étrangères présentes au Maroc ont des besoins immédiats de compétences souvent insatisfaits. Le système éducatif doit apporter rapidement aux jeunes Marocains le savoir- faire utile à leur intégration rapide dans l’entreprise après leurs études.
«En effet, sur 100 candidats, cinq ont un profil qui correspond aux besoins du marché du travail, 10 un profil qui pourrait correspondre mais 85 ne sont pas du tout adaptés. Cela démontre le fait que l’université peine à jouer son rôle», rappelle Mohammed Lasry,président de ST Microetectronics. Pour être efficientes, les relations entre professionnels et universitaires doivent donc intégrer ce paramètre dans l’organisation et la réforme de la formation.


Le 24-10-2006
Par : Adam Wade
mmm, pas vraiment, pour ceux qui ont la notion du temps,ils savent que des evenements comme l'offshoring, le boom des technologies informatiques etc... n' a en fait apparu qu'il y a quelques annees en Inde et encore plus recement au Maroc, donc je ne vois pas sur quelle planete tu vis, mais il y a 30 ans, internet n'existait pas smiling smiley L'economie en mouvement d' aujourd' hui n'a rien a voir avec l'economie d'il y a 30 ans, encore moins le nombre de population...

Bref, que ce message date d'hier ou d'il ya 300 ans, il faut que ca bouge cote formation pour que le secteur prenne et "garde" son envol dans l'economie d'aujourd'hui.


Citation
col_asu a écrit:
depuis 30 ans qu'on entend ce message!!!



Citation
zaki7 a écrit:
Formation : le Maroc sur les pas de l’Inde

Formation : le Maroc sur les pas de l’Inde

L’interaction entre l’éducation, la formation et l’emploi et les défis de l’investissement sera le thème de la quatrième édition des Intégrales de l’investissement, les 7 et 8 décembre 2006 à Rabat.


Si la Chine a choisi l’industrie lourde pour son développement, l’Inde est parvenue au même résultat en misant sur le facteur humain, la formation et les services. Ce grand pays qui poursuit sa marche forcée en investissant plus de 70 milliards de dollars à l’étranger dans le rachat de firmes sidérurgiques, présente beaucoup de similitudes avec le Maroc. D’où l’initiative de la Direction des investissements du Maroc de faire de l’Inde l’invitée d’honneur des 4e Intégrales de l’investissement.
Parmi les 1000 participants attendus à cette rencontre, beaucoup sont des experts internationaux de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur. Actuellement, l’économie marocaine crée 200 000 emplois.
L’objectif est de doubler ce chiffre aussi rapidement que possible pour faire face aux besoins en emploi. L’éducation et la formation sont donc l’un des chantiers majeurs du pays pour les années à venir. D’où l’urgence d’opérer «une véritable rupture en engageant une réforme profonde du système éducatif et en mettant en place des accélérateurs de cette réforme pour renforcer la compétitivité immédiate de l’économie marocaine et répondre aux besoins du moment», préconisait Rachid Benmokhtar, président du comité scientifique des prochaines Intégrales, lors d’une table organisée récemment à Rabat.
Sachant que le facteur humain et la qualité de la formation restent des paramètres-clés dans l’attractivité du territoire, trois grands axes de réflexion concrète ont été déterminés:
Il faut d’abord définir de nouvelles missions à l’école et à l’université ; un objectif qui est d’ordre quantitatif. Il s’agit d’augmenter rapidement le taux de scolarisation au Maroc à raison de 30% dans le secondaire et de 8% dans l’enseignement supérieur. «Si les pays d’Europe de l’Est sont aujourd’hui en forte croissance, c’est parce qu’ils ont une longue tradition d’investissement public dans l’éducation », explique José Roman Leon Lora, conseiller à la délégation de la Commission européenne à Rabat.
Deuxième objectif fondamental pour le Royaume : favoriser une bonne adéquation entre les cursus et les qualifications proposées d’une part et les besoins de l’économie marocaine d’autre part.
Sur les 20.000 diplômés annuels de l’enseignement supérieur marocain, seule une minorité trouvera un emploi correspondant à sa spécialité. C’est ce décalage qu’il faut réduire rapidement. A cet égard, certaines mesures ont déjà été mises en place pour impliquer les décideurs économiques dans la gouvernance des universités.
Le Maroc va ainsi repenser son modèle éducatif et les valeurs sur lesquelles celui-ci repose. L’adaptabilité et la flexibilité semblent être les maîtres-mots de la réflexion engagée. L’école doit former un être digne et conscient de ses capacités, aiguiser son esprit critique et lui donner les armes pour s’adapter à un monde du travail changeant dans une économie mondialisée en perpétuel mouvement.
Le troisième objectif a trait à la formation continue ; laquelle reste un chantier indispensable pour répondre notamment aux besoins spécifiques à court et à long termes.
«Dans une économie en mouvement, les profils d’aujourd’hui peuvent rapidement devenir obsolètes», rappelle Rachid Benmokhtar. Il devient donc essentiel de former des Marocains plus mobiles et mieux à même de s’adapter à un environnement en mutation accélérée. Quant aux liens, complexes, entre l’investissement, l’éducation, et la formation, ils sont évidents.
«De nos jours, nous avons une croissance génératrice d’emplois comme nous avons des croissances non créatrices d’emplois, ou ce qui est plus grave encore, une croissance qui détruit des emplois», explique Driss Guerraoui, conseiller du Premier ministre.
Une croissance rapide accompagnée de gains de productivité n’entraîne pas nécessairement de la création d’emplois. Il est donc impératif d’identifier les secteurs économiques dans lesquels l’investissement est le plus générateur d’emplois et de concentrer les efforts sur ces secteurs.
A ce titre, comme dans la plupart des grandes économies émergentes, ce sont les PME, de la micro à la moyenne entreprise, qui créent le plus d’emplois au Maroc. Un degré d’incertitude demeure quant aux réalités des besoins de l’économie à long terme. Par ailleurs, les entreprises marocaines ou étrangères présentes au Maroc ont des besoins immédiats de compétences souvent insatisfaits. Le système éducatif doit apporter rapidement aux jeunes Marocains le savoir- faire utile à leur intégration rapide dans l’entreprise après leurs études.
«En effet, sur 100 candidats, cinq ont un profil qui correspond aux besoins du marché du travail, 10 un profil qui pourrait correspondre mais 85 ne sont pas du tout adaptés. Cela démontre le fait que l’université peine à jouer son rôle», rappelle Mohammed Lasry,président de ST Microetectronics. Pour être efficientes, les relations entre professionnels et universitaires doivent donc intégrer ce paramètre dans l’organisation et la réforme de la formation.


Le 24-10-2006
Par : Adam Wade
je crois que l´ inde est bon un exemple à suivre dans les domaines de Formation.
Citation
telev a écrit:
je crois que l´ inde est bon un exemple à suivre dans les domaines de Formation.
ET ....la democratie
Désolé je sors de sujet.
Le Maroc en mal d’ingénieurs

Accueil > National
Le Maroc est pauvre en ingénieurs. Leur nombre est estimé à 30 000. Ce qui est dérisoire. Pour pouvoir accompagner le développement économique du pays, l’effectif d’ingénieurs formés devrait au moins doubler d’ici 2010. Le département de la formation des cadres est fortement interpellé.

Le Maroc se lance dans le développement des niches à très forte valeur ajoutée. Cela peut paraître bien pompeux, sauf que c’est une réalité qui se vérifie de plus en plus sur le terrain. A titre d’exemple, le centre du groupe STMicroelectronics, champion mondial des microprocesseurs, qui vient d’être inauguré il y a à peine quelques jours à Madinat Al Irfane à Rabat. Le centre emploie près de 170 cadres supérieurs, notamment des ingénieurs.

Pour la petite histoire, sachez que STMicroelectronics s’était au départ installé, presque en catimini, dans les locaux de l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs (EMI) de Rabat. Cette implantation portait le nom de « Centre de conception de circuits intégrés ». Quelques mois seulement après sa mise en place, le centre employait déjà une centaine d’ingénieurs. Et l’EMI, qui avait signé avec le groupe un accord privilégié sur la formation et les stages de ses lauréats, alimentait ST en “cerveaux”.

Et c’est d’ailleurs du côté des cerveaux que la situation se complique. Nos ingénieurs sont certes parmi les meilleurs. Leur formation est reconnue dans les pays les plus avancés. Le hic est qu’on n’en forme pas assez. Le nombre des ingénieurs formés au Maroc, toutes spécialités confondues, est estimé actuellement à 30 000. Ce qui est dérisoire. Le Maroc reste en effet sous-équipé en ingénieurs en comparaison avec d’autres pays similaires, notamment la Tunisie.

Le constat est d’autant plus alarmant que l’économie nationale est en train de se diversifier et de drainer plusieurs investissements dans des secteurs porteurs tels que les NTIC, l’offshore, l’aéronautique, les services, les métiers de la mer... Le département de la Formation des cadres a fait ses comptes dans ce sens. Il en ressort que globalement, on pourrait estimer la demande nationale en ingénieurs au minimum à 3500 par année (ce chiffre pourrait facilement se situer à 5000), alors qu’actuellement, il ne dépasse guère les 1500 ingénieurs formés annuellement. En vue de répondre à la demande potentielle en ingénieurs dans différents secteurs économiques, une réflexion prospective est actuellement bien engagée.

Le département de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique s’est, en effet, sérieusement penché sur la question. Selon une note d’information récente de ce département, l’effectif d’ingénieurs formés devrait au moins doubler d’ici 2010. Cela impliquerait une augmentation annuelle moyenne de 20%, soit par de nouvelles créations d’écoles ou de filières de formation d’ingénieurs dans des établissements universitaires existants, soit par une augmentation consistante de l’effectif d’ingénieurs formés dans les écoles existantes.

Les établissements de formation d’ingénieurs, qui sont actuellement au nombre de 25 et offrent quelque 50 filières de formation, sont ainsi appelés à appliquer de nouvelles normes pédagogiques basées sur l’organisation des enseignements en filières, cycles et modules capitalisables.

Les établissements de formation d’ingénieurs sont donc appelés à subir des réformes profondes, aussi bien sur le plan organisationnel que sur celui pédagogique, afin de pouvoir accompagner la nouvelle dynamique en matière d’investissement.

Hajar Dehhani - Aujourd’hui le Maroc
Salam,

Si on est pas en mesure d'avoir des ingenieurs en quantité suffisante, faudra en importer, un peu comme ce que font les chinois dans le secteur de l'aviation, le temps qu'il soit au top.




Si perçante soit la vue, on ne se voit jamais de dos


Boycottez pour la paix !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Boycottez!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Boycottez pour les enfants de Gaza!!!!!!
Le tout n'est pas de les former mais de les retenir par la suite...
Il faut egalement concilier le nombre d´ingénieurs et cadres supérieurs formés par an, avec le nombre des débouchés sur le marche, mais tout en assurant une formation de qualité. et c´est une équation pas facile a résoudre. Jusqu´a maintenant le système des ecoles d´ingénieurs marocaines (même avec tout les défauts du systeme Francais) a assuré la formation d´ingénieurs de bonne qualité selon la demande réelle du marché marocain.


Actuellement, même avec moins de 2000 ingénieurs formés par an, il y a encore un problème de chômage parmis ces ingenieurs surtout dans les branches en dehors du secteur IT. Certains ingénieurs chôment même si leur spécialité devrait être très demandé sur le marche si on tiens comptes des etudes theoriques du marché. Exemple : A ma connaissance, les ingénieurs des écoles vétérinaires et agricoles au maroc ont encore du mal a trouver du boulot, pourtant le Maroc est un pays agricole et la modernisation de ce secteur est une nécessite et demande des milliers d´ingénieurs pas seulement les quelques centaines formés par an.

Citation
azbou a écrit:
Le Maroc en mal d’ingénieurs

Le constat est d’autant plus alarmant que l’économie nationale est en train de se diversifier et de drainer plusieurs investissements dans des secteurs porteurs tels que les NTIC, l’offshore, l’aéronautique, les services, les métiers de la mer... Le département de la Formation des cadres a fait ses comptes dans ce sens. Il en ressort que globalement, on pourrait estimer la demande nationale en ingénieurs au minimum à 3500 par année (ce chiffre pourrait facilement se situer à 5000), alors qu’actuellement, il ne dépasse guère les 1500 ingénieurs formés annuellement. En vue de répondre à la demande potentielle en ingénieurs dans différents secteurs économiques, une réflexion prospective est actuellement bien engagée.
Citation
salma26 a écrit:
Le tout n'est pas de les former mais de les retenir par la suite...

Tres bon point !

mais meme l inde et le pakistan a vu ses genies partir sous d autres cieux .
Citation
salma26 a écrit:
Le tout n'est pas de les former mais de les retenir par la suite...

Complètement d'accord avec toi, quand on voit les taux de turn over des cadres ici dans les grandes entreprises et multi nationales, çà fait frémir: signe d'un malaise quelque part quand même.
J'ajoute que il y a quelques années on nous parlait du Maroc sur le chemin de la Corée...plus de 10 plus tard eux sont bien avancés, nous avons tout: des routes, des hopitaux, des cliniques (chirurgicalesgrinning smiley), des gsm, internet, etc etc etc...mais toujours en retard, où est l'erreur?
Alors maintenant sur le chemin de l'Inde? pfff jveux pas être pessimiste mais lucide
la fuite des cerveaux est un problème mondial qui touche même les pays les plus developpé comme l´ allemagne, l´ année dernière plus de 155 000 allemands, dont la plus part d´ entre eux sont des gens hautement qualifié ont quité leur pays pour s´ installer au USA , au pays scadinave, ...etc.
Citation
Obs2006 a écrit:
Citation
salma26 a écrit:
Le tout n'est pas de les former mais de les retenir par la suite...

Tres bon point !

mais meme l inde et le pakistan a vu ses genies partir sous d autres cieux .


ils s'exportent tellement il y'a un exces en cerveaux.
Effectivement...et tt le monde est a la recherche des gens talentieux. Voici un article sur ce sujet extrait du magazine "The Ecomiste", qui a reserve une etude detaillee d´une 15 aines de pages, sur ce phenormene de "brain drain", dans un de ses derniers numero:




SURVEY: TALENT

Opening the doors

Governments are joining in the hunt for talent


IMMIGRANTS tend to get a bad press. In reality, though, many economies would be lost without them, and many governments are desperate to attract them. The most mobile people are not the poor but the educated, and they are sought after as never before.

Most governments are easing restrictions on the entry of skilled workers. Some are going further and offering incentives. Germany has made it easier for skilled workers to get visas. Britain has offered more work permits for skilled migrants. France has introduced a “scientist visa”. Many countries are making it easier for foreign students to stay on after graduating. Canada and Australia have not only tilted their long-established points systems further towards the skilled, they have also introduced more incentives. Canada experimented with a tax holiday for citizens returning from the United States before realising that this encouraged temporary emigration. Ireland's government works hard to recruit overseas talent.

The most ambitious programme for drawing in brains from abroad is—where else?—in Singapore. Lee Kuan Yew, the city-state's elder statesman, has long argued that “trained talent is the yeast that transforms a society and makes it rise.” At first Singapore focused on wooing its émigrés. Now it is going out of its way to import foreign talent. Only 3% of companies experienced problems with the immigration authorities, compared with 24% in China and 46% in the United States. Singapore is particularly keen to attract scientific talent, mainly in biotechnology. Of the 170 staff working in the country's Genome Institute, about 120 are foreigners. Alan Colman, a member of the Scottish team that cloned Dolly the sheep, is also based in Singapore now.

Enroll here
Many countries regard universities as ideal talent-catching machines, not only because they select students on the basis of ability but also because those students bring all sorts of other benefits, from spending money to providing cheap research labour. France is aiming to push up its proportion of foreign students from about 7% now to 20% over time. Germany is trying to create a Teutonic Ivy League and wants to “internationalise studies in Germany”. Both countries are offering lots of courses in English. In Singapore a fifth of the students at public universities are foreign, thanks in part to heavy subsidies. Australia and New Zealand have created a ladder leading from universities to the workforce and then to permanent residence. China, which temporarily dispensed with entrance examinations during the Cultural Revolution, is focusing resources on its elite universities.


But government schemes can make much of a difference only if they are backed up by a vibrant economy, and only if cultural resistance can be overcome. No matter how much Japan speeds up the processing of scientific visas, it will not attract more foreigners unless Japanese firms are prepared to give them senior jobs.

Still, a combination of sensible government policies and economic liberalisation can work wonders, as Ireland has demonstrated. A country that has exported people for centuries is now a net importer. Britain has also seen a surge in the number of skilled people arriving from both the rich and the developing world, thanks to the Labour government's more immigrant-friendly policies since taking office in 1997. The share of skilled people in total immigrant arrivals increased from 7% in 1991 to 32% in 2001.

Some of the best prospects in the competition for talent are émigrés—people who have gone abroad to make their fortune but still feel the tug of their home country. Both China and India are now trying to emulate Ireland's success in wooing back the diaspora, but China is trying harder. In 1987 the Communist Party's general secretary, Zhao Ziyang, described China's brain drain as “storing brain power overseas”. Officials from every level of government have been raiding the store since, as part of a policy of “strengthening the country through human talent”.

They have introduced a mind-boggling range of enticements, from bigger apartments to access to the best schools, from chauffeur-driven cars to fancy titles. The Chinese Academy of Sciences has established a programme of generous fellowships for expats—the “hundred talents programme”. Beijing has an office in Silicon Valley, and Shanghai has established a “human talent market”. China is littered with shiny new edifices labelled “returning-student entrepreneurial building”.

All this coincides with a change in the flow of people. For decades returnees were rare. The numbers began to shoot up in 2000, when the bursting of the Silicon Valley bubble coincided with rapid growth in China. Despite doubts about the quality of some of these people, there is growing evidence that China is going in the same direction as South Korea and Taiwan—first tempting back the diaspora (see chart 4) and then beginning to compete for global talent.

India has taken a different approach. The government has relied as much on the goodwill of prominent businesspeople as it has on the wisdom of bureaucrats; it has also cast its net wider, focusing not just on luring back expats but also on putting the wealth and wisdom of the diaspora to work on behalf of the mother country. There are an estimated 20m Indians living abroad, generating an annual income equal to 35% of India's gross domestic product. The Indian government is doing what it can, in its haphazard way, to let them participate in the Indian boom, making it easier for them to invest back home and streamlining visa procedures. There is a special visa for “people of Indian origin”.


Come back, all is forgiven
Again, government policy has coincided with a change in the flow of people. NASSCOM estimates that in 2001-04 some 25,000 Indian techies returned home, and the number is rising rapidly. A survey of Indian executives living in America found that 68% were actively looking for opportunities to return home, and 12% had already decided to do so; and a survey of graduates of the elite All India Institute of Medical Sciences who were living abroad found that 40% were ready to go home.


For years, discussion of the cross-border flow of talent has sounded a sombre note. For some critics it is nothing less than a new form of colonialism. The rich world, they say, is not only appropriating the developing world's best brains but getting them on the cheap, with their education paid for by someone else. One study of 55 developing countries found that a third of them lost more than 15% of their graduates to migration. Turkey and Morocco lose 40% and the Caribbean countries 50%. But in recent years some of the gloom has lifted.


In fact, it was always overdone. Migrants sent huge amounts of money home in remittances: $126 billion in 2004, according to the International Monetary Fund. They also transferred knowledge and connections. The current Indian boom owes much to successful Indians who emigrated in the 1960s and 1970s and who are now determined to modernise their home country. They have formed support groups such as Indus Entrepreneurs, steered multinational contracts to India, established venture-capital funds and helped found business schools.

But what has recently helped to change the mood is that the flow is no longer one way. The brain drain is giving way to brain circulation, and returning émigrés are turning into economic dynamos. One example is Dr Prathap Reddy, a returnee from America, who established the Apollo Hospitals Group, one of Asia's largest and the first to attract foreign investment.

Refreshing effect
Returnees seem to have a spring in their step. In Ireland they enjoy a 10% wage premium over their stay-at-home compatriots. In China they receive more grants and fellowships than their domestic competitors. A third of Taiwan's companies were founded by returnees from America.

What the talent elite everywhere has in common is that it is more mobile than the rest. Two economists, Frédéric Docquier and Hillel Rapoport, estimate that average emigration rates worldwide are 0.9% for the low-skilled, 1.6% for the medium-skilled and 5.5% for the high-skilled. These rates have been accelerating far faster for the high-skilled group than for the rest. Skilled immigrants accounted for more than half of all admissions in Australia, Canada and New Zealand in 2001.

The global war for talent is likely to intensify. Most developed countries are already struggling to find enough doctors and teachers, and are wondering how they will manage when the baby-boomer generation retires. Developing countries, for their part, realise that they will not be able to plug into the global knowledge economy unless they give their people the freedom to move around. A powerful array of interests, from multinationals to city politicians, supports the idea of a global market for the best people. Countries cut themselves off from it at their peril.


Source: [www.economist.com]






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telev a écrit:
la fuite des cerveaux est un problème mondial qui touche même les pays les plus developpé comme l´ allemagne, l´ année dernière plus de 155 000 allemands, dont la plus part d´ entre eux sont des gens hautement qualifié ont quité leur pays pour s´ installer au USA , au pays scadinave, ...etc.



Modifié 1 fois. Dernière modification le 24/10/06 17:10 par alximo.
Je pense que personne ne croit plus a tes sottisses sur ce site.
La question de formation ressemble etrangement a la question de la corruption, dans chaque election nous avons droit a ce genre d'article mais le maroc n'arrete pas de changer de programme toutes les 4 ans!!!!

le maroc n'est pas l'inde et tt programme d'immitation ne marchera pas.

Le maroc a des atouts que l'inde n'as pas. Exemple nous avons des cotes de plus de 4000KM pourquoi nous n'avons pas d'industrie de creation de bateaux par exemple?

Nous avons le phosphate prkoi nous n'avons pas des usines de traitement de phosphate? Prkoi nous exportons que le phosphates brutes?

Tu me parle des nouvelles technologies, mais Il n'y a pas que l'informatique dans la vie. prkoi nous n'avons pas former nos jeune pour des technique dans les domaines de la peche le phosphates et les industries qui vont avec et cela il y a 30 ans???

Aucun marocain du maroc ne croient plus a vos promesses et vous messages propagandistes genre cette article!!!

M6 n'a aucune strategie dans aucun domaine.
Il attends que ca devient critique pour demander a ses amis de l'europe de lui envoyer quelques drouyhimates pour ameliorer la hala et ainsi de suite!!!!!!


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zaki7 a écrit:
mmm, pas vraiment, pour ceux qui ont la notion du temps,ils savent que des evenements comme l'offshoring, le boom des technologies informatiques etc... n' a en fait apparu qu'il y a quelques annees en Inde et encore plus recement au Maroc, donc je ne vois pas sur quelle planete tu vis, mais il y a 30 ans, internet n'existait pas smiling smiley L'economie en mouvement d' aujourd' hui n'a rien a voir avec l'economie d'il y a 30 ans, encore moins le nombre de population...

Bref, que ce message date d'hier ou d'il ya 300 ans, il faut que ca bouge cote formation pour que le secteur prenne et "garde" son envol dans l'economie d'aujourd'hui.


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col_asu a écrit:
depuis 30 ans qu'on entend ce message!!!



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zaki7 a écrit:
Formation : le Maroc sur les pas de l’Inde

Formation : le Maroc sur les pas de l’Inde

L’interaction entre l’éducation, la formation et l’emploi et les défis de l’investissement sera le thème de la quatrième édition des Intégrales de l’investissement, les 7 et 8 décembre 2006 à Rabat.


Si la Chine a choisi l’industrie lourde pour son développement, l’Inde est parvenue au même résultat en misant sur le facteur humain, la formation et les services. Ce grand pays qui poursuit sa marche forcée en investissant plus de 70 milliards de dollars à l’étranger dans le rachat de firmes sidérurgiques, présente beaucoup de similitudes avec le Maroc. D’où l’initiative de la Direction des investissements du Maroc de faire de l’Inde l’invitée d’honneur des 4e Intégrales de l’investissement.
Parmi les 1000 participants attendus à cette rencontre, beaucoup sont des experts internationaux de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’enseignement supérieur. Actuellement, l’économie marocaine crée 200 000 emplois.
L’objectif est de doubler ce chiffre aussi rapidement que possible pour faire face aux besoins en emploi. L’éducation et la formation sont donc l’un des chantiers majeurs du pays pour les années à venir. D’où l’urgence d’opérer «une véritable rupture en engageant une réforme profonde du système éducatif et en mettant en place des accélérateurs de cette réforme pour renforcer la compétitivité immédiate de l’économie marocaine et répondre aux besoins du moment», préconisait Rachid Benmokhtar, président du comité scientifique des prochaines Intégrales, lors d’une table organisée récemment à Rabat.
Sachant que le facteur humain et la qualité de la formation restent des paramètres-clés dans l’attractivité du territoire, trois grands axes de réflexion concrète ont été déterminés:
Il faut d’abord définir de nouvelles missions à l’école et à l’université ; un objectif qui est d’ordre quantitatif. Il s’agit d’augmenter rapidement le taux de scolarisation au Maroc à raison de 30% dans le secondaire et de 8% dans l’enseignement supérieur. «Si les pays d’Europe de l’Est sont aujourd’hui en forte croissance, c’est parce qu’ils ont une longue tradition d’investissement public dans l’éducation », explique José Roman Leon Lora, conseiller à la délégation de la Commission européenne à Rabat.
Deuxième objectif fondamental pour le Royaume : favoriser une bonne adéquation entre les cursus et les qualifications proposées d’une part et les besoins de l’économie marocaine d’autre part.
Sur les 20.000 diplômés annuels de l’enseignement supérieur marocain, seule une minorité trouvera un emploi correspondant à sa spécialité. C’est ce décalage qu’il faut réduire rapidement. A cet égard, certaines mesures ont déjà été mises en place pour impliquer les décideurs économiques dans la gouvernance des universités.
Le Maroc va ainsi repenser son modèle éducatif et les valeurs sur lesquelles celui-ci repose. L’adaptabilité et la flexibilité semblent être les maîtres-mots de la réflexion engagée. L’école doit former un être digne et conscient de ses capacités, aiguiser son esprit critique et lui donner les armes pour s’adapter à un monde du travail changeant dans une économie mondialisée en perpétuel mouvement.
Le troisième objectif a trait à la formation continue ; laquelle reste un chantier indispensable pour répondre notamment aux besoins spécifiques à court et à long termes.
«Dans une économie en mouvement, les profils d’aujourd’hui peuvent rapidement devenir obsolètes», rappelle Rachid Benmokhtar. Il devient donc essentiel de former des Marocains plus mobiles et mieux à même de s’adapter à un environnement en mutation accélérée. Quant aux liens, complexes, entre l’investissement, l’éducation, et la formation, ils sont évidents.
«De nos jours, nous avons une croissance génératrice d’emplois comme nous avons des croissances non créatrices d’emplois, ou ce qui est plus grave encore, une croissance qui détruit des emplois», explique Driss Guerraoui, conseiller du Premier ministre.
Une croissance rapide accompagnée de gains de productivité n’entraîne pas nécessairement de la création d’emplois. Il est donc impératif d’identifier les secteurs économiques dans lesquels l’investissement est le plus générateur d’emplois et de concentrer les efforts sur ces secteurs.
A ce titre, comme dans la plupart des grandes économies émergentes, ce sont les PME, de la micro à la moyenne entreprise, qui créent le plus d’emplois au Maroc. Un degré d’incertitude demeure quant aux réalités des besoins de l’économie à long terme. Par ailleurs, les entreprises marocaines ou étrangères présentes au Maroc ont des besoins immédiats de compétences souvent insatisfaits. Le système éducatif doit apporter rapidement aux jeunes Marocains le savoir- faire utile à leur intégration rapide dans l’entreprise après leurs études.
«En effet, sur 100 candidats, cinq ont un profil qui correspond aux besoins du marché du travail, 10 un profil qui pourrait correspondre mais 85 ne sont pas du tout adaptés. Cela démontre le fait que l’université peine à jouer son rôle», rappelle Mohammed Lasry,président de ST Microetectronics. Pour être efficientes, les relations entre professionnels et universitaires doivent donc intégrer ce paramètre dans l’organisation et la réforme de la formation.


Le 24-10-2006
Par : Adam Wade
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