«Mon fils est mort du sida»
Salam aalikoum



Nelson Mandela : «Mon fils est mort du sida»

L'annonce de l'ex-président sud-africain brise le tabou qui entoure la maladie dans le pays.

Par Stéphanie SAVARIAUD

vendredi 07 janvier 2005 (Liberation - 06:00)

Johannesburg de notre correspondante




«Mon fils est mort du sida», a annoncé hier Nelson Mandela, les yeux rougis et les traits tirés, lors d'une conférence de presse organisée dans le jardin de sa maison de Johannesburg. L'ancien président sud-africain et héros de la lutte antiapartheid, 86 ans, était entouré de plusieurs membres de sa famille et de sa femme Graça Machel, la veuve de l'ancien président du Mozambique.

Acte politique. Il y a deux ans, Mandela avait déjà brisé le tabou qui entoure la pandémie dans l'un des pays les plus touchés du monde en déclarant au Sunday Times sud-africain que trois membres de sa famille (une nièce et les deux fils de l'un de ses neveux) étaient morts du sida. Mais cette fois, sa déclaration apparaît comme un acte politique fort.

Makgatho Mandela, 54 ans, l'un des quatre enfants issus d'un premier mariage, était un avocat discret. Mais lorsque la presse a annoncé son hospitalisation, il y a quelques jours, les journalistes sud-africains ont commencé à évoquer le VIH. «La presse va spéculer : "le fils de Mandela est mort du sida"... Il vaut mieux le révéler plutôt que de le nier», a dit Mandela, ajoutant : «En parler est le seul moyen d'arrêter de voir le sida comme une maladie extraordinaire, à cause de laquelle les gens iront en enfer plutôt qu'au paradis.»

L'année dernière, son successeur, Thabo Mbeki, qui a longtemps nié le lien entre VIH et sida, avait déclaré au Washington Post qu'il ne connaissait aucune personne autour de lui qui soit morte du sida. La déclaration avait fait scandale dans un pays où environ cinq millions de personnes sont séropositives.

Ces dernières années, Nelson Mandela a sillonné le globe pour récolter des fonds pour sa fondation, principalement dédiée à la lutte contre le sida.

Mécontentement. A plusieurs reprises, il n'a pas hésité à faire connaître son mécontentement vis-à-vis de Mbeki, déclarant que le gouvernement devait distribuer des antirétroviraux. De son côté, la ministre de la Santé, surnommée «Doctor Garlic» («docteur ail») parce qu'elle préconisait l'ail et l'huile d'olive comme traitement contre le sida, a fini par annoncer le lancement d'un plan national de distribution d'antirétroviraux.






Plus rien ne m'étonne
Que dieu aide ceux qui ont ce virus et que la science inchallah trouvra un remède plus efficace.
 
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