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izame [ MP ] [ Ajouter à mes amis ] 18 décembre 2005 15:07 |
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19 décembre 2005 12:39 |
Ce qui est concerné par le débat à propos du chant et de la musique :
" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 1637). Certains musulmans ont cru que le terme "bâtil" signifiait ici "interdit", alors qu'il est ici employé par opposition à "haqq" ("vérité"
et qu'il signifie donc "inutile", dans le sens où le divertissement autre que ces trois-là n'est ni interdit, ni déconseillé, ni recommandé ni obligatoire, il reste juste permis en soi et ne rapporte aucune récompenses auprès de Dieu (voir ce que Ash-Shawkânî a écrit à ce sujet : Nayl al-awtâr, tome 8, p. 248). D'ailleurs il n'y a pas que ces trois divertissements qui fassent exception : tout divertissement qui contribue lui aussi à atteindre un objectif voulu par l'islam fait exception et n'est pas inutile ; ainsi le Prophète a-t-il invité Aïcha à regarder le jeu des Abyssiniens, fait autre que les trois divertissements sus-cités. Un autre Hadîth dénombre ainsi quatre divertissements qui font exception. Cet autre Hadîth emploie d'ailleurs, pour qualifier des divertissements autres que ceux qui font exception, le terme "lahw" au lieu de "bâtil" (voir As-Sahîha, n° 315). Il est vrai que, parmi ces divertissements autres que ceux faisant exception, il en est qui sont "interdits en soi" et sont donc à délaisser systématiquement ; cependant, les autres restent "lahw", c'est-à-dire "futiles" – dans le sens de "neutres" : ils ne rapportent ni récompense ni péché –, et restent donc permis en soi.
(rapporté par Muslim, n° 2114).
lors d'un mariage" (rapporté par An-Nassaï, n° 3383). Le terme employé ici par Qurza, "lahw", ne désigne pas le divertissement en tant que tel, puisque ce n'est pas uniquement lors de mariages que les divertissements "neutres" sont permis ; ce terme désigne ici "la musique", car c'est un des noms donnés à la musique (Ighâthat ul-lahfân, tome 1 p. 360). Le Compagnon voulait dire que l'emploi du tambourin a été autorisé lors des mariages.
chantaient et jouaient du tambourin dans l'appartement de Aïcha, alors que le Prophète était allongé et s'était recouvert le visage. Abû Bakr entra et reprocha à Aïcha cet état des choses en disant : "Un son du diable dans la maison du Messager de Dieu ?" Mais le Prophète lui dit : "Laisse-les, Abû Bakr, chaque peuple a son jour de fête, et aujourd'hui c'est le nôtre" (rapporté par Al-Bukhârî, n° 3337 etc., Muslim, n° 892).
. Ceci montre bien que Al-Bukhârî a rencontré Hishâm, qui est son professeur direct. Et même à supposer que, pour ce Hadîth n° 5268, la chaîne de transmission citée par Al-Bukhârî ne soit pas continue entre lui et Hishâm mais interrompue (mu'allaq), il ne faut pas oublier que d'autres auteurs de recueils de Hadîths ont mentionné le même Hadîth avec la même chaîne de transmission reposant sur Hishâm ibn 'Ammâr, mais où la chaîne est explicitement continue (muttasil). Ainsi Ibn Hibbân, At-Tabarânî et Al-Bayhaqî ont cité, dans leur recueil respectif de Hadîths, ce même Hadîth avec la même chaîne de transmission reposant sur Hishâm ibn 'Ammâr, et qui est explicitement continue (muttasil) (voir Fat'h ul-bârî, et Silsila al-ahâdîth as-sahîha, tome 1 p. 186). Enfin, d'autres auteurs de recueils de Hadîths ont mentionné le même Hadîth avec une chaîne de transmission qui ne passe pas par Hishâm ibn 'Ammâr : voir ce qu'a rapporté Ibn Mâja, Sunan, n° 4092. Bref, ce Hadîth est authentique et indique les instruments de musique sont interdits puisqu'il dit que des gens les considèreront permis.
lors d'un mariage" ; c'est l'avis de certains savants (Islâm aur mûssîqâ, p. 311) ;
, à l'instar du "qadhîb" (une sorte de baguette). Ici aussi, des interprétations différentes apparaissent quant aux circonstances d'utilisation :
; d'après l'avis de certains savants, ces instruments-là sont aussi permis (avec les divergences que nous avons vues quant aux occasions de cette permission). Il y a, comme fondement de ces divergences, les argumentations que nous avons vues, et je me suis contenté de relater les différents avis.
; l'avis paraissant juste à leur sujet est celui qui dit qu'ils sont systématiquement à délaisser, et je ne partage donc pas à ce sujet l'opinion de Al-Ghazâlî, de Ibn Hazm et donc de Al-Qardhâwî qui a repris leur avis. La musique que ce type d'instruments produit n'est pas semblable à la mélodie des oiseaux ou à celle des voix humaines, car son rythme a un effet différent sur l'être humain ("yut'ribuhû wa yulhîh 'an hâjat dunyâhu wa hammi âkhiratih" : Hujjat ullâh il-bâlighah, tome 2 pp. 520-521). Cette instrumentation musicale est donc à éviter parce que produisant très souvent sur celui qui la joue et celui qui l'écoute un effet qui fait oublier le sens de la vie et le sens de la mesure (huwa mazinna lis-sadd 'an dhikr-illâh wa 'an-is-salât – wa yad'û qalîluhû ilâ kathîrih) ; même si quelqu'un se sent capable de ne pas subir cet effet, la règle est qu'il doit donc s'en abstenir (mithla-l-khalwa bil-mar'a : hiya mazinna lil-khatar, wa hiya harâm hattâ 'alâ man yazunnu nafsahû 'alâ amn min al-khatar).
est particulièrement intéressant à ce sujet. 19 décembre 2005 12:50 |
19 décembre 2005 16:01 |
19 décembre 2005 16:11 |
...
19 décembre 2005 16:18 |
..... 19 décembre 2005 16:44 |
