Fabriquer l’Islamophobie, attaquer la laïcité, fabriquer le consentement
Fabriquer l’Islamophobie, attaquer la laïcité, fabriquer le consentement

de Tanguy Lemoine

Préparer la guerre, une démarche structurée en trois étapes : Fabriquer l’Islamophobie, attaquer la laïcité, fabriquer le consentement.

Si le savoir est attaché au passé, la sagesse appartient à l’avenir. Le savoir et la sagesse sont indissociables l’un de l’autre. La connaissance historique ou le rappel de ces connaissances que l’on arrive à faire oublier est essentiel à l’exercice de la liberté de pensée de chacun.

Pour envahir l’Iran en particulier, et s’arroger les réserves de pétrole de manière générale avec sinon le soutien inconditionnel des populations occidentales, au moins leur passivité voire une certaine « compréhension », il a été indispensable pour chacun des gouvernements de mettre en place une stratégie globale de fabrication du consentement.

Comment justifier l’injustifiable qui est ni plus ni moins qu’une « néo-colonisation » des pays producteurs de pétrole afin de maintenir notre système économique à bout de souffle sous « oil » perfusion ? Comment justifier nos guerres immorales et amorales pour s’approprier et contrôler les ressources des autres ou défaut appartenant au « patrimoine » de l’humanité?

Peut-on légitimer un tel vol global dont nous sommes tous complices si les peuples et nations souveraines que nous attaquons sont « gentils », « amicaux » ou encore relativement pacifiques ?

Il est donc indispensable de prouver que l’autre est le « méchant », qu’il représente une menace, qu’il faut faire la guerre à la terreur (G.W. Bush), qu’il faut terroriser les terroristes (C.Pasqua).

Fabriquer le consentement, fabriquer l’adhésion, c’est ni plus ni moins que recourir aux formes bien connues de propagande.
(...)
[bellaciao.org]
Le Danemark et Jyllands-Posten
Arrière-plan d'une provocation

Par Peter Schwarz
Le 9 février 2006


L'un des mensonges les plus grossiers de la controverse au sujet des caricatures du prophète Mahomet publiées par des journaux danois et européens, est de faire croire que le conflit tourne autour de la liberté d'expression et de la censure religieuse, voire qu'il s'agit d'un conflit entre la défense des valeurs de la société occidentale et la bigoterie moyenâgeuse de l'Islam.

Le journal taz qui est étroitement lié aux Verts allemands, déclara que l'enjeu du conflit était de réduire l'influence de toutes les religions, y compris celle du christianisme « à un niveau acceptable ». Sur le site web Spiegel.online, Henry M. Broder condamna l'excuse faite du bout des lèvres par les éditeurs du quotidien danois Jyllands-Posten, qui fut à l'origine de la controverse des caricatures, comme d'un « exemple de la capitulation d'une opinion publique démocratique devant un point de vue totalitaire. »

Un examen des conditions politiques existant au Danemark révèle la fausseté de tels arguments. L'on aurait bien du mal à trouver un autre pays européen où les changements politiques survenus au cours de ces quelques dernières années se manifestèrent avec autant de clarté et eurent un caractère aussi répugnant.

Dans un pays connu pour sa tolérance et son ouverture d'esprit, la crise sociale et les trahisons des anciennes organisations de la classe ouvrière ont ouvert la voie à des forces politiques encourageant systématiquement la xénophobie et le racisme. Le journal Jyllands-Posten a joué un rôle de premier plan dans ce processus.

L'automne dernier, Jyllands-Posten demanda à quarante caricaturistes connus de dessiner des images du prophète Mahomet. Douze répondirent à l'appel et les résultats furent publiés le 30 septembre. Le but de l'entreprise était de provoquer délibérément.

Selon le rédacteur culturel du journal, Flemming Rose, l'objectif était de « tester les limites de l'autocensure dans l'opinion publique danoise » quand il est question de l'Islam et des Musulmans. Il ajouta : « Dans une société laïque les Musulmans doivent vivre tout en se sachant ridiculisés, méprisés et raillés. »

Lorsque la réaction escomptée de la part de la communauté musulmane fit défaut, le journal poursuivit sa campagne jusqu'à ce que le scandale éclate enfin. Après qu'une semaine se soit passée sans qu'il y ait eu la moindre protestation, des journalistes s'adressèrent à des dirigeants religieux islamistes danois bien connus pour leurs opinions fondamentalistes en leurs demandant : « Pourquoi ne protestez-vous pas ? » Finalement ces derniers réagirent en alertant leurs homologues au Moyen-Orient.

C'est alors que le chef du gouvernement danois, Andres Fogh Rasmussen et son Parti danois populaire xénophobe qui fait partie de la coalition au pouvoir actuellement, s'activèrent. Gogh Rasmussen rejeta les appels lancés par des ambassadeurs arabes inquiets en vue d'un échange de vues clarifiant sur ces questions. Même après que 22 anciens ambassadeurs danois aient interpellé le premier ministre pour qu'il accepte de rencontrer les représentants d'Etats islamistes, Rasmussen resta sur sa position en mettant en avant l'argument que « la liberté de la presse » ne pourrait pas faire l'objet de discussions diplomatiques.

La présidente du Parti du peuple danois, Pia Kjaersgaard, insulta les Musulmans danois qui se plaignaient des caricatures en les traitant publiquement de traîtres à la patrie pour avoir placé leur croyance religieuse au-dessus de la liberté d'expression.

Dès le départ, la campagne n'avait rien à voir avec « la liberté d'expression » mais avec le programme droitier du gouvernement de Fogh Rasmussen, une coalition de néolibéraux et de conservateurs droitiers auxquels s'ajoute le Parti du peuple danois.

Ce dernier avait fait parler de lui dans les années 1990 lorsque tous les partis bourgeois du pays, y compris les sociaux-démocrates qui étaient alors au pouvoir, réagirent à la crise sociale croissante par des campagnes xénophobes. Le Parti du peuple danois déclarait alors que l'Islam était un « ulcère cancérogène » et un « mouvement terroriste ». Kjaersgaard, célèbre pour ses éclats racistes, déclara que le monde islamique ne pouvait être qualifié de civilisé. « Il n'existe qu'une seule civilisation et c'est la nôtre. » dit-elle.

Fogh Rasmussen, en son temps président du Venstre, parti droitier et actuel premier ministre du Danemark, reprit à son compte une bonne part de la démagogie raciste du Parti du peuple. Lors de la campagne électorale de 2001, il demanda, entre autres, que des « criminels étrangers » soient expulsés du pays dans les 48 heures.

Lors de sa campagne, il eut recours à une affiche électorale représentant des criminels musulmans pour suggérer que tous les Musulmans étaient violents. Venstre remporta les élections et constitua un gouvernement minoritaire avec le parti conservateur traditionnel qui bénéficiait du soutien du Parti du peuple.

La politique danoise fit un tournant brutal vers la droite. Les lois sur l'immigration furent considérablement resserrées et les dépenses de développement réduites. Pour ce qui est de la guerre contre l'Iraq, à laquelle la majorité du peuple danois était opposé, Fogh Rasmussen s'aligna sur le gouvernement Bush et envoya un contingent de troupes danoises pour aider à occuper le pays.

La campagne lancée par Jyllands-Posten est la continuation et l'intensification d'un programme réactionnaire, dont l'objectif est d'étayer la politique xénophobe du gouvernement et de renforcer son soutien pour l'impérialisme américain.

Quant aux caricatures, elles sont clairement racistes. Elles insinuent que chaque Musulman est un terroriste potentiel. Des rapports et des images de Musulmans indignés et protestant contre la diffamation de leur prophète sont à leur tour utilisés pour intensifier cette diffamation.

C'est un thème qui domine de plus en plus la politique officielle et les médias partout en Europe. Les Musulmans sont tenus responsables collectivement pour des actions terroristes montées par des groupes terroristes et avec lesquelles ils n'ont strictement rien à voir. En Allemagne, dans le Land de Baden-Wurttemberg, chaque Musulman souhaitant demeurer dans le pays doit remplir un formulaire questionnant ses sentiments religieux.

Les présentateurs des magazines d'actualités télévisées reprochent toujours aux Musulmans d'être enclins à protester contre la diffamation de Mahomet et non contre des actions menées par des groupes terroristes au nom de l'Islam, suggérant ainsi qu'ils soutiennent secrètement de telles actions.

C'est ainsi qu'une campagne se profile dépeignant l'Islam comme une culture inférieure qui ne serait pas compatible avec les « valeurs occidentales ». Il y a là des parallèles évidents avec les caricatures antisémites qui furent disséminées durant les années 1930 par des journaux fascistes tels l'organe nazi « Der Stürmer ». La présentation des Juifs comme étant des sous-hommes, servit de justificatif idéologique pour préparer l'holocauste.

Aujourd'hui, la diffamation systématique des Musulmans sert à préparer l'opinion publique à de nouvelles guerres contre des pays tels l'Iran et la Syrie, des guerres qui seront encore plus brutales que la guerre contre l'Iraq, et allant même jusqu'à l'emploi effectif de l'arme nucléaire.

Ce n'est pas par hasard que Jyllands-Posten prit l'initiative de publier ces caricatures. Le journal est bien connu pour son soutien avoué au régime nazi dans les années 1930. Il a aussi joué un rôle clé dans l'évolution droitière ces derniers temps au Danemark.

Le journal Jyllands-Posten dont les locaux se trouvent en milieu rural, à Arhus, ne fut à l'origine, et ce jusque dans les années 1980, qu'un journal de province relativement peu connu. Pour remédier à une crise financière, il s'embarqua alors dans un plan d'expansion agressive. Il racheta des journaux régionaux et locaux moins importants en déclenchant une guerre des prix contre les deux journaux établis dans la capitale danoise ­ Berlingske Tidende et Politiken ­ augmentant ainsi rapidement son tirage à 170.000 exemplaires, le plus gros tirage de la presse danoise.

Durant les années 1990, se définissant comme conservateur, le journal devint le porte-parole des forces ouvertement xénophobes et de droite. Près du quart des journalistes de la rédaction furent licenciés et la qualité du journal se dégrada au fur et à mesure que son agressivité augmentait.

Peu de temps avant la publication des caricatures de Mahomet, Jyllands-Posten titrait, « L'Islam est le plus belliqueux. » Le journal publia un article sur une prétendue liste noire musulmane où figuraient des noms juifs jusqu'à ce qu'on apprenne qu'il s'agissait là d'une invention surgie des cerveaux des rédacteurs. Il y a un an, le rédacteur en chef démissionna parce que le journal avait publié, en pleine campagne électorale et contre son gré, un article sur de prétendus abus systématiques aux allocations sociales par des demandeurs d'asile.

Le caractère droitier du Jyllands-Posten est de notoriété publique. C'est ainsi que le Süddeutsche Zeitung le décrit comme « un journal à la vocation de missionnaire : se réclamant d'avoir réussi à briser l'étau idéologique et politique des libéraux de gauche sur la société danoise. » Selon le Süddeutsche Zeitung ce serait certes « une simplification inadmissible » que de mettre le Jyllands-Posten sur un pied d'égalité avec le Parti du peuple, toujours est-il qu'« au sens large du mot ils sont frères d'armes. »

Le Frankfurter Rundschau, lui, écrit : « Des spécialistes des média danois ne manqueront pas de remarquer, non sans ironie, que c'est justement Jyllands-Posten qui s'est fait à présent le chantre de la liberté de la presse, précisément le journal le plus droitier du Danemark qui d'habitude ne rate pas une occasion de taper sur tous ceux qui osent penser autrement que lui.»
L’art de « la faire à l’envers »

Le soir du 20/3/2003, début de la guerre contre l’Irak, était pour moi un soir long, voire interminable.

Allongée sur mon lit dans une obscurité totale, je me suis vue à Bagdad « Dar Assalam » (la cité de la paix), la cité des arts et des sciences. J’ai vu Haroun El Rachid, calife de la dynastie des Abbassides, un homme simple, raffiné et très cultivé. Il était entouré de femmes et d’hommes de lettres et d’esprit, parmi eux, Abu Nuwas, mon poète préféré, récitant des vers à la gloire du vin et de l’ivresse, de la beauté et de l’amour charnel, vantant les plaisirs de la vie terrestre et l’extase procurée par l’alcool et comparant le plaisir de la compagnie de jeunes nubiles et de beaux éphèbes à l’exaltation religieuse.

Triste, abattue, n’ayant pas la force pour pleurer ni pour crier ma douleur, je me suis sentie mourir, les nouveaux mongols en assassinant Bagdad, ont tué mon imaginaire, effacé ma jeunesse et détruit mes rêves.

Pour mesurer l’ampleur de ma douleur, imaginez que c’est Saddam qui est à la tête d’une grande puissance et possède armes et pouvoir et que l’Europe est faible, misérable et divisée, imaginez que Saddam, ce soir du 20/03/2003 décide de raser Paris, la ville des mille lumières, et de détruire ses rues, ses monuments, son passé et son présent pour la ramener à l’âge de pierre. Quelle aurait été votre douleur ? Dites-moi, qu’auriez-vous ressenti ce soir là ?

Mes assassins, m’ont-ils assassiné pour le pétrole ?

Certainement ; mais ce n’est pas la raison principale. L’Irak a une énorme dette nationale ( 70 milliards de dollars à la Russie, plus de 30 milliards de dollars à la France). En plus, la force occupante devra dépenser des sommes considérables pour la reconstruction de l’Irak et le maintien de ses forces sur place.

L’objectif principal de cette guerre est de changer la carte du Moyen-Orient, d’occuper, de découper, de dépecer et de détruire les pays arabes et musulmans afin que le grand Israël retrouve ses frontières bibliques (ou historiques pour les laïques) : c’est la déclaration Balfour bis.

Cette guerre a donc surtout été déclenchée pour les intérêts sionistes et là j’ai compris pourquoi les bibliothèques et les musées ont été détruits car je me suis rappelé ce que Joachim Martillo a dit : " Le sionisme a choisi depuis longtemps la tactique consistant à supprimer l’héritage culturel des populations qu’il prend pour cible, afin d’en faire une sorte d’argile qu’il pourra remodeler conformément à son idéologie".

Vous me dites, mais pourquoi cette accusation ?

Et je vous répond parce que des Juifs américains ultra-sionistes ont joué un rôle déterminant dans le déclenchement de cette guerre, des gens comme Paul Wolfowitz, Richard Perle et Douglas Feith au ministère de la Défense, Elliott Abrams au Conseil national de Sécurité (voire Ari Fleisher à la Maison Blanche ou même Dan Kerzer, l’ambassadeur américain à Tel-Aviv). Ils soutiennent Sharon et l’extrême-droite en Israël ; certains d’entre eux ont conseillé Benyamin Netanyahou quand il est devenu Premier ministre.

Ce lobby ultra-sioniste a instrumentalisé un groupe de personnes dont Dick Cheney, Donald Rumsfeld et d’autres appartenant au mouvement fondamentaliste des chrétiens sionistes, des religieux fanatiques extrêmement pro-sionistes, des illuminés qui croient que les Juifs doivent se regrouper en Palestine et y établir un État juif sur l’ensemble de son territoire afin de rendre possible le retour de Jésus-Christ. Ce groupe fondamentalement antisémite dont les sionistes s’en accommodent volontiers aussi longtemps qu’il sert leurs intérêts.

L’exécuteur de ses basses oeuvres, est évidemment le somnambule, je voulais dire le simple d’esprit Bush Jr. Ils lui ont fait croire qu’il est investi d’une mission messianique, en quelque sorte il est l’élu divin pour combattre le mal.

Vous avez dû remarquer comme moi qu’Israël était le seul pays au monde où ni médias, ni homme politique n’a élevé la voix contre la guerre.
Alors que des millions de gens manifestent dans le monde entier, une seule manifestation anti-guerre organisée par Gush Shalom et quelques autres organisations pacifistes a eu lieu en Israël. Elle a mobilisé 2.500 personnes.

Mais le grand choc pour moi a été l’inversement des valeurs ; quand j’ai vu de nombreux intellectuels français juifs, de droite ou de gauche ou même d’extrême gauche appelant à la guerre. Ces personnes voulant même interdire sous couvert d’antisémitisme les manifs anti-guerre. Je les vois défiler les uns après les autres sur des plateaux de télévisions nous expliquer avec fort talent les vertus de la guerre préventive contre Saddam et pour une paix mondiale mais ils omettent soigneusement de nous dire que le seul intérêt qu’ils défendent c’est Israël.

Une autre phase commence, celle de la diabolisation. Des jeunes beurs se solidarisent des Irakiens mais aussi des palestiniens. Aussitôt, ils sont montrés du doigt, diabolisés, on parle d’antisémitisme arabe et même Finkielkraut a comparé ce qui se passe à l’ « Année de cristal » Je ne nie pas qu’il y a eu des actes antisémites que je condamne très fortement mais de là parler de l’ « Année de cristal », je trouve cela trop exagéré.

Les maghrébins qui ont commis ces actes antisémites sont souvent des exclus et pour la plupart avec un passé judiciaire. Ils l’ont fait parce qu’ils se sont identifiés avec les combattants palestiniens, censés symboliser les exclusions dont eux-mêmes s’estiment victimes dans la société française. Le principal terreau donc de cette violence, ce sont bien le chômage et la misère où ils végètent et non le fait de la haine du juif pour le simple fait qu’il soit juif.

Ces personnes qui parlent de « l’année de cristal » n’ont-ils pas jeté un coup d’œil sur les statistiques ? Ne savent-elles pas que ceux qui souffrent le plus du racisme sont les maghrébins et que le racisme anti-arabe, et singulièrement antimusulman (11 septembre oblige) est le plus élevé et est en plein essor ?

Certaines de ces mêmes personnes vont jusqu’à alimenter l’islamophobie et l’arabophobie. Ainsi, Alain Finkelkraut et Elisabeth Schemla n’ont pas hésité à apporter à Oriana Fallaci leur caution morale en louant le courage dont elle aurait fait preuve pour « dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas » lors de la publication du brûlot islamophobe « La rage et l’orgueil ».
C’est la première fois depuis la deuxième guerre mondiale qu’un auteur raciste, dont l’ouvrage a suscité l’indignation d’une partie de l’opinion publique tant en France que dans le reste du monde, se voit ainsi ovationné par ces « nouveaux réactionnaires ».

Je trouve que la campagne de ces intellectuels consistant à stigmatiser directement à travers livres, télévision, radios, et journaux, parfois à la limite du propos raciste, les Franco-arabes et les Maghrébins de France en général, d’être les porteurs d’une nouvelle judéo-phobie à cause de la sympathie qu’ils pourraient avoir ou exprimer envers le peuple palestinien, est très dangereuse ; ils leur désignent le Juif français comme naturellement et profondément solidaire de la folie meurtrière d’Israël envers les palestiniens, et donc portant également une part de responsabilité dans la souffrance des Palestiniens.

Exploiter l’antisémitisme et la souffrance des juifs pour soutenir la politique raciste et génocidaire d’Israël est une erreur. Israël elle-même a toujours exploité cyniquement l’antisémitisme et a collaboré avec de vrais antisémites. Berlusconi a déclaré récemment que Mussolini « n’avait tué personne mais seulement envoyé des gens passer leurs vacances en exil » - des déclarations négationnistes qui ont émus la communauté internationale mais qui ont laissés Israël muette. La seule réaction fut celle d’un porte-parole non identifié pour le second ministre du Ministère des Finances, qui à peine balbutia « Si ces mots ont été dits ( !), on ne peut pas être d’accord, parce que l’Histoire parle d’elle même » (Ha’aretz 14/9, bas de page 12). Le silence Israélien s’explique par le fait que, du moment que Berlusconi, comme la plupart des extrémistes de droite, ont pris une position nettement pro-Israélienne en Europe, alors il a le droit de nier l’Holocauste, Israël saura boucher ses oreilles et fermer ses yeux.

D’après Ran HaCohen , " la conscience juive focalisée sur l’antisémitisme a pris la forme de théories de conspirations antisémites, comme celle des Protocoles des Sages de Sion : alors que les classiques de l’antisémitisme lient toutes les calamités à une conspiration juive, les Juifs lient toute critique d’Israël à une conspiration antisémite ".

A mon avis, soutenir la politique discriminatoire des gouvernements israéliens successifs envers les Palestiniens, c’est trahir la mémoire des victimes juives. Ce passé douloureux doit être une mise en garde éternelle pour que telles folies meurtrières ne soient plus possibles pour toute l’humanité et non un moyen de justifier de nouveaux crimes.

Nous n’avons pas choisi notre lieu de naissance, ni la couleur de notre peau mais nous pouvons choisir de rejeter l’enfermement communautaire et le repli identitaire pour embrasser la voie de l’humanité.

Leila



siryne
Flemming Rose, le responsable du journal danois, un juif ukrainien.


Flemming Rose (c'est le nom qu'il a adopté en s'installant au Danemark) est un juif azkhenaze d'origine ukrainienne et un agent du Mossad avec lequel il collabore. L'affaire des caricatures n'est pas fortuite, c'est lui qui a lancé le concours de caricatures.

Deux auteurs, Petras et Eastman-Abaya affirment que Rose est un juif né en ukraine travaillant pour le Mossad.

Rose est un admirateur de l'idéologue sioniste anti-arabe et adepte du clash civilisationnel avec l'islam qu'est Daniel Pipes. Il lui a rendu visite en 2004 pour l'interviewer et a écrit un article très élogieux sur lui dans son journal.

[www.rumormillnews.com]
 
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