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les étudiants étrangers: Victimes de La crise qui secoue les universités...
salam alaykoum:

La crise qui secoue les universités françaises frappe une population dont peu d'observateurs signalent le désarroi : les étudiants étrangers.


Pris dans une tourmente franco-française, leur année et leur vision de notre pays risquent d'être compromises... Cela me donne l'occasion de rappeler que leur intégration dans nos cursus d'enseignement supérieur - au-delà des simples échanges - est essentielle. Pourquoi ?

Parce que la mondialisation passe aussi par la salle de classe. Les bancs des grandes écoles et des universités doivent refléter la diversité sociale et culturelle de notre pays mais également la diversité des nationalités de l'espace monde dans lequel nous vivons tous aujourd'hui.
Parce que les entreprises françaises ont de réels besoins. L'expatriation ne fonctionne plus. Les entreprises mondialisées comme le groupe ACCOR préfèrent ainsi former leurs futurs managers polonais en France plutôt que d'envoyer des cadres français en Pologne. La demande de cadres natifs du pays prévaut d'autant plus qu'ils peuvent être formés selon nos méthodes de management et imprégnés de notre culture. Question d'efficacité. Autre phénomène : les états-majors des sociétés du CAC 40 ouvrent leur conseil d'administration à l'élite estudiantine étrangère formée en France. Notre école se prépare donc à offrir un cursus à plus de 100 nationalités afin de placer nos talents au sommet !

Parce que la nouvelle guerre mondiale, c'est celle du savoir et de l'intelligence. A tel point que la diplomatie de la connaissance est, plus que jamais, une arme stratégique. L'Australie, par exemple, « chasse » les meilleurs cerveaux sur les campus du monde entier avec de gros moyens. 5% du PNB australien est consacré à l'économie du savoir, soit plus de 18 milliards d'euros investis, entre autres, dans ce type de recrutement en offrant des séjours clé en main (études, logement, emploi...)..
Face à la virulence de cette concurrence, nous devons développer notre propre offre capable de séduire ces élites étrangères qui veulent se former et développer leur talent chez nous. La diplomatie de la connaissance renforce également notre influence dans le monde avec ceux qui rentrent au pays. Ils se rappelleront de leur passage chez nous, pratiqueront peut-être notre langue et connaitront, en tout cas, nos habitudes. La France ne doit, d'ailleurs, pas se limiter à sa seule sphère d'influence historique constituée principalement des pays du Maghreb et d'Afrique.

Gageons que les difficultés de l'université aujourd'hui ne décourageront pas étudiants et professeurs à venir séjourner dans notre pays. Car leur présence en France est une nécessité pour toutes les raisons invoquées plus haut. Avec l'exigence, cependant, que les conditions de la validation de leurs diplômes soient organisées et contrôlées de manière claire et transparente, en particulier pour les ressortissants les plus « demandés », Chinois et Indiens, pour lesquels de vrais problèmes de langues se posent. A l'ESC Grenoble, certains cursus sont dispensés en anglais pour éviter tout malentendu...

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mardi 12 mai 2009
Auteur:
Jean-François Fiorina,
directeur de l'ESC Grenoble



Modifié 2 fois. Dernière modification le 12/05/09 20:30 par aberosabil.
message : faut pas être contestataire pour être compétitif clap

Seulement le monde évolue aussi par ceux qui n'entre pas dans l'orthodoxie => apprenons aux autres a contester aussi grinning smiley



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